2001
Carrefours de l’éducation
Pratique réflexive et partenariat : théories et perspectives internationales
Danielle Zay
Université Charles-de-Gaulle, Lille 3
La politique visant à
élever le niveau
d’éducation de la
population appelait
corrélativement une
qualification plus
élevée des enseignants. Après avoir
fait passer la formation des ensei
gnants, comme celle d’autres professionnels, sous la responsabilité
de l’université, les pouvoirs publics
tendent à encourager un retour au
terrain. Plusieurs théories ont légitimé ce mouvement, notamment
aux États-Unis, avec les publications sur les «écoles de développement professionnel », le «partenariat école-université » ou le
«praticien réflexif ».
Les tensions et les conflits apparaissent entre les conceptions et les
réalisations à orientation fonctionnaliste et celles qui se centrent sur
le développement de la personne
et/ou la critique des institutions.
Certains voient dans la pratique
réflexive le fondement d’une théorisation de leurs actions par les praticiens, donc de leur autonomie,
d’autres la décrivent, à travers l’analyse des textes officiels qui l’invoquent ou des plans de formation en
vigueur, comme l’instrument d’une
politique techniciste ne laissant aux
enseignants que le rôle d’exécutants.
Ce numéro tente de faciliter la
compréhension de phénomènes
complexes à l’Å“uvre dans l’élaboration d’une Europe de l’éducation.
Il fait appel à des auteurs de pays
différents, qui offrent, à travers des
textes variés, des éléments de
réflexion, des études précises de
dispositifs institutionnels et de pratiques et une synthèse des publications internationales des dix dernières années sur le sujet.
The policy which aims at increasing
the educational level of the
population requires as a rule a
higher degree of qualification of
the teaching profession. After placing
teachers’training, like many other
professions, under the responsibility of the
universities, public authorities tend nowadays
to foster in-service training. This movement
has been legitimized by several theories, in
particular in the USA, with publications
devoted to «schools for professional
development», «school-university
partnership» or the concept of the «reflective
practicioner».
Tensions and conflicts emerge between
concepts and function-oriented achievements,
on the one hand, and those which are centered
on individual development and/or a criticism
of the institutions, on the other hand. Some
people see in reflective practice the basis of the
theoretization of their actions by practicioners,
hence of their autonomy. Others describe
reflective practice, through the analysis of the
official texts related to it, or training
programmes applied, as the instrument of a
«technicist» policy which only gives teachers a
role of executants.
The present issue endeavours to facilitate the
understanding of the sophisticated factors at
play in the construction of an educational
Europe. It is based on the contributions of
authors from different countries who propose,
through various texts, elements for reflection,
specific studies on institutional systems and
practices as well as a synthesis of the
international publications edited during the last
decade on that subject.
Die Politik, die auf eine Anhebung des
Bildungsniveaus der Bevölkerung abzielte,
machte gleichzeitig eine erhöhte
Qualifikation des Lehrpersonals vonnöten.
Nachdem die Ausbildung der Lehrer wie auch anderer
Berufsgruppen dem Verantwortungsbereich der
Universitäten übertragen wurde, neigt der Staat
nunmehr zu einer verstärkten Praxisorientierung.
Mehrere Theorien haben diese Entwicklung legitimiert,
vor allem in den Vereinigten Staaten im Zuge von
Veröffentlichungen zu den «Einrichtungen der
Berufsentwicklung», der «Partnerschaft zwischen
Schule und Universität» oder auch dem «reflexiven
Praktiker».
Spannungen und Konflikte treten dabei zwischen den
Konzeptionen und Realisationen funktionalistischer
Prägung zutage und jenen, die sich auf die
Entwicklung der Person und/ oder die
Institutionenkritik konzentrieren. Manche sehen in
der reflexiven Praxis die Begründung einer
theoretischen Erfassung ihres Tuns durch die Praktiker
und mithin die Begründung ihrer Autonomie. Andere
beschreiben sie mittels einer Analyse der offiziellen
Texte zu diesem Thema oder der bestehenden
Ausbildungspläne als ein Instrument einer
technizistischen Politik, die die Lehrer nur in die Rolle
von Ausführungsgehilfen drängt.
Die vorliegende Ausgabe versucht, das Verständnis
komplexer Phänomene zu erleichtern, die mit der
Herausbildung eines erziehungspolitisch geeinten
Europas einhergehen. Dabei kommen Autoren aus
verschiedenen Ländern zu Wort, die in facettenreichen
Texten Anregungen, präzise Analysen von
Institutionen und Praktiken sowie eine Synthese der
internationalen Veröffentlichungen auf diesem Gebiet
aus den letzten zehn Jahre bieten.
La séparation entre théorie et pratique est un des problèmes fréquemment
évoqués à propos de la formation des enseignants. Il
recoupe ceux de la professionnalisation des universités et des retombées
de la recherche sur l’enseignement. La tendance actuelle des
pouvoirs publics est d’inciter les établissements d’enseignement
supérieur à améliorer leur collaboration avec les établissements
scolaires. Aux États-Unis comme au Royaume-Uni, les crédits sont
affectés à des actions de ce type. Au Québec, en 1993, la réforme
de la formation des enseignants est allée dans ce sens qui s’est confirmé depuis. La
généralisation des IUFM (instituts universitaires de formation des maîtres) en
France, en 1991, s’est accompagnée du développement de politiques de recherche
favorisant la constitution d’équipes et de projets entre chercheurs et enseignants
pour mieux prendre en compte les problèmes de ces derniers dans l’exercice de
leur métier (Demailly & Zay, 1993, 1994, 1997).
Nombre de chercheurs, en particulier aux États-Unis, se sont orientés vers la
mise en place d’« écoles de développement professionnel » (Holmes Group, 1990)
ou de « partenariats école-université » (Sirotnik & Goodlad, 1988; Goodlad, 1994;
Osguthorpe et al., 1995; Zay, 1995). Les titres des trois congrès de l’AERA (American
Educational Research Association) entre 1995-1997 ont été centrés sur ces questions (Zay, 1996,1997). Les chercheurs québécois se sont eux aussi rassemblés pour
en traiter à l’occasion de la réforme de la formation des enseignants (AQUFOM,
1995). Les uns et les autres ont trouvé une base théorique solide dans le concept
de « pratique réflexive » de Schön (1983,1987,1991; Zay, 1998).
Ces courants élaborent des analyses et des évaluations des actions, fondées sur
une participation de tous les acteurs concernés. De telles préoccupations émergent
aussi en France. Ainsi les promoteurs des opérations d’audit d’établissements scolaires et de formation lancées par le rectorat de Bordeaux disent avoir pour objectif de retourner l’opération d’évaluation, souvent perçue par les acteurs sociaux
comme une dévalorisation des résultats produits, en une restitution de valeur,
une « plus-value » et une « plus-valeur », débouchant sur un renouvellement des
processus de communication intercatégorielle et une maîtrise plus rigoureuse des
actions collectives (Lecointe, 1997; Lecointe & Rebinguet, 1990,1994; Lacrosaz,
Lecointe & Rebinguet, 1996). D’autres régions semblent tentées par cette démarche.
Par exemple, le rectorat de Lille a également engagé une telle opération d’audit, mais
le fait qu’elle ait été généralisée à tous les établissements de l’académie, donc à
des équipes non volontaires, a accentué les pesanteurs administratives par rapport à l’initiative des acteurs de terrain, comme le montre l’analyse de l’expérience
(Demailly et al., 1998) et sa critique par le responsable de l’équipe d’audit de
Bordeaux (Lecointe, 1998).
Le sous-réseau F du TNTEE (Thematic Network on Teacher Education in
Europe/Réseau thématique de formation des enseignants en Europe)
[1] a entrepris
d’élaborer une conceptualisation de la pratique réflexive en partenariat visant à
dégager une théorie et une méthodologie européennes à partir d’analyses de textes
[2]
et d’études de cas.
Son objet de recherche a été l’analyse de la mise en Å“uvre de la pratique réflexive
à travers des partenariats en formation des maîtres et en éducation dans les institutions membres. Toutefois, l’objectif principal d’un « réseau thématique d’action », financé dans le cadre d’un programme SOCRATES, ne saurait être la
recherche. Celle-ci est conçue comme un détour nécessaire pour mieux fonder
les pratiques. En ce sens, l’objet du sous-réseau F du TNTEE a été de l’ordre de la
recherche-action. La visée était praxéologique. Des actions de formation ont été mises
en place en même temps que les analyses de textes et de situations et celles-ci ont
été modifiées en retour par les études et évaluations qui en ont été faites.
La logique du processus de travail a été de conduire des analyses à différents
niveaux complémentaires simultanément, de façon à produire une théorisation
enracinée dans des pratiques concrètes. Ces niveaux sont :
- conceptualisation mettant l’accent sur les dilemmes, les différences et les
contradictions possibles dans l’élaboration d’une théorie européenne;
- étude générale des pratiques (enquête auprès des membres du sous-réseau
F du TNTEE);
- aspects spécifiques engendrés par la vie institutionnelle (programmes, modalités d’examen et de certification, relations entre les formateurs, les étudiants, les
conseillers pédagogiques et tuteurs dans la classe, chercheurs, etc.) au sein de
chaque établissement de formation :
- études de cas et analyses croisées de différentes sortes de projets en partenariat, incluant la formation initiale et continue,
- >études de cas sur un nouveau mode de validation lié à l’universitarisation
de la formation des enseignants, les mémoires professionnels, ce type de travail et
de certification semblant plus approprié que d’autres à l’émergence de pratiques
réflexives;
- études de cas visant à étudier la possibilité de construire une formation européenne des enseignants fondée sur des proximités régionales plutôt que sur des collaborations au niveau des États.
[3]
Toute la démarche a été centrée sur des choix relevant des pratiques concrètes
que les acteurs sociaux vivent et non sur les stratégies et programmes nationaux
réalisant une politique européenne. Dans la mesure où les recherches et les études
sont souvent plus axées sur les phénomènes macrosociaux, nous sommes susceptibles d’apporter un éclairage complémentaire sur la formation des enseignants
en Europe.
En outre, en ce qui concerne la question de la pratique réflexive, grâce à nos
membres associés outre-Atlantique, nous pouvons tenter de produire une analyse comparative des différents sens et possibilités en Amérique du Nord, où a
émergé la notion sous sa forme actuelle, et dans une Europe, qui cherche sa propre
conception (cf. la note de synthèse de F.V. Tochon ci-après).
Développer des perspectives européennes
Ce numéro concrétise en français une des phases du travail du sous-réseau F du
TNTEE :clarifier les concepts afin de développer des perspectives européennes.
En effet, un réseau de recherche et d’action a besoin de rendre explicites les termes
qu’il utilise dans son cadre de références s’il veut parvenir à la cohérence conceptuelle nécessaire à un travail collectif et interactif entre ses membres.
Nous n’essaierons ni de présenter une théorie homogène ni même d’homogénéiser
les perspectives. Au contraire, nous faisons l’hypothèse que la variété des points
de vue des membres est une étape nécessaire pour inviter d’autres chercheurs à
joindre leurs efforts aux nôtres dans cette tâche de conceptualisation et pour aller
plus loin que nous ne le pouvons actuellement. L’article ci-après de Clarke et
Chambers met à jour les divergences de conception et de mise en Å“uvre de la
pratique réflexive à travers une enquête dans douze établissements membres du
sous-réseau F du TNTEE et mon article introduit une analyse de ces divergences
à partir d’un repérage de courants de pensée ayant donné lieu à des innovations
pédagogiques antérieures.
Les autres articles de la première partie (Day, Estrela, Ricard-Fersing) et de la
deuxième partie (Besozzi, Coldron & Smith, Mailhos, Tochon) présentent, les uns
des interprétations, les autres des réalisations, relevant tantôt de visées plutôt fonctionnalistes, tantôt d’une analyse critique, dialectique.
Sans vérifier à proprement parler l’hypothèse de divergences liées aux traditions
culturelles latines, d’une part, anglo-saxonnes et nordiques (Suède, par exemple,
dans l’enquête de Clarke et Chambers), de l’autre, les divers textes semblent les
illustrer. Ainsi les deux derniers articles décrivent deux dispositifs mis en place en
parallèle à l’IUFM de Bretagne, dans le but d’offrir un choix aux étudiants stagiaires. L’un se fonde sur des analyses de pratiques développant une tradition française centrée sur le « raisonnement pédagogique » du sujet (Mailhos), l’autre un
héritage américain issu de Schön qui se focalise sur les objets de la pratique (Tochon).
La lecture des deux articles donne à voir, par rapport à l’introduction de la « pratique réflexive » dans la formation des enseignants français, des différences de
conceptions qui se faisaient déjà jour en France et en Grande-Bretagne dans les
années soixante-dix quatre-vingt et dont je reprends l’histoire dans mon article.
La comparaison des deux textes suggérerait à la fois d’éventuelles complémentarités autant que des oppositions de fond entre les formations et les formateurs
dans une même institution, et, l’intérêt d’un réseau international créant, par des
rencontres en séminaires, dans des colloques ou par Internet, un espace de dialogue,
de réflexion, de recherche et d’échanges de résultats pour des analyses en dehors
des pressions locales des institutions, des personnes et des groupes d’intérêt (Zay,
dir., 2000 b, 2001, b). L’enquête menée par Clarke et Chambers en 1998 paraît
déjà relever de l’histoire en ce qui concerne la France. Les enseignants des IUFM
interrogés disaient que les expressions de « pratique réflexive » et de « praticien
réflexif » n’étaient guère utilisées. Les plans de formation des IUFM étant renouvelés tous les quatre ans, on trouverait certainement maintenant, dans nombre
d’entre eux, des propositions sur ce thème.
Mais, plus que jamais, du fait même de leur popularité, les conceptions de la pratique réflexive engendrent des tensions et des conflits. La théorie initiale est partie d’une contestation de l’enseignement universitaire, du droit de l’université à
former les praticiens et elle insistait sur la nécessité de prendre pour base la pensée des praticiens en action. Un grand nombre de recherches ont été consacrées
à ce thème. Une nouvelle ère s’ouvre maintenant.
Que la notion centrale soit le partenariat ou la pratique réflexive, les mêmes critiques ont fusé sur les raisons de leur succès et sur les enjeux politicoéconomiques sous-tendant l’empressement des autorités éducatives à inciter les universitaires à former les enseignants sur le terrain en liant l’octroi de crédits à ce type
d’action. Au moment de la promulgation de la première réforme de la formation
des enseignants au Québec traduisant cette orientation, en 1993, le colloque de
l’AQUFOM (Association québécoise universitaire en formation des maîtres) a été
ouvert sur ce thème (Goodson, 1995). Certains pensent que des gouvernements
utilisent maintenant la « pratique réflexive » comme moyen de promouvoir une
compétence technique et de développer ainsi une nouvelle culture enseignante
techniciste qui, par là, creuse encore plus le fossé théorie-pratique entre l’université et les établissements scolaires, les universitaires et les enseignants (cf. ci-après,
l’article de Coldron et Smith sur les tendances de la politique anglaise).
Faut-il déjà enterrer la pratique réflexive ? Peut-on, selon l’expression anglaise,
éviter de « jeter le bébé avec l’eau du bain »? Greenwood (1996, p. 165) présente
la prise en compte d’un « pluralisme » de la pratique réflexive comme complémentaire de la notion définie par Schön et comme propre à prévenir des dérives
réductrices :« Une approche anthropologique des institutions qui souligne la diversité des processus de décision » fait émerger « des pluralismes dynamiques des
pratiques réflexives que constituent toute organisation, toute société ». La reconnaissance du fait que « l’approche réflexive, tout comme le système culturel en
général, est multiple, diversifiée et a du sens » évite de fonder « la collaboration »
sur « un code culturel uniforme » qui permettrait de « contrôler les gens » comme
le souhaiteraient certaines écoles de gestion (p. 166).
Dans ce numéro, les principaux points de débat sont :la nature de la réflexion
propre à soutenir une pratique réflexive, la nature des processus de collaboration,
les différentes positions des pouvoirs publics et des milieux éducatifs (y compris
les chercheurs) dans quelques pays et les arguments pour ou contre la formation
à l’université ou sur le terrain.
ADRESSE POUR CORRESPONDANCE
Danielle Zay, université Charles-de-Gaulle Lille 3, UFR de sciences de l’éducation, Domaine universitaire du Pont de Bois, BP 149,59653 Villeneuve-d’Ascq CEDEX, France.
Mél : zzay@ univ-lille3.fr et dzay@ club-internet. fr
·
AQUFOM, Association québécoise universitaire en formation des maîtres (1995). L’université et le
milieu scolaire :partenaires en formation des maîtres. Actes du troisième colloque tenu à l’université
McGill, 19-20 novembre 1993. Montréal :Université McGill.
·
DEMAILLY L., GADREY N., DEUBEL P. & VERDIÈRE J. (1998). Évaluer les établissements scolaires; enjeux,
expériences, débats. Paris :L’Harmattan.
·
DEMAILLY L. & ZAY D., dir. (1993). L’émergence des politiques de recherche dans les IUFM. Étude de la
mise en place d’unités organisationnelles chargées de la recherche au sein des IUFM (septembre 1990-décembre 1992). CLERSE-LASTRÉE URA 345 (Lille I), IFEF (Paris VIII), DRED/IFRESI-CNRS/IUFM
Nord-Pas de Calais.
·
DEMAILLY L. & ZAY D. (1994). « Gestion de la recherche et formation de formateurs et d’enseignants.
À quelles conditions institutionnelles la recherche peut-elle être un outil de formation pour un groupe
professionnel ? ». Recherche et Formation, n° 17, p. 47-64.
·
DEMAILLY L. & ZAY D. (1997). « Politiques et organisations dans la recherche-développement :le cas
des instituts universitaires de formation des maîtres ». Revue française de pédagogie, 1997, n° 121, p.
79-97.
·
GOODLAD J.-I. (1994). Educational Renewal. Better teachers, better schools. San Francisco :Jossey - Bass
Publishers, 305 p.
·
GOODSON I. F. (1995). « Un Pacte avec le Diable » ou Des éléments de réflexion à l’intention des formateurs
de maîtres. In AQUFOM, Association québécoise universitaire en formation des maîtres (1995) op.
cit., p. 3-21.
·
GREENWOOD D. J. (1996). « Pratique réflexive en groupe lors d’une recherche-action participative.
Étude de cas tirée des Coopératives Fagor de Mondragon ». In SCHÖN D. A., dir. (1996), op. cit. p.
137-170.
·
HOLMES GROUP (1990). Tomorrow’s schools. Principles for the design of professional development schools.
East Lansing :Holmes Group Inc.
·
LACROSAZ M-C., LECOINTE N. & REBINGUET M. (1999). « L’évaluation de la politique d’ouverture d’un
établissement in ZAY D., dir., Enseignants et partenaires de l’école. Démarches et instruments pour travailler ensemble. » Bruxelles :De Boeck., p. 165-179,3e édition. 1re éd. 1994.
·
LECOINTE M. (1997). Les enjeux de l’évaluation. Paris :L’Harmattan.
·
LECOINTE M. (1998). Demailly L., Gadrey N., Deubel & P. Verdière J. (1998). Évaluer les établissements scolaires; enjeux, expériences, débats. Paris :L’Harmattan. Recherche et Formation, n°28, p. 183-184.
·
LECOINTE M. & REBINGUET M. (1990). L’audit de l’établissement scolaire. Paris :Les éditions d’Organisation.
·
LECOINTE M. & REBINGUET M. (1994). Éthique et pratique de l’audit. Le cas des audits de formation.
Lyon :Chronique Sociale.
·
OSGUTHORPE, R. T., HARRIS, R. C., FOX HARRIS, M. & BLACK, S., eds. (1995). Partner Schools. Centers
for Educational Renewal. San Francisco :Jossey Bass Publishers.
·
SCHÖN, D. A. (1983). The reflective practitioner. How professionnals think in action. New York :Basic Books.
·
SCHÖN, D. A. (1994). Le praticien réflexif. À la recherche du savoir caché dans l’agir professionnel. Trad.
Jacques Heyneman & Dolorès Gagnon. Montréal :Les Éditions Logiques (trad.).
·
SCHÖN D. A. (1987). Educating the reflective practitioner :toward a new design for teaching and learning
in the professions. San Francisco :Jossey Bass, National Institute of Education.
·
SCHÖN D. A., dir. (1991). The reflective turn. Case studies in and on educational practice. New
York :Teachers college Press.
·
SCHÖN D. A., dir. (1996). Le tournant réflexif. Pratiques éducatives et études de cas. Montréal :Les Éditions Logiques (trad.).
·
SIROTNIK K. A. & GOODLAD J. I. (eds.) (1988). School-University partnerships in action. Concepts, cases
and concerns. New York and London :Teachers College, Columbia University.
·
ZAY D. (1995). « Goodlad (John I.). Educational Renewal. Better teachers, better schools. San
Francisco :Jossey Bass Publishers ». Revue française de pédagogie, n° 111, p. 118-120.
·
ZAY D. (1996). « L’évolution de la recherche en éducation à l’AERA (American educational research
association) », Table Ronde « Nouveaux objets, nouvelles tendances dans la recherche en éducation et
formation », Deuxième Congrès international d’actualité de la recherche en éducation et formation
organisé par l’AECSE, Paris X-Nanterre, 1-2 et 3 juillet 1996.
·
ZAY D. (1997). « Le partenariat en éducation et en formation :émergence d’une notion transnationale ou d’un nouveau paradigme ? » Éducation Permanente, n° 131, p. 13-28.
·
ZAY D. (1998). « Schön D. A., dir. (1996). Le tournant réflexif. Pratiques éducatives et études de cas.
Montréal :Les Éditions Logiques (trad.) ». Recherche et Formation, n° 27, p. 165-167.
·
ZAY D., dir. (2000 a). Culture, éducation et formation en partenariat eurorégional et interrégional dans
le Nord-Pas-de-Calais. Rapport de recherche, CPER (Contrat de Plan État Région) 1999-2000,
Lille :Université Charles-de-Gaulle Lille 3,231 p. — (1 exemplaire :60 F., chèque à l’ordre de M.
L’agent comptable de l’université Lille 3, à adresser à Danielle Zay, université Charles-de-Gaulle Lille
3, UFR de sciences de l’éducation, Domaine universitaire du Pont de Bois, BP 149,59653 - Villeneuved’Ascq cedex, France).
·
ZAY D. (2000 b). « Nouveaux territoires, nouveaux partenaires de l’enseignement supérieur à travers
les réseaux européens. » Intervention à la Table Ronde sur Les pratiques dans l’enseignement supérieur.
Colloque International de sciences de l’éducation, AECSE (Association des enseignants chercheurs en
sciences de l’éducation), Toulouse 2,3,4 octobre 2000. Cédérom.
·
ZAY D., coord. (2001 a). Prévention de l’exclusion scolaire et sociale des jeunes et préparation de leur
insertion sociale et professionnelle. Actes de la Journée d’étude Interreg II Nord-Pas-de-Calais/Kent
Transmanche du 8 novembre 2000. École doctorale, université Charles-de-Gaulle Lille 3,153 p.
·
(1 exemplaire :60 F., chèque à l’ordre de M. L’Agent comptable de l’université Lille 3, à adresser à
Danielle Zay, université Charles-de-Gaulle Lille 3, UFR de sciences de l’éducation, Domaine universitaire du Pont de Bois, BP 149,59653 Villeneuve-d’Ascq cedex, France).
·
ZAY D. (2001 b). « Entre l’économie de marché et les droits de l’homme qu’apportent les réseaux européens en éducation ? ». Intervention à la Table Ronde sur Les réseaux européens en éducation, coordonnée par Martin Lawn et Danielle Zay, à la demi-journée commune du 4e Congrès international de
l’AECSE « Actualité de la recherche en éducation et formation » et de l’ECER 01 (European Conference on
Educational Research) de l’EERA (European Educational Research Association), les 5,6,7 et 8 septembre
2001, université Charles-de-Gaulle Lille 3 Villeneuve-d’Ascq. Cédérom à paraître.
[1]
Le TNTEE, Thematic Network on Teacher Education in Europe/Réseau thématique de formation
des enseignants en Europe, a été créé en 1996-97 avec un financement de la Commission Européenne
au titre des réseaux thématiques d’action (programme SOCRATES ERASMUS). Il a rassemblé près de
300 établissements d’enseignement supérieur en Europe de l’Ouest et de l’Est et en Amérique du Nord
(États-Unis et Canada). Dès l’origine, le choix des fondateurs a été de constituer des sous-réseaux thématiques. À la fin de sa période de financement européen, en 1999-2000, le TNTEE a continué à
fonctionner sous forme associative et à favoriser les échanges entre ses membres grâce à son site Internet
http ://tntee.umu.se.
Le sous-réseau F du TNTEE a réuni 53 établissements d’enseignement supérieur issus de 17 pays
en Europe de l’Ouest et de l’Est et en Amérique du Nord (États-Unis et Canada) sur le thème « Développer
une « pratique réflexive » du métier d’enseignant et de la formation par des partenariats entre chercheurs
et praticiens ».
Il a été fondé en 1998 par Danielle Zay, qui, en 1998, a engendré un nouveau réseau, le « Network
15 »:« Partenariats de recherche en éducation », au sein de l’EERA, European Educational Research
Association (Association de recherche européenne en éducation), qui rassemble les membres des associations nationales de chercheurs en éducation en Europe.
Cf. le site Internet de
l’EERA :http :// www. eera. ac. uk
[2]
Ces textes sont de nature diverse :exposés d’auteurs et de commentateurs de courants de pratique
réflexive, comptes rendus de recherche, textes officiels, littérature grise circulant dans les établissements membres du sous-réseau F du TNTEE. On trouvera des exemples de telles analyses dans le
présent numéro.
[3]
Ce groupe de recherche a donné naissance à deux projets entre membres des équipes de
l’Eurorégion de l’éducation créée en 1994 par l’association des trois régions belges, du Nord - PasdeCalais en France, du Kent au Royaume-Uni (devenu frontalier par le tunnel sous la Manche), des Pays-Bas et de la région allemande de Rhénanie - Nord Westphalie. Le premier projet a été subventionné
par le CPER (Contrat de Plan État Région) du Nord-Pas-de-Calais et le second dans le cadre d’un programme Interreg II, financé par le FEDER (Fonds Européen de Développement Régional) (Zay, dir.,
2000 a, 2001 a).