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Comptabilité - Contrôle - Audit

2010/2 (Tome 16)


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Béatrice TOUCHELAY, beatrice.touchelay@free.fr, CHIFFRES, ENTREPRISES ET ÉTAT DANS LA FRANCE DU XXE SIÈCLE, Entre histoire économique, histoire politique et histoire sociale, Université Paris 1 – Panthéon Sorbonne, 2009, Garant : Michel Margairaz

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Manuscrit inédit : « La “France des mots, la France des chiffres”. Fiscalité et comptabilité des entreprises entre État et organisations patronales (1916-1959) »

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Le développement de la comptabilité privée dans la France du xxe siècle résulte du combat d’une nébuleuse réformatrice qui se transforme progressivement en réseau et qui parvient à faire reconnaître le chiffre parmi les outils de la décision. Les promoteurs de la normalisation comptable et de l’information économique sont d’origines diverses. Ils sont spécialistes du chiffre, administrateurs, comptables, démographes, ingénieurs, statisticiens, et agents du fisc, permanents patronaux, dirigeants d’entreprises ou responsables politiques. Le manuscrit présente leur lente marche à partir de la forte industrialisation de la fin du xixe siècle, puis leur accélération après 1916, avec l’adoption du principe déclaratif et du premier impôt sur les bénéfices qui oblige les entreprises et les services fiscaux à s’accorder sur l’évaluation des bénéfices, et leur réussite dans les années 1960, avec l’application très progressive de la loi de 1959 contraignant les entreprises à se conformer au plan comptable général pour tenir leurs comptes.

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Les étapes de cette évolution ne recoupent pas systématiquement la chronologie politique ou économique de la France du xxe siècle parce que la question de la normalisation comptable bouscule les clivages établis. La voie est ouverte par les difficultés d’application des réformes fiscales introduites pendant la Première Guerre mondiale qui font prendre conscience de la nécessité d’améliorer les comptabilités privées et d’organiser la profession des comptables. L’encadrement économique initié à la veille de 1940, renforcé sous Vichy et prolongé après la Reconstruction amplifie le mouvement. Le début de la Ve République marque le temps des réalisations. Le processus conduit les principales organisations patronales à accepter de soumettre les entreprises privées à des règles comptables homogènes. Ce renoncement au principe de l’autonomie comptable résulte de multiples facteurs que le manuscrit cherche à départager : le rôle de la pression fiscale ou l’emprise de l’état sur les activités économiques, la volonté d’améliorer le rendement de l’impôt et l’équité fiscale, le désir d’éclairer l’action des partenaires de l’entreprise, actionnaires, banquiers ou salariés, ou encore l’affirmation de professionnels de la comptabilité et les exemples étrangers.

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Sans épuiser toutes ces explications, le manuscrit fournit un éclairage particulier sur l’évolution des relations entre l’état et les organisations patronales. Il souligne l’importance de la comptabilité d’entreprise comme source de connaissances et d’informations économiques et précise son rôle dans la démocratisation et dans la modernisation des structures économiques, sociales et politiques de la France contemporaine.

Thèses

Abdelouahid ASSAÏDI, yassaidi@hotmail.com, LA FORMATION DES RECOMMANDATIONS DES ANALYSTES FINANCIERS ET LA PRISE DE DÉCISION DES GÉRANTS DE PORTEFEUILLE : Le rôle de la rationalité mimétique, CNAM Paris, 10 décembre 2009, Direction : Christian Hoarau

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La théorie de la finance moderne appuie ses prédictions sur la rationalité parfaite des agents. Ces derniers seraient capables d’intégrer toute nouvelle information à leurs croyances préalables selon les probabilités conditionnelles de Bayes. Ils auraient également une capacité objective à évaluer un contexte décisionnel conformément à la maximisation des préférences en accord avec la théorie de l’utilité de Savage (1954). Selon l’hypothèse de l’efficience du marché, le prix correspond à la meilleure estimation que l’on puisse faire de la valeur fondamentale, compte tenu des informations disponibles. Dès lors, le prix observé sur le marché est égal à la valeur fondamentale. Les phénomènes d’anomalies et les biais comportementaux atténuent la portée de la finance moderne. Tenant compte de l’aspect psychologique, l’approche comportementale tente d’intégrer la complexité des comportements humains et prend en considération un niveau d’incertitude plus large, pour mieux rendre compte de la réalité. L’approche conventionnaliste semble plus critique à l’égard des théories de la finance moderne, en ce qu’elle soutient que compte tenu de l’incertitude qui caractérise les marchés financiers, la prévision « juste » n’existe pas ex ante. Chaque agent sur le marché financier, cherchera non pas à déterminer la valeur objective d’un actif financier mais tentera de déterminer l’opinion du marché à propos de la vraie valeur. Du fait de la rationalité mimétique, l’agent cherche non seulement à suivre l’opinion collective mais également à anticiper la manière avec laquelle les autres prévoient l’avenir moyen du marché. C’est ce que ce travail cherche à éclairer. Un cadre est proposé après une série d’entretiens auprès d’analystes financiers sell-side et de gérants de portefeuille et une enquête par questionnaire.

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Les résultats de cette recherche montrent que le prix n’est pas uniquement façonné par des informations purement fondamentales. La dynamique interactionnelle fait converger les opinions initialement divergentes vers un point focal représentant la valeur de marché. Les analystes financiers choisissent de délaisser leur information fondamentale de manière systématique afin de suivre les opinions des autres. En dehors des informations fondamentales disponibles, le consensus et le benchmark ne laissent pas insensibles l’analyste financier et le gérant de portefeuille dans la formation des recommandations et la prise de décision. La rationalité est autoréférentielle au sens d’Orléan, en ce que les analystes et les gérants prêtent une attention particulière à leur entourage. Ils ne cherchent pas à avoir fondamentalement raison dans leurs propres estimations et leurs valorisations, mais plutôt à anticiper correctement le marché.

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Mots clés : Analystes financiers, gérants de portefeuille, rationalité mimétique, marché financier, recommandations, prise de décision

Nessrine BEN HAMIDA, nessrine_benhamida@yahoo.fr, L’IMPACT DE L’IAS 39 SUR LA VOLATILITÉ DES RÉSULTATS ET DES COURS BOURSIERS DES BANQUES FRANÇAISES, Université Paris Dauphine, 3 décembre 2009, Direction : Elie Cohen

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Les règles comptables sont en perpétuelle évolution. Il semble que l’ère des instruments financiers a amené des changements progressifs qui vont dans la direction de la prise en compte plus en amont des actifs et dettes dans le cycle des transactions, de même qu’une modification de la période où les bénéfices sont pris en compte. L’adoption de l’IAS 39 constitue une phase importante dans le passage de la comptabilité en coût historique vers la comptabilité en juste valeur. En empruntant les outils des démarches de type qualitatif et de type quantitatif, nous avons essayé de comprendre les raisons de l’opposition manifestée par le secteur bancaire français à l’égard de cette norme dès sa publication. Nous avons conclu que les principales raisons sont liées aux règles de comptabilité de couverture et au principe de la juste valeur en raison des difficultés liées à sa détermination et à son contrôle, mais aussi en raison de la volatilité qu’il cause dans les résultats et qu’il propage vers les cours boursiers des banques. Nous nous sommes ensuite focalisés sur les impacts en termes de volatilité du résultat et des cours boursiers des banques françaises avant et après son entrée en application et discuté des répercussions de cette volatilité sur celle des marchés financiers. Nous avons aussi comparé l’impact de la norme sur la volatilité des cours boursiers des banques françaises à son impact sur les cours boursiers des entreprises du CAC 40 afin d’élucider si les banques étaient plus affectées par la norme que les entreprises des autres secteurs. Nous avons pu démontrer que le résultat étendu ainsi que celui en juste valeur sont pertinents et constituent des proxys fiables des risques évalués par les marchés financiers pour les banques mais ce n’est pas le cas pour les autres entreprises. Nous avons également démontré que la volatilité additionnelle du résultat étendu ainsi que celle du résultat en juste valeur n’impliquent pas une augmentation de la volatilité des cours boursiers des banques ni des entreprises du CAC 40 et ne pourraient de ce fait être considérées comme responsables de la crise financière actuelle, mais pourraient être considérées comme facteur aggravant de la crise et de la volatilité des marchés financiers.

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Mots-clés : IAS 39, juste valeur, comptabilité financière, instruments financiers, banques.

Angèle DOHOU-RENAUD, adohou@iae.univ-poitiers.fr, LE SYSTÈME DE MANAGEMENT ENVIRONNEMENTAL COMME MOYEN DE CONTRÔLE DE LA DÉCLINAISON ET DE L’ÉMERGENCE DES STRATÉGIES ENVIRONNEMENTALES, IAE Université de Poitiers, 26 novembre 2009, Direction : Nicolas Berland

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La prise en compte par les entreprises des défis écologiques majeurs de ce nouveau siècle se manifeste actuellement par l’adoption du système de management environnemental (SME). L’objectif de cette thèse est d’analyser comment ce système de management est utilisé dans les entreprises françaises pour décliner leurs stratégies environnementales et contribuer à l’émergence de nouvelles stratégies environnementales. Deux cadres théoriques servent de prismes conceptuels dans cette recherche : le néo-institutionnalisme organisationnel (DiMaggio et Powell, 1983, 1991 ; Hasselbladh et Kallinikos, 2000) et les leviers de contrôle de Simons (1995). La méthodologie de recherche s’articule en trois temps : une étude exploratoire, une étude de cas multisites et une étude de cas approfondie. À l’issue de l’étude de cas multisites, portant sur 10 entreprises françaises proactives en matière d’environnement, un modèle théorique est proposé. Ce modèle montre l’articulation des systèmes de contrôle du SME dans la déclinaison des stratégies environnementales, depuis l’intégration des idéaux verts de la société jusqu’à la diffusion des performances environnementales auprès des parties prenantes. Ce modèle présente deux mécanismes indispensables à cette articulation : les concepts d’interactivité interne et externe. L’étude de cas intrasite met en évidence une typologie des relations entre les systèmes de contrôle diagnostique et interactif et les niveaux d’apprentissage organisationnel. Cette typologie montre que, contrairement à la littérature, certains systèmes de contrôle diagnostique peuvent favoriser l’émergence de nouvelles stratégies en produisant des apprentissages organisationnels de type génératif (ou en double boucle). De même, les systèmes de contrôle interactif ne produisent pas systématiquement des apprentissages génératifs mais peuvent se limiter à des apprentissages adaptatifs (ou en simple boucle). En définitive, les résultats de ces études de cas contribuent à enrichir théoriquement le domaine de recherche encore peu exploré des liens entre stratégie, systèmes de contrôle et apprentissage organisationnel.

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Mots clés : Système de Management Environnemental, stratégies environnementales, néo-institutionnalisme, leviers de contrôle, apprentissage en double boucle

Ghislaine GARMILIS, ggarmilis@hotmail.com, LE RÔLE DU PROCESSUS DISCIPLINAIRE DANS LA QUÊTE DE LÉGITIMITÉ D’UN ORGANISME PROFESSIONNEL : Le cas des professions comptables française et américaine, DRM – CREFIGE, Université Paris Dauphine, 4 février 2009, Direction : Elie COHEN

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L’objectif de cette thèse est d’appréhender le rôle joué par le processus disciplinaire dans la quête de légitimité de la profession comptable. En tant que système répressif, le mécanisme disciplinaire est considéré comme juste si la sévérité des peines est proportionnelle à la gravité des infractions jugées. Notre recherche propose donc d’étudier la qualité de la sanction disciplinaire à travers l’étude des données disciplinaires d’organismes professionnels comptables français et américains. À l’aide d’une typologie construite à partir de la littérature, et de méthodologies issues de la criminologie, nous établissons une échelle des fautes disciplinaires, préalable essentiel à l’étude du lien entre manquements et sanctions. Notre étude empirique fait émerger cinq propositions, qui mettent en évidence la perméabilité des organismes professionnels aux attentes de leur environnement économique et financier. L’importance du mécanisme disciplinaire dans la quête de légitimité des organismes professionnels comptables est ainsi particulièrement mise en exergue lors des scandales financiers et dans les pays où l’État a un pouvoir de régulation fort.

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Mots clés : profession comptable, déontologie, légitimité, processus disciplinaire, manquements professionnels, sanction

Anne LE MANH-BENA, alemanh@escpeurope.eu, LE PROCESSUS DE NORMALISATION COMPTABLE PAR L’IASB : Le cas du résultat, Conservatoire National des Arts et Métiers, 10 décembre 2009, Direction : Claude SIMON

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Cette recherche apporte une contribution à la compréhension du processus de normalisation comptable par l’IASB à travers le thème de la définition et de la présentation du résultat comptable. L’objet de recherche se décline en deux questions : Comment se positionnent les différentes parties prenantes dans le processus de normalisation du résultat comptable en IFRS ? Comment s’explique la pugnacité de l’IASB à imposer une nouvelle définition du résultat comptable ?

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La première partie présente le cadre théorique retenu, qui emprunte à la théorie de l’agence et la théorie néo-institutionnelle. La seconde partie expose les enjeux de la normalisation du résultat comptable. Deux concepts clés émergent la littérature sur le thème de la définition du résultat comptable : la pertinence pour les utilisateurs et la cohérence du référentiel comptable et des états financiers. La troisième partie rend compte des trois études qualitatives menées à partir d’un corpus d’écrits constitué de l’ensemble des documents publiés par l’IASB sur le thème de la définition du résultat comptable : normes, exposé-sondage, papier de discussion, réponses reçues par l’IASB suite à un appel à commentaires et synthèses de réunions de travail. Les principaux résultats concernent le fonctionnement du due process et la nature de l’argumentation utilisée par le normalisateur pour imposer sa conception du résultat comptable. Il apparaît ainsi que les avis des participants au due process sont peu pris en compte par le normalisateur et que ce dernier cherche essentiellement à accroître la cohérence de son référentiel comptable en imposant une définition et un format de présentation du résultat comptable dont la pertinence pour les utilisateurs peine à être mise en évidence.

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Mots-clés : normalisation comptable, IASB, due process, résultat comptable, comprehensive income.

Marie-Claire LOISON, mcloison@hotmail.fr, CONTRIBUTION À L’HISTOIRE SOCIÉTALE DE L’ENTREPRISE : Du paternalisme au développement durable – le cas du groupe péchiney (1855-2003), Université Paris Dauphine, décembre 2009, Direction : Anne PEZET

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Cette recherche constitue une contribution à l’histoire de la responsabilité sociétale de l’entreprise (RSE) et, plus précisément, à la compréhension du processus de construction et d’institutionnalisation des pratiques de RSE. Elle repose sur une démarche généalogique visant à contextualiser les pratiques de RSE, c’est-à-dire à les replacer dans leur contexte d’apparition et à reconstituer la constellation de facteurs internes et externes à l’entreprise ayant participé à leur évolution au cours du temps. Dans cette perspective, une étude empirique réalisée à partir du cas du groupe industriel Pechiney sur la période 1855-2003 a conduit à l’identification de trois périodes majeures au sein de la généalogie des pratiques de RSE :

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La période 1855-1935 correspond au développement d’une RSE de type utilitariste teintée de christianisme et au règne de l’entreprise-providence. Le paternalisme constitue alors le mode d’expression privilégié de l’entreprise qui endosse le rôle de régulateur sociétal.

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La période 1936-1990 correspond au passage progressif d’une RSE orientée social à une RSE orientée environnemental.

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La période 1990-2003 correspond au développement progressif d’une RSE explicite et imprégnée de développement durable. L’entreprise devient citoyenne et intègre les trois piliers de la RSE (économique, social/sociétal et environnemental) à ses pratiques de gestion dans une optique de développement durable.

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Mots clés : responsabilité sociétale de l’entreprise, développement durable, paternalisme, pratiques de gestion, généalogie

Françoise PLATET-PIERROT, francoise.pierrot@free.fr, L’INFORMATION FINANCIÈRE À LA LUMIÈRE D’UN CHANGEMENT DE CADRE CONCEPTUEL COMPTABLE : Étude du message du Président des sociétés cotées françaises, Université Montpellier 1, 2 décembre 2009, Direction : Monique Lacroix

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Depuis le 1er janvier 2005, les sociétés cotées françaises sont tenues d’établir leurs comptes consolidés selon le référentiel comptable international les normes IAS/IFRS, adopté par l’Union Européenne en 2002. Ce nouveau référentiel élaboré par un organisme privé l’IASB, correspond à un changement de modèle comptable pour la majorité des pays européens en général et pour la France en particulier. En effet, la réglementation comptable précédemment en vigueur relevait du modèle comptable continental à orientation partenariale, alors que les normes IAS/IFRS sont fondées sur le modèle comptable anglo-saxon qui favorise une approche actionnariale. Les principes et concepts sur lesquels ce référentiel est basé sont regroupés dans un cadre conceptuel qui introduit ce corpus de normes et définit, entre autres, les objectifs et les utilisateurs de l’information financière produite par les sociétés. Ce travail doctoral analyse l’impact de cette transition d’un modèle comptable à l’autre sur le contenu de l’information financière des sociétés cotées françaises. Pour cela, une étude de contenu de la lettre du Président, introduisant le rapport annuel, a été mise en œuvre, notamment à l’aide du logiciel d’analyse textuelle ALCESTE. Cette étude longitudinale qui s’étend de 2001 à 2007 et concerne 60 entreprises issues de l’indice SBF 250, conduit à identifier une évolution de la présentation de la performance des entreprises, en lien avec la place accordée aux actionnaires, dans le discours des Présidents.

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Mots clés : Information financière, cadre conceptuel comptable, IAS/IFRS, IASB, message du Président

Marine PORTAL, mportal@iae.univ-poitiers.fr, LA POLITIQUE QUALITÉ DE LA CERTIFICATION DES COMPTES PUBLICS : Le cas de la Cour des Comptes, CEREGE, Université de Poitiers, 04 décembre 2009, Direction : Évelyne LANDE

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Cette étude porte sur la qualité du processus de certification des comptes publics et plus particulièrement sur la politique qualité de la certification réalisée par la Cour des comptes. Elle s’inscrit dans un contexte d’exigences croissantes en termes de qualité de l’information financière. La réforme budgétaire et comptable en France engendrée par la LOLF 2001 modifie en effet en profondeur le fonctionnement de la comptabilité et la gestion publique en mettant l’accent sur la transparence et la qualité de l’information, des notions directement contrôlées par la certification des comptes publics.

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L’objet de cette étude est de déterminer si le formalisme et la nouvelle terminologie introduits par l’importation d’outils issus des politiques qualité anglo-saxonnes améliorent réellement les pratiques liées à la politique qualité de la Cour des comptes pour la certification ou s’ils ne représentent qu’un point de passage inévitable. Cette question s’inscrit dans l’objectif d’apporter un élément de réponse à un enjeu plus large, à savoir : les pratiques et la terminologie issues du secteur privé et importées dans les organisations publiques améliorent-elles les pratiques ou ne représentent-elles qu’une contrainte ?

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La première partie distingue et présente tout d’abord les deux modèles d’institutions supérieures de contrôle dans une étude comparative internationale fondée sur une analyse des approches théorique et normative et également sur une analyse des pratiques. La première partie positionne ensuite le cas étudié, la politique qualité de la Cour des comptes, dans son contexte spécifique, c’est-à-dire son environnement. La seconde partie se focalise ensuite plus spécifiquement sur l’évolution de la politique qualité de la Cour des comptes et s’appuie sur une étude de cas longitudinale (2006-2009) par observation participante. Pour étudier et analyser le développement de la politique qualité, cette deuxième partie détaille en préalable la grille de lecture retenue pour la qualité de l’audit qui présente un ensemble de critères explicatifs et les éléments composant une politique qualité pour l’audit. L’étude de l’évolution de la politique qualité est réalisée ensuite selon une approche évolutionniste du changement et une vision néo-institutionnaliste s’opérationnalisant directement sur le niveau de l’organisation étudiée pour expliquer les stabilités et également les changements en reconnaissant les interactions au niveau macro et micro.

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Mots clés : Audit, Qualité, Management public, Institutions supérieures de contrôle, Cour des comptes

Julien PRUDENCE, Julien.prudence@eurogroup.fr, LA MAÎTRISE DU SLACK BUDGÉTAIRE : UNE ANALYSE AUTOUR DES THÉORIES DE LA DÉVIANCE ET DE LA CRIMINOLOGIE. le cas d’une entreprise de distribution, Université Paris-Dauphine, 1er octobre 2009, Direction : Nicolas BERLAND

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Les travaux réalisés à ce jour témoignent de la complexité de la dynamique sous-jacente à la création de slack budgétaire. Les résultats divergents, complémentaires et, parfois même, contradictoires, des différentes recherches sur ses déterminants témoignent de l’existence d’un réseau d’influences impliquant à la fois des facteurs personnels, organisationnels et contextuels.

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Ce phénomène peut être considéré comme une forme de déviance. Ses conséquences sont ambivalentes : il est à la fois source de dysfonctionnement et le moteur de l’innovation et du progrès constant. Selon cette perspective, le rôle du contrôle de gestion est de le piloter.

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À partir d’une observation participante au sein du contrôle de gestion d’une société de distribution, l’auteur s’interroge sur les moyens de maîtrise du slack budgétaire. L’originalité de la thèse se situe notamment au plan du positionnement théorique. Le cadre théorique mobilisé est celui des théories de la déviance et de la criminologie. Le phénomène de création de slack est ainsi appréhendé selon quatre axes d’analyse : la norme de slack, la transgression, la détection et la sanction. La thèse se propose alors de comprendre de quelle manière le slack budgétaire est maîtrisé à travers l’étude longitudinale d’un cas. Elle développe une approche multidisciplinaire en utilisant les apports théoriques et méthodologiques des sciences humaines.

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Mots clés : slack budgétaire, théories de la déviance, criminologie, contrôle budgétaire.

Moncef RHARMILI, moncef.rharmili@veoliaservices.ma, L’IMPORTANCE ACCORDÉE AUX INDICATEURS DE PERFORMANCE DANS LA PRISE DE DÉCISIONS : Cas des entreprises marocaines, Université de Toulon-Var, 5 novembre 2009, Direction : Pierre-Laurent BESCOS et Houdaifa AMEZIANE

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Cette thèse s’inscrit dans le prolongement des travaux sur les indicateurs de performance. Elle vise à mieux comprendre, d’une part, les facteurs explicatifs de l’importance accordée aux indicateurs de performance financière et non financière, et d’autre part, à étudier l’impact que ces derniers ont sur la performance financière. Jusqu’à maintenant, de nombreux travaux ont été conduits sur ce sujet dans plusieurs pays du monde. Les principales questions traitées dans ces recherches sont descriptives des caractéristiques des indicateurs de performance (Grote, 2000 a, b ; Moores, 2005) ou explicatives du choix des indicateurs (Baines et Langfield-Smith, 2003 ; Bescos et Cauvin, 2004). Cependant, malgré la richesse des résultats de ces études récentes, peu de chose est connu sur l’importance que les dirigeants des entreprises accordent aux informations relatives aux indicateurs de performance lors de la prise de décisions. En effet, tout d’abord la plupart des études s’intéressent aux choix des indicateurs de performance non financière sans pour autant répondre à la question de savoir si les dirigeants donnent de l’importance à ces indicateurs dans la prise de décision. Ensuite, ces études ne reposent pas clairement sur un cadre théorique pour justifier le lien entre les indicateurs de performance en tant qu’outil de pilotage et la performance financière des entreprises. De même, la majorité des études est réalisée aux États-Unis ou en Europe, mais très rarement dans des pays en voie de développement tel que le Maroc. Par ailleurs, des résultats sur les facteurs de contingence sont contradictoires. Le sujet méritait en conséquence que soient menées en vue d’explorer de nouvelles pistes et en confirmer d’autres. C’est dans cette optique que la thèse se propose de répondre à la question suivante : « Quels sont les facteurs qui influencent l’importance accordée aux informations des indicateurs de performance dans la prise de décisions ? »

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Les résultats, obtenus à partir d’une enquête sur l’importance accordée à ces indicateurs par les dirigeants des entreprises marocaines, tendent à démontrer que les dirigeants accordent autant d’importance aux indicateurs financiers qu’aux indicateurs non financiers. Les facteurs de l’incertitude de l’environnement, la stratégie de différentiation et la structure plus décentralisée sont des facteurs explicatifs de l’importance élevée donnée à ces indicateurs dans la prise de décisions. L’utilisation des indicateurs de performance influence positivement la performance financière des entreprises par l’intermédiaire de la compétitivité.

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Mots clés : l’utilisation des Indicateurs de performance financière et non financière, La performance d’entreprise, les tableaux de bord.

Mohamed SELLAMI, mohamed.sellami@cnam.fr, MESURE DE LA PERTINENCE DES DONNÉES COMPTABLES PAR LE MODÈLE DE FELTHAM ET OHLSON (1995) : Cas de la france, Conservatoire National des Arts et Métiers, 8 décembre 2009, Direction : Christian HOARAU

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Cette thèse s’intéresse à la mesure de la pertinence des données comptables des entreprises cotées sur la Bourse de Paris en utilisant le modèle de Feltham et Ohlson (1995). Nous proposons, dans une première partie, une classification des travaux empiriques portant sur la mesure de la pertinence des informations comptables et nous dégageons les limites théoriques et méthodologiques associées aux résultats desdits travaux.

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Pour pallier certaines de ces limites, nous appliquons, dans une deuxième partie, la démarche théorique de Feltham et Ohlson (1995). Pour ce faire, nous testons la relation linéaire de l’information dynamique, notamment, les conditions liées à la persistance des bénéfices anormaux d’exploitation, au comportement « prudent » des dirigeants et à la croissance des actifs d’exploitation. Celles-ci étant vérifiées, nous recourons aux méthodes de régression pour tester le modèle de Feltham et Ohlson entre 1992 et 2001. Les résultats révèlent que les données comptables sont des mesures peu pertinentes.

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À l’issue de ces résultats, nous proposons, dans une troisième partie, un complément du modèle de Feltham et Ohlson. Ce dernier trouve ses fondements théoriques dans le cadre de l’approche économique de l’information. Partant des apports de cette approche aux recherches en comptabilité, nous introduisons, tout d’abord, la méthode de la frontière efficiente stochastique. Celle-ci permet de générer un indice d’efficience (pertinence) par entreprise. Ensuite, nous menons des analyses par secteur d’activité et marché de cotation pour dégager les indices qui leur sont afférents. Enfin, nous déterminons les variables explicatives de l’inefficience (non-pertinence) des données comptables.

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Mots clés : données comptables, mesure de la pertinence, démarche théorique de Feltham et Ohlson (1995), approche économique de l’information, indice d’efficience et inefficience.

Konan ANDERSON SENY KAN, ksenykan@yahoo.fr, INTERACTION DES SYSTÈMES DE GOUVERNANCE D’ENTREPRISE : Les groupes multinationaux comme terrain d’analyse, Centre de Recherche en Management (IAE Toulouse – Université Toulouse 1 Capitole), 18 janvier 2010, Direction : Christine POCHET

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Depuis les années 1990, la gouvernance d’entreprise est devenue un objet de recherche assez prolifique permettant de l’appréhender comme l’interaction entre un système de gouvernance englobant et des structures locales de gouvernance à l’échelle d’un pays. Cependant, les organisations qui, en raison du développement de leurs activités, opèrent dans plusieurs pays sont encore peu étudiées par la recherche en gouvernance d’entreprise. La multidimensionnalité, la diversité et l’hétérogénéité sont autant de spécificités qui caractérisent ce type d’organisation dont le groupe multinational est une illustration. Ces spécificités posent avec acuité des problèmes de coordination et de contrôle. Le présent travail résulte de ce constat, avec pour objectif de comprendre le fonctionnement des structures locales de gouvernance des groupes multinationaux. Nous y parvenons à travers une approche qualitative articulée en deux études : une étude exploratoire et une étude principale. L’étude exploratoire, conduite à partir de 10 entretiens, permet de confronter les résultats identifiés à partir de la revue de la littérature au contexte français. L’étude principale repose, quant à elle sur une étude de cas multiples (10 groupes multinationaux français) avec deux analyses. La première porte sur les structures locales de gouvernance des sociétés mères, étudiées par une analyse quali-quantitative comparée (AQQC) et par 12 entretiens. La deuxième consacrée à l’étude des structures locales de gouvernance des filiales repose sur des entretiens. Les résultats mettent en évidence des déterminants de la configuration des structures locales de gouvernance au sein des groupes multinationaux français.

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Mots clés : Gouvernance d’entreprise, groupes multinationaux, management international, étude de cas, analyse quali-quantitative comparée (AQQC).

Titres recensés

  1. HDR
    1. Béatrice TOUCHELAY, beatrice.touchelay@free.fr, CHIFFRES, ENTREPRISES ET ÉTAT DANS LA FRANCE DU XXE SIÈCLE, Entre histoire économique, histoire politique et histoire sociale, Université Paris 1 – Panthéon Sorbonne, 2009, Garant : Michel Margairaz
  2. Thèses
    1. Abdelouahid ASSAÏDI, yassaidi@hotmail.com, LA FORMATION DES RECOMMANDATIONS DES ANALYSTES FINANCIERS ET LA PRISE DE DÉCISION DES GÉRANTS DE PORTEFEUILLE : Le rôle de la rationalité mimétique, CNAM Paris, 10 décembre 2009, Direction : Christian Hoarau
    2. Nessrine BEN HAMIDA, nessrine_benhamida@yahoo.fr, L’IMPACT DE L’IAS 39 SUR LA VOLATILITÉ DES RÉSULTATS ET DES COURS BOURSIERS DES BANQUES FRANÇAISES, Université Paris Dauphine, 3 décembre 2009, Direction : Elie Cohen
    3. Angèle DOHOU-RENAUD, adohou@iae.univ-poitiers.fr, LE SYSTÈME DE MANAGEMENT ENVIRONNEMENTAL COMME MOYEN DE CONTRÔLE DE LA DÉCLINAISON ET DE L’ÉMERGENCE DES STRATÉGIES ENVIRONNEMENTALES, IAE Université de Poitiers, 26 novembre 2009, Direction : Nicolas Berland
    4. Ghislaine GARMILIS, ggarmilis@hotmail.com, LE RÔLE DU PROCESSUS DISCIPLINAIRE DANS LA QUÊTE DE LÉGITIMITÉ D’UN ORGANISME PROFESSIONNEL : Le cas des professions comptables française et américaine, DRM – CREFIGE, Université Paris Dauphine, 4 février 2009, Direction : Elie COHEN
    5. Anne LE MANH-BENA, alemanh@escpeurope.eu, LE PROCESSUS DE NORMALISATION COMPTABLE PAR L’IASB : Le cas du résultat, Conservatoire National des Arts et Métiers, 10 décembre 2009, Direction : Claude SIMON
    6. Marie-Claire LOISON, mcloison@hotmail.fr, CONTRIBUTION À L’HISTOIRE SOCIÉTALE DE L’ENTREPRISE : Du paternalisme au développement durable – le cas du groupe péchiney (1855-2003), Université Paris Dauphine, décembre 2009, Direction : Anne PEZET
    7. Françoise PLATET-PIERROT, francoise.pierrot@free.fr, L’INFORMATION FINANCIÈRE À LA LUMIÈRE D’UN CHANGEMENT DE CADRE CONCEPTUEL COMPTABLE : Étude du message du Président des sociétés cotées françaises, Université Montpellier 1, 2 décembre 2009, Direction : Monique Lacroix
    8. Marine PORTAL, mportal@iae.univ-poitiers.fr, LA POLITIQUE QUALITÉ DE LA CERTIFICATION DES COMPTES PUBLICS : Le cas de la Cour des Comptes, CEREGE, Université de Poitiers, 04 décembre 2009, Direction : Évelyne LANDE
    9. Julien PRUDENCE, Julien.prudence@eurogroup.fr, LA MAÎTRISE DU SLACK BUDGÉTAIRE : UNE ANALYSE AUTOUR DES THÉORIES DE LA DÉVIANCE ET DE LA CRIMINOLOGIE. le cas d’une entreprise de distribution, Université Paris-Dauphine, 1er octobre 2009, Direction : Nicolas BERLAND
    10. Moncef RHARMILI, moncef.rharmili@veoliaservices.ma, L’IMPORTANCE ACCORDÉE AUX INDICATEURS DE PERFORMANCE DANS LA PRISE DE DÉCISIONS : Cas des entreprises marocaines, Université de Toulon-Var, 5 novembre 2009, Direction : Pierre-Laurent BESCOS et Houdaifa AMEZIANE
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Pour citer cet article

  Dejean Frédérique, etNaro Gérald, « La revue des thèses », Comptabilité - Contrôle - Audit, 2/2010 (Tome 16), p. 167-175.

URL : http://www.cairn.info/revue-comptabilite-controle-audit-2010-2-page-167.htm
DOI : 10.3917/cca.162.0167


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