Les grèves d’instituteurs dans le département de la Seine de 1944 à 1967
Robert Hirsch
Après la Seconde Guerre mondiale, les institu-teurs ont commencé à faire la grève de façon
régulière. Dans le département de la Seine,
celle de 1947 dure deux semaines. Puis, le
principal moyen d’action devient la grève d’un
jour, pour des revendications salariales dans
la plupart des cas. On note généralement 80 à
90 pour cent de grévistes, ce qui confirme la
force du Syndicat national des instituteurs, de même que la forte
syndicalisation et les résultats aux élections professionnelles. On
peut remarquer que les instituteurs qui ont exercé dans des zones
urbaines étaient davantage mobilisés, les écoles, dans de tels
endroits, étant le plus souvent fermées les jours de grève. Ceci
est vrai dans les banlieues où l’opposition syndicale est puissante,
surtout dans les villes communistes. À la fin de cette période, les
instituteurs hésitent à engager ce genre d’action. Mai 1968 introduit un nouveau type de mobilisation et contribue à remettre en
cause les moyens d’action traditionnels.
After the Second world war, teachers began to go on strike on a regular basis. In the Seine county, they
spent two weeks going on strike in autumn 1947. Then, the main way of acting became the onedaystrike, for the wages in most cases, which occurred quite often in trade union activism. Ratios reach 80
to 90 per cent, which confirms the scope of the national union of primary school teachers, as the strong
unionization and the professional elections results. One may notice that shoolteachers who worked in suburban
areas were more keen on mobilization. Schools in such places werre more likely to be closed on strike days. Both
the homogeneity of the background in the suburbs and the influence of the opposition tendencies of the union,
namely in communist towns. Towards the end of the period, these actions began to suggest reluctance. May
1968 newkind of mobilization questioned traditional ways of doing things.
Tras la segunda guerra mundial, los maestros empiezan a hacer huelga con frecuencia, En el departamento
Sena, dirigen una durante dos semanas en el otoño de 1947. Después, el medio de acción que domina
será la huelga de un día, casi siempre por los salarios, que vuelve con regularidad en la acción sindical.
Los porcentajes alcanzan del 80 al 90%, lo que confirma la influencia del sindicato nacional de maestros y
maestras, confirmada por la fuerte sindicalización y los resultados en las elecciones profesionales. Cabe notar
la mayor mobilización de los maestros de las afueras de Paris. Las escuelas cierran con frecuencia los días de
huelga. Podemos explicar esta situación por la homogeneidad de los maestros de las afueras y la influencia de
las tendencias que se oponen en el sindicato, particularmente en los municipios comunistas. Al final de este período,
reticiencias se expresan en relación con estas acciones. Con mayo de 1968, un nuevo tipo de mobilizaciones
pone en tela de juicio las prácticas tradicionales.
• La grève départementale illimitée :
novembre-décembre 1947
• La grève locale
• La grève d’un jour, arme essentielle du SNI
— Son déroulement
— Ses rythmes
— Les thèmes de mobilisation
• Les répercussions des grèves enseignantes
• Une hypothèse : des grèves massives.
• Une confirmation par les chiffres
• Les limites des mots d’ordre syndicaux
• Géographie de la grève enseignante dans la Seine
— Un décalage Paris-banlieue ?
• Une carte de la grève en 1951 et 1957.
• Éléments d’explication
• Conclusion