Les apprentissages des élèves dans leur contexte : les effets de la composition de l’environnement scolaire
Marie Duru-Bellat
Alors qu’on
accorde à recon-naître le carac-tère contextua-
lisé des
apprentissages
des élèves, l’influence de paramètres aussi essentiels du contexte
que sa composition scolaire ou
sociale reste encore assez peu
explorée. Certes, la mouvance du
school effectiveness démontre amplement l’influence de l’école ou de la
classe fréquentées sur les progressions des élèves. Mais dans sa
recherche de facteurs généraux d’efficacité, ce courant s’est peu interrogé sur leurs relations avec les
caractéristiques du public d’élèves.
Pourtant tous les travaux sur l’impact des modes de groupement des
élèves montrent que tant le niveau
moyen du groupe que sa composition sociale (ce que les Anglo-Saxons désignent sous le vocable
de school mix) affectent les progressions moyennes et également
les inégalités entre élèves. Cette
influence passe par les modulations
que suscite le mode de groupement
d’une part dans la quantité et la
qualité de l’instruction délivrée en
classe, d’autre part quant aux attitudes et aux comportements des
élèves affectés aux différents
groupes.
Whilst we admit to recognis-ing the contextualised char-
acter of pupils’ learning, the
no less essential influence of
the parameters of the school or social context
remains a relatively unexplored field. Of
course, the mobility of school effectiveness
amply demonstrates the influence of the
school or class attended by the pupils on their
progression. But in the search for general factors of effectiveness, this trend has had few
questions asked of it concerning the relationship with the characteristics of the pupil public. However, all work carried out on the
impact of the forms of grouping of the pupils
shows that both the average level of the group
and the social composition (known in the
Anglo-Saxon world as “school mix”) affect the
average progress, and to the same extent, the
inequalities between pupils. This influence goes
by the modulations which are created by the
form of grouping by the quantity and quality
of instruction delivered in the classroom on the
one hand, and on the other with regard to the
attitudes and behaviour of the pupils assigned
to the different groups.
Während gemeinhin anerkannt wird,
dass die Lernleistungen der Schüler
kontextabhängig sind, wurde der
Einfluss von so grundlegenden
Kontextparametern wie der schulischen bzw. sozia
len Zusammensetzung selten näher untersucht. Zwar
belegt die School-effectivness-Bewegung nachdrücklich
den Einfluss der Schule bzw. des Klassenverbandes
für die Leistungsentwicklung der Schüler. In ihrer
Suche nach allgemeinen Effizienzfaktoren hat sich
diese Forschungsrichtung jedoch kaum nach dem
Zusammenhang mit den Charakteristiken des
Klassenverbandes gefragt. Dabei weisen alle Arbeiten,
die sich mit dem Einfluss der
Gruppenzusammensetzung der Schüler befassen, darauf hin, dass sowohl das Durchschnittsniveau des
Klassenverbandes als auch seine soziale
Zusammensetzung (was die Engländer mit dem Begriff
school mix bezeichnen) die durchschnittliche
Leistungsentwicklung und darüber hinaus auch die
Leistungsdisparitäten zwischen den Schülern beeinflussen. Dieser Einfluss macht sich durch die
Unterschiede bemerkbar, die sich aus der
Zusammensetzungsart ergeben und die zum einen
die Quantität und die Qualität des im Unterricht vermittelten Wissens, zum anderen die Einstellungen
und das Verhalten der Schüler in den verschiedenen
Gruppen betreffen.
• La recherche sur les « effets établissements »:
acquis, débats et zones d’ombre
— Ce qui fait l’efficacité d’une école
— Un courant de recherche fort discuté
• Effet établissement/effet du school mix
— Les effets avérés du school mix, au niveau de l’établissement
• Les effets du school mix au niveau de la classe
ou du groupe
— Les deux voies de l’action du school mix
au niveau des groupes/classes
— La quantité et la qualité de l’instruction délivrée en classe
— Attitudes, aspirations et comportements des élèves
• BIBLIOGRAPHIE