Carrefours de l'éducation
Université de Picardie

I.S.B.N.sans
200 pages

p. 32 à 55
doi: en cours

Veille sur la revue
Veille sur l'auteur
Vous consultez

n° 16 2003/2

Les étudiants fantômes.

Les sorties précoces de l’université Paris 8

Florence Legendre
L’objet de cette recherche est de mieux comprendre les parcours des étu- diants de premier cycle, visibles administrativement du fait de leur non-réins-cription l’année suivante mais, pédagogiquement invisibles. Les données quantitatives montrent une augmentation de ces sorties précoces. Quels facteurs peuvent expliquer ce constat? Qui sont ces étudiants «fantômes»? Quelles filières ont-ils fréquentées? Quel accueil leur a-t-il été réservé? Parmi les sorties précoces de l’université se cache une grande variété de situations et de parcours. Le départ de l’université ne signifie pas la même chose selon le temps qu’on y passe. Pour ceux qui restent très peu de temps, il s’agit d’une tentative infructueuse qui n’entame pas forcément la volonté de poursuivre des études, sous une autre forme. Pour les autres qui persévèrent, l’expérience semble plus «définitive» dans le sens où la poursuite des études en formation initiale est moins fréquente. La première expérience étudiante apparaît ici déterminante dans la suite du cursus scolaire, d’où l’attention à donner à ce passage. L’analyse en terme d’affiliation au monde étudiant s’enrichit de l’étude sociale de cette population. L’importance des origines sociales et scolaires explique le départ de ces étudiants fantômes en terme d’écarts culturels à la culture savante. Elle interroge directement les dispositifs pédagogiques (tutorat par exemple) qui, en les ignorant, masquent l’essentiel des inégalités d’accès à l’enseignement supérieur. The object of this research is to bet-ter understand the routes taken by undergraduate students, administratively visible due to their failure to enrol the following year, but pedagogically invisible. The quantitative data show an increase in this dropping-out. Which factors can explain this statement? Who are these “ghost” students? Which paths did they follow? How were they received? In amongst those dropping out of university are hidden a great variety of situations and backgrounds. Leaving university does not mean the same thing according to the time spent there. For those who remain there a short time, it is a question of a fruitless attempt which does not necessarily lead to the desire to continue studying in another form. For those who persevere, the experience seems more “permanent” in the sense that the continuation of studies in school education is less frequent. The first experience of studying appears to be a determining factor here in the subsequent educational career, which gives rise to the attention paid to it in this section. The analysis in terms of membership of the world of studying is enriched by the social study of this population. The importance of social and schooling background explains the departure of these ghost students in terms of cultural separation from the culture of the learned. It calls into direct question the pedagogical mechanisms (for example, tutorship) which, when they are neglected, mask the essential part of the inequalities of access to higher education. Die vorliegende Forschungsarbeit will zum besseren Verständnis der Studienwege der Studenten aus dem ersten Studienzyklus beitragen, die administra tiv aufgrund der fehlenden Rückmeldung nachvollzogen werden können, für den Pädagogen jedoch im Verborgenen bleiben. Aus den Zahlen lässt sich ein Anstieg der Studienabbrecher ablesen. Wie lässt sich dieses Phänomen erklären? Wer sind diese Phantomstudenten? In welchen Fächern waren sie eingeschrieben? Wie wurden sie von der Universität empfangen? Hinter den Studienabbrechern verbergen sich sehr unterschiedliche Situationen und Studienwege. Der Abbruch des Studiums ist je nach Studiendauer unterschiedlich zu bewerten. Für jene, die nur wenig Zeit an der Universität verbracht haben, handelt es sich um einen gescheiterten Versuch, der jedoch nicht notwendigerweise ihre Bereitschaft zu einer anders gearteten Ausbildung beeinträchtigt. Was die übrigen, späteren Studienabbrecher betrifft, so scheint die Erfahrung “endgültiger” zu sein, insofern sie sich seltener zu einer Neuorientierung von Grund auf entscheiden. Die erste Studienerfahrung erscheint hier als ausschlaggebend für den weiteren Verlauf des Ausbildungsweges. Daher sollte dieser Übergangsphase große Aufmerksamkeit geschenkt werden. Die Analyse der Universitätsbindung lässt sich mit Blick auf die sozialen Charakteristika dieser Studentengruppen bereichern. Die Bedeutung der sozialen und schulischen Herkunft erklärt über den kulturellen Abstand zur Gelehrtenkultur, warum diese Phantomstudenten ihr Studium abbrechen. Dadurch werden pädagogische Strukturen (wie beispielsweise das Tutorat) direkt in Frage gestellt. Ignoriert man dieses Gefälle, dann verstellt man den Blick auf die wesentlichen Ungleichheiten beim Zugang zu einer Hochschulausbildung.
Population et méthode de recueil des données
L’étudiant fantôme et ses caractéristiques sociodémographiques et scolaires 5
— La scolarité universitaire
L’expérience étudiante
Le temps de l’étrangeté
Le temps de l’adaptation « échouée »
Le temps de l’échec ?
Conclusions


© Cairn 2007 Vie privée | Conditions d’utilisation | Conditions générales de vente
À propos | Éditeurs | Bibliothèques | Aide à la navigation | Plan du site | Raccourcis