Cités
P.U.F.

I.S.B.N.9782130534570
192 pages

p. 63 à 70
doi: 10.3917/cite.016.0063

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n° 16 2003/4

2003 Cités

Polysémie de l’inquiétante étrangeté

Philippe Dufour de Conti Psychanalyste et maître de conférences en sociologie à l’Université de Paris I - Panthéon-Sorbonne. Il est le fondateur et le président du Cercle psychanalytique de la Biocénose associative de la trame et des Études analytiques d’urgence dont il anime les conférences du mardi. Il a notamment collaboré à l’ouvrage Sociologie-psychologie sociale, (Paris, Publications de la Sorbonne, 2000) et dirige actuellement un ouvrage collectif, Anthropologie et psychanalyse, à paraître prochainement aux Presses universitaires de la Sorbonne.
« La plus grande tragédie est la tragédie de la chambre à coucher. »
L. Tolstoï
Ce sont les hommes qui font les guerres, ce sont les hommes qui se détruisent, ce sont les femmes qui font naître les hommes qui font la guerre et ce sont elles qui les élèvent. Ce sont elles aussi qui leur inculquent le pouvoir, la force ou la soumission. Ce sont elles, enfin, qui s’approprient le pouvoir des hommes en les castrant, cherchant vainement à garder leur force ou à s’en protéger.
Nous sommes donc tous, femmes et hommes, concernés et responsables.
Il sera question ici d’un type de violence équivalente à la violence de la guerre ou à la violence politique exercée sur les individus. De la même manière que dans la guerre, aussi bien militaire que religieuse ou factieuse, les armées ne s’affrontent pas en permanence, bien qu’il y ait des guerres partout et tout le temps, la violence évoquée ici existe partout, tout le temps, mais elle non plus n’est pas permanente. On peut « rire jaune » jusque dans les tranchées !
« Qu’est-ce que la guerre ? Une situation dans laquelle les différends ne peuvent être tranchés que par la force ou la violence. » [1]
La situation, les situations dont il est question ici, qui traitent d’une multitude de différends qui sont effectivement tranchés brutalement par la force ou la violence, s’inscrivent dans des espaces sociaux et culturels impensables comme étant des lieux de violence. À croire que la guerre règne dans ces espaces, supposés être des espaces de protection, d’épanouissement, d’éducation, de formation, de développement. L’individu, le couple, la famille, l’institution et l’État sont chacun – est-ce un hasard ? –, dépositaires du connu et du secret, c’est-à-dire du familier qui devient secret, de la coexistence du familier et du secret. En d’autres termes, que « l’inquiétante étrangeté (soit) cette variété particulière de l’effrayant qui remonte au depuis longtemps connu, depuis longtemps familier, comment cela est(-il) possible, à quelles conditions le familier peut(-il) devenir étrangement inquiétant, effrayant (?) » [2].
La chose est-elle effrayante parce qu’elle n’est pas connue, parce qu’elle n’est pas familière, ou au contraire, parce qu’elle se produit là où elle ne devrait pas, c’est-à-dire dans un lieu ou dans une situation familière, y compris au sein de la famille ?
Ainsi, chez l’individu, dans le couple, dans la famille, à l’école, dans les partis, à l’hospice, à l’hôpital, au sein de l’État, l’effroi, la terreur adviennent davantage parce que des différends ayant pour objet notamment le sexe, la sexualité, l’âge, la santé, les idées, la foi et les croyances se manifestent et sont tranchés par la force ou dans la violence. Comment comprendre autrement la violence de l’individu qui décime un conseil municipal, d’un tueur en série, celle de bien d’autres qui agissent au sein de partis politiques tels les Khmers rouges, la violence de ceux qui, à l’hôpital et à l’hospice, euthanasient des malades ou des vieillards qui n’ont pas demandé à mourir, la violence enfin des innombrables postulants à la tyrannie ?
Cela est d’autant plus inquiétant que ceux qui tranchent par la force et la violence ne sont pas des armées étrangères, ne représentent pas même la force militaire, mais sont les propres membres de chacune de ces institutions, parents, instituteurs, professeurs, médecins, infirmiers, agents de l’État, qui utilisent la logique de guerre, c’est-à-dire leur puissance au service de la satisfaction de leurs pulsions sous le couvert de l’institution à laquelle ils appartiennent. Il ne s’agit pas ici d’évoquer les quelques blessures narcissiques que tout un chacun expérimente au cours de sa vie mais bien « l’expérience de la douloureuse vérité » [3], qui va de la maltraitance infantile subie dans une violence inimaginable à la répétition sur autrui, afin de masquer la souffrance dont ces individus ont été objet et, surtout, de protéger ceux ou celles qui, en laissant faire, ont participé au massacre physique, psychique et intellectuel.
Pierre Bourdieu avait raison de définir ainsi le concept d’habitus : « Produit de l’histoire, l’habitus produit des pratiques, individuelles et collectives, donc de l’histoire ; conformément aux schèmes engendrés par l’histoire, il assure la présence active des expériences passées qui, déposées en chaque organisme sous la forme de schèmes de perception, de pensée et d’action, tendent, plus sûrement que toutes les règles formelles et toutes les normes explicites, à garantir la conformité des pratiques et leur constance à travers le temps. » [4]
Le problème est double. D’une part, il est dit que l’habitus produit des pratiques individuelles et collectives, et cela en conformité aux schèmes engendrés par l’histoire. Histoire de l’individu, histoire du couple, histoire de la famille, histoire de l’institution et histoire de l’État – autrement dit, la bonne, l’acceptable histoire mais aussi la mauvaise, l’inacceptable histoire. Non seulement il y a une constance de l’habitus, mais cette constance se trouve sans cesse renforcée par les sanctions individuelles et collectives. Il est légitime de se demander dans ce cas dans quel sens ces sanctions agissent pour que l’inimaginable puisse perdurer. Cela voudrait dire que les sanctions dont parle P. Bourdieu ne suffisent pas, qu’elles n’ont pas la qualité de censure critique ni de conscience critique nécessaires à l’évacuation de pratiques de violence individuelle ou collective totalement injustifiées. Elles n’ont aucune qualité pédagogique. La constance crée l’ordre social et, comme l’affirme P. Bourdieu, l’ordre social repose essentiellement sur l’ordre qui règne dans les cerveaux et sur l’habitus. La reproduction du rapport de domination sous toutes ses formes n’est le fait que d’un habitus socialement constitué, à caractère permanent.
D’autre part, si l’on remplace « cerveau » par « psychisme » et « habitus » par « psychohabitus », on obtient les processus permettant la reproduction et la répétition des pathologies graves dans un ordre social dont la pathologie psychique n’occupe pas une si petite place. La violence, la souffrance et cette forme de guerre larvée sont imposées et exercées au quotidien sur les individus qui ne peuvent que les subir dans le désespoir ou, au mieux, dans la résilience [5].
Il ne s’agit pas seulement de la violence manifeste dans ce qu’on a admis comme étant le harcèlement physique, sexuel ou moral [6]. Il s’agit d’une violence sexuelle, physique ou psychique pratiquée ouvertement ou sous le couvert d’une pédagogie familiale ou institutionnelle abusive. « C’est pour ton bien » [7] qu’on pourra t’enfermer, te châtier, te frapper, t’interdire, te maltraiter... Toutes ces formes de violence dans la maltraitance des uns et des autres prennent tant de modalités multiples qu’il est pratiquement impossible de les identifier, si ce n’est de temps en temps sous forme de faits divers à l’école, à l’hôpital, à l’hospice, au sein d’une famille, dans les ministères où ministres, voire Premier ministre n’y échappent pas.
Il s’agit d’une violence récurrente, permanente, installée dans un ordre social reproduit dans l’habitus, dont la répétition est garantie par la transmission des générations. L’individu, dans ces situations, ne peut pas liquider les effets produits par ces traumatismes. Cette impossibilité constituera l’origine de ses pathologies psychiques. Comment ne pas penser à ces transmissions que sont les contes de fées que Freud a si bien analysés dans son article sur l’inquiétante étrangeté à propos des récits – Die Erzäblungen – de E. T. Hoffmann ? Freud n’a pas connu Der Struwwelpeter [8], analogue graphique et narratif des machines de torture et de persécution pédagogique au XIXe siècle. Il s’agit de contes pour enfants, écrits par le Dr Heinrich Hoffmann (1809-1894) à l’intention de son propre fils Carl, dont la brutalité et le caractère répressif se distinguent par la cruauté, la disciplinarité et l’exemplarité. Cet ouvrage a été présenté comme une « soupape » de sécurité pour les enfants, ouvrage répressif dont la pédagogie noire a accompagné l’éducation des enfants de l’Allemagne de la fin du XIXe siècle, c’est-à-dire des générations d’adultes des guerres de 1914-1918 et 1939-1945.
Le sentiment d’inquiétante étrangeté qui ressort de l’interprétation que la psychanalyse fait de la guerre et de la politique actuelle est, par définition, plus en rapport avec la situation anormale ou désaxée de l’inquiétant, donc apparemment étranger au contexte, qu’avec la conformité d’une analyse interprétative rassurante.
L’analyse est non conforme, plutôt anticonforme, pas rassurante, et l’on ne s’attend pas vraiment à ce qu’elle le soit. Heimlich [9], en raison de sa propre signification ambivalente, devient unheimhich – autrement dit, l’intimité devient secret et le familier devient inquiétant, et ce qui protège menace en même temps. Ce qui a été dit précédemment suggère que le familier devient menaçant, que la famille qui est censée protéger brime ses enfants au moyen de l’introjection de l’autorité et des pulsions parentales, que l’école qui est censée éduquer socialise au moyen de la répétition pulsionnelle et de l’autorité répressive, que l’État qui est censé garantir la paix sociale bénéficie des retombées de cette violence et met en œuvre tout autre moyen nécessaire afin de récolter les bénéfices secondaires de cette instrumentalisation. Toutes ces pratiques sont autant de formes de guerre, mais évidemment pas dans l’acception classique du terme.
L’inquiétante étrangeté s’exprime dans l’extension sociale – vie sociale, professionnelle et culturelle –, y compris dans les événements, faits politiques, sociaux et historiques.
L’inquiétant et l’étrange, rarement simples et prévisibles dans les applications à la vie sociale, disent plus sur l’apparence de la nature psychique des individus, sur leurs faits et gestes, leurs implications ou décisions, leurs actuations et leurs activités, leurs engagements avec leurs conséquences, que sur les pathologies propres à chaque individu.
Ainsi, il est rare, voire difficile, de reconnaître derrière une œuvre, une création ou une activité quelconque, le narcissique, le phobique, le paranoïaque ou l’obsessionnel. Il l’est autant de découvrir le sous-jacent de l’objet, du visage familier, du lieu connu qui deviennent étonnants, étrangers, diaboliques. Il est encore plus difficile de déceler et de comprendre les lieux propres aux personnes que sont les parents, la famille, l’école, le syndicat, le parti politique, l’institution religieuse, l’institution du travail et des loisirs, tous supposés assurer et renforcer le lien social, être agents de socialisation et d’acculturation, donc de préparer et de protéger l’individu, mais qui, en réalité, le guettent et le menacent en même temps. Cette menace et cette agression ont un caractère de double contrainte schizophrénisante au sens de double bind proposé par G. Bateson [10] de l’École de Palo Alto. L’individu pourra difficilement traverser les apparences pour analyser le secret, le sournois, l’inquiétant qui devient sinistre, lugubre et menaçant, sauf qu’il ne s’agit pas d’un problème d’intercommunication subjective, ni d’un défaut de communication mais bien plutôt de déréalisations à partir de contraintes insupportables lorsque la réalité impose trop de possible et nul possible simultanément.
Finalement plus menaçante encore est l’inquiétante étrangeté de l’autre ainsi que l’inquiétante étrangeté de soi. Est-il possible de connaître l’autre, les autres, l’objet de l’autre, les choses de l’autre si on ne se connaît pas soi-même ?
Ici se posent, aussi bien que pour les éléments évoqués précédemment, deux problèmes qu’amplifie la dimension psychotique à soi et à l’autre : d’une part, celui de l’élaboration secondaire, d’autre part, celui de la pulsion appelée scopique [11].
À cela s’ajoute le problème soulevé par les mécanismes de défense que développe le moi « dans sa lutte contre les pulsions ainsi que dans sa défense contre la libération des affects » [12] pénibles et indésirables.
Tout d’abord, l’élaboration secondaire donne une apparence, un semblant de logique et de rationalité à un système qui est en fait fragmenté, découpé, éclaté, explosé. Les images qui sont proposées sont déconnectées les unes des autres et, en conséquence, sont difficilement interprétables correctement. L’élaboration secondaire traitée ici l’est davantage comme une globalité se référant à l’analyse des investissements et contre-investissements de l’individu dans sa dimension holiste que dans un rapport aux communications de l’inconscient signifié par les rêves ou par d’autres mécanismes de représentation et de figuration dont le langage, bien qu’on ne puisse pas évoquer l’un sans intégrer l’autre. D’ailleurs, que ce soit la question du refoulement, notamment l’Œdipe, ou les processus de pensée – le fantasme et le fantasmé –, tous créent des sous-investissements ou, à l’inverse, des surinvestissements de l’émergence sexuelle, dont la connaissance et la conscience sont ignorées [13], et produisent de telles tensions sur les individus qu’ils peuvent se transformer en « bombe humaine » ou être poussés à s’immoler dans un sacrificiel pathologique.
On peut dire que le refoulement, la dénégation et le rejet qui s’ensuivent correspondent en partie à la forclusion du Nom-du-Père parce qu’un manquement à la vérité de la parole a présidé au mariage des parents et qu’il est à l’origine de la psychose de certains individus. Dans ce cas, il s’agit pour Hitler, artiste raté, déchu de sa nationalité parce qu’antimilitariste, dont le père avait épousé sa propre fille adoptive, la mère de Hitler, d’être en but à une réalité qui le renvoyait au rejet, au déni et à la fuite hors du réel dans la psychose [14].
La pulsion scopique, maladroitement appelée ainsi, consiste à offrir une image invocante qui contraint l’observateur à voir davantage ce qu’il souhaite voir que ce qu’il devrait réellement voir en étant confronté à la réalité. Se mêlent ici deux aspects inquiétants de l’étrangeté de soi. Le plaisir de voir, donc de chercher à voir, en même temps que le désir de voir, donc de se faire violence, de s’imposer l’obligation de voir. Ainsi se pose entier le problème de la volupté de voir que Freud a mis en avant en opposition au terme de « scotome » utilisé très tôt par W. Stekel pour signifier une forme ou une modalité de refoulement, mais refusé par Freud pour qui, malgré la résistance, la perception du refoulé demeure, se maintient.
Les mécanismes de défense, processus psychiques désignant « la révolte du moi contre des représentations et des affects pénibles ou insupportables » [15], appartiennent au domaine de la névrose, à l’exception peu probable de la sublimation, et agissent de telle sorte que l’individu se protège en déclenchant un contre-investissement qui neutralise le conflit. À ce stade, il est intéressant de se demander ce qui se passe au niveau de la réalité des pulsions : refoulement et hystérie ou refoulement ou hystérie ? En d’autres termes, la réalité de celui qui refoule la réalité, de celui qui sublime, la réalité de celui qui défoule et le réel lui-même semblent correspondre à des situations probablement distinctes. Inquiétante étrangeté !
À cela s’ajoutent les observations de W. Reich sur l’analyse des résistances ainsi que l’analyse caractérielle [16].
Les attitudes du corps telles que la raideur, la rigidité et les comportements ironiques, arrogants, méprisants et prétentieux ainsi que toutes manifestations de haine, dont le racisme, la xénophobie, le terrorisme politique et le fanatisme religieux, constituent des survivances de situations antérieures de lutte contre les affects et de défense contre l’angoisse. Les pulsions agressives étant bloquées, elles s’investissent sur l’objet de substitution. En d’autres termes, le familier, le connu deviennent l’étrangement inquiétant et le menaçant.
En tout état de cause, s’agissant aussi bien de l’élaboration secondaire – de ce qui est abusivement appelé « pulsion scopique » – que des mécanismes de défense, il est intéressant de constater que l’évident se dérobe, que l’apparence disparaît et que rien n’est transparent tant au niveau des attitudes et comportements individuels que dans l’extension à l’investissement social.
Il n’est pas difficile d’admettre que ces « objets » détournés, déroutés, transformés en grande partie comme conséquence d’une absence d’investissement primaire et d’un refoulement libidinal de l’objet de la pulsion, auront une « contrepartie » dénaturée, excessive – sous- ou surreprésentée – créant l’étrangeté du fantasme, des réactions contraires – d’angoisse, d’hystérie, d’anéantissement, de persécution, de névrose d’angoisse – dont la violence de l’expression est la seule cause commune à toutes ces manifestations.
L’étonnante étrangeté est que la violence individuelle et la violence sociale et institutionnelle génèrent finalement le même type de violence, bien que l’une soit la conséquence du détournement d’objet dans la famille, l’institution ou l’État, tandis que l’autre est la conséquence du détournement d’objet de la pulsion sexuelle individuelle indésirable.
 
NOTES
 
[1] Y. Ch. Zarka, Éditorial, Cités, n°14, Paris, PUF, 2003.
[2] S. Freud, Das Unheimliche : L’inquiétante étrangeté (1919), in Essai de psychanalyse appliquée, Paris, Gallimard, 1952.
[3] A. Miller, Abattre le mur du silence, Paris, Aubier, 1991, 7.
[4] P. Bourdieu, Le sens pratique, Paris, Éditions de Minuit, 1980, p. 91.
[5] Le concept de résilience a été développé par Boris Cyrulnik, Un merveilleux malheur, Paris, Odile Jacob, 1999. Il y évoque cette capacité déconcertante de l’individu de résister à la souffrance et de la surmonter au-delà de toute compréhension logique.
[6] M.-F. Hirigoyen, Le harcèlement moral, Paris, Syros, 1998.
[7] Titre de l’ouvrage d’A. Miller, Paris, Aubier, 1984.
[8] Boris Eizykman, Der Struwwelpeter, livre d’images, Paris, Phot’œil, 1979.
[9] S. Freud, ibid.
[10] G. Bateson, Vers une école de l’esprit, une théorie de la schizophrénie, Paris, Le Seuil, 1977.
[11] Scoptophilie – ou scopophilie, pour Schaulust. Terme utilisé par Freud pour définir le plaisir de voir et d’être vu, dans les deux formes de cette pulsion partielle – voyeurisme, active, et exhibitionnisme, passive.
[12] A. Freud, Le moi et les mécanismes de défense, Paris, PUF, 1993 (1re éd., 1949), p. 32.
[13] N’est-il pas stupéfiant que la claustrophobie de Hitler ait tendu à se liquider dans un investissement contre-phobique d’une ampleur gigantesque et dans la construction de son propre bunker psychique ainsi que dans la définition d’une politique militaire de défense contre-phobique du mur de l’Atlantique de l’Allemagne à l’Espagne ? Les milliers de bunkers indestructibles à ce jour ne sont-ils pas des traces de la dimension de sa propre psychose ?
[14] M. Borch-Jacobsen, Lacan, le maître absolu, Paris, Flammarion, 1990, p. 184.
[15] A. Freud, op. cit., p. 41.
[16] W. Reich, L’analyse caractérielle, Paris, Payot, 1971, p. 83.
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[3]
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Le concept de résilience a été développé par Boris Cyrulni...
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[6]
M.-F. Hirigoyen, Le harcèlement moral, Paris, Syros, 1998. Suite de la note...
[7]
Titre de l’ouvrage d’A. Miller, Paris, Aubier, 1984. Suite de la note...
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Boris Eizykman, Der Struwwelpeter, livre d’images, Paris, ...
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[9]
S. Freud, ibid. Suite de la note...
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G. Bateson, Vers une école de l’esprit, une théorie de la ...
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[11]
Scoptophilie – ou scopophilie, pour Schaulust. Terme utili...
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A. Freud, Le moi et les mécanismes de défense, Paris, PUF,...
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