Carrefours de l'éducation
Université de Picardie

I.S.B.N.sans
200 pages

p. 62 à 81
doi: en cours

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n° 15 2003/1

Garçons et filles de classes terminales : le filtre sexué des représentations du cursus et des intentions d’orientation post-baccalauréat

Marie-Hélène Jacques
Cet article part d’une enquête menée auprès de 720 lycéens de terminale. Il développe certains résultats relatifs à l’aspect sexué du parcours scolaire secondaire et des représentations d’avenir post-bac. Tout d’abord, il existe une forme sexuée de l’auto évaluation du potentiel scolaire. Avec une bonne valeur scolaire, les filles sont plus modestes que les garçons de même niveau pour s’engager dans la prestigieuse section S et pour estimer leurs chances de réussite au baccalauréat; issues de milieu social défavorisé, elles sont également plus prudentes que les garçons de même milieu pour gérer leur scolarité et formuler des pronostics. Les intentions post-bacca-lauréat sont également nettement sexuées. Généralement, les filles envisagent des études plus longues que les garçons, plutôt en université et écoles spécialisées, les filières technologiques supérieures courtes et les classes préparatoires étant à dominante masculine. Or, à section égale, les filles prévoient des durées d’études inférieures à celles des garçons, avec des visées diplômantes plus modestes. Enfin, la différence entre les sexes quant aux représentations de la vie adulte est mise en évidence. Les stéréotypes traditionnels de sexe demeurent, les filles étant plus préoccupées par leur rôle social ou familial et les garçons par leur fonction économique. L’article conclut sur le fait que le genre constitue une ligne de partage nette au sein des usages de la scolarité secondaire et des orientations post-baccalauréat, aux détriments des filles, état de fait qui offre un terrain de recherche et d’action dans le domaine de l’éducation à l’orientation. This article takes as a starting point a survey of 720 pupils in their final year of secondary school. It develops certain results concerning the sexual aspect of secondary schooling and the post-school future representations. First of all, there is a sexual form of pupils assessment of their own school potential. Girls with a good educational level are less ambitious than boys of the same level when it comes to committing themselves to prestigious science and maths studies and to assessing their chances of passing the baccalaureate.; those girls from a disadvantaged background are also more cautious than boys from the same background in terms of organising their schooling and forecasting their results. Post-baccalaureate intentions are also clearly gender-biased. Generally, girls envisage longer studies than boys and at university rather than in a specialised school, shorter higher education and specialised courses in the technological field being dominated by boys. And yet, within an equal section, girls plan on shorter studies than boys and aim for lower qualifications. Finally, we show the difference between the sexes in terms of representations of adult life. The traditional sexual stereotypes are still there, girls being more concerned by their social or family role, and boys by their economic function. The article concludes with the fact that gender constitutes a clear dividing line within the uses of secondary schooling and post-baccalaureate plans to the detriment of girls, a fact which offers an area for research and action in the field of education for career plans Auf der Grundlage einer Befragung von 720 Schülern aus Abiturklassen befasst sich der vorliegende Artikel mit einigen Ergebnissen, die die Geschlechtsspezifik des Schulweges im Sekundarstufenbereich und der Vorstellungen über die Zukunft nach dem Abitur betreffen. Ein erster Befund lautet, dass es eine geschlechtsspezifische Selbstwahrnehmung des schulischen Leistungsvermögens gibt. Mädchen mit guten Schulleistungen schreiben sich seltener in den prestigeträchtigen Abigang der section S (Schwerpunkt Mathematik) ein als Jungen mit demselben Leistungsniveau. Auch hinsichtlich ihrer Erfolgschancen beim Abitur äußern sie sich vorsichtiger. Mädchen aus einem sozial schwachen Milieu sind auch bei der Gestaltung ihrer schulischen Laufbahn zurückhaltender als Jungen mit demselben sozialen Hintergrund. Sie formulieren vorsichtigere Prognosen. Auch die Intentionen für die Zeit nach dem Abitur sind eindeutig geschlechtsspezifisch geprägt. Im Allgemeinen rechnen Mädchen mit einem längeren Studium an Universitäten oder in Fachhochschulen als Jungen. Die kürzeren technischen Fachrichtungen und Vorbereitungsklassen sind mehrheitlich in männlicher Hand. Bei gleichem Abiturschwerpunkt planen Mädchen ein kürzeres Studium mit niedrigerem Abschlussniveau als ihre männlichen Mitschüler. Außerdem haben die Geschlechter auch unterschiedliche Vorstellungen vom Erwachsenenleben. Die traditionellen Geschlechterstereotypen bestehen weiter. Schülerinnen beschäftigen sich mehr mit ihrer Rolle in Gesellschaft und Familie, Jungen mit ihrer ökonomischen Rolle. Der Artikel schließt mit der Einsicht, dass das Geschlecht eine Trennungslinie zuungunsten der Mädchen innerhalb des Sekundarstufenbereichs und für die Orientierungen nach dem Abitur darstellt. Dieser Umstand bietet ein Forschungs- und Aktionsfeld in den Bereichen Erziehung und Berufsberatung.
Une auto-évaluation sexuée
la valeur scolaire subjective
Une sensibilité au milieu différente à l’approche du baccalauréat
Bilan
Sexe et intentions post-baccalauréat
Les filières envisagées
Le déroulement prévu des études
Bilan
Expression d’un rôle social sexué
Le mode de vie envisagé
Bilan
Conclusion
• BIBLIOGRAPHIE


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