Cliniques méditerranéennes
érès

I.S.B.N.2-7492-0154-3
288 pages

p. 109 à 116
doi: en cours

Veille sur la revue
Veille sur l'auteur
Vous consultez

Psychanalyse

no 67 2003/1

2003 Cliniques méditerranéennes Psychanalyse

L’enfant, se souvient-il ?

Bertrand Cramer  [*]
L’auteur part de l’idée que l’enfant plus que des souvenirs, se sert de traces mnésiques, au sens freudien. Ces traces viennent en très petite partie de son expérience propre mais pour la plupart elle sont le résultat des projections parentales. L’enfant n’est pas enclin à livrer des souvenirs ; il semble très démuni du côté de ce qu’on appelle la mémoire autobiographique. En somme, l’amnésie infantile paraît bien plus épaisse chez l’enfant que chez l’adulte. Dans ce sens l’auteur parle de la mémoire partagé de l’enfant, d’une disposition de ce dernier vers le futur plutôt que vers le passé.
Deux exemples cliniques permettent à l’auteur de démontrer ses thèses de la mémoire chez l’enfant et de s’attarder dans les conclusions à certains aspects spécifiques du travail de contre-transfert dans la thérapie de l’enfant. Mots-clés : amnésie infantile, enfant, parents, projections, mémoire partagée, transfert, contre-transfert.
The author shows that children’s memory for the most is the result of parental projections. Actually children do not remember but have only memory marks. In fact, children seem to have no interest in the past, to the extent in which their attention is essentially directed at the future. In these perspective, two clinicals cases illustrate the particular aspects of counter-transference in children’s analysis.Keywords : infantile amnesia, child, parents, projection, memory shared, transference, counter-transference.
Le statut de la mémoire, et surtout de l’effet thérapeutique du recouvrement de la mémoire perdue, ont toujours joué un rôle central en psychanalyse. Mais avec des acceptions différentes, parfois contradictoires selon les époques, les écoles et, surtout, selon les types de fonctionnement mental des patients. Le rôle de la levée de ce qui a été appelé l’amnésie infantile est bien différent que l’on soit face à un trouble léger (ce qu’on appelait la névrose), moyen (le borderline) ou très grave (les psychotiques). La situation est encore différente chez l’enfant en thérapie.
J’ai voulu radicaliser ce débat en proposant comme titre la question : l’enfant, se souvient-il ? Il y a des bonnes raisons à cela : l’épistémologie freudienne propose que les restes de la mémoire perdue – reléguée dans l’inconscient – puissent être repérés à plusieurs niveaux : dans les rêves, dans les symptômes et inhibitions, qui sont des substituts de choses oubliées, et dans le transfert qui est une forme de reviviscence de relations anciennes qui tendent à se répéter. L’analyste doit reconstruire ou construire le passé à partir de « fragments de souvenirs, d’associations libres » et – comme l’a rappelé Freud dans un de ses derniers textes s’intitulant Constructions en psychanalyse – à partir du comportement du patient (Freud, 1964).
Or, chez l’enfant jeune, pour ainsi dire avant l’adolescence, on note la quasi-absence de deux de ces facteurs : l’enfant n’est pas enclin à livrer des souvenirs ; il semble très démuni du côté de ce qu’on appelle la mémoire autobiographique. Aucun clinicien n’aurait ainsi l’idée – lors d’une première consultation – de demander à l’enfant de faire une anamnèse, comme on le fait régulièrement avec l’adulte. La phrase : « Quand j’étais petit » ne lui vient pas spontanément, et quand on tente de forcer la porte de sa mémoire, lui demandant quels sont ses plus vieux souvenirs, ils apparaissent souvent banaux, peu chargés de cette signification qui permettrait d’échafauder une reconstruction. Si l’on précise : « Et comment étaient ton père et ta mère ? » Il dira : « gentils » ce qui ne manque pas de surprendre le clinicien qui venait d’interroger ses parents rongés par l’angoisse ou déprimés ou – parfois – inconsistants et même frustrants. On est souvent porté de croire que l’enfant n’aime pas le passé ; en tout cas pas le passé historique, alors que ses faveurs peuvent aller à un passé mythique, avant qu’un puîné n’arrive, par exemple. En somme, l’amnésie infantile paraît bien plus épaisse chez l’enfant que chez l’adulte.
S’il livre des fantasmes, ils sont déclinés au présent ou au futur. Pas de retour, pas de flash-back. Il faut dire que beaucoup d’enfants méprisent l’infantile ; ils se bouchent les oreilles quand on leur dit : « Quand, tu étais bébé » ? On doit s’interroger sur la relative absence de mémoire autobiographique chez l’enfant. Est-ce avant tout une carence dans la capacité de représentations nécessaire à la construction d’une intrigue, d’un scénario qui rendraient possibles les constructions et les interprétations favorables au développement d’un narratif ? Les enfants, ont-ils peu de goût de la commémoration parce qu’ils ne savent pas élaborer les mythes qui donnent un sens à l’histoire de chacun ? Les enfants n’aimeraient pas la mémoire parce qu’ils n’ont pas encore les capacités narratives ? Ou bien ont-ils peur d’évoquer le passé, car ils craignent de se déprimer en pensant à tout ce qu’ils ont dû abandonner ?
Cette installation obstinée dans le présent rend le travail de mémoire avec l’enfant difficile. Mais un autre obstacle l’empêche également : l’enfant ne fait pas ce qu’on appelle des associations libres. Il n’enchaîne pas automatiquement d’une image à l’autre, d’un sentiment aux mots qu’il contient, d’une idée aux souvenirs qu’elle charrie. C’est pour cette raison qu’on a substitué à l’association verbale l’usage du jeu et du dessin dans la thérapie d’enfants. Les scénarios du jeu sont alors considérés comme des symboles dont le thérapeute cherche à transcrire le sens en interprétant à l’enfant la nature de ses angoisses, puis leurs racines dans les conflits actuels et il est malaisé de tout ramener à un passé inaugural.
De surcroît, les enfants sont plus ou moins enclins à jouer sur un mode symbolique. Souvent, ils préfèrent actualiser leurs modes de relations en sollicitant le thérapeute comme un partenaire actif. On est confronté à une forme de psycho-dramatisation et le thérapeute doit vouer beaucoup d’énergies à ne pas se laisser prendre au jeu ; il risquerait de perdre sa capacité réflexive et sa créativité interprétative.
Par ailleurs Freud avait heureusement compris que le comportement du patient peut aussi servir de traces qui renvoient à leurs correspondants inconscients. La tendance qu’a l’enfant d’agir et de faire agir son thérapeute peut être dépassée par l’usage que le thérapeute fait de son contre-transfert : lorsqu’il doit subir la loi que cherche à imposer l’enfant, il s’en sert pour évoquer la faiblesse et la passivité du petit enfant qui n’arrive pas à réagir ses sentiments, ni ce qu’il ressent comme la toute-puissance parentale. S’il doit subir les attaques, les sarcasmes, le sadisme de l’enfant, il peut évoquer les angoisses qu’avait l’enfant – quand il était plus petit – d’être attaqué pour ses mauvaises pensées, comme sa haine d’un puîné et de ses parents unis dans leur intimité procréatrice.
Je pourrais ainsi résumer ces considérations :
  • le contre-transfert est plus concrètement sollicité en thérapie d’enfant que d’adulte, à cause du besoin qu’à l’enfant d’agir et de solliciter la contre-réaction du thérapeute ; l’usage qui est alors fait du contre-transfert impose un indice important de construction, où l’intuition est employée, pour le meilleur ou pour le pire ;
  • que ces conditions rendent bien plus difficile la reconstruction ou la construction de la névrose infantile de l’enfant qui d’ailleurs n’en est souvent pas encore sorti. Il est dès lors difficile de soutenir que la psychothérapie d’enfants cherche à reconstruire le passé et à vivifier la mémoire.
Ajoutons à ces difficultés, qu’on peut qualifier de techniques, un problème supplémentaire concernant ce qu’on pourrait appeler la constitution d’une mémoire personnelle, c’est-à-dire, portée et construite par l’individu lui-même. En histoire, on parle « d’archives extra-individuelles », qui sont des traces déposées en dehors de l’individu dans des vestiges, des écrits, etc. Voyons maintenant ce qu’il en est chez l’enfant.
 
La mémoire partagée
 
 
Or, j’aimerai proposer une illustration clinique, la clinique étant simultanément le lieu où se présentent les hypothèses ou s’énoncent quelques réponses.
Marie me présente sa fille Gwen, 12 mois, pour une anorexie. Elle m’explique son idéologie éducative : ce qu’elle veut inculquer à sa fille, c’est le goût de l’ascèse et du contrôle de soi, car elle craint par-dessus tout des dégâts causés par la licence et le débordement. Elle se trouve trop ronde et déteste que ses formes attirent le regard des hommes. En fait, elle voudrait que sa fille devienne androgyne, car cela lui donnerait les privilèges de deux sexes et lui éviterait le statut de femme objet.
Huit ans plus tard, je revois Gwen qui a des problèmes. Elle me parle de son futur conjugal : « Moi, j’épouserai Vanessa, ma copine. On adoptera un enfant ». (Pourquoi ?) « La naissance, c’est dégueulasse : du sang, du caca. Mon frère a presque été étranglé à la naissance. » Entendant ce récit apocalyptique, je lui demande si elle a parfois préféré être un garçon pour éviter ces dangers liés au statut de femme. « Oh ! Non, moi, je voudrais être un hippocampe ou un escargot, comme ça, on est garçon et fille à la fois. » Elle voit dans l’hippocampe et l’escargot l’incarnation réunie des deux sexes.
Gwen, avait donc énoncé à son tour huit ans plus tard l’idéal androgyne imaginé par sa mère. Quand je lui demandais où elle était allée pêcher ces idées au sujet de la naissance, de la relation entre les sexes et de la solution androgyne, elle fut, bien entendu, incapable de m’éclaircir. Elle se croyait l’auteur de ses pensées, alors qu’elle n’était – en grand partie – que le porte-parole de l’idéologie maternelle.
La transmission transgénérationnelle d’idéologies, d’angoisses, d’interdits et de valeurs est maintenant bien connue. Ce phénomène nous contraint de supposer l’existence de significations partagées (shared meanings). Des contenus psychiques aussi précis que l’idéal d’androgynie peuvent être transmis et orienter le vécu subjectif de l’enfant, introduisant en lui des angoisses comme des compétences, des interdits comme des encouragements, qui sont autant de traces de l’inconscient des parents (Cramer, 1996).
On peut ainsi postuler l’existence d’une mémoire transgénérationnelle (Jung avait fait de même en postulant des archétypes supra-individuels). Cela est particulièrement intéressant quand il s’agit de la transmission de traumatismes ayant eu lieu aux générations précédentes. L’enfant devient le dépositaire de souvenirs traumatiques antérieurs à sa naissance, ce qui produit en lui une mémoire de type « corps étranger », responsable d’un sentiment d’aliénation, relevé dans la phrase de Rimbaud : « Je est un autre ».
Dans ce cas de figure, il est illusoire d’aller chercher chez l’individu à lever un refoulement qui occulterait sa mémoire, puisqu’il s’agit d’un refoulement instauré déjà avant sa naissance.
J’insiste sur cette problématique d’indivision de la mémoire, car la pratique des psychothérapies d’enfants très jeunes nous démontre tous les jours à quel point l’inconscient de l’enfant est habité par des représentations inconscientes induites par les parents. Et cela, une psychologie classique de la mémoire ne peut pas le repérer.
 
La mémoire hypertrophiée ou l’incapacité d’oublier
 
 
Abordons maintenant le problème – clinique, lui aussi – de l’excès de mémoire. C’est l’envers du cas classique, où le refoulement enfouit les souvenirs.
Le syndrome de stress post-traumatique est dû à une violence excessive venant de l’extérieur de l’individu, le menaçant dans son intégrité corporelle. Il se manifeste, entre autre, par : la répétition dans les rêves, le jeu et le comportement des images ou idées à l’événement traumatique.
Je vais reprendre un exemple clinique. Martin a subi une opération très grave à douze mois. Elle a durée huit heures, suivie d’une hospitalisation de quatre mois, au cours de laquelle il a présenté de nombreuses complications et a reçu beaucoup de médicaments. Il était en isolation ; ses parents ne pouvaient le voir que lorsqu’ils étaient masqués.
Quand il a 3 ans, l’on vient me consulter pour les symptômes suivants : l’enfant est terrorisé quand il est approché de trop près ; il est angoissé quand il voit des visages couverts à la télévision ou des clowns. Il est très sévère avec lui-même et se fait des remontrances avec une grosse voix. Il parle comme un adulte, sentencieux et grave. Il parle tous les jours de son opération et présente des états de panique.
La mémoire emprunte ici deux voies : d’abord, les allusions conscientes et compulsives au trauma (mémoire déclarative) et l’identification à ceux et celles – médecins et infirmières – qui l’ont soigné et peut-être morigéné. Il s’agit là d’une mémoire implicite, non consciente, qui oblige à commémorer l’événement traumatisant en mettant lui-même en scène ceux qu’il a vécus comme ses bourreaux.
Ce genre de mémoire, confiée à l’identification, est visible chaque jour en clinique : les patients agissent – sans savoir – certaines caractéristiques d’un ancien partenaire, dont ils ne parviennent pas à faire le deuil. Dans le cas du traumatisme, on est frappé de voir, par ailleurs, l’incapacité du sujet d’occulter le souvenir pénible et le besoin maladif de répéter – semble-t-il à tout jamais – ce et ceux qui l’ont fait le plus souffrir. Cet excès de mémoire est très difficile à expliquer par la psychanalyse, où il échappe à la loi du principe de recherche du plaisir, et il implique un raté total des défenses fondamentales, telle que le refoulement, la projection, etc. La réponse, serait-elle ailleurs que dans la psychologie ? De ce fait j’aimerais que les neurosciences m’aident à comprendre cette question. Si je reprends, le modèle du stress intense, j’ai appris que le stress prolongé peut induire un déclin, voir une atrophie de l’hippocampe, ce qui expliquerait en partie l’amnésie fréquente des traumatismes infantiles. Les questions alors que je me suis souvent posé sans beaucoup de réponses même de neurosciences étaient : que se passe-t-il lorsqu’il s’agit d’un traumatisme catastrophique, comme celui dans le cas que je viens de décrire ? Comment s’expliquer alors l’excès de mémoire dans ces situations ?
En psychothérapie, on est bien évidemment confronté qu’à certaines formes de mémoire : il s’agit surtout de mémoire implicite et – plus précisément – cette forme de mémoire qui est voilée, inconsciente, renvoyant non pas tant à des événements qu’à des expériences, c’est-à-dire, où se mêlent des moments critiques accompagnés d’émotions, surtout d’émotions dysphoriques, de réactions à ces sentiments – comme des défenses psychiques et comme des essais de représenter ces moments. À l’émotion s’ajoute l’explication, je dirais presque le mode cognitif de perception et de représentation de ce moment. À quoi il faut encore relier les modes de relations prédominants aux parents, les désirs amoureux et haineux que le moment entraîne.
Les reconstructions de ces expériences très complexes sont en soi si aléatoire qu’on a souvent abandonné ce terme pour lui préférer celui de construction, rejoignant en cela des théories contemporaines de l’histoire. De surcroît, comme je l’ai souligné auparavant, le recouvrement des traces anciennes est encore plus difficile chez l’enfant, vu son défaut d’épistémophilie rétrospective.
Le psychanalyste d’enfant semble donc être dans une position délicate pour parler de mémoire : s’il est d’une part placé dans la situation privilégiée pour éclairer la mémoire inconsciente, il est – simultanément – fragilisé par le caractère improvisé, voire bricolé, de ses constructions. Ces dernières tiennent de l’intuition, de la lecture faite du transfert, contre-transfert et de l’usage plus ou moins tempéré de modèles théoriques. La valence créative du travail de construction peut opérer pour le meilleur (c’est l’interprétation éclairante) ou pour le pire (c’est la construction factice ou le délire interprétatif).
Quels sont alors les repères qui peuvent alors orienter le thérapeute d’enfants ? D’abord, les constructions ne s’échafaudent pas dans un vide historique : les parents ont fourni des éléments d’anamnèse et des révélations de leurs projections sur l’enfant. Au thérapeute de relier construction et reconstruction ; dans le domaine, la présence d’événements-clés et de défaillances parentales jouent un rôle d’aimantation des constructions-reconstructions.
Freud a abordé ce problème de la dialectique construction-reconstruction quand il a débattu de la réalité factuelle d’une scène primitive inaugurale qu’aurait observé « l’homme aux loups » – cas princeps concernant l’historicité en psychanalyse. Il penche parfois pour la réalité de la scène, parfois pour sa construction rétroactive et conclut : « Non liquet », « ce n’est pas clair » (Freud, 1990).
Nous sommes tenus comme thérapeute de maintenir cette position dialectique, en évitant de nous engager dans un réalisme historique réductif, comme dans une position constructiviste radicale.
Par ailleurs, le psychanalyste (surtout le psychanalyste pour adultes) est bien placé pour éclairer deux aspects de la mémoire :
1. D’abord, la mémoire par le truchement de l’actualisation. Grâce à la mise sous tensions de désirs et de conflits par l’artifice du transfert, le psychanalyste attrape dans son filet des modes de relations, des émotions, des théories qui actualisent le passé.
Le transfert agit ainsi comme révélateur, tel un catalyseur qui permettrait à une substance chimique cachée de se précipiter dans une néoréalité qui s’impose dans le présent, permettant l’évocation du passé « in absentia ».
C’est bien d’une évocation qu’il s’agit, où la réalité matérielle sert de cadre de fond, alors que la réalité subjective est la figure centrale. Cette évocation de ce qui est absent renvoie à une définition que donne Ricœur de la mémoire comme étant « la présence de l’absence » (Ricœur, 2000).
2. Dans la narration que fait l’analysant de son histoire, l’analyste découvre comment se construit l’intrigue, à la faveur de remaniements après-coup qui impriment un indice d’interprétation au passé. L’analyste interprète des interprétations, ce qui justifie le rapprochement à l’herméneutique.
C’est dans ce travail d’élaboration qu’il devient un spécialiste de la construction de la mémoire autobiographique.
 
BIBLIOGRAPHIE
 
·  Cramer, B. 1996. Secrets de femmes de mère à fille, Paris, Calmann-Lévy.
·  Freud, S. 1990. L’homme aux loups, Paris, puf.
·  Freud, S. 1964. « Konstruktionen in der Analyse », dans Gesammelte Werke, Bd. 16, S. 43-56, 1937. The Standard edition of the complete psychological notes, vol XXIII, pages 255-271, The Horgarth Press, London, (édition consultée).
·  Ricœur, P. 2000. La mémoire, l’histoire, l’oubli, Paris, Le Seuil.
 
NOTES
 
[*]Bertrand Cramer, professeur honoraire de psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent à la faculté de médecine de Genève, ancien chef de service de psychiatrie de l’enfant, 10, rue Charles Bonnet, 1206 Genève, Suisse.
© Cairn 2007 Vie privée | Conditions d’utilisation | Conditions générales de vente
À propos | Éditeurs | Bibliothèques | Aide à la navigation | Plan du site | Raccourcis
[*]
Bertrand Cramer, professeur honoraire de psychiatrie de l’e...
[suite] Suite de la note...