Carrefours de l'éducation
Université de Picardie

I.S.B.N.sans
200 pages

p. 50 à 63
doi: en cours

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n° 13 2002/1

Le budget de l’Instruction publique d’Amiens de 1880 à 1940

Anthony Feuilloy
L’un des aspects fondamentaux, car déterminant dans la réussite de tous projets, et, pourtant trop souvent négligé dans les études en histoire de l’éducation, concerne le financement. En effet, on ne peut mener à bien une politique ambitieuse sans avoir un minimum de crédits à lui allouer. Et l’œuvre scolaire des républicains de la Troisième République fait partie de ces politiques ambitieuses, même si pour certains d’entre eux, les projets qui leur tenaient à cœur ne se concrétisaient pas aussi vite qu’ils le souhaitaient. Nous nous proposons d’examiner en détail le budget de l’enseignement primaire de 1880 à 1940 dans la commune la plus importante du département de la Somme: Amiens. Ville républicaine dès les années 1870, elle a pu mettre en place en toute quiétude les projets des républicains en matière scolaire, les adapter aux réalités locales. Cela s’est ressenti sur la place accordée à l’Instruction publique et, plus particulièrement à l’enseignement primaire, dans le budget communal tout au long de notre période. L’effort consenti par les municipalités, que ce soit pour les dépenses courantes ou pour la construction d’écoles ou de groupes scolaire, jusqu’à la Première Guerre mondiale a été constant et ne s’est jamais démenti. Ensuite, l’Instruction publique a été quelque peu délaissée bien que les élus se soient toujours inquiétés du sort des élèves et aient essayé de répondre au mieux à leurs besoins. Funding is one of the fundamental and determining aspects in terms of success but is also too often neglected in studies of the history of education. Indeed, it is not possible to carry through an ambitious policy without at least a minimum of funding. And the educational work of the men of the Third Republic is one of these ambitious policies even if, for some of them, the projects they held so dear took longer to realise than they would have liked. We propose to examine in detail the budget for primary education from 1880 to 1940 in the most important town of the Somme department, Amiens. As a republican town of the 1870’s, it was able to set up republican projects in the educational field with no worries and to adapt them to local realities. This could be seen in the importance given to education, and more particularly to primary education, in the communal budget throughout this period. The efforts made by the town councils up to the First World War, whether for everyday expenditure or for the building of schools, were constant and undeniable. Subsequently, education was somewhat neglected, although councillors remained preoccupied by the fate of pupils and always tried to respond to their needs as best they could. Bei der erfolgreichen Durchführung jedweden Projekts betrifft einer der grundlegenden, weil ganz entscheidenden Aspekte – der gleichwohl in den bildungshistorischen Studien allzu oft zu kurz kommt – die Finanzierungsfrage. Eine ehrgeizige Politik lässt sich nämlich nicht umsetzen, ohne ein minimales Kreditvolumen zu bewilligen. Das schulpolitische Vorhaben der republikanischen Politiker der Dritten Republik gehört zu diesen ehrgeizigen Politiken, selbst wenn in den Augen mancher von ihnen die Projekte, die ihnen am Herzen lagen, sich nicht so schnell verwirklichen ließen wie erhofft. In dem vorliegenden Artikel wollen wir das Volksschulbudget von 1880 bis 1940 in der größten Gemeinde des Departement der Somme unter die Lupe nehmen. Amiens ist seit den 1870er Jahren eine republikanische Stadt und hat in aller Ruhe die schulpolitischen Vorhaben der Republikaner verwirklichen und den Gegebenheiten vor Ort anpassen können. Das schlug sich auch in der Bedeutung nieder, die dem Schulwesen und insbesondere der Volksschulbildung in dem Gemeindebudget im Verlauf des genannten Zeitraumes beigemessen wurde. Die Anstrengungen seitens der Stadträte sowohl zur Deckung der laufenden Ausgaben als auch zum Bau von Schulgebäuden bzw. -komplexen bis zum Ersten Weltkrieg war stets gleichbleibend hoch. In der Folgeperiode wurde das Schulwesen ein wenig vernachlässigt, auch wenn die Stadträte stets das Wohlergehen der Schüler im Blick hatten und, so gut es ging, auf ihre Bedürfnisse einzugehen versuchten.
Le budget de l’Instruction publique
Les constructions scolaires
Conclusion
• BIBLIOGRAPHIE


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