Carrefours de l'éducation
Université de Picardie

I.S.B.N.sans
200 pages

p. 118 à 134
doi: en cours

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n° 15 2003/1

Le tutorat à l’école.

Que peuvent faire les élèves tuteurs ?

Alain Baudrit
A l’heure où les pratiques tutorales sem-blent gagner du terrain dans le domaine de l’éducation, il n’est pas inutile de questionner leur portée et leur pertinence. En effet, il est possible de douter (notamment vu leur âge) de l’efficacité des élèves-tuteurs pour venir en aide à des pairs. Sont-ils suffisamment matures pour exercer ces fonctions ? Ont-ils les aptitudes requises ? Nous ne savons pas vraiment. Le “top niveau” de l’intervention tutorale est actuellement identifié dans la mise en œuvre de la congruence cognitive ; habileté plutôt détectée chez les tuteurs-adultes. Alors faut-il se passer des jeunes tuteurs ? Se priver de leur action ? Ce n’est pas certain. Les résultats de quelques études laissent entendre le contraire. Ils ont une façon bien à eux de procéder. Ils compensent certaines déficiences, tentent de repérer les faiblesses de leurs tutorés. Finalement, les arguments présentés dans cet article vont dans le sens d’une utilisation raisonnable et raisonnée du tutorat. Une formule qui, par essence, permet une approche collective des difficultés individuelles. At a time when mentoring practices seem to be gainingtheir scope and relevance. Indeed, it is ground in the education field, it may be useful to question possible to doubt (especially given their age) the effectiveness of peer-mentors. Are they sufficiently mature to undertake these activities? Do they have the required skills? We do not really know. The «top level» of the mentoral intervention is currently identified in the application of cognitive congruence, an ability detected more in adult mentors. So should we do away with young mentors and lose their action? That is far from certain. The results of some studies would seem to indicate the opposite. They have their own way of proceeding. They compensate certain deficiencies, and try to identify the weaknesses of their mentorees. In the end, the arguments presented in this article lean towards a reasonable and reasoned use of mentoring. This formula, in essence, allows a collective approach to individual difficulties. In Anbetracht der Tatsache, dass Tutorate in denBildungseinrichtungen immer mehr anhaben können. So lassen sich (angesichts ihres Bedeutung gewinnen, sollte man sich die Frage stellen, welchen Nutzen und welche Tragweite sie jugendlichen Alters) Zweifel äußern, ob es Sinn hat, wenn Jugendliche als Tutoren von gleichaltrigen Mitschülern auftreten. Wir wissen im Grunde nicht, ob sie die notwendige Reife für diese Aufgabe mitbringen und die erforderlichen Fähigkeiten haben. Andererseits ist es nicht sicher, ob man deshalb besser auf jugendliche Tutoren und ihren Einsatz verzichten sollte. Gegenwärtig scheinen tutorale Aufgaben am besten durch kognitive Kongruenz erfüllt zu werden, eine Fähigkeit, die man eher bei erwachsenen Tutoren entdeckt. Die Ergebnisse einiger Studien scheinen einen gegenteiligen Schluss nahezulegen. Sie haben einen eigenen Ansatz. Sie kompensieren bestimmte Mängel und versuchen, die Schwachstellen ihrer Mitschüler zu entdecken. Folgt man der Argumentation dieses Artikels, dann sollte das Tutorat in beschränktem Umfang und überlegt eingesetzt werden. Das Tutorat ist von seiner Anlage her ein kollektiver Ansatz zur Lösung individueller Schwierigkeiten.
L’expérience des tuteurs
Les caractéristiques de l’activité
Les problèmes des jeunes tuteurs
Des résultats insolites ?
Discussion
• BIBLIOGRAPHIE


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