Carrefours de l'éducation
Université de Picardie

I.S.B.N.sans
200 pages

p. 106 à 119
doi: en cours

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n° 14 2002/2

Race, classe et éducation : un exemple afro-américain

Thomas K. Fitzgerald
Le multiculturalisme comporte le respect de diversités de plus en plus caractéristiques des sociétés modernes. Pourtant le mot multiculturalisme reste polysémique et source de malentendus. Cet article examine des présupposés du mouvement multi culturel dans le contexte des débats sur les contenus d’enseignement et le public auquel ils s’adressent. Il est démontré ici que les tensions entre les groupes ne semblent pas se rapporter essentiellement à la culture mais proviennent d’inégalités relatives au pouvoir et à la place dans la société, i.e., provenant de différences de race, de sexe et de classe, barrières que les enseignants trouvent quelquefois moins faciles à exprimer. La diversité peut inclure la diversité culturelle mais il est inutile de s’y référer pour les questions de diversité de race et de classe, quand des éléments culturels ne sont pas en cause. La volonté d’accentuer les différences a mené à une confusion entre culture et identité entraînant une polarisation croissante dans l’éducation américaine. La tendance dans la société américaine est de trop expliquer les différences humaines. Les recherches innocentes sur les identités locales peuvent conduire à un usage incontrôlé de la notion de diversité. Dans la mesure où le mouvement multiculturel a changé « le multiculturalisme » en un euphémisme désignant les problèmes sociaux plus compliqués (de race, de classe, et de genre), il devient plus difficile d’accomplir de réelles réformes éducatives. L’éducation afroaméricaine offre un exemple (case study) de ce processus. Dans les débats sur le multiculturalisme, on ne doit pas oublier les conséquences pédagogiques imprévues du mouvement multiculturel. Multiculturalism entails the respect of diversities that are increasingly characteristic of modern societies. Yet, the word multiculturalism remains polysemic and a source of misunderstandings. This article examines the presuppositions of the multicultural movement in the context of debates concerning the curriculum and the targeted learners. It is demonstrated here that the tensions between groups are not just linked to culture but arise from inequalities linked to power and roles in society, i.e. arising from race, gender and class differences, barriers that teachers sometimes find less easy to express. This diversity can include cultural diversity but there is no point in referring to it for questions of race and class diversity when cultural elements are not involved. The will to stress differences has led to confusion between culture and identity which leads to an increasing polarisation in American education. The trend in American society is to over-explain human differences. Innocent research on local identities can lead to an uncontrolled use of the notion of diversity. Insofar as the multicultural movement has turned “multiculturalism” into a euphemism pointing to more complex social problems (regarding race, class and gender) it has become more difficult to achieve real educational reforms. African American education gives a case study of this process. In debating multiculturalism, one must not forget the unforeseen pedagogical consequences of the multicultural movement. Multikulturalismus beinhaltet den Respekt vor immer stärker ausgeprägten Unterschieden in den modernen Gesellschaften. Trotzdem bleibt der Begriff Mutlikulturalismus vieldeutig und missverständlich. Der Artikel untersucht die Voraussetzungen der Multikulturalismus-Bewegung vor dem Hintergrund der Debatten über Unterrichtsinhalte und befasst sich mit ihrem Zielpublikum. Er liefert den Nachweis, dass die Spannungen zwischen Bevölkerungsgruppen im Grunde weniger kulturell bedingt zu sein scheinen. Vielmehr ergeben sie sich aus Ungleichheiten bei der Besetzung von Machtpositionen und hinsichtlich der gesellschaftlichen Stellung, d.h. sie sind eine Folge von rassen-, klassen- und geschlechtsspezifischen Unterschieden, deren Versprachlichung dem Lehrpersonal bisweilen weniger leicht fällt. Die Diversität beinhaltet eventuell eine kulturelle Diversität. In Fragen der Rassen- oder Klassendiversität ist dieser Verweis allerdings ohne großen Nutzen, wenn keinerlei kulturelle Elemente in Frage stehen. Der Wunsch zur Verstärkung der Unterschiede hat zu einer Verquickung von Kultur und Identität geführt, die in dem amerikanischen Bildungssystem eine wachsende Polarisierung zur Folge hat. In der amerikanischen Gesellschaft geht der Trend dahin, die Unterschiede zwischen den Menschen allzu sehr in den Vordergrund zu stellen. Harmlose Forschungen über lokale Identitäten können so zu einem unkontrollierten Gebrauch des Diversitätsbegriffs führen. Insofern die multikulturelle Bewegung den “Multikulturalismus” euphemistisch zur Bezeichnung komplizierterer sozialer Probleme (zwischen Rassen, Klassen, Geschlechtern) benutzt, lassen sich wirkliche Reformen des Bildungssystems schwieriger verwirklichen. Die Unterrichtsvermittlung des Afroamerikanismus bietet ein Fallstudienbeispiel für diesen Prozess. In den Debatten über den Multikulturalismus dürfen die unvorhersehbaren pädagogischen Konsequenzen der multikulturellen Bewegung nicht vergessen werden.
Les débats sur la culture
Un exemple afro-américain
La théorie de John Ogbu : centrée sur l’école ou centrée sur l’élève ?
Culture noire ou identité noire ?
Culture subjective, estime de soi et communauté
Quelques approches positives pour ces débats
• BIBLIOGRAPHIE


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