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Comptabilité - Contrôle - Audit

2013/2 (Tome 19)


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Les membres de l’Association Francophone de Comptabilité ont reçu en avril 2013 un bulletin AFC Informe leur indiquant que CCA venait d’être acceptée pour intégrer le Social Sciences Citation Index (SSCI) et le Journal Citation Reports (JCR), et que la couverture de notre revue dans ces indices de citations démarrait le 1er janvier 2011.

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Cette information peut paraître sibylline aux lecteurs non spécialistes des indices de citations et autres facteurs d’impact (impact factors). En outre, s’il s’agit indubitablement d’une bonne nouvelle pour CCA et l’AFC, elle n’est pas sans conséquences pour la revue. Dans ce contexte, le présent éditorial a pour objectif, après avoir présenté les indices de citations, de réfléchir à leurs conséquences et à leurs limites (autocitations, citations forcées…).

Les indices de citations

Généralités

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Dans le domaine de la gestion, il existe à notre connaissance trois indices de citations : le Social Sciences Citation Index (SSCI), Scopus et Google Scholar/Harzing.

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Un indice de citations est un regroupement de revues qui contient, pour chacune d’entre elles, le comptage des citations de chaque article les composant. Un indice de citations permet à un chercheur :

  • d’identifier quels articles ont cité un article antérieur ;

  • d’identifier quels articles ont cité les articles d’un auteur particulier ;

  • d’identifier l’article le plus cité pour un auteur particulier ;

  • d’identifier quels articles ont été cités les plus fréquemment, notamment pour une revue particulière ;

  • de mettre en place un système d’alerte pour les citations d’un article particulier.

Social Sciences Citation Index (SSCI)

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Le SSCI, auquel on peut ajouter le Science Citation Index (SCI) et le Arts & Humanities Citation Index (AHCI) font partie du Web of Science (lui-même inclus dans le Web of Knowledge). Le plus ancien, le SCI, a été créé aux États-Unis par Eugene Garfield pour l’Institute for Scientific Information (ISI) au début des années 1960 tandis que le SSCI l’était en 1973 (Klein et Chiang 2004, p. 135). Ces trois indices sont maintenant la propriété de la société américaine Thomson Reuters [1][1] http://thomsonreuters.com/products_services/scienc..., société spécialisée dans l’information, notamment financière.

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Le SSCI inclut plus de 3 000 revues [2][2] 3 131 au 13 mai 2013. A titre de comparaison la liste... recouvrant 55 disciplines des sciences sociales [3][3] http://wokinfo.com/products_tools/multidisciplinar.... Il y a actuellement 90 revues dans la catégorie « Business Finance ». Cette catégorie inclut 21 revues de comptabilité, contrôle et audit, dont CCA [4][4] La liste de ces revues peut être obtenue à l’adresse :.... Nous présentons en annexe 1 la liste de ces revues. Précisons que, en dehors de CCA, seule la revue espagnole Revista Española de Financiación y Contabilidad, qui porte également un titre anglophone (Spanish journal of finance and accounting) est publiée dans une langue autre que l’anglais.

Scopus

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Scopus, dont le nom officiel est SciVerse Scopus, est un indice de citations pluridisciplinaire élaboré par l’éditeur Elsevier. Les citations sont comptées pour les publications postérieures à 1995. En novembre 2012, cet indice regroupe environ 20 500 références [5][5] http://www.info.sciverse.com/scopus/scopus-indetai... :

  • 19 500 revues à comité de lecture

  • 400 publications commerciales

  • 360 séries d’ouvrages

  • Les articles à paraître dans plus de 3 850 revues.

Google Scholar

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Google Scholar est un moteur de recherche gratuit qui permet d’accéder à la littérature académique provenant de sources très larges (articles, ouvrages, thèses, cahiers de recherche, résumés, décisions de justice, etc.). Ces sources sont obtenues à partir d’éditeurs académiques, d’associations professionnelles, de sociétés savantes, d’institutions d’enseignement et de sites internet contenant cette littérature académique.

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Outre sa fonction de recherche, Google Scholar contient un outil Google Scholar Citations qui permet aux auteurs d’accéder facilement aux citations de leurs articles. Il est ainsi possible de déterminer qui cite tel article, d’obtenir des évolutions graphiques des citations dans le temps et de calculer deux mesures des citations :

  • Le « h-index » : développé par Hirsch (2005), il correspond au nombre h le plus élevé tel que h publications ont au moins h citations. Ce h-index est fourni sur l’ensemble des citations et sur les cinq dernières années. Par exemple, un h-index de 19 signifie que l’auteur a 19 publications qui sont citées au moins 19 fois. Le h-index reflète donc à la fois le nombre de publications et le nombre de citations par publication.

  • Le « i10-index » correspond au nombre de publications avec au moins 10 citations. Il est fourni sur l’ensemble des citations et sur les cinq dernières années.

Anne-Wil Harzing, professeure à l’Université de Melbourne, est devenue célèbre dans le domaine des citations pour deux raisons principales :

  • elle publie régulièrement des classements de revues ;

  • elle met à disposition gratuitement un logiciel « Publish or perish » (tout un programme…) permettant d’obtenir, à partir de Google Scholar, le h-index et d’autres mesures de citations, ainsi que l’évaluation de la « productivité » des chercheurs [6][6] http://www.harzing.com/products.htm..

Les facteurs d’impact et autres mesures de citations

Définition

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Parmi les différentes mesures utilisées pour évaluer les citations d’articles, le facteur d’impact (impact factor – IF) est certainement la plus connue. Le facteur d’impact d’une revue est une mesure reflétant le nombre moyen de citations d’articles récents publiés dans cette revue. Il est souvent utilisé pour mesurer l’importance relative de cette revue dans son champ. Le facteur d’impact a été créé par Eugene Garfield, évoqué ci-dessus. Les facteurs d’impact sont calculés pour chaque revue chaque année et publiés, pour le cas du SSCI, dans le Journal Citation Reports (JCR) de Thomson Reuters.

Modalités de calcul

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Pour une année donnée, le facteur d’impact est égal au nombre moyen de citations obtenues par article publié dans cette revue au cours des deux années précédentes [7][7] http://thomsonreuters.com/products_services/scienc.... Ainsi, de manière générale, le facteur d’impact de l’année N se calcule de la manière suivante :

12

Facteur d’impact Année N de la revue Z = A/B

13

avec :

14

A = nombre de fois que les articles publiés dans la revue Z en N–2 et N–1 ont été cités par des articles publiés en N dans des revues référencées dans l’indice de citations.

15

B = nombre total d’« éléments citables » publiés dans la revue Z en N–2 et N–1.

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On entend par « éléments citables » des articles, recensions d’ouvrages, actes de congrès ou notes. Ceci n’inclut pas les éditoriaux ou lettres des rédacteurs.

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En pratique, les facteurs d’impact de l’année N sont publiés en N+1 car il faut attendre la fin de l’année N pour avoir une vision complète des citations de l’année N.

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Une nouvelle revue, qui est indexée dès le premier numéro, recevra un facteur d’impact après deux années d’indexation. Les revues qui sont indexées à partir d’un numéro autre que le premier (cas de CCA qui est indexée à partir de 2011) obtiendront un facteur d’impact à partir de trois ans d’indexation. Le JCR inclut également un facteur d’impact sur cinq ans [8][8] http://thomsonreuters.com/content/press_room/scien... selon les modalités suivantes :

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Facteur d’impact Année N de la revue Z sur cinq ans = A’/B’

20

avec :

21

A’ = nombre de fois que les articles publiés dans la revue Z en N–5, N–4, N–3, N–2 et N–1 ont été cités par des articles publiés en N dans des revues référencées dans l’indice de citations.

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B’ = nombre total d’« éléments citables » publiés dans la revue Z en N–5, N–4, N–3, N–2 et N–1.

23

Nous reproduisons page suivante le facteur d’impact et des informations additionnelles obtenus pour la revue Contemporary Accounting Research dans le JCR.

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Un facteur d’impact de 1,431 en 2011 signifie que les articles publiés en 2009 et 2010 ont été cités en moyenne 1,431 fois par des articles publiés dans les revues de l’indice en 2011.

25

Plus précisément, le JCR contient les informations suivantes [9][9] Source de ce paragraphe : Jean-Pierre Lardy, JCR en... :

  • « Total articles : Nombre total d’articles publiés durant l’année dans un périodique donné

  • Total cites : Nombre total de fois où le périodique a été cité par d’autres périodiques, durant une année donnée

  • Impact factor : Nombre moyen de fois où les articles d’un périodique, publiés durant les 2 précédentes années, sont cités en une année donnée

  • Immediacy index : Nombre moyen de citations d’articles d’un périodique, l’année même de leur publication

  • Cited Half-Life : Un périodique est cité n fois en une année donnée. Ces citations sont triées par année de publication, pour ensuite déterminer la médiane. On détermine ainsi si les citations qui se rapportent à un périodique sont en moyenne plutôt récentes ou non.

  • Citing Half-Life : Pour un périodique donné, on analyse les références qui y sont citées. De même que pour le Cited Half-Life, ces citations sont triées par année de publication, puis on détermine la médiane. On analyse ainsi si le périodique cite en moyenne des articles récents ou non.

  • Eigenfactor Score : (1) Dénombre les citations à la fois en Sciences exactes et appliquées et en Sciences sociales. (2) Élimine les autocitations. Dans une bibliographie terminale d’article, toute référence à un article publié dans la même revue que l’article citant est éliminée. (3) Pondère chaque référence en fonction d’une mesure stochastique du temps passé par les chercheurs à consulter une revue. »

Modalités d’accès à ces indices

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L’accès au SSCI ainsi qu’à Scopus est payant. Il se fait sur internet généralement à travers la souscription par les institutions d’enseignement/bibliothèques d’un abonnement. A contrario, l’accès à Google Scholar est gratuit via internet.

Les limites des indices de citations et des facteurs d’impact

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Les indices de citations et les facteurs d’impact ont fait l’objet de plusieurs critiques que nous allons résumer ci-après. Celles-ci ont essentiellement trait au mode de calcul des indices et facteurs d’impact ainsi qu’aux politiques éditoriales mises en œuvre pour améliorer les facteurs d’impact.

Mode de calcul du facteur d’impact

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Le mode de calcul du facteur d’impact génère par construction des limites. En effet, le dénominateur B dans la formule ci-dessus pourrait être manipulé à la baisse afin d’augmenter le facteur d’impact. Un rédacteur pourrait être tenté de réduire les articles citables qui, dans les faits, ne génèrent pas de citations. Par exemple, pour CCA, les recensions d’ouvrages (et les revues des thèses et HDR, s’il s’avère qu’elles sont intégrées dans le dénominateur B) sont difficilement citables et baissent mécaniquement le facteur d’impact de CCA. Un rédacteur cynique pourrait alors supprimer ces rubriques. Il est évident que ce n’est pas, loin s’en faut, la position de l’équipe éditoriale de CCA. Mais il faut avoir conscience de cette limite.

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Une deuxième limite a trait au fait que les citations sont identifiées uniquement dans les revues qui font partie de l’indice. Pour CCA, le facteur d’impact sera donc fondé sur les articles des revues de l’indice qui citent CCA. Mais, les articles de CCA étant écrits en français, qui va citer CCA, si ce n’est CCA ? Aucune autre revue francophone en comptabilité (ou même en finance) ne fait partie du SSCI, et la probabilité pour CCA d’être citée par une revue non francophone est faible. La solution n’est-elle pas alors de publier des articles en anglais ? Cette idée, qui est discutée par l’AFC depuis plusieurs années, mériterait certainement une réflexion approfondie même s’il n’est pas question de perdre l’âme « francophone » de la revue.

Identification du nom des auteurs

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Comme l’indiquent Klein et Chiang (2004, p. 137-138), les citations se font sur la base des initiales des prénoms et des noms. Par exemple, David B. Klein et Daniel B. Klein seront mélangés pour le comptage des citations.

Citations en bibliographie ou dans les notes ?

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Lorsque l’article contient une bibliographie, le SSCI compte les citations à partir de celle-ci. Lorsque l’article n’en contient pas mais que les articles sont cités dans des notes de bas de page ou de fin d’article (cas fréquent des revues juridiques), le comptage s’effectue à partir de ces notes.

32

Cette différence a une conséquence immédiate : un article cité par une revue juridique dans une note compte pour une citation à chaque fois qu’il apparaît. Ainsi, une même référence peut compter pour plusieurs citations au sein d’un article sans bibliographie. En revanche, cette référence citée plusieurs fois dans un article contenant une bibliographie, ne comptera que pour une seule citation (Klein et Chiang 2004, p. 138). En conséquence, pour simplifier le propos, le fait d’être cité dans une revue juridique surévalue les citations.

Politique éditoriale visant à améliorer les facteurs d’impact

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Plusieurs « outils » (ou « astuces ») sont à la disposition des rédacteurs de revues pour améliorer les facteurs d’impact.

Publication de revues de littérature

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Les revues de littérature sont, lorsqu’elles sont de qualité, particulièrement citées. Il peut donc être tentant pour un rédacteur d’en publier beaucoup. Cependant, le JCR identifie comme « revue de littérature » les articles contenant plus de 100 références ou qui contiennent le nom « review » ou « overview » dans le titre. Même si les facteurs d’impact incluent les revues de littérature, le JCR estime que l’information sur ces revues de littérature est disponible [10][10] http://thomsonreuters.com/products_services/scienc....

L’autocitation

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La meilleure manière d’être cité ne serait-elle pas de se citer soi-même ? Nous évoquons ici les citations d’une revue par la même revue et non pas les autocitations d’un auteur. Il est fréquent que les rédacteurs de la revue Z demandent à leurs auteurs de bien vérifier qu’ils ont cité les articles de la revue Z portant sur le thème de l’article soumis. D’ailleurs, les auteurs ont de plus en plus ce réflexe, avant même d’y être enjoints par le rédacteur.

36

Le facteur d’impact peut être calculé en excluant les autocitations pour tenir compte de ce phénomène :

37

Facteur d’impact Année N de la revue Z révisé pour exclure les autocitations = C/D

38

avec :

39

A = nombre de fois que les articles publiés dans la revue Z en N–2 et N–1 ont été cités par des articles publiés en N dans des revues référencées dans l’indice de citations.

40

B = nombre d’autocitations en N d’articles publiés dans la revue Z en N–2 et N–1.

41

C = A – B = nombre total de citations excluant les autocitations à des articles récents (articles de la revue Z citant des articles de la revue Z).

42

D = nombre total d’« éléments citables » publiés dans la revue Z en N–2 et N–1.

Les « citations forcées » (« coercive citations »)

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Le concept de coercive citations pourrait être traduit par « citations coercitives », « citations contraintes », « citations imposées », « citations provoquées » ou « citations forcées ». Il s’agit du cas où le rédacteur impose à l’auteur des citations qui sont souvent sans rapport avec l’article soumis.

44

Ce phénomène est loin d’être inexistant puisque Wilhite et Fond (2012) ont montré dans une enquête qu’un chercheur sur cinq (dans les disciplines économie, sociologie, psychologie et gestion) avait fait l’objet d’une telle pression et que la pression était plus forte dans le domaine de la… gestion (!) et de la part de revues ayant un facteur d’impact plus… faible (!!).

Quelques réflexions et conclusion

45

De manière amusante (toutes proportions gardées) pour des comptables, la « manipulation » des facteurs d’impact a beaucoup de traits communs avec la gestion des résultats. La plupart des « outils » mentionnés ci-dessus sont parfaitement « légaux ». Sont-ils pour autant « éthiques » ? La réponse peut être souvent délicate et varier selon les interlocuteurs. Par exemple, les revues de littérature sont par nature utiles à la communauté des chercheurs. Leur citation n’est-elle donc pas naturelle ? Pourquoi un rédacteur se priverait-il de tels articles ? En outre, si la revue n’est constituée que de revues de littérature, est-ce pour autant « anormal » ? Il existe bien des revues spécialisées dans ce domaine, comme le « Journal of accounting literature[11][11] Qui ne fait pas partie du SSCI. ».

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Les autocitations, là encore, ne sont-elles pas « naturelles » ? Si la revue Z publie de bons articles, pourquoi d’autres articles publiés dans la revue Z se priveraient-ils de les citer ? Afin de limiter l’impact des autocitations, le facteur d’impact peut être calculé en excluant les autocitations (voir ci-dessus).

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Cependant, le mode de calcul du facteur d’impact et cette correction montrent qu’il est important d’être cité par d’autres revues. N’existe-t-il pas alors une tentation de conclure un accord tacite (voire secret – non, ne soyons pas paranoïaques) avec une ou plusieurs revues, du type, la revue Z cite la revue Y qui cite la revue Z ? On pourrait bien sûr répondre que de tels accords sont difficiles à maintenir « secrets », s’ils existent, et qu’il est normal que les « bonnes » revues citent d’autres « bonnes » revues du même champ.

48

Il existe cependant une limite aux autocitations, qu’elles soient spontanées ou provoquées. Si les citations dans un article se réfèrent à des articles n’ayant pas de rapport ou un lien très ténu avec le thème de l’article en question, alors on peut se dire que la ligne rouge (celle de la fraude, pour reprendre notre parallèle avec la gestion des résultats) est franchie. Mais ceci soulève alors deux questions : (1) quel auteur aura la force de s’opposer à un rédacteur en refusant (même poliment !) de citer des références suggérées n’ayant aucun rapport avec l’article ? (2) Qui va examiner les références de chaque article pour identifier celles qui sont, de toute évidence, « rajoutées » pour gonfler les autocitations ?

49

Afin de lutter contre les citations forcées, plusieurs rédacteurs en chef de revues de finance [12][12] Journal of Finance, Journal of Financial and Quantitative... se sont regroupés pour faire une déclaration, suite à l’article de Wilhite et Fong (2012), affirmant solennellement que leurs revues n’ont jamais pratiqué et ne pratiqueront jamais les citations forcées. Ces rédacteurs ajoutent cependant qu’ils conservent la possibilité de suggérer des citations mais qu’ils ne le feront que si ces citations sont scientifiquement pertinentes et sans prendre en compte la revue citée (c’est-à-dire son « niveau »).

50

Pour conclure, ces quelques propos montrent que l’inclusion de CCA dans le SSCI et le JCR peut avoir des conséquences. Nous pouvons espérer une hausse des soumissions, notamment de la part de collègues se trouvant dans des institutions pour lesquels l’inclusion d’une revue dans le SSCI constitue une condition nécessaire à la prise en compte de cette publication. Mais l’inclusion dans le SSCI peut avoir d’autres conséquences plus difficiles à cerner, notamment en liaison avec la présence de la langue anglaise dans la revue. En outre, il ne faut pas se voiler la face : les premiers facteurs d’impact publiés pour CCA seront certainement très faibles. Il faudra « encaisser le choc ».

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Aussi, seul l’avenir pourra nous dire si l’entrée de CCA dans le SSCI constitue une réelle « bonne nouvelle ».


Annexe

Liste des revues de comptabilité – contrôle – audit du SSCI

52
  1. Abacus – A journal of accounting finance and business studies

  2. Accounting and Business Research

  3. Accounting and Finance

  4. Accounting Auditing & Accountability Journal

  5. Accounting Horizons

  6. Accounting, Organizations and Society

  7. Accounting Review

  8. Asia-Pacific Journal of Accounting & Economics

  9. Australian Accounting Review

  10. Comptabilité – Contrôle – Audit

  11. Contemporary Accounting Research

  12. European Accounting Review

  13. International Journal of Accounting Information Systems

  14. Journal of Accounting & Economics

  15. Journal of Accounting and Public Policy

  16. Journal of Accounting Research

  17. Journal of Business Finance & Accounting

  18. Journal of International Financial Management & Accounting

  19. Management Accounting Research

  20. Review of Accounting Studies

  21. Revista Española de Financiación y Contabilidad – Spanish Journal of Finance and Accounting

Source : Thomson Reuters (au 13 mai 2013)


Références

  • Hirsch, J.E. (2005). An index to quantify an individual’s scientific research output. arXiv:physics/0508025v5 [physics.soc-ph].
  • Klein, D.B., Chiang, E. (2004). The social science citation index : A black box-with an ideological bias ? Econ Journal Watch 1 (1) : 134-165.
  • Wilhite, A.W., Fong, E.A. (2012). Coercive citation in academic publishing. Science 335 (6068) : 542-543.

Notes

[2]

3 131 au 13 mai 2013. A titre de comparaison la liste du SSCI contenait 1 768 revues en juin 2003 (Klein et Chiang 2004, p. 134). La liste complète 2012 peut être obtenue à l’adresse suivante : http://ip-science.thomsonreuters.com/mjl/publist_sciex.pdf.

[4]

La liste de ces revues peut être obtenue à l’adresse : http://science.thomsonreuters.com/cgi-bin/jrnlst/jlresults.cgi.

[9]

Source de ce paragraphe : Jean-Pierre Lardy, JCR en profondeur : http://urfist.univ-lyon1.fr/journalcitation-report-jcr-en-profondeur-537286.kjsp.

[11]

Qui ne fait pas partie du SSCI.

[12]

Journal of Finance, Journal of Financial and Quantitative Analysis, Journal of Financial Economics, Review of Asset Pricing Studies, Review of Corporate Finance Studies, Review of Financial Studies. La déclaration est disponible notamment à l’adresse suivante : http://www.rfs.org/EditorsJointPolicy.pdf. Elle a été approuvée par la Southern Finance Association et le Journal of Financial Research.

Plan de l'article

  1. Les indices de citations
    1. Généralités
    2. Social Sciences Citation Index (SSCI)
    3. Scopus
    4. Google Scholar
  2. Les facteurs d’impact et autres mesures de citations
    1. Définition
    2. Modalités de calcul
  3. Modalités d’accès à ces indices
  4. Les limites des indices de citations et des facteurs d’impact
    1. Mode de calcul du facteur d’impact
    2. Identification du nom des auteurs
    3. Citations en bibliographie ou dans les notes ?
    4. Politique éditoriale visant à améliorer les facteurs d’impact
      1. Publication de revues de littérature
      2. L’autocitation
      3. Les « citations forcées » (« coercive citations »)
  5. Quelques réflexions et conclusion

Pour citer cet article

Les rédacteurs  Berland Nicolas, Les rédacteurs Stolowy Hervé, etPiot Charles, « Éditorial. CCA et les indices de citations », Comptabilité - Contrôle - Audit, 2/2013 (Tome 19), p. 3-11.

URL : http://www.cairn.info/revue-comptabilite-controle-audit-2013-2-page-3.htm
DOI : 10.3917/cca.192.0003


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