A l’extrême limite de la vie psychique : l’animalité
Simone Korff-Sausse
A l’extrême limite de la vie psychique : l’animalité
Résumé : Les cliniques de l’extrême évoquent inévitablement des fantasmes
d’animalité, au sens d’un débordement pulsionnel qui signerait le franchissement
de la barrière anthropologique qui garantit la différence humain/animal. En effet,
les cliniques de l’extrême sollicitent les aspects déshumanisants et narcissiquement
blessants du contre-transfert. Mais la figure de l’animal est à considérer comme une
surface de projection qui permet en fait de penser ce qu’il en est de l’appartenance à
l’humain, ce qui sera étudié dans l’œuvre de Kafka avec les travaux des éthologues
et la démarche de certains artistes contemporains. Mots-clés :
Animalité, Handicap, Cliniques de l’extrême, Contre-transfert. .
Clinical studies of the extreme inevitably evoke fantasies of
animality, in the sense of excessive drives which would confirm that the barrier
ensuring the difference between the human and the animal has been broken down.
Indeed, clinical studies of the extreme call on the dehumanising and narcissistically
hurtful aspects of counter-transference. The figure of the animal is to be considered
as an area for projection, which in fact, can be seen as a reflection of the situation
of being human, which will be studied in the work of Kafka, and in the studies of
ethologists.Keywords :
Animality, Handicap, Clinical studies of the extreme, Counter- transference.