2001
Champ Psychosomatique
L’utilisation de la réalité virtuelle en psychothérapie
Stéphane Roy
Psychologue, chargé de cours en psychologie cognitive, Université d’Angers, UFR Lettres, Langues et Sciences Humaines, 11 Boulevard Lavoisier, 49045 Angers Cedex
Cet article présente quelques études princeps dans le domaine des thérapies comportementales et cognitives utilisant la réalité virtuelle (RV). Un
rappel des bases théoriques et méthodologiques de ces thérapies permet de
cerner l’intérêt et les limites de l’utilisation de la RV en psychothérapie.Mots-clés :
Réalité virtuelle, Thérapies comportementales et cognitives, Phobies, Psychothérapie sous réalité virtuelle.
This article presents some first pilot studies in the field of cognitivebehaviour therapies using virtual reality.A recall of the theorical and methodological
bases of these therapies permits to surround the interest and limits of the utilization of virtual reality in psychotherapy.Keywords :
Virtual reality, Cognitive-behaviour therapies, Phobias, Virtual reality therapy.
La réalité virtuelle (RV) offre aujourd’hui un nouveau
paradigme d’interaction homme-machine dans lequel
l’utilisateur n’est pas considéré comme un simple agent
externe observant des images défilant sur un écran, mais comme
un acteur participant activement à la construction et à la transformation
d’un monde virtuel en trois dimensions.
Ce n’est que très récemment que les psychothérapeutes se
sont saisis des possibilités offertes par la RV. Les thérapies
comportementales et cognitives nécessitent en effet de recourir
à des situations souvent difficiles et coûteuses à réaliser dans le
cas de traitement des phobies, par exemple (voyage en avion,
public d’un auditorium, réunion d’un conseil d’administration,
grand magasin, etc.). Les technologies du virtuel permettent de
simuler de telles situations et d’exposer les patients à ces situations tout en en contrôlant les caractéristiques. Le patient
lui-même peut déterminer les caractéristiques des environnements auxquels il s’expose et apprendre lui-même à faire face
au stress que ceux-ci lui procurent.
Après avoir présenté quelques études princeps dans le
domaine des thérapies utilisant le virtuel, nous rappellerons les
bases théoriques et méthodologiques des thérapies comportementales et cognitives qui fondent de tels usages. Cela permettra
de cerner l’intérêt et les limites de l’utilisation de la RV en
psychothérapie.
QUELQUES ÉTUDES PRINCEPS :
L’EXEMPLE DES PHOBIES
C’est principalement dans le traitement des phobies que
l’utilisation de la RV a été expérimentée et évaluée. La phobie
est définie comme une peur irrationnelle, une appréhension non
justifiée, obsédante et angoissante. Les phobies, car elles sont
nombreuses, surviennent généralement dans des circonstances
déterminées, toujours les mêmes pour le même individu. Elles
se traduisent par une peur exagérée d’objets, de situations ou de
fonctions corporelles qui pourtant ne sont pas du tout dangereux en soi et qui, en fait, ne sont pas la cause réelle de
l’angoisse. Le comportement phobique concerne une variété
considérable d’objets. A titre d’exemples, nous aborderons trois
types de phobies assez répandues : la phobie de l’avion, de la
foule (agoraphobie) et la peur de parler en public.
La phobie de l’avion (aérophobie)
Deux études de cas ont été menées pour évaluer l’efficacité
de la RV en psychothérapie dans le traitement de la phobie de
l’avion. La première de ces études fut conduite auprès d’une
jeune femme de 32 ans (North et North, 1994). La scène
virtuelle utilisée pour traiter sa phobie était une ville vue du
ciel. La thérapie s’est déroulée au cours de huit séances de trente
minutes chacune. La patiente rapporte un haut niveau d’anxiété
à chaque début de séance, pour ensuite diminuer progressivement. Afin d’évaluer le bénéfice de la RV dans le monde réel,
la patiente a été confrontée à une situation réelle, accompagnée
de son thérapeute pendant dix minutes : l’exposition consistait
à survoler, en hélicoptère, la plage du golfe du Mexique. Tout
comme pendant les séances sous virtuel, la patiente ressentit
une forte anxiété au début du vol, puis l’anxiété a diminué rapidement pour atteindre un niveau acceptable pour elle. Un suivi
ambulatoire de plusieurs mois mené par un psychologue clinicien a permis de confirmer le maintien d’une amélioration
symptomatique chez cette patiente (North et coll. 1996a; North
et coll. 1996b; North et coll. 1997).
La seconde étude de cas a été conduite auprès d’un homme de
42 ans. Amené à voyager souvent, sa peur de l’avion l’empêchait d’avoir une activité professionnelle normale. Accompagné
de son thérapeute, il fut placé dans le cockpit d’un simulateur de
vol. La thérapie s’est déroulée sur cinq séances. Au cours des
séances, le patient a eu l’opportunité de s’exposer aux situations
sources d’anxiété et d’expérimenter un certain nombre de sensations physiques et émotionnelles. L’utilisation de la RV, dans
une première phase de la prise en charge psychothérapique, s’est
traduite par une réduction significative de l’anxiété et a permis
au patient de faire face à la situation phobogène dans le monde
réel (North et coll. 1996a; North et coll. 1996b; North et coll.
1997).
L’agoraphobie
L’expérience rapportée ci-après peut être considérée comme
princeps concernant l’étude de l’efficacité de la RV dans le
traitement des troubles psychologiques. Elle porte sur l’agoraphobie définie comme la peur de se retrouver dans des endroits
ou des situations d’où il pourrait être difficile (ou gênant) de
s’échapper (DSM-IV, APA 1994). Pour cette étude, soixante
sujets ont été sélectionnés. Trente sujets placés dans un groupe
expérimental et trente autres dans un groupe « contrôle ». Seul le
groupe expérimental fut soumis aux scènes anxiogènes sous RV.
Les résultats montrent une amélioration des symptômes chez les
patients du groupe expérimental en comparaison avec le groupe
contrôle, et notamment une diminution de la conduite d’évitement de la situation phobogène. Cette étude a été largement
développée dans diverses publications (North et North 1994;
North et coll. 1995a; North et coll. 1995b; North et coll. 1996c).
La peur de parler en public
La peur de parler en public est majeure dans la phobie sociale.
Le sujet est saisi d’une peur persistante et intense dès lors qu’il
est en contact avec des gens non familiers qui le regardent
et peuvent d’adresser à lui. Le sujet craint d’agir de façon
embarrassante ou humiliante (DSM-IV, APA 1994). Nous développerons ici la première étude contrôlée menée à propos de cette
pathologie (North et coll., 1998). Elle concerne des sujets recrutés
par l’intermédiaire de l’université Clark d’Altanta. Après une
première sélection, six sujets répondant aux critères de phobie
sociale furent sélectionnés et inclus dans un groupe expérimental
apparié à un groupe contrôle constitué de sujets non phobiques
sociaux. Les sujets du groupe expérimental étaient dans l’incapacité de participer oralement ou de prendre la parole, que ce soit
en classe, à des réunions ou lors de conférences.
Pour l’occasion, un auditorium virtuel a été conçu. Il était
constitué de trois rangées de chaises pouvant contenir plus de
cent personnes et d’un podium en bois surplombant l’auditoire.
Pour plus de réalisme, un haut-parleur était branché pendant
les séances, permettant aux participants d’entendre l’écho de
leur voix. En effet, on sait aujourd’hui que l’usage d’éléments,
même irréalistes, soigneusement choisis et habilement mis en
scène permet une immersion
[1] suffisante pour déclencher des
réactions se rapprochant des comportements qu’auraient les
sujets dans la situation réelle correspondante.
Dans cette recherche, les participants étaient munis d’un
casque permettant “l’immersion” dans l’auditorium. Ils étaient
placés debout derrière le podium virtuel, face à l’auditoire. Au
cours des séances, ils ont pu expérimenter diverses sensations
physiques et émotionnelles (semblables lors d’exposition in
vivo) liées à la situation telles que tachycardie, douleur thoracique, transpiration, tremblements, etc.
Les résultats de cette étude portant sur la peur de parler en
public indiquent une baisse significative de l’anxiété et des
symptômes phobiques chez les participants du groupe expérimental comparés aux sujets du groupe contrôle.
LES THÉRAPIES COMPORTEMENTALES
ET COGNITIVES
Les études utilisant la RV dans un but psychothérapique se
sont largement appuyées sur les postulats théoriques et méthodologiques de ces thérapies. Contrairement à d’autres types de
prises en charge, les thérapies comportementales et cognitives
sont très codifiées (brèves, centrées sur “l’ici” et le “maintenant”, attentes de résultats, etc.). Dans un souci d’efficacité et
de revendication de scientificité, elles évaluent constamment
leurs pratiques.
Principes et techniques des thérapies comportementales
Elles reposent essentiellement sur le modèle du conditionnement. Globalement, elles sont basées sur le principe selon
lequel les difficultés présentées par les patients ont été apprises
et qu’il est possible de les désapprendre. Pour les comportementalistes, beaucoup de symptômes présents dans les troubles
psychiatriques peuvent être causés ou maintenus par le biais de
trois grandes familles de conditionnement.
1. Le conditionnement classique ou pavlovien
Les états de stress post-traumatique en sont un exemple :
une patiente ayant été agressée par un homme a une crise d’angoisse, huit jours après, dans le métro, déclenchée par la
présence d’un homme à côté d’elle ayant la même lotion
d’après-rasage que son agresseur. L’intensité du choc est tellement grande dans le stress post-traumatique que ce type de
phénomène est fréquemment observé : tous les stimuli présents
au moment de l’agression peuvent ensuite être associés à l’état
anxieux survenant au moment de l’agression. Il a en effet été
montré que le conditionnement est dépendant de l’intensité du
stimulus déclencheur. Des stimuli de faible intensité doivent
être répétés pour déclencher un phénomène de conditionnement, alors qu’un seul stimulus de grande intensité, comme une
agression, peut suffire. Les névroses post-traumatiques peuvent
ainsi s’installer à l’issue d’une seule expérience traumatique.
2. Le conditionnement opérant
Il permet de rendre compte des conduites d’évitement
rencontrées chez les phobiques. Par exemple, un patient
phobique ayant peur des pigeons, a tendance à fuir quand il en
rencontre un. L’évitement de l’objet anxiogène permet une
diminution de l’angoisse. Le comportement de fuite se trouve
ainsi renforcé par les effets positifs qu’il produit, la diminution
de l’angoisse. Ce comportement entraîne alors le patient dans
un cercle vicieux dont il devient prisonnier, puisque plus il fuit
la situation angoissante, moins il est capable de l’affronter et
plus son angoisse de la situation augmente. Les phobiques
deviennent ainsi prisonniers de, leurs propres conduites (refus
de sortir, auto-enfermement, etc.).
3. Le conditionnement social
Il se base sur le principe selon lequel il est possible d’apprendre un comportement sans forcément l’avoir expérimenté
par soi-même, sans en avoir testé ni les avantages ni les inconvénients, mais par la simple observation d’une personne
présentant ce comportement (Bandura, 1977). Pendant les
séances, le thérapeute montre au patient le comportement qu’il
souhaite lui voir adopter.
Les techniques d’exposition
Les stratégies d’exposition sont un peu le noyau dur des thérapies comportementales. Historiquement, elles ont été les
premières à être utilisées, et restent particulièrement importantes
pour les thérapeutes, car particulièrement efficaces pour les
patients. Le principe de base de l’exposition est très simple, et
s’applique surtout aux troubles anxieux : éviter ce qui fait peur
accroît la peur, et l’entretient; au contraire, la confrontation à
ce qui fait peur va diminuer la peur, dans certaines conditions.
Cette confrontation s’effectue selon certaines règles bien
strictes. L’exposition doit être progressive, prolongée et
complète. Il y a ainsi toute une graduation dans l’autonomisation du patient. Une exposition mal conduite peut en effet
aggraver la réponse anxieuse. Différents types d’exposition
sont proposés aux patients (tableau I).
Tableau I
Les techniques d’exposition (Cottraux 1994)
1 - Désensibilisation systématique
Le sujet relaxé suit une présentation hiérarchisée de stimuli imaginaires de
plus en plus intenses. Il est invité à affronter dans la réalité les situations
désensibilisées (ayant perdu leur caractère anxiogène).
2 - Désensibilisation in vivo
Le sujet relaxé affronte par étapes la situation redoutée en réalité.
3 - Exposition graduée in vivo
Le sujet qui n’est pas relaxé affronte par étapes la situation redoutée en
réalité.
4 - Modeling de participation
Le thérapeute précède le sujet dans la situation réelle, il lui sert de modèle,
puis le guide et le renforce dans son affrontement de la situation.
5 - Implosion (flooding)
Le sujet est confronté en imagination à la situation anxiogène au niveau
maximum d’intensité jusqu’à ce que son angoisse s’éteigne: durée trois
quarts d’heure au moins.
6 - Immersion in vivo
Le sujet est immergé en réalité dans la situation anxiogène au niveau
maximum d’intensité jusqu’à ce que son angoisse s’éteigne: durée trois
quarts d’heure au moins.
Tableau I : Les techniques d’exposition (Cottraux 1994)
L’approche cognitive
Les thérapies comportementales se sont enrichies de l’approche cognitive, en ne s’intéressant plus seulement aux
comportements, mais aussi aux “cognitions” (les contenus de
pensée). Cette approche, aujourd’hui largement prise en compte
dans les études utilisant la RV (Emmelkamp et coll. 2001;
Vincelli et coll. 2000), repose sur la notion de traitement de l’information. En effet, lorsqu’un sujet reçoit une information, il
ne la reçoit pas de manière passive mais l’interprète, l’évalue,
et la distord. Ainsi, dans une situation donnée, la conduite du
sujet dépend autant de la manière dont il interprète la situation
que de la situation elle-même. On regroupe l’ensemble des techniques visant à modifier les croyances du patient sous le nom
de restructuration cognitive.
Un schéma de la restructuration cognitive (figure I) est
souvent montré aux patients, particulièrement aux déprimés.
Un exemple leur est proposé : le patient croise dans la rue quelqu’un qu’il connaît; cette personne ne le salue pas, ne lui dit
pas bonjour; comment réagit-il ? que ressent-il ? que dit-il ? Le
patient, surtout s’il est déprimé, explique qu’une telle situation
atteint son moral, le renforce dans l’idée que personne ne
l’aime; il est en général persuadé que l’autre l’a fait exprès,
qu’il n’avait pas envie de le saluer, etc. Il est alors proposé au
patient de réfléchir aux facteurs qui déclenchent son désarroi
dans une telle situation : est-ce la situation elle-même ou l’interprétation qu’il en a faite ? Aurait-il eu la même réaction s’il
avait su que l’autre ne l’avait pas vu ou qu’il est très myope,
etc. ? De tels exemples, puisés dans l’univers du patient, tendent
à lui montrer l’importance de l’aspect subjectif.
Figure I
Schéma de la restructuration cognitive
INTÉRÊTS ET LIMITES DE L’UTILISATION DE LA
RÉALITÉ VIRTUELLE EN PSYCHOTHÉRAPIE
Comme nous l’avons vu précédemment, les thérapies
comportementales et cognitives offrent toute une palette de
techniques d’exposition. Dans le cadre de la désensibilisation
systématique, par exemple, il apparaît clairement que nombreux
sont les patients pour qui s’imaginer la scène anxiogène
proposée est impossible. Ces difficultés sont croissantes lorsqu’ils doivent s’exposer in vivo. Ils préfèrent l’évitement qui
est un bon moyen de réduire leur anxiété; de mieux vivre la
gêne occasionnée par la prise de parole en public pour des
patients phobiques sociaux, par exemple.
L’utilisation de la RV en psychothérapie semble être un outil
intéressant dans la mesure où elle permet de dépasser les difficultés inhérentes au traitement traditionnel proposé. La RV
propose un support de travail original aux patients étant dans
l’incapacité ou presque de s’imaginer certaines scènes et/ou
trop phobiques pour expérimenter en réalité les situations. Elle
permet aux patients immergés sous RV de se sentir davantage
en sécurité que lors d’exposition in vivo alors même qu’il a été
montré que les scènes proposées leur paraissent plus réalistes
que lors de désensibilisation systématique.
L’engouement pour cette nouvelle technique qu’est la RV en
psychothérapie ne doit pas pour autant faire oublier sa
complexité et les risques encourus lors de son utilisation. Selon
Stanney (1995), la RV est contre-indiquée chez des patients
souffrant d’attaques de panique, ayant de graves problèmes
médicaux telle que l’épilepsie, ou encore chez des patients toxicomanes encore sous l’influence du toxique. North et coll.
(1998) formulent des recommandations aux thérapeutes utilisant la RV :
- le patient doit être assis sur une chaise plutôt que debout;
- il faut utiliser un casque d’immersion permettant au patient
de voir son corps, même partiellement;
- les séances d’immersion doivent être brèves (15 – 20
minutes), dépasser cette durée risquerait d’entraîner chez le
patient des symptômes physiques de malaise et de vertige.
A travers ces suggestions, il s’agit de tenter d’augmenter le
sentiment physique et psychologique de sécurité des patients
lors des séances d’exposition.
Les possibilités offertes par la réalité virtuelle dans le champ
des thérapies cognitivo-comportementales sont nombreuses.
Le maniement, guidée par le thérapeute, de scènes virtuelles,
favorisant l’induction d’un état de relaxation chez le patient a
montré des résultats positifs. L’immersion sous réalité virtuelle
amène le patient à vivre cette expérience de façon plus réaliste
qu’il ne l’aurait vécue en se l’imaginant (Vincelli et Molinari,
1998). Dans cette perspective, la réalité virtuelle devient un
outil flexible, permettant de modifier et de contrôler en intensité et en fréquence les stimuli auxquels le patient est soumis.
Le recours à la réalité virtuelle permet d’ajuster très exactement
les situations, d’interrompre instantanément l’exposition au
stress, d’en discuter les modalités et de reprendre le déroulement de la thérapie. En restant dans le cabinet du thérapeute, cela
évite au patient de se donner en spectacle tout en préservant
l’indispensable confidentialité.
Mais cette “technicisation” de la psychothérapie, aussi fascinante soit elle, n’a en aucune manière bouleversé les fondements
théoriques (comportementaliste et cognitiviste) et méthodologiques sur lesquels repose la thérapie sous réalité virtuelle. Cette
dernière n’a pas remplacé non plus le rôle que joue le thérapeute dans la prise en charge. En effet, comme nous l’avons vu
à plusieurs reprises, sa présence auprès du patient reste indispensable. Bien au contraire, il semble qu’elle ait renforcé
l’alliance thérapeutique patient/thérapeute sur un mode encore
plus collaboratif (Vincelli, 1999).
Faire de la réalité virtuelle une psychothérapie à elle seule
reviendrait à négliger la relation privilégiée qui s’établit entre
le thérapeute et le patient. La réalité virtuelle doit s’inscrire, à
un moment donné, dans le processus psychothérapique.
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[1]
L’immersion se
définit par la possibilité
qu’a un individu d’être
physiquement plongé
dans un monde virtuel,
ou du moins d’en
éprouver la sensation,
grâce à la faculté
d’orienter son regard
dans toutes les directions
et d’entendre un son
provenant de n’importe
quel point de l’espace.