Le tutorat à l’école.
Que peuvent faire les élèves tuteurs ?
Alain Baudrit
A l’heure où les
pratiques
tutorales sem-blent gagner
du terrain
dans le
domaine de
l’éducation, il
n’est pas inutile de questionner
leur portée et leur pertinence. En
effet, il est possible de douter
(notamment vu leur âge) de l’efficacité des élèves-tuteurs pour
venir en aide à des pairs. Sont-ils
suffisamment matures pour exercer ces fonctions ? Ont-ils les aptitudes requises ? Nous ne savons
pas vraiment. Le “top niveau” de
l’intervention tutorale est actuellement identifié dans la mise en
œuvre de la congruence cognitive
; habileté plutôt détectée chez les
tuteurs-adultes. Alors faut-il se
passer des jeunes tuteurs ? Se priver de leur action ? Ce n’est pas
certain. Les résultats de quelques
études laissent entendre le
contraire. Ils ont une façon bien
à eux de procéder. Ils compensent
certaines déficiences, tentent de
repérer les faiblesses de leurs
tutorés. Finalement, les arguments présentés dans cet article
vont dans le sens d’une utilisation
raisonnable et raisonnée du tutorat. Une formule qui, par essence,
permet une approche collective
des difficultés individuelles.
At a time when mentoring
practices seem to be gainingtheir scope and relevance. Indeed, it is
ground in the education field,
it may be useful to question
possible to doubt (especially given their age)
the effectiveness of peer-mentors. Are they
sufficiently mature to undertake these
activities? Do they have the required skills?
We do not really know. The «top level» of
the mentoral intervention is currently
identified in the application of cognitive
congruence, an ability detected more in adult
mentors. So should we do away with young
mentors and lose their action? That is far
from certain. The results of some studies would
seem to indicate the opposite. They have their
own way of proceeding. They compensate
certain deficiencies, and try to identify the
weaknesses of their mentorees. In the end, the
arguments presented in this article lean
towards a reasonable and reasoned use of
mentoring. This formula, in essence, allows a
collective approach to individual difficulties.
In Anbetracht der Tatsache, dass Tutorate in denBildungseinrichtungen immer mehr anhaben können. So lassen sich (angesichts ihres
Bedeutung gewinnen, sollte man sich die Frage
stellen, welchen Nutzen und welche Tragweite sie
jugendlichen Alters) Zweifel äußern, ob es Sinn hat,
wenn Jugendliche als Tutoren von gleichaltrigen
Mitschülern auftreten. Wir wissen im Grunde nicht,
ob sie die notwendige Reife für diese Aufgabe
mitbringen und die erforderlichen Fähigkeiten haben.
Andererseits ist es nicht sicher, ob man deshalb besser
auf jugendliche Tutoren und ihren Einsatz verzichten
sollte. Gegenwärtig scheinen tutorale Aufgaben am
besten durch kognitive Kongruenz erfüllt zu werden,
eine Fähigkeit, die man eher bei erwachsenen Tutoren
entdeckt. Die Ergebnisse einiger Studien scheinen
einen gegenteiligen Schluss nahezulegen. Sie haben
einen eigenen Ansatz. Sie kompensieren bestimmte
Mängel und versuchen, die Schwachstellen ihrer
Mitschüler zu entdecken. Folgt man der
Argumentation dieses Artikels, dann sollte das Tutorat
in beschränktem Umfang und überlegt eingesetzt
werden. Das Tutorat ist von seiner Anlage her ein
kollektiver Ansatz zur Lösung individueller
Schwierigkeiten.
• L’expérience des tuteurs
• Les caractéristiques de l’activité
• Les problèmes des jeunes tuteurs
• Des résultats insolites ?
• Discussion
• BIBLIOGRAPHIE