Le déni du corps dans la maladie
Marie-Claire Célérier
Le déni de la douleur corporelle ou de la valeur d’un symptôme de
maladie prend sens dans la vie psychique. Déni pervers dans les pathomimies, déni assorti de clivages des névroses narcissiques, ou méconnaissance
dans les investissements masochiques du corps, cette défense psychique qui
met en danger le corps, vise la préservation d’un certain type de lien à l’autre
plus nécessaire à la vie psychique que la vie elle-même.Mots-clés :
Déni, Méconnaissance, Angoisse de mort, Pathomimies.
The denial of bodily pain or of the value of a symptom of illness acquires
meaning in psychic life. Whether it is perverse denial in pathomimicry, denial
accompanied by splitting in narcissistic neuroses, or misappraisal (méconnaissance) in the masochistic investments of the body, this psychic defence
which endangers the body is aimed at preserving a certain type of bond with
the other which is more necessary for psychic life than life itself.Keywords :
Denial, Misappraisal (méconnaissance), Death-anxiety, Pathomimicry.
• LA SURDITÉ AUX BESOINS DU CORPS
— Ne pas voir la réalité
— Préserver à tout prix le lien à l’autre
• LE DÉNI DES BESOINS DU CORPS
— Les névroses narcissiques
— Les « névroses psychosomatiques »
• LE CORPS COMME OBJET TRANSITIONNEL
• LE CORPS COMME MÉDIATEUR DE LA RELATION À
L’AUTRE