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Comptabilité - Contrôle - Audit

2011/3 (Tome 17)


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Emma ABBASSI, CONTRIBUTION À LA CONNAISSANCE DE LA PRÉVENTION ET DE LA DÉTECTION DES FRAUDES PAR LA GOUVERNANCE ET PAR L’AUDIT. Direction : Jean-Guy Degos, 16 décembre 2010, Université de Bordeaux IV

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Motivée par les opportunités et les comportements d’une partie marginale de la population, décrite par Cressey dans les années 1950 mais ancrée au cœur de la vie économique depuis toujours, la fraude comptable revêt de plus en plus une importance qu’elle n’avait jamais eue auparavant. Faillites, fraude et corruption qui défrayaient la chronique des années 1880 (Canal de Panama) à 1935 (Affaire Stavisky), font un retour en force. Les scandales actuels sont l’illustration parfaite des manipulations à grande échelle, de la cupidité sans limite de certains dirigeants et de leur comportement criminel. La présente thèse est une contribution à la connaissance de la prévention et la détection des fraudes, fondée sur les mécanismes de gouvernance et de la démarche d’audit. La loi Sarbanes-Oxley a renforcé la prise de conscience et l’attention accordée à la fraude. La norme SAS 99 proposée par l’AICPA, en accord avec la loi Sarbanes-Oxley, recommande de meilleures pratiques contre les fraudes. Mais les réglementations conçues pour les situations d’aujourd’hui, seront-elles adaptées à l’économie de demain ? Les candidats potentiels à la fraude sont, en général, toujours inspirés par le triangle de la fraude de Cressey, précurseur de l’analyse des facteurs de risques de fraude mais ils apportent des réponses classiques à un mal chronique. Afin d’atteindre une probabilité élevée de détection de fraude et de lutter efficacement contre elle, les auditeurs doivent bien cerner toutes les catégories de risques. L’environnement comptable et financier dont la complexité croît de manière significative, en devenant diversifié et virtuel oblige la profession d’audit à s’adapter rapidement pour continuer à jouer un rôle essentiel de maintien de la confiance et de sauvegarde des intérêts publics et privés.

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Mots-clés : Audit, Détection, Fraude, Facteur du risque, Gouvernance des entreprises, Juricomptable (Forensic accounting), Sarbanes-Oxley, Prévention

Odile BERNARD, odile.bernard.ny@orange.fr, SYSTÈME DE CONTRÔLE DE GESTION ET TRAJECTOIRE DU PROPRIÉTAIRE-DIRIGEANT DE PETITE ENTREPRISE : Le secteur de l’agencement d’intérieur dans le Grand-Est. Direction : Muriel Jougleux, 6 octobre, Université Paris-Est

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L’objectif de cette recherche est d’établir l’existence d’un lien entre le design du système de contrôle de gestion, implémenté pour son propre compte par un propriétaire-dirigeant de petite entreprise, et les variables de sa trajectoire. Le design du système de contrôle de gestion doit être compris au sens non seulement des outils le composant, mais aussi du contexte dans lequel ils sont mis en œuvre, c’est-à-dire l’ensemble des techniques de management qui ont cours dans l’entreprise. La trajectoire du dirigeant est composée des variables relatives à son itinéraire socioprofessionnel, à sa personnalité, à ses aptitudes entrepreneuriales et à sa projection vers l’avenir. Les études de cas concernent des petites entreprises indépendantes du secteur de l’agencement, dans le Grand-Est, dont le dirigeant est propriétaire. Il résulte que c’est principalement de la variable-clé « logique poursuivie par le dirigeant » dont dépend l’ensemble des correspondances constatées entre le design du système de contrôle de gestion et les variables de la trajectoire. Il est aussi démontré que le système de contrôle de gestion est présent selon une temporalité dépendante du niveau de réflexion « stratégique » du dirigeant.

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Mots-clés : Système de contrôle de gestion, Propriétaire-dirigeant, Petite Entreprise (PE), Trajectoire

Jacques-Olivier CHARRON, jcharron@magic.fr, LA RELATION ENTRE ESTIMATION DE LA VALEUR FONDAMENTALE DES SOCIÉTÉS COTÉES ET ÉVOLUTION DE LEUR COURS : Une contribution basée sur des études de cas. Direction : Ève Chiapello, 12 novembre 2010, CNAM Paris

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L’efficience fondamentale, i.e. l’efficience comprise comme conformité de la valorisation par les marchés financiers à la valeur fondamentale des titres est en tant que telle peu testée. Notre recherche vise à renouveler ses modes de test en se basant sur une conception constructiviste de la valeur fondamentale. Ce renouvellement, axé sur l’adoption d’un point de vue $$$$$d’investi$$$$d’in visti????? est mis en œuvre sur 4 cas de sociétés cotées françaises sur une période de 3 ans. La première partie de la thèse est consacrée à l’identification des acteurs les plus légitimés de ce type d’expression publique. Elle montre que ce sont les analystes financiers sell-side. La deuxième partie étudie la relation entre l’estimation publique de la valeur fondamentale par ces acteurs et l’évolution des cours. Elle aboutit au constat d’une estimation fortement dépendante de la dynamique du marché. La troisième partie apporte des éléments d’explication de ce constat en présentant sous la forme d’une configuration le mode d’interdépendance dans lequel s’inscrivent à la fois les analystes, les investisseurs et d’autres acteurs.

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Mots-Clés : Éducation, E-learning, Training, Valeur fondamentale, Valorisation, Efficience, Étude de cas, Analyste financier, Configuration

Tiphaine COMPERNOLLE, c_tiphaine@hotmail.com, FONCTIONNEMENT ET EFFICACITÉ DU COMITÉ D’AUDIT Une analyse des intreactions entre les participants. 21 juin 2011, Université Paris Dauphine. Direction : Bernard Colasse & Chrystelle Richard

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Cette recherche contribue à la compréhension du fonctionnement et de l’efficacité du comité d’audit. Elle vise à ouvrir la boîte noire qu’est ce mécanisme de gouvernance en analysant les interactions des participants.

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La démarche est compréhensive, reposant sur l’analyse de 59 entretiens menés auprès de professionnels investis dans le comité d’audit de 32 sociétés du CAC 40.

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La gestion des impressions est un phénomène central des réunions d’un tel comité. Le risque de perdre la face, qui n’est pas appréhendé de la même manière par les participants selon leur statut, est une des motivations centrales de ce phénomène. Les administrateurs perçoivent un risque que leurs impressions soient cyniquement gérées. Ils ont alors une double stratégie de réassurance et de mise en confiance de leurs interlocuteurs. Le président du comité d’audit est un acteur central dans le déploiement de cette stratégie.

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À la rencontre de ces comportements stratégiques se construisent les interactions entre les participants. Des relations de confiance peuvent se développer, fruits de négociations implicites. L’efficacité du comité d’audit se matérialise par un contrôle social réflexif : les acteurs qui rendent compte au comité s’autocritiquent. Les risques perçus les amènent vers l’autodiscipline. La confiance les amène à écouter et suivre les suggestions des administrateurs.

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En définitive, le fonctionnement et l’efficacité du comité d’audit sont appréhendés comme le fruit de négociations implicites entre les participants au cours de leurs interactions : entre confiance et risques, entre transparence et opacité, entre tact et pouvoir.

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Mots-clés : Comité d’audit, Interactions, Risque, Confiance, Contrôle social

Damien GARDEY, damien.gardey@etud.univ-pau.fr, LES INTERACTIONS ENTRE PRATIQUES DE CONTRÔLE ET APPRENTISSAGES ORGANISATIONNELS DANS LE CONTEXTE EN CHANGEMENT DU SECTEUR PUBLIC LOCAL FRANÇAIS : Une analyse renouvelée axée sur l’amélioration de la performance. Direction : David Carassus, 4 juillet 2011, Université de Pau et Pays de l’Adour

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Les collectivités locales françaises connaissent, depuis le début des années 1980, de nombreuses mutations, qu’elles soient de nature politique, productive, financière, institutionnelle, démocratique, ou culturelle. La décentralisation, la crise financière, ou encore l’exigence accrue des citoyens/usagers/contribuables sur l’offre de services publics, en sont quelques exemples. En réaction, un nombre croissant de collectivités locales fait le choix, depuis une dizaine d’années pour les premières, de moderniser leurs pratiques managériales en ayant en perspective une amélioration de leur performance organisationnelle. Dès lors, il semblait nécessaire de s’interroger sur l’influence réelle de la modernisation de ces modes et outils innovants de la gestion publique locale. En effet, si les évolutions endogènes des organisations publiques locales paraissent essentielles pour répondre aux mutations de leur contexte actuel, il convient d’analyser les enjeux, caractéristiques et usages de ces nouvelles pratiques managériales locales. Les démarches de performance des collectivités locales françaises sont-elles seulement des outils de communication politique, relèvent-elles d’un effet de mimétisme, sans réelle portée opérationnelle, en particulier par rapport à la mise en œuvre de la LOLF au niveau de l’État, ou s’inscrivent-elles dans une nouvelle conception managériale de l’action politique et administrative, axée sur l’amélioration de la performance publique locale ? Pour répondre à cette question, ce travail de recherche doctorale se décompose en deux parties, dans deux approches, théorique et empirique. La première enrichit la littérature existante sur les interactions entre contrôle et apprentissage organisationnel dans le secteur public local, en proposant une définition novatrice de la performance publique, en caractérisant les nouvelles pratiques locales de contrôle interne, et en analysant leurs apprentissages organisationnels, de types, natures et dimensions différentiés. La seconde partie, empirique, concerne, elle, l’analyse des principes, outils et modalités de mise en œuvre de démarches locales de performance. Au final, cette analyse révèle l’opportunité d’apprentissages de ces nouveaux modes de gestion, en terme de performance politique et administrative. Néanmoins, l’étude menée à l’échelle nationale sur la modernisation des pratiques managériales locales, met en évidence des caractéristiques et apprentissages limités, en l’état de leur développement, à un niveau administratif et interne, ne répondant pas totalement aux mutations du contexte actuel. Des évolutions semblent toutefois envisageables, des propositions étant faites dans ce sens, pour améliorer la performance publique locale, par des apprentissages organisationnels adaptés, permis par la mise en œuvre de démarches à la fois de nature administrative et politique.

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Mots-clés : Contrôle, Apprentissage, Performance, Management, Secteur public local

Irène GEORGESCU, irenegeorgescu@neuf.fr, LA PRESSION FINANCIÈRE INTERNE, SES DÉTERMINANTS ET SES EFFETS SUR LES ATTITUDES ET COMPORTEMENTS : Le cas de l’hôpital public. Direction : Gérald Naro et Nathalie Commeiras, 06 décembre 2010, Université Montpellier 1. Prix de Thèse de l’AFC 2011, Prix de la thèse transversale FNEGE 2011

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L’introduction de la tarification à l’activité couplée à la réorganisation en pôles d’activités oriente l’hôpital public français vers de nouvelles logiques financières. L’obligation de moyen fait place à une obligation d’activité, les ressources de l’institution hospitalière sont désormais directement dépendantes du niveau de l’activité produite. Aussi, la mise en œuvre d’un contrôle par les résultats émerge dans une organisation déjà dominée par un contrôle professionnel. L’objet de cette étude est d’étudier les effets du contrôle par les résultats dans l’hôpital public français. Basé sur une recherche exploratoire auprès de 31 praticiens hospitaliers dans 2 CHU et sur une étude confirmatoire auprès de 578 praticiens hospitaliers répartis dans 14 CHU, ce travail révèle l’existence de pressions financières internes. Par ailleurs, il met en lumière les conséquences concernant les conflits de rôle, l’ambigüité de rôle, l’implication des médecins et la manipulation de données en fonction de la nature et de la source des pressions financières internes.

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Mots-clés : Pression financière interne, Contrôle par les résultats, Conflit de rôle, Ambigüité de rôle, Implication dans la profession, Implication dans le service public, Implication dans l’organisation, Manipulation de données, Hôpital public

Stephane OUVRARD, stephane.ouvrard@crtcp.com, CONTRIBUTION À LA CONNAISSANCE DE LA PERFORMANCE FINANCIÈRE MESURÉE EN NORMES IFRS. Direction : Jean-Guy Degos, 29 juin 2010, Université de Bordeaux IV

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Grâce aux normes comptables internationales, la comptabilité n’est plus réservée aux seuls comptables. Les hommes politiques y font référence dans leur discours et les normes internationales, d’application désormais obligatoire aux comptes consolidés des groupes cotés européens, considèrent la mesure de la performance financière comme un enjeu stratégique. Après plus de vingt ans d’existence, le cadre conceptuel de l’IASB, qui donne une place privilégiée à l’investisseur, générateur de volatilité à court terme, est-il encore adapté aux enjeux actuels d’une société subissant de plein fouet les conséquences d’une crise majeure ? La financiarisation de la comptabilité relance le débat sur la juste valeur et de façon plus large entre deux approches de la comptabilité : l’approche patrimoniale, d’où le premier concept de résultat global est issu et l’approche par les flux du compte de résultat plus évolué. Ces différentes conceptions de la comptabilité permettent de s’interroger sur le rôle des entreprises. L’entreprise se résume-t-elle à la gestion de plusieurs portefeuilles de titres au bénéfice de la partie-prenante privilégiée représentée par les actionnaires ? Ou au contraire, son rôle est-il plus large : créer de la valeur à long terme pour l’ensemble des parties prenantes ? À travers ce travail de recherche, l’auteur a cherché à démontrer qu’il était urgent de revenir aux concepts fondamentaux de la gestion financière d’une entreprise : comprendre et analyser la performance opérationnelle à long terme à travers le modèle économique de l’entreprise. Les normes sur l’information sectorielle et sur le tableau des flux de trésorerie, très utilisées par les praticiens de l’analyse financière, sont très utiles pour atteindre cet objectif car elles permettent de déterminer des indicateurs de performance opérationnelle à long terme.

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Mots-clés : Performance financière, Reporting financier, Résultat, Global, Cadre conceptuel, Théorie de l’agence, Gouvernance, Information sectorielle, Rentabilité économique, Rentabilité financière, Tableau des flux de trésorerie, Cash flow libre, Commissaires aux comptes, Rapport d’audit sur les comptes consolidés, XBRL, Taxonomie

Biljana PESALJ, bgajic@ekof.bg.ac.rs, L’IMPACT DU SYSTÈME DE MESURE ET DE CONTRÔLE DE LA PERFORMANCE ET DU CARACTÈRE MULTINATIONAL DE LA FIRME SUR LA PERFORMANCE DES ENTREPRISES : Une étude comparative dans le contexte d’une économie de transition : le cas de la serbie. Direction : Patrick Boisselier, 17 décembre 2010, Université de Nice, Sophia – Antipolis

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Dans un environnement concurrentiel, le système de contrôle de gestion, tout comme les mesures de la performance sont des facteurs importants du succès de la mise en œuvre d’une stratégie, et qui contribuent à l’amélioration de la performance. En dépit des efforts faits par la recherche et les expérimentations visant à comprendre l’impact du système de mesure de la performance sur cette même performance, il n’y a pas, à ce jour, d’explication claire ni de résultats empiriques probants. C’est pour cette raison que ce sujet reste intéressant et constitue un terrain fertile pour les recherches futures.

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Notre intention dans cette recherche est d’apporter l’éclairage sur les effets du système de mesures de la performance (SMP) sur les performances, elles-mêmes, avec prise en compte du lien complexe entre la SMP et la stratégie. Notre intention est d’ailleurs d’explorer si l’influence de l’alignement « stratégie-SMP » sur les performances, révèle une différence systématique entre le groupe des entreprises multinationales (EMN) et celui des entreprises nationales (non-EMN). Afin de formuler le cadre théorique pour explorer le problème de recherche on relie deux domaines de la littérature : la littérature de la control de gestion et la littérature du business international.

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Notre étude contribue, au niveau théorique, à la compréhension du lien complexe existant entre stratégie, SMP et performance. Elle se place en outre dans le débat portant sur les deux approches de mesure de la performance. D’ailleurs, nos résultats trouveront leur place dans le corpus de la littérature traitant des caractéristiques des SMP dans les EMN, aussi bien que dans celle traitant des particularités des SMP dans les filiales d’EMN fonctionnant dans les économies en transition.

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Au meilleur de nos connaissances, la recherche menée représente un parmi les premières d’évaluer l’état de pratique de mesure de la performance en Serbie. La recherche conduite contribue à améliorer la pratique de mesure de la performance et peut être utilisée pour faciliter la recherche future sur le sujet.

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Mots-clés : Systèmes de mesure de la performance, Effets sur la performance, Sondage par questionnaire, Économie de transition, Industrie, Serbie, Entreprises multinationales

Aurélien RAGAIGNE, aurelien.ragaigne@wanadoo.fr, LES FONCTIONS DE L’ÉVALUATION DES SERVICES PUBLICS LOCAUX PAR LA SATISFACTION DES USAGERS, Entre apprentissage et discipline. Direction : Marc Nikitin, 16 novembre 2010, IAE d’Orléans

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À quoi sert l’évaluation des services publics locaux par la satisfaction des usagers ? Telle est la question à laquelle cette thèse tente d’apporter des éléments de réponse. S’appuyant sur l’approche foucaldienne du gouvernement et une méthodologie mixte de recherche, l’étude proposée montre que les fonctions apprentissage et discipline de l’évaluation, loin d’être exclusives l’une de l’autre, sont imbriquées et adaptées à chaque contexte de gouvernance.

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La recherche se fonde sur huit études de cas de mise en œuvre d’indicateurs de satisfaction des usagers. La fonction de discipline apparaît ainsi associée à la logique d’apprentissage en étant source de visibilité, comparabilité et surveillance. Afin de prendre en compte les réticences des acteurs-partenaires impliqués par l’évaluation et d’éviter l’échec des démarches, un processus de mobilisation est mis en œuvre caractérisé par des moments d’interaction et des discours de justification. Ce déploiement s’appuie alors sur un contexte et des acteurs impactant les démarches d’évaluation.

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Par ailleurs, en se basant sur l’analyse de 112 questionnaires complétés par des responsables publics locaux d’accueil dans les Communes, la recherche met en évidence l’importance de l’articulation des fonctions apprentissage et discipline et le rôle du contexte de management.

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Mots-clés : Contrôle de gestion, Évaluation, Gouvernance, Discipline, Apprentissage

Élie SALAMEH, salameh.e@gmail.com, L’IMPACT DES NORMES IFRS SUR LE CONTENU INFORMATIONNEL DES ÉTATS FINANCIERS DES PME COTÉES. Direction : Serge Evraert, 10 juin 2010, Université Bordeaux IV

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Cette étude vise à déterminer si l’application des Normes Internationales d’Information Financière « IFRS » par les PME cotées en France tend à produire des chiffres comptables plus pertinents et comparables par rapport aux chiffres produits par l’application des normes comptables locales d’un côté ; et si les chiffres comptables divulgués par les PME cotées en vertu des normes IFRS sont comparables au niveau européen de l’autre côté.

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La méthodologie utilisée est celle des études d’association et les exercices 2002-2007 servent de cadre temporel à l’analyse. De plus, des facteurs de contingence caractérisant la situation et le contexte dans lesquels se trouvent les sociétés étudiées sont pris en compte dans notre analyse.

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Les résultats montrent l’intérêt de l’adoption des normes IFRS par les PME cotées en terme de pertinence. La comparabilité des chiffres comptables, de son côté, n’est pas atteinte si les deux référentiels, local et international, sont appliqués en même temps en France. La comparabilité des chiffres comptables divulgués par les PME cotées en vertu des normes IFRS n’est pas atteinte au niveau européen non plus. Mots-clés : Information comptable, Transition aux normes IAS/IFRS, Études d’association, PME cotées, Pertinence, Comparabilité

Sana SAIDI SELLAMI, saidisaidi2001@yahoo.fr, LES DÉTERMINANTS POLITICO-INSTITUTIONNELS ET SOCIOCULTURELS DU CHIFFRE D’AFFAIRES DES CABINETS D’AUDIT ET D’EXPERTISE COMPTABLE EN FRANCE. 28 juin 2011, CRM – Université Toulouse 1, Direction : Michèle Saboly

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La thèse propose d’étudier les actions socioculturelles (SC) et politico-institutionnelles (PI), comme déterminants du chiffre d’affaires des cabinets d’audit et d’expertise comptable et de ses composantes (honoraires d’audit et des services autres que l’audit). Pour ce faire, une démarche méthodologique en deux volets a été déployée. Le premier volet porte sur des entretiens exploratoires menés auprès des membres de cabinets. Ces derniers ont été confortés par une analyse documentaire d’un article et d’une interview abordant les pratiques menées par certains cabinets. Il en découle que les interviewés confirment l’existence des actions SC et PI en France (exemple : implication dans les organismes de normalisation, dans les mécénats culturels, participation dans les publications, etc.). Le second volet englobe trois études quantitatives successives portant sur [a] les déterminants PI puis SC du chiffre d’affaires (CA) des cabinets ainsi que ses composantes [b] l’analyse combinée des déterminants PI et SC du CA des cabinets et [c] la vérification du rôle de la taille des cabinets dans le choix de ces actions en France. Nous avons, donc, constitué notre échantillon d’étude en recourant à plusieurs sources de collecte (questionnaires, sites internet et rapports de transparence). Les données portent sur l’exercice clos 2008-2009. Nous montrons que l’implication des cabinets dans toutes les actions PI puis SC (en tant qu’élus dans les syndicats IFEC et ECF, en tant que formateurs à l’Ordre, en tant qu’actifs dans les instances professionnelles et de normalisation, participation dans les établissements d’enseignement supérieur, dans les fondations et dans la publication) affecte positivement sur le CA et ses composantes à l’exception de cinq actions portant sur l’implication des membres de cabinets au sein des instances syndicales, en tant qu’actifs dans les commissions, et au sein des instances professionnelles, en tant qu’élus et en tant que formateurs seulement à la Compagnie. Nous montrons aussi que les actions PI et SC, examinées conjointement, affectent positivement le CA et les honoraires de non-audit (participation en tant qu’élus dans les syndicats et membres actifs à l’ECF et dans les instances de normalisation et professionnelles, l’implication en tant que formateurs à l’Ordre, dans publications à vocation SC, dans les établissements d’enseignement supérieur et dans les fondations) Seules quatre pratiques ne contribuent pas à cet effet (participation au sein des CNCC/CRCC, en tant qu’élus et formateurs, et dans l’IFEC, en tant que membres actifs, et dans la publication des articles à vocation PI). En outre, plus les cabinets mènent les actions PI et SC, à la fois, plus élevés sont leurs honoraires d’audit.

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Toutefois, l’implication des membres de cabinets dans les CNCC/CRCC en tant qu’élus et/ou formateurs ne présente pas des résultats significatifs. Enfin, nous montrons que le choix de certaines actions PI par les cabinets (avoir un membre actif au sein de l’ECF, H3C, CRCC, OEC et CNC et élu au sein de l’IFEC, CNCC/CRCC et CSOEC/CROEC) est affecté par leur taille. De plus, le choix des actions SC est affecté par la taille des cabinets mesurée par le CA, les honoraires d’audit et de non-audit.

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Mots-clés : Actions politico-institutionnelles, Actions socioculturelles, Chiffre d’affaires des cabinets d’audit et d’expertise comptable, Honoraires d’audit et honoraires de non-audit

Cécile Savall-Ennajem, ennajem@iseor.com, ÉVOLUTION DU RÔLE DU CONTRÔLEUR DE GESTION DANS UN CONTEXTE DE CONTRÔLE DE GESTION DÉCENTRALISÉ. Direction : Véronique Zardet et Yvon Pesqueux, 10 juin 2011, CNAM Paris

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Le contrôle de gestion semble évoluer actuellement dans un contexte d’une plus grande délégation de pouvoirs aux opérationnels. Le système d’information de gestion favorise ainsi la rapidité et la qualité des échanges d’informations entre différents groupes d’acteurs de l’entreprise qui n’avaient pas vocation à travailler ensemble auparavant.

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Dans ce cadre de contrôle de gestion décentralisé, la thèse mobilise le modèle de contrôle de gestion socio-économique pour étudier l’évolution du rôle du contrôleur de gestion sous trois angles : celui de l’utilisation et la conception d’outils de contrôle de gestion, comme ceux utilisés pour le pilotage des activités qui intègrent davantage la dimension humaine ; celui de sa contribution à la mise en place d’un contrôle de gestion plus proche des opérationnels ; celui de l’étude de ses relations interpersonnelles avec les opérationnels.

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Les premières observations de l’auteur, contrôleur de gestion dans un organisme de Recherche-Développement, sont complétées par celles obtenues à partir d’une recherche-intervention menée dans une grande entreprise de services aux particuliers et aux entreprises en matière d’emploi qui a mis en place le contrôle de gestion socio-économique. Ces résultats sont complétés par une étude auprès de cinq entreprises de secteurs et de taille différents.

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Mots-clés : Contrôle de gestion décentralisé, Contrôle de gestion socio-économique, Relations interpersonnelles, Performance économique, Théorie socio-économique.

Titres recensés

  1. Emma ABBASSI, CONTRIBUTION À LA CONNAISSANCE DE LA PRÉVENTION ET DE LA DÉTECTION DES FRAUDES PAR LA GOUVERNANCE ET PAR L’AUDIT. Direction : Jean-Guy Degos, 16 décembre 2010, Université de Bordeaux IV
  2. Odile BERNARD, odile.bernard.ny@orange.fr, SYSTÈME DE CONTRÔLE DE GESTION ET TRAJECTOIRE DU PROPRIÉTAIRE-DIRIGEANT DE PETITE ENTREPRISE : Le secteur de l’agencement d’intérieur dans le Grand-Est. Direction : Muriel Jougleux, 6 octobre, Université Paris-Est
  3. Jacques-Olivier CHARRON, jcharron@magic.fr, LA RELATION ENTRE ESTIMATION DE LA VALEUR FONDAMENTALE DES SOCIÉTÉS COTÉES ET ÉVOLUTION DE LEUR COURS : Une contribution basée sur des études de cas. Direction : Ève Chiapello, 12 novembre 2010, CNAM Paris
  4. Tiphaine COMPERNOLLE, c_tiphaine@hotmail.com, FONCTIONNEMENT ET EFFICACITÉ DU COMITÉ D’AUDIT Une analyse des intreactions entre les participants. 21 juin 2011, Université Paris Dauphine. Direction : Bernard Colasse & Chrystelle Richard
  5. Damien GARDEY, damien.gardey@etud.univ-pau.fr, LES INTERACTIONS ENTRE PRATIQUES DE CONTRÔLE ET APPRENTISSAGES ORGANISATIONNELS DANS LE CONTEXTE EN CHANGEMENT DU SECTEUR PUBLIC LOCAL FRANÇAIS : Une analyse renouvelée axée sur l’amélioration de la performance. Direction : David Carassus, 4 juillet 2011, Université de Pau et Pays de l’Adour
  6. Irène GEORGESCU, irenegeorgescu@neuf.fr, LA PRESSION FINANCIÈRE INTERNE, SES DÉTERMINANTS ET SES EFFETS SUR LES ATTITUDES ET COMPORTEMENTS : Le cas de l’hôpital public. Direction : Gérald Naro et Nathalie Commeiras, 06 décembre 2010, Université Montpellier 1. Prix de Thèse de l’AFC 2011, Prix de la thèse transversale FNEGE 2011
  7. Stephane OUVRARD, stephane.ouvrard@crtcp.com, CONTRIBUTION À LA CONNAISSANCE DE LA PERFORMANCE FINANCIÈRE MESURÉE EN NORMES IFRS. Direction : Jean-Guy Degos, 29 juin 2010, Université de Bordeaux IV
  8. Biljana PESALJ, bgajic@ekof.bg.ac.rs, L’IMPACT DU SYSTÈME DE MESURE ET DE CONTRÔLE DE LA PERFORMANCE ET DU CARACTÈRE MULTINATIONAL DE LA FIRME SUR LA PERFORMANCE DES ENTREPRISES : Une étude comparative dans le contexte d’une économie de transition : le cas de la serbie. Direction : Patrick Boisselier, 17 décembre 2010, Université de Nice, Sophia – Antipolis
  9. Aurélien RAGAIGNE, aurelien.ragaigne@wanadoo.fr, LES FONCTIONS DE L’ÉVALUATION DES SERVICES PUBLICS LOCAUX PAR LA SATISFACTION DES USAGERS, Entre apprentissage et discipline. Direction : Marc Nikitin, 16 novembre 2010, IAE d’Orléans
  10. Élie SALAMEH, salameh.e@gmail.com, L’IMPACT DES NORMES IFRS SUR LE CONTENU INFORMATIONNEL DES ÉTATS FINANCIERS DES PME COTÉES. Direction : Serge Evraert, 10 juin 2010, Université Bordeaux IV
  11. Sana SAIDI SELLAMI, saidisaidi2001@yahoo.fr, LES DÉTERMINANTS POLITICO-INSTITUTIONNELS ET SOCIOCULTURELS DU CHIFFRE D’AFFAIRES DES CABINETS D’AUDIT ET D’EXPERTISE COMPTABLE EN FRANCE. 28 juin 2011, CRM – Université Toulouse 1, Direction : Michèle Saboly
  12. Cécile Savall-Ennajem, ennajem@iseor.com, ÉVOLUTION DU RÔLE DU CONTRÔLEUR DE GESTION DANS UN CONTEXTE DE CONTRÔLE DE GESTION DÉCENTRALISÉ. Direction : Véronique Zardet et Yvon Pesqueux, 10 juin 2011, CNAM Paris

Pour citer cet article

  Dejean Frédérique, etNaro Gérald, « La revue des thèses », Comptabilité - Contrôle - Audit, 3/2011 (Tome 17), p. 133-139.

URL : http://www.cairn.info/revue-comptabilite-controle-audit-2011-3-page-133.htm
DOI : 10.3917/cca.173.0133


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