Carrefours de l'éducation
Université de Picardie

I.S.B.N.sans
200 pages

p. 58 à 75
doi: en cours

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n° 17 2004/1

L’histoire de la mixité à l’ex-école polytechnique féminine (1969-2000)

Biljana Stevanovic
Cet article porte sur l’évolution de la mixité à l’e x -é c o l e Polytechnique féminine. Cette école d’ingénieurs, à l’origine destinée aux filles, a été fon dée en 1925 par Marie-Louise Paris, ingénieure elle-même. L’école Polytechnique féminine forme des femmes ingénieurs pendant 69 ans avant de devenir mixte en 1994. Depuis cette ouverture à la mixité, nous remarquons le renversement des pourcentages en faveur des garçons. En effet, en 2000, nous comptons seulement 37 % des filles à l’école. Nous nous interrogerons sur les causes de l’ouverture de l’école aux garçons et sur les conséquences que cette ouverture a provoqué sur la baisse des effectifs féminins. Pourquoi les filles ne se présentent-elles plus aux concours? Nous pensons que les filles ne se présentent plus à l’école parce qu’elles partent au profit d’autres écoles mieux placées que l’EPF, vers les classes préparatoires scientifiques pour intégrer des écoles plus réputées ou vers les écoles publiques parce que l’EPF est une école privée. L’entrée massive des garçons, dès la première année de la mixité, et la diminution des filles montrent que ce sont les garçons qui ont profité de cette ouverture. This article relates to the evolution of co-education at the former women’s École Polytechnique. This engineering school was originally intended for girls, founded in 1925 by a woman, Marie-Louise Paris, an engineer herself. The women’s École Polytechnique trained women engineers for 69 years before becoming mixed in 1994 when it opened to boys. Since the opening of the school to co-education, we have noticed the inversion of the percentages in favour of boys. Indeed, in 2000, we counted only 37% girls at the school. We will investigate the reasons for the opening of the school to boys and the consequences that this opening had on the decline in the number of females. Why do girls no longer enrol for the entrance exams? We think that the girls no longer enrol at the school because they leave in favour of other schools, better-placed than the EPF, towards scientific classes préparatoires in order to access more reputed schools, or towards the public schools, since the EPF is a private school. The massive entry of boys from the first year of the introduction of co-education, and the reduction in girls, show that it is the boys who have benefitted from this opening. Der Artikel befasst sich mit der Entwicklung des gemischtgeschlechtlichen Unterrichts an der Polytechnischen Frauenhochschule. Diese ursprünglich für Frauen vorgesehene Ingenieursschule war 1925 von der Ingenieurin Marie-Louise Paris gegründet worden. 69 Jahre lang werden an der Polytechnischen Frauenhochschule Ingenieurinnen ausgebildet, bevor sie 1994 gemischtgeschlechtlich wird und auch männliche Studierende aufnimmt. Seit der gemischtgeschlechtlichen Umgestaltung der Hochschule lässt sich eine Umkehrung der Ausbildungsquote zugunsten der Männer beobachten. Im Jahre 2000 ist der Frauenanteil in der Hochschule auf 37% zurückgegangen. Wir wollen die Gründe für die gemischtgeschlechtliche Umgestaltung der Hochschule ergründen sowie den sich daraus ergebenden Rückgang des Frauenanteils. Wir sind der Überzeugung, dass die jungen Frauen sich nicht mehr um eine Aufnahme in dieser Hochschule bewerben, weil sie anderen, günstigeren Einrichtungen und naturwissenschaftlichen Vorbereitungsklassen auf die prestigeträchtigeren Hochschulen oder auch den staatlichen Einrichtungen gegenüber der privaten Frauenhochschule den Vorrang geben. Der massive Zustrom an männlichen Studierenden im ersten Jahr der Einführung des gemischtgeschlechtlichen Unterrichts und der Rückgang der weiblichen Studierenden belegen, dass vor allem die männlichen Studenten von dieser Öffnung profitiert haben.
Vers la mixité
• L’école après la mixité
— Où en est la mixité ?
Les filles choisissent-elles davantage l’EPF que les garçons ?
L’âge des élèves
Mention au bac
Conclusion
• BIBLIOGRAPHIE


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