2001
Champ Psychosomatique
Chute chez le vieillard
Le médecin et ses malades
Guy Even
Médecin généraliste, 20 rue Jean Jaurès 94500 Champigny sur Marne; Coordonnateur du Département d’Enseignement et de Recherche en Psychologie Médicale – Faculté de médecine de Créteil-Paris XII, 7 rue du Général Sarrail 94000 Créteil; Animateur de Groupe Balint Association de Recherche d’Étude et de Formation à la Fonction Soignante, 66 Bd Ornano 75018 Paris.
Partant d’une expérience clinique (chute chez les patients âgées en pratique
de ville), l’acte médical est interrogé dans ses dimensions relationnelles. Les
modifications du rapport au monde (au corps, aux autres, au temps) de la personne âgée sont illustrées et mises en parallèle avec les conditions de l’exercice médical (formation reçue, temps accordé à la relation...). La prise en
compte de ces données existentielles et relationnelles est particulièrement
importante du fait de la sensibilité de ces patients aux effets de la relation médecin malade. L’efficacité de l’acte de soin (soutien/iatrogènie) en dépendra.Mots-clés :
Personne âgée, Relation médecin malade, Temps/pratique de soin, Exercice médical, Formation médicale.
From a clinical experience (old patients fall), the relational aspect of the
medical act is questioned. Modification of relationship to world (to one’s body,
to others, to time), in elderly people, is illustrated and compared with the medical work practice. Taking into account the existential and relational issue is particularly important regarding this patients’sensibility. That will determine the
efficiency of the caring process.Keywords :
Old people, Doctor patient relationship, Time in medical practice, Medical exercise, Medical education.
« GUSTIN SABAYOT sans lui faire de tort,
je peux bien répéter quand même
qu’il s’arrachait pas les cheveux à propos des diagnostics...
Des soirs, il simplifiait tout. Il montait sur l’escabeau devant
la colossale armoire aux échantillons.
C’était la distribution directe, gratuite et pas solennelle
de la pharmacie... Au coup du cadeau je l’ai vu moi,
Gustin, rétrécir à dix minutes des consultations
qu’auraient duré aux moins deux heures,
conduites avec des précautions. Moi j’avais plus rien
à apprendre sur la manière d’abréger.
J’avais mon petit système à moi. »
Céline,
Mort à crédit
[1] (1)
Cette semaine, deux vieilles dames sont tombées. L’une
s’était aidée de la nappe pour se lever de table. Mais la
toile cirée a glissé, lentement, jusqu’au point où la dame
est tombée, tenant la nappe toujours à la main. Elle a appelé et
attendu longtemps qu’on la trouve et l’aide à se relever. L’autre
s’est retournée un peu vite, le lait qui bout vous savez. Mouve
ment brutal des yeux, rapide du haut du corps, les bras se tendent
alors que les pieds, plus lents, traînent puis butent. Sans faire
d’imprudence, elles sont tombées.
De ces dangers quotidiens, pas exactement ceux-ci, mais
d’autres, voisins, je leur avais pourtant, il n’y a pas bien longtemps, parlé. Nous avions parlé de ces vieilles habitudes : monter
sur le tabouret pour atteindre le haut de l’armoire, ne pas vouloir
se séparer de cette descente de lit qui glisse et fait des plis, mais
permet aux pieds nus de se poser à terre au réveil les matins d’hiver. Elles m’avaient écouté, gentiment comme on dit, sans que
rien n’en soit tout d’abord changé. Il avait fallu y revenir,
plusieurs fois me répéter. Nous avions parlé de ces petites imprudences et de ces graves dangers liés à la vie même et au temps
qui passe, liées à ce décalage entre ce qu’on pense encore être,
ce qu’on voudrait tellement encore pouvoir; et ce qu’on est et
peut. Parlé encore de cette expérience de soi, sédimentée par des
années de vie, de ces possibilités physiques et psychiques qu’on
n’arrive pas à quitter, de la tristesse enfin de se voir si vieux, de
sentir ses possibles se restreindre d’année en année. Difficile alors
de se passer de ce dernier étage de l’armoire que l’on a toujours
utilisé. Douloureux de quitter ce tapis qui vous accompagne
depuis des années, a connu le temps où le mari était encore
vivant. Comment accepter cela sans souffrance, sans révolte, sans
combat ? Alors parfois, moitié par habitude moitié par bravade,
on grimpe sur le tabouret. Et les deux vieilles dames sont
tombées, une sur le dos, l’autre sur le côté. Ah, sûr, quatre ans
plus tôt elles auraient pu se rattraper, se rééquilibrer. Sans doute
même, dans ce moment qui précède la chute, dans l’instant où
l’on perçoit le déséquilibre sans croire à ses conséquences,
pensaient-elles encore l’éviter. Rien à faire, elles sont tombées.
Ce qui quatre ans auparavant n’était pas imprudence, le voilà
devenu insensiblement danger.
Ce refus d’actualisation face à une vie où les possibles se
restreignent n’est-il pas comprendre selon la formule de Merleau
Ponty comme « ancien présent qui ne se décide pas à devenir
passé »
[2]. Ancienne présence au monde où un petit déséquilibre est
spontanément corrigé, où la vacillation autour du point de gravité
fait partie de la vie. Anciens plaisirs qui ne se décident pas à devenir passés : plaisir d’être en hauteur et plaisir de la glissade hérités de l’enfance. Mais cette semaine, les deux vieilles dames sont
tombées. Je les ai examinées, elles avaient mal, et j’ai fait effectuer des radios. Ça casse tellement vite à cet âge là, les os. C’est
bien simple, une fois sur deux, c’est cassé. On en a pourtant fait
des chutes dans cette satanée vie, et globalement ce qu’on expérimente de la chute, de la « petite chute » chez soi, c’est que ça
ne casse pas. Eh bien là encore, cet ancien présent nous trompe
et doit être dépassé.
Rien de cassé heureusement cette fois-ci, ni chez l’une, ni
chez l’autre. Et pourtant toutes les deux vont me demander d’être
hospitalisées !
On est au milieu d’octobre, et il y a des jours où j’ai envie
de hurler. Ce n’est pas possible, ça ne va pas être cela ma vie
de m édec in. C ette c ourse. C ette ten sion perm an en te. C ette
emprise d’une idée dominante : gagner du temps. Les visites
s’accumulent dès le matin. Et déjà tout va trop vite. Les feux
rouges m ’én erven t. J e c ours dan s les esc aliers pour n e pas
attendre l’ascenseur, déboule en trombe dans les appartements
et suis déjà dans la chambre, tensiomètre et stéthoscope sortis,
alors que les patients sont encore sur le pas de la porte à me
tendre la main. Pas un instant pour manger hors de la voiture,
tout est minuté, calculé. Rarement dans un coup de folie je
m ’offre un b ar. M ais la raison revien t dès la c om m an de —
jambon beurre, « et tout de suite le double café ». Là le problème
n’est pas le sandwich, mais le café. Rien de plus docile qu’un
sandwich, on peut l’emporter et tranquillement le finir dans la
voiture. Non, la difficulté vient de ce satané café, lui qui vous
rive au b ar, pren an t tout son tem ps pour refroidir. A lors on
fonce, on expédie, on « abrège » et on « simplifie ». Un désir
inconnu pointe. Le bout de son nez apparaît d’abord, puis tout
son c orps qui grossit : ne pas être trop en retard, gagner du
temps. Et moi qui croyais le désir de faire du bon boulot indélogeable, fermement ancré; le voilà qui s’enfuit, effrayé par le
nombre. Certains patients cependant forcent le barrage. Leur
souffrance crie si fort que le médecin ne peut que l’entendre.
L à il n e peut qu’ac c epter de don n er un peu de son tem ps.
« Vraiment cette patiente va mal, il faut que j’oublie les minutes
qui passent, les autres qui attentent, il faut que je l’écoute ».
Mais comme justem ent alors, cette écoute devient difficile.
Comme mes paroles portent à faux. Me voilà embarqué du côté
du bon conseil, du soutien de bas étage : « allez, allez, ce n’est
pas si grave, ça va aller !». Et puis un petit antidépresseur et
trois gros an xiolytiques, pour faire la m esure; le « c oup du
cadeau », tant je sens que vraiment je n’ai pas fait ce qu’il fallait.
Car cette souffrance, elle attendait qu’on entre un peu en résonance
[3] avec elle, elle soupirait d’être un peu éprouvée et partagée par quelqu’un, d’être entendue. Ceci demande du temps,
exige un changement d’attention et d’attitude
[4], et donc comme
tout changement de l’énergie. Comment, alors que l’on est pris
dan s le sc hém a rapide, effic ac e, des question s/répon ses;
comment avoir cette énergie, atteindre cette disponibilité qui
cherche, qui écoute ?
Ceci est d’autant plus vrai que peu de choses dans la formation du médecin l’ont préparé à cette ouverture. En usager du
schéma clinique, vite, il sort la formule. Trop tôt, beaucoup trop
tôt, bien avant d’avoir laissé la place au temps pour entendre,
pour éprouver, au temps pour comprendre. On fait alors comme
si on comprenait tout, et tout de suite, on conclut. Comme dans
l’angine. Sauf que ce n’est pas l’antibiotique qui sort, mais le
conseil, ou le médicament psy. Si désireux de conclure et de trouver des solutions, en usager inquiet du schéma clinique, vite et
un peu trop brusquement on se réfugie derrière les repères : est-il (elle) déprimé ou anxieux, y a-t-il des éléments de la lignée
psychotique, ou un risque de suicide ? Pris dans la fureur de
diagnostiquer, ces catégories viennent s’imprimer sur la
conscience, effrayant l’écoute et l’on n’entend plus rien.
Comment cela ne serait-il pas aggravé par cette représentation de
la course du temps qui a envahi toute notre société, celle où toute
minute dépensée se questionne à l’aune d’une productivité, cette
vision capitaliste du temps. Délire de science fiction ? Des médecins se mettent en grève avec une unique revendication : pouvoir
avoir dix minutes par patient. C’est la demande qu’ont dans leur
grève, formulé les généralistes espagnols en mai 2001 !
Or on sait que dans nombre de rencontres le temps donné –
passé à quoi : à quelque chose qui pourrait s’appeler à « rien » –
est un ingrédient souvent irremplaçable. Rappelons-nous ce que
Lacan nous disait : « c’est ce qui sort du fait même de demander,
quoiqu’on demande – pour autant non pas qu’on demande
quelque chose, ceci ou cela, mais que dans le registre et l’ordre
de la demande en tant que pure, celle-ci n’est que demande d’être
entendue. Je dirai plus – d’être entendue pourquoi ? Et bien d’être
entendue pour quelque chose qui pourrait bien s’appeler pour
rien.
[5] ».
Donc cette semaine, deux vieilles dames que je connais bien
sont tombées. Rien de cassé heureusement, mais toutes deux vont
me demander d’être hospitalisées. Ces patientes je les avais vues
courant septembre et octobre. Je me souviens, j’étais pressé. Il n’y
avait pas de problème, alors renouvellement d’ordonnance ou
vaccin, j’avais été vite. Si vite, un petit chef-d’œuvre d’organisation. Rien de laissé au hasard, pas de temps perdu. Si vite pour
elles, si vite pour ce temps de la vieillesse. Lentes à se déshabiller, lentes à se rhabiller, lentes pour tout; sans aucun doute je
les avais brusquées.
Pressé, j’avais préféré oublier que les personnes âgées partagent avec les tous petits enfants une sensibilité particulière. Sensibilité à cette impatience qui habite le médecin, à cette sorte de
transpiration qui sourd de sa personne, à cette tension, cette précipitation qui l’habite et se révèle dans ses gestes rapides et calculés, un peu brusques, plutôt que lents et attentionnés.
Écoutons un instant leur univers, c’est celui de la lenteur, et
la vitesse leur fait violence. Violence de cet ancien présent qui
définitivement est passé. Il n’y a qu’à voir ces vieux automobilistes, sur lesquels on klaxonne, contre qui on maugrée. Le temps
est passé et en a fait des marginaux. Ils ne sont plus dans le
rythme dominant, ce rythme où la ville a de 30 à 45 ans. Ils sont
hors de ces normes et notre temps les brutalise, et toute notre
précipitation se fait injure lancée à leur grand âge. Oui, eux sans
aucun doute perçoivent bien toute la violence du temps; et cette
vibration qui habite le médecin leur adresse ce message qu’aucun démenti ne saurait effacer : ils sont trop vieux !Alors ils se
le disent et nous le disent : « Je vous ai encore dérangé Docteur »...
« Docteur je vous fais encore perdre votre temps », quand ce n’est
pas tout l’humour triste de cette vieille patiente ne sortant plus de
chez elle depuis tant d’années : « Ah, il faut vraiment trouver le
temps long pour s’occuper d’une vieille malade comme moi ».
Et mes deux vieilles dames qui n’en finissent pas de tomber.
Pas de fracture cette fois, mais pourtant quelque chose est brisé.
L’une me le dit nettement, « on ne devrait pas laisser les gens
devenir si vieux, ce n’est pas bien, je suis trop vieille, je veux
mourir ». En un instant tout a basculé, et ces gestes quotidiens,
s’habiller, faire sa toilette et sa cuisine, deviennent insupportables, comme devient insurmontable c ette solitude c ontre
laquelle, jour après jour elles luttaient. À quoi bon quand on est
si seul, quand personne n’est là pour vous aimer, vous aider.
Alors ce médecin, bien gentil, mais si pressé, comment croire
encore qu’il puisse vous apporter quelque chose ? Il a beau inlassablement répéter, ce « mais non », « mais non », on sent bien
qu’on le dérange et cela confirme alors ce qu’on pensait déjà
tellement : « on dérange ».
Ah comme tout peut se précipiter quand le narcissisme est si
malade, si meurtri. Comme alors un petit rien, une déception peut
faire basculer la relation, la faire glisser vers la iatrogénie.
Comme une irritation du médecin, un mouvement d’humeur peut
devenir pathogène ! Ce praticien en qui l’on avait mis sa
confiance, qu’on aimait bien et sur qui l’on comptait; le voilà
qui jette l’éponge, flanche et trahit. Il n’a pas compris que l’insistance de la demande n’avait qu’un objet : s’assurer de sa
constance, de sa présence. C’était de l’attention qu’on attendait,
et voilà qu’un jour, il nous bouscule. Alors on n’y croit plus. Alors
quand survient la chute, même si cette fois l’os n’est pas cassé,
on préfère être hospitalisé.
Mais peut-être s’agit-il d’autre chose. Peut-être d’un dernier
appel, d’une dernière ruse où se teste la proximité, où l’oreille se
tend dans l’espérance d’une réponse : « pas question, je vous
garde ».
C’est sans doute à ce moment là qu’il faut que le praticien ait,
c omme le dit Canguilhem, la c apacité de dépasser c ette
« défaillance caractéristique de l’exercice de la médecine » : celle
qui « a lieu dans l’oubli, pris en son sens freudien, du pouvoir
de dédoublement propre au médecin qui lui permettrait de se
projeter lui-même en situation de malade, l’objectivité de son
savoir étant non pas répudiée mais mise entre parenthèses »
[6].
C’est à ce moment là sans doute que le docteur doit savoir en
faire un peu plus. Revoir ces patients, certes, mais aussi téléphoner, prendre des nouvelles, percevoir enfin que l’urgence et
la gravité sont comparables à celle d’une maladie organique
inquiétante, là où en quelques jours tout peut basculer. L’âge,
mais aussi la maladie grave placent les gens dans une extrême
dépendance, une sensibilité à fleur de peau. Le médecin, on le
sait, peut devenir alors un personnage dont les attitudes, les actes
– tous ces éléments hors clinique médicale – auront des répercussions sur l’état de santé même de ses patients. Ceci fait donc
partie de sa responsabilité. Songez à toutes ces personnes âgées
que l’on voit, année après année, tous les mois. Pensez avec
quelle régularité elles nous font appel et bon accueil. Entendez
que le plus souvent l’important ne se joue pas dans la
surveillance du traitement ou la recherche du nouveau problème
qui ne manquera pas, avec le temps, de surgir. L’essentiel
est ailleurs. Paradoxalement c’est une patiente qui justement
n’appelait plus personne qui amena chez moi cette réflexion.
Se trouvant trop vieille elle avait décidé d’arrêter de prendre
tous ses médicaments, de ne plus demander la visite du médecin.
« À quoi bon », me dit-elle. Vivant dans une grande solitude, très
rapidement et sans témoin elle s’était dégradée. Ceci me fit
penser aux autres, à ceux du même âge qui eux régulièrement,
continuaient d’appeler. Cet appel mensuel, non justifié par une
pathologie aiguë, quel était sa fonction ?
Avoir recours au médecin, c’est-à-dire à celui qui malgré l’âge
et la mort annoncée va examiner, s’occuper du corps, tenter de
soigner; n’est-ce pas se signifier que la vie est toujours là, que la
santé vaut encore le coup ? Le praticien n’incarne-t-il pas ainsi
l’idée que ce corps meurtri mérite encore soins et attention, qu’il
y a encore, ici, quelque chose à faire ? Que ce médecin prenne
soin de moi, s’inquiète et montre de l’intérêt pour ce corps; voilà
qui sans doute soutient dans l’épreuve de vieillir. Son désir
professionnel de soigner (que cela aille bien, aille mieux) ne peut-il alors être pour le patient tendrement contagieux ?
Encore faudrait-il qu’à côté des exigences de rentabilité, qu’à
côté du modèle scientifique de prise en charge de la maladie,
un espace pour ce « rien » puisse dans l’acte médical – donc
dans les conditions d’exercice et dans la conscience que le médecin a de son métier – être réservé ou préservé. Autrement dit que
cela soit, et dès la formation initiale en faculté, valorisé. Là il
convient de soutenir et d’affirmer que l’acte de soin ne peut, en
médecine humaine, trouver sa seule référence dans le modèle
économico-scientifique qui domine notre société. Car sa référence en effet est ailleurs; pas bien loin sans doute de cette
« utilité du patient » dont parlait le vieil Hippocrate. Du patient
comme sujet. « Ce sujet capable d’expression et qui se reconnaît
comme sujet dans tout ce qu’il ne sait désigner que par des
possessifs, sa douleur et la représentation qu’il s’en fait, son
angoisse, ses espoirs et ses rêves
[7]. (G. Canguilhem)
[1]
LF Céline,
Mort à
Crédit, Folio, p. 22-24.
[2]
M. Merleau-Ponty.
Phénomènologie de la
perception. TEL
Gallimard. 1945, Éd.
1981
[3]
A. Green « Il n’y a
qu’un sujet pour
comprendre ce que dit,
ce qu’exprime
ou ce que manifeste
un autre sujet » –
À propos de
« l’identification
subjective », Salon
Psy/SNC,
La Villette, 2000
[4]
G. Canguilhem.
Études d’histoire et de
philosophie des sciences.
Vrin « Il faut s’avouer
enfin qu’il ne peut y
avoir homogénéité et
uniformité d’attention et
d’attitude entre la prise
en compte du sujet
malade et la lutte
rationnelle contre la
maladie »
[5]
J. Lacan,
Séminaire VII
[6]
G. Canguilhem,
Op. cit., p. 409