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Civilisations

2015/1 (64)


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Résumé

Français

Il est question dans cette contribution de porter un regard réflexif sur l’évolution des postures méthodologiques à travers des enquêtes ayant eues comme point focal l’étude des « violences ordinaires ». Ces postures méthodologiques sont passées d’une attention exclusivement centrée sur les positions et les discours victimaires à la construction d’une approche diachronique et situationnelle qui a permis de mettre en exergue les cycles d’échange de la violence. La principale question étant de savoir si le chercheur devait considérer comme de la violence des actes que les enquêtés ne définissaient pas comme tels et vice-versa. Or, les violences liées aux phénomènes de répression sociale anti-sorcière correspondent bien, semble-t-il, à ces formes de violences « admises » par la société et plus ou moins « tolérées », tant dans l’espace privé que dans l’espace public. Elles renvoient ainsi, aux constructions sociales de l’intolérable. La contribution montre que l’étude de la violence entraine dans tous les cas des dilemmes éthiques et méthodologiques.

Mots-clés (fr)

  • ethnographie
  • violences ordinaires
  • empathie
  • limites de l’intolérable
  • éthique

English

This paper considers the variety of approaches and methods in fieldwork studies about ordinary violence issues. This variety spans from approaches exclusively focused on victims to situational and diachronic approaches revealing long lasting reciprocal violent exchanges. Whatever the approach considered the main issue remains the categorization of violence which is quite often not defined as such by field informants and respondents. This is especially the case with anti-sorcery social violence that is most of the time widely tolerated in any African society. Indeed, this toleration of violence socially draws the moral limits of what is “unacceptable” in a society and of the legitimacy of coercion. Therefore all fieldwork approaches on ordinary violence are confronted with an unsolvable ethical dilemma.

Mots-clés (en)

  • ethnography
  • ordinary violence
  • empathy
  • limits of unacceptable
  • ethics

Plan de l'article

  1. La sorcellerie à Kinshasa
  2. Quelle empathie face à la violence ?
  3. Les limites du « tolérable »

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