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Comptabilité - Contrôle - Audit

2014/2 (Tome 20)


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Thierry Amslem, le rôle des outils de mesure de la performance dans la gestion des conflits identitaires dans une organisation hybride : Le cas de l’entreprise d’insertion ARES,, IAE de l’Université Paris-1, GREGOR, le 19/09/2013 Direction : Yvon Pesqueux

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Les organisations hybrides (ex. : entreprises sociales) sont en tension permanente entre une logique sociale et commerciale. Battilana et Dorado (2010) disent qu’une identité organisationnelle homogène permet de réduire ces tensions et ces conflits identitaires. Notre recherche montre que la mise en place d’un outil de mesure de la performance permet de diminuer les tensions et les conflits identitaires. À partir de l’approche par les pratiques (Ahrens, Chapman, 2007), nous avons mené une étude qualitative de cas en profondeur de l’entreprise d’insertion ARES. Nous avons étudié l’installation d’un système de mesure de la performance sociale, de 1991 à 2013. Nos résultats montrent que la diminution des aides publiques contraint les organisations hybrides à importer progressivement des outils traditionnels de gestion. Cette standardisation de mesure de la performance sociale (tableaux de bord, indicateurs et une division des tâches adaptée), permet aux salariés de ARES d’atteindre leurs objectifs d’insertion professionnelle et de réduire ainsi leurs conflits identitaires. Notre thèse contribue d’une part, à une meilleure compréhension du processus d’identité organisationnelle homogène dans les organisations hybrides. D’autre part, notre recherche contribue en contrôle de gestion, en montrant comment l’hybridation de logiques permet un meilleur alignement entre stratégie et outils de mesure de la performance.

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Mots-clés : outils de mesure de la performance, conflits identitaires, organisations hybrides.

Pascale Chateau Terrisse, Les outils de gestion, transporteurs et régulateurs des logiques institutionnelles : Cas de deux organisations de capital-risque solidaire, Pascale.Terrisse@u-pem.fr Institut de Recherche en Gestion, Université Paris Est, le 14 novembre 2013 Direction : Muriel Jougleux

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La théorie néo institutionnelle permet de penser les outils de gestion dans la société et dans l’interaction avec les acteurs des organisations. Ce travail montre la complexité des instruments de gestion et les envisage tour à tour comme : des éléments symboliques neutres à l’activité de l’organisation adoptés par souci de légitimité et diffusés par des mécanismes isomorphiques, des objets rhétoriques générateurs de langage et de catégorisations et transformés par les acteurs organisationnels, des artefacts transportant des logiques institutionnelles multiples naissant dans le champ organisationnel. Cette thèse pose l’existence d’un nouveau rôle pour les outils de gestion, celui de régulateur des contradictions entre logiques institutionnelles. Sur le plan empirique, avec une méthodologie qualitative mêlant approches longitudinales multi niveaux et recherche intervention, nous avons analysé les logiques institutionnelles du champ de la finance solidaire en France et de deux organisations de capital-risque solidaire. Les outils de gestion de ces deux organisations sont ensuite étudiés. Les outils créés avec le chercheur, les pactes d’actionnaires et les chartes, véhiculent les logiques institutionnelles des fonds. Le changement des pactes d’actionnaires et les comités d’investissement permettent de révéler que les outils de gestion gèrent les tensions entre logiques institutionnelles en les éliminant, les compartimentant ou les intégrant. Les résultats de cette étude autorisent une discussion sur le degré d’incompatibilité entre les logiques en fonction de leur perméabilité, des métiers représentés dans les organisations et des pratiques considérées. Nous présentons également une formalisation des liens entre outils de gestion et logiques institutionnelles ainsi qu’entre logiques institutionnelles présentes dans l’organisation et rôle des outils de gestion. Enfin, nous proposons un process socio technique d’hybridation de logiques institutionnelles.

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Mots-clés : outils de gestion, logiques institutionnelles, finance solidaire, capital-risque solidaire.

Karine Gauche, L’appropriation des dispositifs de pilotage : Le cas de la recherche à l’université, kgauche@gmail.com Université Montpellier 2, le 4 décembre 2013 Direction : Ariel Eggrickx

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Souvent conçus à l’extérieur des organisations, la question de l’appropriation des outils de gestion à l’intérieur des organisations se pose. Comprendre l’appropriation d’un outil de gestion ne se limite pas à en observer l’usage. Les étapes préalables à l’usage, qui ont conduit à l’adoption de l’outil, doivent être appréhendées. Afin de ne pas occulter les interactions entre outil(s) et acteur(s), il est essentiel de considérer l’outil comme inséré dans un dispositif, un ensemble d’objets, de règles et d’acteurs. Enfin, observer le passé et le présent sans envisager le futur est en contradiction avec une conception de l’organisation comme en perpétuelle construction.

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Afin de prendre en compte l’ensemble de ces aspects, cette thèse développe une méthode d’observation, pour caractériser la trajectoire d’appropriation d’un dispositif de pilotage dans une organisation. Trois étapes sont essentielles : la caractérisation des dispositifs, une analyse ex ante de ce qui a conduit à cet état, et l’identification des capacités de l’organisation en termes d’appropriation. Ces trois analyses combinées permettent d’envisager une trajectoire appropriative pour le dispositif étudié.

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Appliquée aux dispositifs de pilotage de la recherche à l’université, cette méthode révèle un découplage de forme et de sens entre les dispositifs de pilotage des laboratoires et celui de l’administration centrale. Ce découplage, certes inévitable du point de vue institutionnel et organisationnel, est en fait utile pour le processus d’appropriation ; c’est un temps de latence qui permet la construction de sens et de forme. Pour prolonger ce processus d’appropriation, l’université doit développer les capacités d’appropriation, en favorisant les interactions. En effet, sans un re-couplage lâche des dispositifs de pilotage de la recherche, un processus de déconstruction de sens risque de s’enclencher.

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Mots-clés : pilotage ; contrôle de gestion ; outils et dispositifs de gestion ; trajectoire d’appropriation ; université ; bureaucratie professionnelle.

Stéphane Nogatchewsky, Le contrôle stratégique des relations inter-organisationnelles dans le secteur de l’aéronautique civile, DRM, Université Paris Dauphine, le 4 novembre 2013 Direction : Anne Pezet

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L’évolution de l’industrie rappelle que la conquête des marchés mondiaux exige de proposer continuellement des innovations dans un contexte de pression financière toujours plus exigeante en termes de réduction des coûts du capital et de génération de cash. Compétitivité, rentabilité et pérennité sont des objectifs à poursuivre simultanément dans un contexte d’incertitude et, si l’on veut être gagnant dans la mondialisation, il ne s’agit pas d’être le plus fort, mais d’être le mieux adapté et le plus agile. Alors que tout au long de l’évolution, les processus de sélection naturelle ont favorisé les groupes pratiquant l’échange et la collaboration, la configuration de l’économie industrielle mondiale imposerait donc de développer toujours plus d’arrangements et d’activités inter-organisationnelles. Pour autant, en témoignent les statistiques, près de 55 % des alliances se solderaient par un échec. L’une des explications avancée concerne les manques dans le contrôle des relations inter-organisationnelles.

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Le secteur de l’aéronautique civil est particulièrement pertinent pour explorer les coopérations inter-organisationnelles et la complexité du contrôle des interfaces. Il s’agit d’un secteur économique en pleine croissance où les arrangements coopératifs sont de surcroit très influencés par de fréquentes situations de « coopétition » : les entreprises sont, en effet, en concurrence sur certains marchés tandis qu’elles coopèrent sur d’autres pour développer ensemble des produits spécifiques ; l’intensité capitalistique est élevée et l’intérêt est grand à vouloir diluer les risques commerciaux et industriels. Ce contexte génère certes de l’instabilité mais il est également source d’apprentissage mutuel et d’évolution dynamique. Les modalités de contrôle des relations inter-organisationnelles en vigueur dans ce secteur se caractérisent par trois éléments clés : une domination du contrôle formel et de la sophistication calculatoire ; un courant instrumentaliste profondément ancré du fait d’une culture d’ingénieurs dans un secteur de haute technologie et le poids d’analyses quantitatives, certes plus facilement « matérialisables » mais aussi objectivement « instrumentalisables » ; enfin, une trop grande complexité de l’instrumentation qui s’avère souvent inefficace et une insatisfaction partagée concernant le contrôle des interactions propres aux coopérations industrielles. Dès lors, avec 60 % à 80 % de la valeur ajoutée provenant de sources externes, le contrôle des relations inter-organisationnelles est un enjeu décisif et mérite une attention toute particulière.

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L’idée avancée est que le contrôle inter-organisationnel devrait participer à la création de valeur en tant que véritable compétence clé. Le contrôle inter-organisationnel est défini ici comme le processus par lequel une organisation (ou des sous-groupes de l’organisation) influencent ou s’adaptent aux actions d’une autre organisation (ou des sous-groupes de l’autre organisation) selon des attentes définies conjointement et des intérêts partagés. Avec pour question de recherche : « comment s’organise le contrôle au sein des coopérations industrielles en termes de stratégie, structure et outils dans le secteur aéronautique civil ? », cette thèse vise à comprendre les échecs et les succès des coopérations inter-organisationnelles, à analyser le contrôle des interfaces pour proposer un modèle théorique de contrôle intégrant à la fois la structure et les dispositifs favorisant le succès des coopérations.

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Le cadre théorique retenu permet de traiter la question de la gestion et du mouvement des ressources en s’appuyant sur les théories du capital social, des échanges et des réseaux sociaux. Également, les théories des coûts de transactions, de l’encastrement et de la contingence sont mobilisées pour objectiver la manière dont les entreprises interagissent, sans négliger les dimensions informelles, les normes relationnelles et les réseaux entre les parties prenantes ; il s’agit ainsi de positionner et d’expliciter les dispositifs de contrôle développés dans la littérature et d’appréhender la portée du contrôle informel et des structures organisationnelles adaptées à la gestion de coopérations inter-organisationnelles.

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Cette recherche s’appuie sur quatre études de cas de coopérations industrielles inter-organisationnelles dans le secteur aéronautique : la première permet de préciser la problématique, en particulier les dispositifs de contrôle dont les limites en termes de définition et de mise en œuvre permettent d’expliquer, au moins en partie, l’échec de certaines coopérations. Les trois autres constituent l’ancrage matériel de la contribution visée : l’une de ces études de cas est véritablement couronnée de succès ; une autre a échoué et la dernière se situe entre-deux. Dans le but de comprendre la complexité des structures et dispositifs de contrôle, en lien avec la stratégie des entreprises dans chacun des cas étudiés, le recueil des données s’appuie sur un journal tenu pendant plus de dix mois, d’entretiens semi-directifs et d’échanges plus informels auprès de soixante-dix personnes véritablement parties prenantes des coopérations étudiées.

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L’analyse des cas au regard de la littérature conduit à la proposition d’une matrice croisant trois niveaux de complexité (« pooled, sequential, reciprocal ») et dix leviers clés ou « Key Levers » (vision partagée, appropriation des enjeux et production de confiance, maîtrise et coordination des tâches, gestion du capital relationnel…) pour le contrôle des coopérations inter-organisationnelles. Ces leviers clés, ainsi que leurs catalyseurs ou « Enablers » (cohésion et coordination de groupes, solidarité organique, communication impersonnelle formelle, gestion du savoir-faire tacite…) ont été couplés à des modalités de contrôle formel et informel pour établir une grille d’analyse permettant d’évaluer le niveau de maturité en termes de contrôle des trois coopérations industrielles étudiées. Des liens de causes à effets sont alors identifiés entre l’activation des leviers clés, la prise en compte des catalyseurs associés, le déploiement des modalités de contrôle formel et informel et le niveau de satisfaction au sein de ces coopérations industrielles. Illustrée par l’« Effet boule de neige » qui conceptualise cette notion de dynamique et d’interpénétration indispensable entre le contrôle formel et le contrôle informel, l’analyse montre qu’obtenir des hommes un résultat collectif en leur donnant un but commun, des valeurs communes, une organisation convenable et une formation nécessaire pour qu’ils soient performants et puissent s’adapter au changement, passe par l’activation correctement séquencée des dix leviers clés évoqués précédemment. Désormais, face à la complexité de la tâche consistant à mettre sous contrôle des relations inter-organisationnelles, il apparaît nécessaire d’être capable non seulement de mener des actions de suivi quantitatif (contrôle de gestion dit « classique » et assimilé à de l’outillage) mais aussi, et surtout, il s’agit de pouvoir exploiter et d’optimiser le capital social des parties prenantes, en interne comme en externe, pour, en particulier, garantir ou renforcer l’aptitude à créer et à entretenir le savoir-faire des acteurs impliqués dans les coopérations inter-organisationnelles.

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Ces travaux suggèrent aussi la pertinence d’une architecture organisationnelle pour le contrôle des relations inter-organisationnelles au sein de laquelle des « Active Players » et leurs missions clés sont clairement établis pour déterminer le déploiement d’un contrôle des coopérations industrielles. Il s’agit là de mettre en avant des mécanismes de contrôle fondamentaux devant pouvoir coexister afin d’assurer une interpénétration de trois processus clés dans la gestion des relations inter-organisationnelles : le processus entrepreneurial pour aligner et soutenir des initiatives opérationnelles inter-organisationnelles, le processus d’intégration horizontale pour lier et activer des compétences au sein de coopérations inter-organisationnelles et le processus de renouvellement pour matérialiser les objectifs macros et de long terme ainsi que les mécanismes d’apprentissage en jeu au sein de coopérations inter-organisationnelles. Enfin, une réflexion plus générale est proposée sur le contrôle des attributs et du rôle de la direction générale dans le cadre du contrôle des relations inter-organisationnelles.

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Ces travaux offrent de réelles perspectives de recherche. D’abord, le modèle proposé pourrait être testé dans d’autres contextes sectoriels. En outre, une recherche complémentaire pourrait être menée sur la cohérence entre les modalités de contrôle appliquées aux dirigeants d’entreprises et la pertinence de leur impact sur les organisations, notamment sous l’angle comptable et financier. Enfin, il conviendrait également d’approfondir l’idée de compétence clé associable au management des relations inter-organisationnelles ; le courant de recherche sur les capacités dynamiques appliqué au domaine du contrôle des coopérations inter-organisationnelles pourrait être particulièrement pertinent sur ce point.

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Mots-clés : relations inter-organisationnelles, contrôle, aéronautique civile, création de valeur, compétences et leviers-clés, architecture organisationnelle dynamique et interpénétration des acteurs.

Boris Walbaum, L’analyse du risque politique dans les décisions stratégiques - Le cas des réformes publiques en France, LIRSA, Conservatoire National des Arts et Métiers, le 11 mars 2014 Direction : Stéphanie Chatelain-Ponroy

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La conduite de réformes présente un risque élevé pour les décideurs publics. Près d’un quart des projets de réformes de politiques publiques initiés par les gouvernements français ces quinze dernières années n’ont pas été adoptés ou l’ont été dans des formes très éloignées des objectifs initialement affichés. L’existence d’un risque politique lié à la conduite des réformes est d’ailleurs un fait largement reconnu par les décideurs publics, en France comme à l’étranger (Althaus, 2009). Les praticiens l’analysent comme le risque qu’une réforme ne soit pas adoptée fait peser sur la politique publique visée (policy risk) et la réputation des responsables politiques qui la portent (political risk). Ces échecs sont souvent lourds de conséquences : chutes de ministres, perte de leadership du gouvernement, révision de l’agenda gouvernemental, évolutions dans l’équilibre politique du pays, mais également conséquences économiques, sociales et financières.

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Cette recherche vise à mieux comprendre pourquoi certaines réformes échouent et d’autres réussissent à être adoptées. Il s’agit d’explorer le déroulement des processus de réforme pour identifier dans quelle mesure les risques qui s’y manifestent peuvent être anticipés. Plus précisément, peut-on construire et opérationnaliser un concept de risque politique qui permette de décrypter ex ante les facteurs qui influeront sur le cheminement d’un projet de réforme gouvernemental ? Peut-on appliquer des méthodologies de risk management pour éclairer l’élaboration d’une stratégie de réforme ?

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Cette recherche suit une approche abductive.

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Une première phase vise à construire et opérationnaliser le concept de risque politique. Cette phase s’est appuyée sur l’analyse comparative de trois matériaux. Une revue de la littérature portant sur les modèles de prise de décision, la réforme relevant de la décision stratégique appliquée aux politiques publiques. Cette revue de littérature a été complétée par quatorze entretiens exploratoires semi-directifs avec des décideurs publics ayant piloté un projet de réforme en France au cours des quinze dernières années (directeurs de cabinet et conseillers de ministres, de Premiers ministres et de présidents de la République). Enfin, un matériau empirique a été constitué parallèlement au travers de 42 études de cas de réformes menées en France, ces quinze dernières années.

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Cette phase a débouché sur la définition du risque politique comme la combinaison de 6 facteurs de risque (les caractéristiques intrinsèques de la réforme, l’opinion publique, les parties prenantes, l’environnement politique et le contexte socio-économique), d’événements perturbateurs qui surviennent au cours de la réforme (polémiques médiatiques, perturbations liées aux parties prenantes, perturbations du processus parlementaire) et d’un impact estimé au travers du degré d’adoption de la réforme telle qu’annoncée. Le risque politique est opérationnalisé au travers d’une grille de scores des facteurs du risque politique articulant les 6 facteurs du risque cités plus haut.

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La seconde phase a consisté à tester la pertinence de cette grille des facteurs de risque en analysant les relations, pour les 42 études de cas constituées, entre facteurs de risque, événements perturbateurs et degré d’adoption de la réforme. Cette phase de test a permis de montrer qu’il existe des relations stables entre les facteurs de risque estimés ex ante, les événements perturbateurs constatés et le degré d’adoption de la réforme in fine.

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En outre, il ressort des résultats de cette phase de test que ces relations sont d’autant plus stables que les scores sont agrégés par composante du risque politique (i. e. facteurs de risque, événements perturbateurs et degré d’adoption). Ces résultats suggèrent que les facteurs de risque, comme les événements perturbateurs, forment un système et ne peuvent être appréhendés indépendamment les uns des autres.

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Enfin, les relations entre les facteurs de risque et les événements perturbateurs apparaissent plus nettement que les relations entre les événements perturbateurs et le degré d’adoption de la réforme. Si les facteurs de risque permettent d’anticiper les événements perturbateurs lors du déroulement d’une réforme, le degré d’adoption des réformes doit intégrer d’autres facteurs explicatifs. La principale explication rivale relève de ce que l’on appelle communément la volonté politique.

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Au total, cette phase contribue à renforcer nettement la capacité prédictive de la grille des facteurs du risque politique. Elle appelle des travaux complémentaires pour mieux comprendre et intégrer le concept de volonté politique. Ces recherches futures pourront, notamment, s’inspirer des travaux menés sur le responsable politique comme entrepreneur dans une approche qui combine capital et risque politiques.

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Mots-clés : décision stratégique, réforme, risque politique, grille de scores, modèles de prise de décision, parties prenantes, processus de décision, politique publique, décision politique, stratégie politique, modèle de décision, risk management, gestion des risques.

Titres recensés

  1. Thierry Amslem, le rôle des outils de mesure de la performance dans la gestion des conflits identitaires dans une organisation hybride : Le cas de l’entreprise d’insertion ARES,, IAE de l’Université Paris-1, GREGOR, le 19/09/2013 Direction : Yvon Pesqueux
  2. Pascale Chateau Terrisse, Les outils de gestion, transporteurs et régulateurs des logiques institutionnelles : Cas de deux organisations de capital-risque solidaire, Pascale.Terrisse@u-pem.fr Institut de Recherche en Gestion, Université Paris Est, le 14 novembre 2013 Direction : Muriel Jougleux
  3. Karine Gauche, L’appropriation des dispositifs de pilotage : Le cas de la recherche à l’université, kgauche@gmail.com Université Montpellier 2, le 4 décembre 2013 Direction : Ariel Eggrickx
  4. Stéphane Nogatchewsky, Le contrôle stratégique des relations inter-organisationnelles dans le secteur de l’aéronautique civile, DRM, Université Paris Dauphine, le 4 novembre 2013 Direction : Anne Pezet
  5. Boris Walbaum, L’analyse du risque politique dans les décisions stratégiques - Le cas des réformes publiques en France, LIRSA, Conservatoire National des Arts et Métiers, le 11 mars 2014 Direction : Stéphanie Chatelain-Ponroy

Pour citer cet article

« La revue des HDR et des thèses », Comptabilité - Contrôle - Audit, 2/2014 (Tome 20), p. 135-140.

URL : http://www.cairn.info/revue-comptabilite-controle-audit-2014-2-page-135.htm
DOI : 10.3917/cca.202.0135


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