2002
Champ Psychosomatique
Transmission, filiation et infertilité masculine
Valérie Plard
Psychologue clinicienne, service de psychopathologie du professeur M.R. MORO, hôpital Avicenne (AP-HP), 125 rue de stalingrad 93009 Bobigny. laboratoire de psychogenèse, département de psychopathologie, faculté de Bobigny, 174 rue Marcel Cachin 93017 Bobigny.
Cet article se propose d’étudier la question de la filiation et de la transmission chez des hommes infertiles. Deux illustrations cliniques soulignent
les processus de filiation chez deux hommes juste avant le recours à une procréation médicalement assistée.Mots-clés :
Infertilité masculine, Filiation, Procréation médicalement assistée, Transmission.
This article aims to study the question of a filitation and transmission in
infertile men. Two cases hightlight the filiation process in two men just before
an attempt at assisted medical procreation.Keywords :
Men infertility, Filiation, Assisted medical procreation, Transmission.
L’infertilité représente pour un couple des difficultés à
concevoir un enfant, à transmettre la vie, à s’assurer une
descendance et pour un homme, celle de transmettre son
nom. Cette situation est de plus en plus palliée par le recours à
une aide médicale à la procréation. Dans le cas d’une infertilité
masculine, la technique de fécondation in vitro avec micro-injection
plus communément appelée ICSI
[1], dans le jargon médical,
fait partie des procréations médicales récentes proposées au
couple dont l’infertilité est d’origine masculine. L’ICSI remplace
dans de nombreux cas l’insémination artificielle avec donneur
(IAD) comme traitement médical de l’infertilité masculine. L’introduction
de cette technique permet de maintenir une filiation
biologique.
Au-delà de l’aspect biologique, nous proposons de questionner les liens que peuvent entretenir la situation d’infertilité
masculine et les représentations liées à la filiation et à la transmission, chez des hommes souffrant d’infertilité d’origine masculine.
Dans une enquête par questionnaire menée dans les années 80
par G. David sur 800 couples ayant recours à une insémination
artificielle avec donneur (IAD), certains résultats montrent chez
ces couples les difficultés relatives à la réactivation de la filiation
et de la transmission. En effet, une forte proportion des couples
maintenait le secret autour de l’infertilité du mari à l’entourage.
Pour ceux qui révélaient les difficultés, l’enquête précisait que le
père du conjoint n’était jamais mis au courant des difficultés de
son fils à procréer. « Il est impossible d’avouer la stérilité au père,
car ne pas avoir d’enfant c’est échapper au devoir de paternité,
c’est trahir l’obligation du maintien de la lignée, c’est ébranler
l’ordre familial » (G. David, 1988, p. 44)
Les éléments de cette étude sur le retentissement psychologique de l’infertilité masculine soulignent les conflits que suscite
une telle situation au niveau de la transmission et de la filiation.
Ces constatations rejoignent les conceptions de certains auteurs
que nous exposons brièvement dans un premier temps. Les deux
illustrations cliniques qui suivent sont axées sur la mise en
évidence des représentations liées à la filiation et à la transmission, chez des hommes infertiles ayant recours à une tentative de
procréation assistée de type ICSI. Ces deux vignettes cliniques
sont représentatives de certains hommes rencontrés au cours
d’une étude portant sur l’exploration du vécu lié à l’annonce de
l’infertilité et au recours à une aide médicale à la procréation chez
des hommes infertiles
[2].
LIEN DE FILIATION ET DETTE DE VIE
La stérilité selon Guyotat est répertoriée parmi les situations
« qui activent ou inhibent le désir de transmettre (ou son urgence)
à la génération suivante... » (Guyotat, 2000, Les empêcheurs, p.
200. Le syndrome de l’entonnoir, décrit par Jean Guyotat, est
évoqué à propos d’un de ses patients, unique garçon d’une lignée
pour laquelle reposent sur lui les seules chances de la famille à
perpétuer leur nom. C’est « être le dernier d’une lignée et la tenir
en quelque sorte à sa merci. » (Guyotat, 2000, p. 182)
L’infertilité peut se comprendre dans une problématique du
lien filiation. Le lien de filiation étant selon Guyotat « ce par quoi
un individu se relie et est relié par le groupe auquel il appartient,
à ses ascendants et descendants réels et imaginaires » (Guyotat,
2000, p.189)
Bydlowski envisage le symptôme infertilité comme suit «...
l’infertilité a la particularité de ramener sans cesse aux thèmes
conflictuels de la sexualité et de la filiation, à la différence des
autres maux physiques qui, venant remplir tout le champ des
préoccupations du sujet, vont colmater ou camoufler les conflits »
(Bydlowski, 1997, p. 119).
Le concept de dette de vie, décrit par Bydlowski, introduit la
question de la reconnaissance d’une dette d’existence à l’égard
de ses ascendants nécessaire à la transmission de la vie.
Et dans certains cas, selon l’auteur, « le non-règlement de la
dette d’existence aux parents barrerait la transmission de la vie »
(Bydlowski, 1997, p. 8). Monique Bydlowski a plus particulièrement décrit ce concept en ce qui concerne le versant féminin et
a envisagé certains cas d’infertilité féminine dans cette perspective. Mais elle cite dans son ouvrage un éclairage du même ordre
au sujet d’une stérilité masculine avec le cas d’un homme stérile
adopté qui a pu devenir père lorsqu’il a retrouvé ses géniteurs.
« En les rencontrant, il a pu renoncer douloureusement à sa rêverie d’enfant d’une retrouvaille avec des parents idéalisés et adopter enfin sa famille adoptante; reconnaître sa dette d’existence
à leur égard et accepter de transmettre leur nom. » (Bydlowski,
1997, p. 109)
« Le père est passeur du nom qu’il porte. Il est débiteur d’une
dette de vie qu’il ne peut régler qu’en étant le maillon d’une
chaîne qui le dépasse. Le père peut alors séparer l’enfant d’avec
le désir incestueux maternel. » (Bydlowski, 1997, p. 109).
Ces approches illustrent d’une certaine façon le poids ou l’influence du mandat familial sur les possibilités d’une transmission d’une génération à l’autre.
Delaisi de Parseval exprime par ailleurs une problématique
transgénérationnelle de l’infertilité par cette métaphore, « l’enfant qui ne veut pas venir ou qui ne peut pas venir, c’est qu’il est
comme resté accroché dans les branches, dans les feuilles ou
dans les nœuds de son arbre généalogique» (Delaisi de Parseval,
1985). La souffrance de l’infertilité réside selon cet auteur essentiellement dans le fait de ne pouvoir s’acquitter d’une dette transgénérationnelle plus que dans la blessure narcissique qui découle
d’une situation d’infertilité (Delaisi de Parseval, 1994).
HISTOIRE D’O. OU L’INFERTILITÉ COMME MÉTA-PHORE DE LA TRANSMISSION
Monsieur O. est âgé de 27 ans lors de l’entretien. Il a donné
son accord pour participer à une étude concernant le vécu des
couples ayant recours à une ICSI. Les données sont recueillies à
l’aide d’un entretien semi-directif.
Monsieur est l’aîné d’une fratrie de quatre enfants. Il est originaire des Landes et est installé en région parisienne avec son épouse
depuis un an. Le couple est programmé dans un centre d’aide médicale à la procréation dans le mois qui suit l’entretien. Au cours de
l’entretien Monsieur O. parle aisément de lui et du recours à la
micro-injection. Monsieur a appris son infertilité il y a un an, il dit
qu’il s’y attendait un peu et fait référence alors à une opération subie
dans son enfance. À la question portant sur la connaissance par l’entourage des difficultés du couple à concevoir un enfant, il répond
qu’il en a parlé à ses parents, un frère, une sœur et autour d’eux car
« c’est pas un tabou de le faire comme ça ». Même si au début il
évoque une certaine réticence et qu’il a peut-être été un peu choqué
«delefairecommeça ». Il attribue le désir d’enfant essentiellement
à celui de son épouse. « Quand la volonté est là d’avoir un enfant
quand même cette volonté est pas très importante... puisque pour
elledetoutefaçonc’étaitsonrêve ».Il n’a pas été d’emblée pour un
recours à la technique médicale, mais c’est sa femme dit-il qui l’a
convaincu. En ce qui concerneson désir d’enfant, il évoqueun changement depuis le décès de son père, il dit que maintenant il a un
devoir de transmission, ce qui a modifié savolonté d’avoir un enfant.
Le décès de son père remonte à quelques mois avant l’entretien.
Par rapport à son rôle de père, il dit que se sera doublement
important car il ne fera pas d’enfant quand il en aura envie mais
avec l’aide de la médecine. « J’en fais pas quand j’en aurais
envie, c’est quelque chose qui me dépassera un peu... parce que
sans la médecine à la limite j’en aurais jamais eu. »
Spontanément il décrit les relations avec son père et le désir
de son père par rapport à sa propre naissance. Il dit « le fait de
m’avoir n’était pas voulu réellement ». La mère de monsieur
ayant cachée sa grossesse pendant un certain temps, le père de
monsieur semble avoir été mis devant le fait accompli. Il dit que
cela lui semble important d’autant plus que la mère a refusé le
prénom choisi par le père. Ce prénom est donné à un fils cadet.
Il parle de conflit dès sa naissance et se demande si c’est ce qui
par la suite a marqué les relations « pas très tendres » avec son
père. Il n’a jamais eu les relations de père et de fils qu’il aurait
aimé avoir. Il évoque une peur à son égard le fuyant et l’évitant
pour éviter les railleries.
Il exprime aussi le doute qui le prenait parfois, se demandant
si celui-ci était vraiment son père. Il rattache ce doute au rejet et
aux inégalités dans la fratrie qu’il a toujours ressenties de la part
de son père.
Il évoque à la fin de l’entretien le problème de la transmission
des rapports qu’il a eu avec son père à ses enfants. Il parle de
certaines statistiques concernant «les enfants qui n’ont pas eu
d’amour ou martyrisés» et qui font la même chose avec leurs
propres enfants. Mais il ne pense pas que se sera le cas en ce qui
les concernent lui et son épouse. Il ajoute qu’il pense que sa
femme sera une bonne mère compte tenu des sacrifices qu’elle
fait en ce moment liés à l’AMP.
Sa réussite professionnelle et la constante présence qu’il a
tenue à la fin de la vie de son père malade l’ont rachetées à ses
yeux. Il dit que finalement il est celui des enfants qui l’a le moins
déçu et dont il était sans doute le plus fier.
Il évoque au cours de l’entretien des relations proches avec sa
mère mais ne s’étend pas sur ce sujet.
Les données recueillies sur son histoire et sur les relations avec
son père, notamment, permettent de faire certaines hypothèses sur
les représentations liées à sa filiation et à la transmission.
En ce qui concerne la filiation ascendante, Monsieur évoque
un doute de paternité, un doute sur sa filiation. Il lui semble
nécessaire d’évoquer le désir de son propre père et le contexte de
la grossesse de sa mère. Il n’attribue aucun désir d’enfant à son
père. Et en ne pouvant pas prénommer son fils, il fait lui-même
le lien des difficultés de son père à investir par la suite cette filiation. Cette situation rejoint les conceptions de Serge Lebovici
concernant le choix du prénom et l’importance de ce choix dans
la constitution du mandat de vie d’un enfant. Le fait que le propre
père de Monsieur n’aie pu donner le prénom souhaité, peut s’entendre comme une influence sur le sentiment d’être père de cet
enfant là, sur la paternalisation. Chez Monsieur O. peut se poser
la question de la place du recours à une AMP par rapport à cette
filiation. Elle apparaît ici en résonance avec ce qu’il imagine de
l’attitude et de la place de son propre père à l’égard de sa propre
naissance. En effet, au sujet de la technique Monsieur O. dit : ça
le dépasse, il ne fait pas ça quand il en a envie. Son père en étant
devant le fait accompli semble, selon Monsieur O., avoir été en
quelque sorte dans la même position à l’égard de sa naissance.
La question de la transmission à la génération descendante se
pose dans la façon dont Monsieur O. vit le recours à la technique
médicale. Il existe une crainte chez Monsieur O. d’une transmission des relations hostiles vécues avec son père, dont
consciemment il ne souhaite pas reproduire le schéma. Il redoute
que cette transmission lui échappe, comme lui échappe la possibilité de vouloir un enfant quand il veut.
L’importance chez cet homme de se situer dans sa filiation,
se reconnaître le fils de son père s’accompagne de questionnement autour de ce qu’il va pouvoir transmettre (contenu de la
transmission).
Chez Monsieur O., il existe un lien sur la façon dont Monsieur
O. vit son infertilité, le recours à une ICSI et ses représentations
de filiation ascendante et de transmission.
HISTOIRE D’A. OU L’AFFILIATION COMME PRÉA-LABLE À LA TRANSMISSION
Monsieur A., âgé de trente ans, doute du recours à une AMP
et reporte par deux fois le rendez-vous pour la programmation
d’ICSI et c’est dans ce contexte que deux entretiens ont lieu à la
demande du service de PMA. Il dit que les relations conjugales
ne sont pas propices pour accueillir un enfant. Depuis l’annonce
de sa stérilité, les relations conjugales se sont détériorées et
Monsieur A. semble avoir mené une quête sans merci à la
recherche de ses origines. Il parle de son histoire. Il est né en
Espagne d’un père espagnol, celui-ci a quitté le domicile familial quand Monsieur était encore bébé. Sa mère et lui sont alors
venus s’installer en France où ils ont vécu tous les deux. Le père
de Monsieur a repris contact à la majorité de son fils par téléphone, plusieurs rendez-vous ont été pris mais le père ne s’est
jamais présenté. Le père est décédé très rapidement à la suite de
cette tentative de rencontre sans que les circonstances de sa mort
ne soit bien connues. Monsieur A. a ensuite tenté de tisser des
liens avec sa famille d’Espagne, mais en ayant beaucoup de mal
à se faire accepter par celle-ci. Il a organisé un séjour juste avant
l’éventuel recours à une ICSI. Il exprime l’importance de ce
voyage en Espagne dans sa famille paternelle par rapport à ce
qu’il est en train de vivre. Il évoque dans ses termes son désir de
créer des liens et de s’inscrire dans une histoire familiale.
Dans cette situation l’annonce de l’infertilité semble réactiver
une nécessité d’affiliation, c’est-à-dire l’appartenance à un
groupe culturel, cherchée du côté du pays du père. Cette affiliation semble contrebalancer une filiation fragile. L’attitude de
Monsieur A. peut s’entendre par ailleurs comme une tentative de
filiation du côté du père avec le rattachement à un groupe familial même si celui-ci est vécu comme hostile.
Il existe une résonance de l’attitude à l’égard de la programmation et celle de son père et des rendez-vous ratés quand
Monsieur A. était adolescent. Le père de Monsieur refusait de
voir son fils, Monsieur lui-même semble éprouver des difficultés à devenir père et sursoit à ce moment. Les difficultés de filiation apparaissent dans la lignée paternelle. Monsieur A. semble
y remédier dans une recherche d’affiliation forcée. Cette
recherche s’avère particulièrement importante au moment du
recours à l’ICSI qui peut lui permettre de devenir père.
Au niveau de la filiation chez ces deux hommes, il existe une
nécessité de se rattacher à la lignée paternelle qui passe par un
travail identificatoire intense. Ces identifications paternelles se
perçoivent dans les représentations et comportements évoqués
au cours des entretiens. Ces représentations autour de la filiation
semblent influencer l’alliance à l’égard de la procréation médicale ou plutôt la façon dont ils la vivent.
Il apparaît dans les deux observations que les préoccupations
des deux hommes se rattachent plus au contenu de la transmission qu’est ce qu’on va transmettre ? en lien plus particulièrement avec la lignée paternelle et semblent réactiver par la
question du comment on va transmettre ? liée à l’introduction de
la technologie médicale comme moyen de cette transmission.
TRANSMISSION INTERGÉNÉRATIONNELLE ET
RECOURS À UNE PROCRÉATION MÉDICALE
Pour conclure sur ces questions de filiation et de transmission, les conceptions de Serge Lebovici concernant la transmission intergénérationnelle apportent une ouverture sur la
transmission à la filiation descendante.
Les situations d’infertilité semblent amener chez certains
hommes des réaménagements qui sous-tendent la paternalité ou
le devenir père et plus précisément le processus de filiation et de
parentalisation. Pour devenir parent il faut pouvoir s’inscrire dans
une filiation, se situer par rapport à une ascendance et à une
descendance.
Ce double processus étudié par Serge Lebovici sous-tend la
transmission du mandat transgénérationnel, il est exploré dans
ses consultations thérapeutiques à partir de l’arbre de vie. « Cette
expression image le double processus de filiation/parentalisa-tion qu’on met en évidence en étudiant le destin transgénérationnel à la lumière du génogramme » (Lebovici, 1998).
Il semble que les deux cas évoqués illustrent le travail
psychique effectué sur ce double processus au moment du recours
à une procréation assistée chez des hommes souffrant d’infertilité. Les conditions liées à l’infertilité et au recours à une procréation assistée constituent une influence dans l’organisation de ce
double processus et par répercussion sur la transmission intergénérationnelle. La question de la singularité de cette transmission
intergénérationnelle qui pourrait marquer le mandat de l’enfant
à venir reste ouverte.
·
B YDLOWSKI M., La dette de vie, Itinéraire psychanalytique de la maternité,
Paris, P.U.F., 1997.
·
D AVID G., « L’importance d’être père », Revue française des affaires
sociales, Pères et paternité, Hors série, 1988,41-44.
·
D ELAISI DE PARSEVAL G., « L’enfant qui ne veut pas venir », in Pasini W., et
coll., Les enfants des couples stériles, Paris, ESF, 1985.
·
D ELAISI DE PARSEVAL G. et V ERDIER P., Enfant de personne, Odile Jacob,
1994.
·
G UYOTAT J., Psychiatrie lyonnaise, Sanofi, Synthélabo, Les empêcheurs de
penser en rond, 2000.
·
G UYOTAT J., « Filiation psychique, traumatisme psychique et incidences
psychothérapiques », in Filiations psychiques, Halfon O., Ansermet F.,
Pierehumbert B., P.U.F., 2000.
·
L EBOVICI S., L’arbre de vie, Érès, 1998.
[1]
L’injection
intra cytoplasmique
de spermatozoïde, plus
communément appelée
ICSI (intracytoplasmic
spermatozoïd injection)
ou micro-injection dans
le jargon médical.
Pour les couples,
tout se déroule comme
pour une fécondation
in vitro classique
mais il s’agit au niveau
du laboratoire
de sélectionner
un spermatozoïde et de
l’introduire à l’aide
d’une pipette au sein
de l’ovocyte.
[2]
« Paternalité et
assistance médicale à la
procréation, étude de la
paternalité chez des
hommes infertiles ayant
recours à une injection
intracytoplasmique de
spermatozoïde (ICSI)».
Mémoire de DEA
de psychologie clinique
et psychopathologie,
Paris VIII, dirigé
par le professeur
Serge Lebovici,
1996.