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Comptabilité - Contrôle - Audit

2005/3 (Tome 11)


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C’est en 1995 – rappelons que ce fut aussi l’année de naissance de CCA – qu’eut lieu à Nantes la première édition des Journées d’histoire de la comptabilité, à l’instigation de Serge Evraert alors président de l’Association française de comptabilité et avec le soutien d’Henri Bouquin, Bernard Colasse, Claude Cossu et Jean-Louis Malo. L’expérience, qui concrétisait la naissance d’un courant de recherches [1][1] Cf. Lemarchand et Nikitin (1999). émergent dès la fin des années 1980, s’étant révélée satisfaisante, il fut décidé de la réitérer l’année suivante à Tours. Après un retour à Nantes en 1997, le passage par Poitiers en 1998 fut marqué par un changement de dénomination consacrant un élargissement de fait du champ couvert. Devenues Journées d’histoire de la comptabilité et du management, elles se déroulèrent ensuite à Orléans, Sceaux (université Paris-Sud), Saint-Nazaire, Poitiers, Paris-Dauphine et Besançon. Si Bordeaux a accueilli les Journées en mars 2005, la venue à Nantes du 11e Congrès international des historiens comptables (World Congress of Accounting Historians), en juillet 2006, a conduit à renoncer à organiser la manifestation de printemps cette même année. Que l’on se rassure, il est d’ores et déjà prévu que l’édition 2007 se tiendra à Lille tandis qu’Angers recevra les treizièmes Journées en 2008.

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Nous étions certes bien loin d’imaginer au départ que cette manifestation connaîtrait plus de dix éditions annuelles. D’autant que, sans jamais atteindre des chiffres très importants, la fréquentation s’est toujours maintenue à un niveau relativement satisfaisant, pour une thématique aussi pointue, avec une moyenne de 68 personnes inscrites (tableau 1). Si le nombre de communications est également resté modeste – 189 au total sur 10 ans – leur choix est devenu progressivement plus sélectif. C’est ainsi que pour les Journées de Besançon, 20 communications seulement, sur 32 proposées, ont été retenues, soit un taux de refus de 40 %.

Tableau 1 - FréquentationTableau 1
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Comme dans la plupart des événements de ce genre, aux communications de chercheurs sont bientôt venues s’ajouter des conférences d’ouverture ou de clôture ainsi que des tables rondes faisant intervenir des invités de renom. Une exposition ainsi que des visites d’entreprises, de sites d’archéologie industrielle et de services d’archives, ont également agrémenté ces rendez-vous annuels, lesquels – il est important de le mentionner – ont régulièrement bénéficié du soutien de l’Ordre des experts-comptables, des collectivités locales et de certaines entreprises. Enfin, l’essor des recherches a permis de passer des programmes quelque peu éclectiques du début à des journées thématiques plus cohérentes à partir de 2001, même si l’adéquation des propositions de communications au thème choisi demeure évaluée avec une certaine souplesse.

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La relative réussite de cette série de Journées s’est appuyée sur une volonté d’ouverture qui s’est manifestée dès le début, tant vis-à-vis de nos collègues étrangers que vis-à-vis de disciplines voisines comme l’histoire, la sociologie, l’économie ou le droit. Mais elle est aussi la conséquence d’un mouvement plus large qui dépasse ces journées et les porte. Pour autant, le travail est loin d’être terminé et beaucoup reste encore à faire pour contribuer au développement des recherches historiques dans le domaine de la gestion.

Une volonté d’ouverture

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L’ouverture internationale nous paraît être sans équivalent pour une manifestation française, dans le domaine des sciences de gestion, avec une moyenne de plus d’un tiers des communications émanant de chercheurs étrangers (Tableau 2). En passant des communications (189) aux auteurs (235), on s’aperçoit que le pourcentage d’auteurs étrangers (43 %) est plus élevé que le pourcentage de communications d’origine étrangère (34 %). Phénomène connu, certains travaillent de façon plus individualiste que d’autres : 1,6 auteurs par communication pour les étrangers contre 1,1 pour les Français.

Tableau 2 - Présence internationaleTableau 2
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En termes de nationalités, 16 pays au total ont été représentés lors des Journées. Dans l’ordre décroissant d’assiduité, ce sont la Grande-Bretagne (représentée aux 10 manifestations), le Canada (5), les États-Unis (5), l’Australie (4), la Belgique (3), la Croatie (3), l’Espagne (3), le Portugal (3), la Hollande (2), l’Italie (2), la Bulgarie (1), l’Irlande (1), le Japon (1), la Malaisie (1), la Norvège (1) et la Suisse (1).

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Cette ouverture s’explique par l’existence d’un réseau international actif, articulé autour d’une association à vocation internationale créée en 1973 aux États-Unis : The Academy of Accounting Historians. Ce réseau est animé par trois revues académiques spécialisées : The Accounting Historians Journal (revue de l’Academy), Accounting, Business and Financial History (Grande-Bretagne) et Accounting History (Australie), et par une série de manifestations périodiques : le World Accounting Historians Congress (biennal, itinérant), l’Accounting, Business and Financial History Conference (annuelle, Cardiff ), l’Accounting History Conference (biennale, itinérante). Il faut ajouter à cela diverses organisations d’Europe du Sud, elles aussi organisatrices de manifestations périodiques : la Società Italiana di Storia della Ragioneria et la revue Contabilità e Cultura Aziendale, la Comision de Estudio de historia de la Contabilidad de l’Asociacion Espanola de contabilidad y administracion de empresas (AECA) et la revue en ligne De Computis. Revista Española de Historia de la Contabilidad, enfin le Centro de Estudos de História da Contabilidade de l’Associação Portuguesa de Técnicos de Contabilidade (APOTEC). On doit mentionner le rôle particulier joué par la revue Accounting, Business and Financial History à l’égard des Journées françaises, puisqu’elle a publié en 1997 (vol. 7, n° 3) et 2001 (vol. 11, n° 1) deux numéros rassemblant des communications qui y avaient été présentées.

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L’ouverture aux autres disciplines s’est exercée principalement en direction des historiens et des sociologues, mais seule la participation des historiens a atteint un chiffre significatif avec une moyenne de 15 % des auteurs (41 % en 2004) ; le soutien de Patrick Fridenson y est pour beaucoup. En revanche, arrivant derrière les économistes et totalisant avec eux avec à peine 5 % du total, les sociologues n’ont guère fait écho aux souhaits des organisateurs. On notera que pour la première fois en 2004 un juriste a présenté une communication.

Tableau 3 - Disciplines représentéesTableau 3
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Parmi les auteurs relevant des sciences de gestion (80 % du total), la mouvance comptabilité – contrôle occupe évidemment une position dominante avec 83 %, les spécialistes de gestion des ressources humaines et de stratégie représentant chacun 5 %, les 12 % restant relevant des autres sous-disciplines de la gestion, sans qu’aucune n’atteigne un seuil significatif.

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Ces résultats en demi-teinte se retrouvent-ils dans la thématique ? Si la proportion de communications relatives à l’histoire de la comptabilité (HC) est passée de 88 % en 1995 à 33 % en 2004, le tableau 4 montre que cette proportion a oscillé autour d’une moyenne de 59 %, sans que se dégage une tendance nette dans un sens ou dans l’autre.

Tableau 4 - Importance relative de l’histoire de la comptabilitéTableau 4
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Mais la nette prédominance de l’histoire de la comptabilité est aussi une conséquence de l’ouverture internationale. À de rares exceptions près, la présence étrangère relève essentiellement du réseau international des historiens de la comptabilité et il n’est donc pas surprenant de constater que 83 % des communications étrangères ou franco-étrangères portent sur ce champ de recherches. En revanche, cette proportion n’est que de 45 % pour les communications françaises, ce qui relativise les résultats précédents. Seule une analyse systématique du corpus des communications permettrait d’aller plus loin dans les conclusions mais ce travail reste à mener.

Les Journées participent à un mouvement qui les dépasse et les porte

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L’intérêt des chercheurs et des entreprises pour l’histoire de la pensée et des pratiques managériales a connu un essor réel depuis la fin des années 1980. Les causes de cet essor sont à rechercher particulièrement dans la naissance d’une nouvelle communauté universitaire en quête d’une légitimité et de fondements épistémologiques solides. On peut aussi invoquer des phénomènes de mimétisme avec nos collègues anglo-saxons. Les effets de cet essor se sont rapidement manifestés sous la forme de thèses soutenues ou en préparation, de création d’une revue académique spécialisée, d’organisation de colloques et d’ouverture des archives d’entreprises.

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À ce jour, nous avons recensé, pour les sciences de gestion [2][2] Nous avons pris comme point de départ de ce recensement..., huit thèses soutenues et que l’on peut considérer comme des thèses d’histoire de la gestion [3][3] Dans l’ordre chronologique : Nikitin (1992), Lemarchand.... En outre, plusieurs thèses d’histoire des entreprises (Cailluet, 1995 ; Godelier, 1995 ; Fombonne, 2000) et de sociologie (Cochoy, 1993 ; Henry, 1993 ; Lefebvre, 1998) abordent les mêmes objets, et ces listes sont loin d’être exhaustives [4][4] Au programme des historiens de la gestion figure en.... Il faut encore ajouter à cela les nombreux travaux d’érudits et de dilettantes [5][5] Étymologiquement « celui qui se délecte ».. Pour ce qui est des thèses en cours, l’intérêt pour une démarche historique ne se dément pas puisque l’on en compte une dizaine traitant, pêle-mêle, d’histoire de l’harmonisation comptable internationale, de la consolidation des comptes, de la communication financière, de l’actionnariat salarié, de la répartition des frais généraux, de la stratégie de Renault, des relations entre droit fiscal et droit comptable, des relations entre stratégie et contrôle de gestion à La Poste, de l’organisation des services comptables, des représentations de l’entreprise dans le cinéma, des relations entre droit social et normalisation comptable. Nous nous excusons, bien sûr, pour les travaux qui nous auraient échappés. Autre élément particulièrement important à nos yeux, la recherche historique est de plus en plus souvent considérée comme une méthode à part entière, destinée à éclairer puissamment la question posée et les problématiques abordées.

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Parmi les universitaires, ce mouvement avait commencé avant que des thèses ne soient soutenues. On peut, à partir de la fin des années 1980, repérer quelques signes avant-coureurs comme l’existence d’un séminaire (un sur cinq) du CEFAG consacré à l’histoire au moment de sa création en 1986, la publication d’un numéro spécial « Les racines de l’entreprise » de la Revue Française de Gestion en 1988, l’organisation de journées de recherche à l’ESCP en 1992 et 1993, et surtout l’organisation de Journées « Histoire, Droit, Gestion » à l’IAE de Toulouse depuis 1992. Une revue spécialisée, Entreprises et Histoire, a vu le jour en 1992, tandis qu’un certain nombre de revues de gestion ont commencé à ouvrir largement leurs colonnes à la recherche historique : Comptabilité – Contrôle – Audit, Finances – Contrôle – Stratégie, la Revue Française de Gestion, Gérer et Comprendre, etc.

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La discipline « sciences de gestion » est jeune et de nombreux chercheurs s’intéressent légitimement à ses fondements épistémologiques. Dans un ouvrage consacré à l’épistémologie des sciences humaines, Paul-Antoine Miquel (1991, p. 20) pouvait écrire : « La caractéristique première de toutes les sciences humaines tient à ce que leur objet est toujours englobé par celui de l’étude historique… Leur caractéristique seconde, c’est qu’elles se forment le plus souvent en refoulant cette présupposition ». C’est donc tout naturellement vers la recherche historique que se tournent, souvent à contre-courant, certains de ceux qui souhaitent étayer plus solidement les constructions intellectuelles auxquelles ils se livrent.

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De plus, les entreprises ont également apporté leur contribution au développement de la recherche historique en gestion : un grand nombre d’entre elles ont ouvert leurs archives et la section « Archives économiques et d’entreprises » de l’Association des archivistes français est particulièrement active. Saint-Gobain, Renault, le Crédit Lyonnais, le Crédit Agricole, Pechiney et l’Institut pour l’Histoire de l’Aluminium, Schneider et l’Académie François Bourdon, La Poste [6][6] Les chercheurs disposent à cet égard d’un « Guide des..., etc., mettent à la disposition des chercheurs des documents d’un intérêt inestimable pour les aider à comprendre l’évolution des pratiques de gestion. Un grand nombre de fonds d’archives sont également mis à la disposition des chercheurs par l’intermédiaire des Archives nationales [7][7] La série AQ, qui concerne les archives d’entreprises,... et des archives des départements et municipalités, faisant suite au travail considérable de défrichement que Bertrand Gille avait entamé à la fin des années 1950.

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Si nous comparons l’accueil réservé aux travaux historiques par les milieux académiques gestionnaires, il y a une quinzaine d’années, et le début de légitimité dont ils bénéficient aujourd’hui, nous pourrions céder à un léger sentiment de satisfaction. Nous aurions d’autant plus tort de le faire que nous sommes simplement arrivés au moment favorable, c’est-à-dire celui où se constituait une discipline scientifique. Dans une telle situation, nous n’en connaissons aucune qui ait omis de réaliser un examen salutaire de son passé.

Et maintenant, que faire ?

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Les tâches à réaliser ne manquent pas, et ce d’autant moins que nous avons pu faire preuve, pendant ces dix années, de quelques faiblesses – amateurisme convivial de l’organisation des Journées, qualité inégale des communications – même si des progrès notables ont été accomplis de ces points de vue.

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La première de ces tâches est de continuer et d’amplifier nos efforts pour montrer la dimension historique de nombreuses problématiques de gestion. Si la connaissance de l’histoire des entreprises a un intérêt, c’est notamment parce que les problèmes auxquels les managers sont confrontés aujourd’hui ont une réelle proximité théorique avec ceux auxquels ils étaient confrontés il y a dix, vingt, cinquante ou cent ans : il est facile de montrer qu’on arbitre depuis longtemps entre différenciation et intégration, qu’on a depuis longtemps le choix entre confiance et contrôle, entre centralisation et décentralisation, spécialisation et diversification, etc. Il ne s’agit pas de dire que la gestion n’est qu’un perpétuel recommencement et qu’il n’y a rien à inventer. Au contraire. Mais chaque situation de gestion présente à la fois une actualité (elle est inédite et son issue est imprévisible) et une ancienneté (elle renvoie à des problématiques nettement plus anciennes que la mémoire de ses protagonistes). C’est d’ailleurs ce sur quoi s’appuie le succès de la méthode des cas. En effet, « Le cas n’est rien d’autre qu’une pseudo histoire d’entreprise… (qui) ne retient du passé que ce qui est pertinent et utile pour la compréhension de la situation précise qui est l’objet de l’étude » (Marmonnier, Thiétart ; 1988).

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Il nous faut ensuite nous engager à court terme dans la rédaction d’un ou plusieurs ouvrages de synthèse. Les connaissances acquises le permettent, au moins dans le domaine de la comptabilité et du contrôle de gestion [8][8] Le travail de recherche accompli depuis quinze ans.... De plus le besoin existe, même s’il est encore limité. Il s’exprime en particulier au travers des différents enseignements d’histoire de la gestion qui se développent en France et dont nous devrions également organiser le recensement. Dernier argument en faveur de cette rédaction : nous ne pouvons à la fois appeler de nos vœux des recherches disposant d’une indispensable épaisseur temporelle et laisser se disperser tous les savoirs acquis.

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Enfin, il nous paraît indispensable d’engager la création d’un cadre fédérateur pour réaliser tous ces travaux. Les différentes initiatives citées plus haut ont été le fait de réseaux plus ou moins diffus et coordonnés mais cette dispersion constitue aujourd’hui un réel handicap. C’est pourquoi nous sommes convaincus que pour passer à un stade supérieur du travail de recherche, il faut que soient dégagés les moyens que seule une organisation stable est susceptible d’offrir. Le projet de programme pluri-formations « Histoire de la pensée et des pratiques managériales en France et en Europe (xviiie-xxe siècles) », dont la reconnaissance a été demandée par le laboratoire Organisation et efficacité de la production (OEP – Université de Marne la Vallée) et qui associe une dizaine d’Universités et d’écoles, peut représenter une première étape vers cette organisation.


Bibliographie

  • Berland N. (1999), L’histoire du contrôle budgétaire en France, thèse Sciences de gestion, Paris IX.
  • Bocqueraz C. (2000), The Professionalisation Project of French Accountancy Practitioners before the Second World War, thèse Sciences de gestion, Nantes-Genève.
  • Cailluet L. (1995), Stratégies, structures d’organisation et pratiques de gestion de Pechiney des années 1880 à 1971, thèse Histoire, Lyon II.
  • Cochoy F. (1995), De main en main, trois histoires de médiation marchande, de marketing et de marketers, thèse Sociologie, ENS Cachan.
  • Fombonne J. (2000), L’affirmation de la fonction personnel dans les entreprises (France 1830-1990), thèse Histoire (mention : sciences de l’organisation), EHESS.
  • Godelier É. (1995), De la stratégie locale à la stratégie globale : la formation d’une identité de groupe chez Usinor (1948-1986). thèse Histoire (mention : sciences de l’organisation), EHESS.
  • Henry O. (1993), Un savoir en pratique. Les professionnels de l’expertise et du conseil, thèse Sociologie, EHESS.
  • Lefebvre P. (1998), Formation des grandes entreprises et innovations dans les relations de travail : coordination hiérarchique, gestion de la main d’œuvre, paternalisme (France, xixe siècle), thèse Sociologie, Paris IV.
  • Lemarchand Y. (1993), Du dépérissement à l’amortissement. Enquête sur l’histoire d’un concept et de sa traduction comptable, thèse Sciences de gestion, Ouest Editions, Nantes.
  • Lemarchand Y., Nikitin M. (1999), « Vingt ans d’histoire de la comptabilité », Comptabilité, Contrôle, Audit, mai, pp. 123-135.
  • Marmonnier L., Thiétart R.-A. (1988), « L’histoire, un outil de gestion ? », Revue Française de Gestion, n° 70, pp. 164-165.
  • Miquel P.-A. (1991), Épistémologie des sciences humaines, Nathan, Paris.
  • Nikitin M. (1992), La naissance de la comptabilité industrielle en France. Thèse Sciences de gestion, Paris IX.
  • Nougaret R. (dir.) (1998), Guide des services d’archives des entreprises et organismes du monde du travail. CNRS éditions, Paris.
  • Pezet A. (1998), Analyse de la décision d’investissement à partir de l’exemple de l’industrie de l’aluminium, 1890-1990, thèse Sciences de gestion Paris-Dauphine.
  • Pezet É. (2001), De la classification des emplois à la question des compétences. Une grille de lecture des relations entre gestion des ressources humaines et négociation collective, thèse Sciences de gestion, École des Mines de Paris.
  • Praquin N. (2003), Comptabilité et protection des créanciers (1807-1942) : une étude de la fonction technico-sociale de la comptabilité¸ thèse Sciences de Gestion, Paris IX.
  • Vlaemminck J.H. (1956), Histoires et doctrines de la Comptabilité. Bruxelles, Éditions du Treurenberg.
  • Zimnovitch H. (1997), Les calculs du prix de revient dans la seconde industrialisation en France 1880-1960, thèse Sciences de gestion, Poitiers.

Notes

[1]

Cf. Lemarchand et Nikitin (1999).

[2]

Nous avons pris comme point de départ de ce recensement le moment où les sciences de gestion ont été reconnues en tant que discipline universitaire en France, c’est-à-dire au début des années 1970.

[3]

Dans l’ordre chronologique : Nikitin (1992), Lemarchand (1993), Zimnovitch (1997), Pezet (1998), Berland (1999), Bocqueraz (2001), Pezet (2003), Praquin (2003).

[4]

Au programme des historiens de la gestion figure en bonne place la constitution d’une bibliographie la plus complète possible des travaux d’histoire de la pensée et des pratiques managériales en France.

[5]

Étymologiquement « celui qui se délecte ».

[6]

Les chercheurs disposent à cet égard d’un « Guide des services d’archives des entreprises et organismes du monde du travail », coordonné par Roger Nougaret (1998) et publié par les éditions du CNRS.

[7]

La série AQ, qui concerne les archives d’entreprises, est disponible aux CAMT (Centre des Archives du Monde du Travail) à Roubaix.

[8]

Le travail de recherche accompli depuis quinze ans en France n’existe que sous la forme de thèses et d’articles épars. Le dernier (et à notre connaissance le seul) travail conséquent de compilation est celui de Vlaem-minck (1956).

Plan de l'article

  1. Une volonté d’ouverture
  2. Les Journées participent à un mouvement qui les dépasse et les porte
  3. Et maintenant, que faire ?

Pour citer cet article

Nikitin Marc, Lemarchand Yannick, « Dix ans déjà ! Propos d'étape », Comptabilité - Contrôle - Audit, 3/2005 (Tome 11), p. 7-14.

URL : http://www.cairn.info/revue-comptabilite-controle-audit-2005-3-page-7.htm
DOI : 10.3917/cca.113.0007


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