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Comptabilité - Contrôle - Audit

2015/1 (Tome 21)


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Aurélien Bargain, « Les trajectoires de la comptabilité analytique dans les communes françaises : les cas d’Angers et de La Roche-sur-Yon ». Soutenue le 25 juin 2014 à l’Université de Nantes LEMNA Direction : Yannick Lemarchand

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Cette thèse s’inscrit dans la continuité des travaux sur la comptabilité analytique, en apportant un regard historique sur les trajectoires de cet outil au sein des communes. Si la comptabilité analytique a donné lieu à plusieurs études, elle n’a jamais été l’objet, à notre connaissance, d’une analyse en profondeur s’interrogeant sur les facteurs d’adoption ou d’abandon, ainsi que sur l’issue de son déploiement au sein de ce type d’organisation. L’objectif de la thèse est alors double : contribuer à une meilleure compréhension des trajectoires de cet outil et proposer d’enrichir le stock des savoirs actionnables. Pour y répondre, elle s’appuie sur une étude de cas multiple en exploitant un matériau riche, composé d’archives, d’entretiens et d’observations non participantes. Elle adopte un regard historique, permettant de tirer profit des liens fertiles entre histoire et sciences de gestion. Deux trajectoires de comptabilités analytiques sont ainsi étudiées : Angers et La Roche-sur-Yon. À Angers, la mise en place de la comptabilité analytique a bénéficié d’un cadre favorable, conduisant à une pérennisation de l’outil sur plusieurs décennies. À La Roche-sur-Yon, la mise en place de la comptabilité se solde par son abandon.

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Sur les deux terrains, l’outil est détourné de ses objectifs premiers. À Angers, il est utilisé pour maîtriser l’organisation, tandis qu’à La Roche-sur-Yon, c’est essentiellement sa dimension communicationnelle qui est mise en avant. Dans les deux cas, l’outil suit un processus de simplification. Et leur analyse, dans leur dimension informelle, montre que l’approche techniciste n’est pas suffisante pour en comprendre les trajectoires. Cette analyse permet de formuler des recommandations susceptibles d’aider les élus et managers publics à mieux appréhender les enjeux d’un tel outil. L’analyse historique fournit en effet un éclairage sur les problématiques actuelles des communes en contribuant à la critique de la comptabilité analytique en coûts complets à réseau généralisé.

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Mots-clés : comptabilité analytique, gestion des communes, histoire des outils de gestion.

Lisa Karasiewicz Baudot, « Étude du processus de convergence entre le plan comptable américain et les normes IFRS : institutions and institutionnalisation au sein de changement global en comptabilité ». Soutenue le 25 juin 2014 à l’ESSEC Business School Direction : Marie-Laure Djelic et Chrystelle Richard

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Cette thèse étudie les efforts mis en œuvre par le Financial Accounting Standards Board (FASB) et l’International Accounting Standards Board (IASB) afin de produire de manière conjointe un ensemble de normes comptables pour réguler les marchés dans le monde entier. Pour ce faire, elle examine comment un processus de changement comptable (institutionnel) – décrit comme un processus de convergence – a évolué au sein de l’espace transnational de normalisation comptable. Cette recherche étudie le rôle que les institutions et les politiques jouent dans le processus de convergence des FASB-IASB, ainsi que leur rôle dans les processus par lesquels les normalisateurs prennent une décision collective sur un standard très controversé. À partir de la littérature sur la normalisation comptable considérée comme le socle de base de cette thèse, je me sers d’un cadre théorique à la fois institutionnel et politique pour explorer systématiquement la convergence des normes comptables. J’effectue trois études empiriques. Chacune de ces études couvre les activités de normalisation ayant eu lieu entre 2002 et 2011 et utilise des études de cas s’appuyant sur plusieurs sources de données comprenant des documents d’archives, des observations indirectes et des entretiens avec des participants clés. Le premier article met l’accent sur la compréhension du phénomène de convergence des normes comptables en relation avec des tendances politiques et institutionnelles plus larges au moyen de divers mécanismes de diffusion de la théorie néo-institutionnelle. Ensuite, cette thèse souligne le rôle central des normalisateurs qui mobilisent des systèmes de sens pour faire converger les normes comptables. Le deuxième article se concentre sur les systèmes de sens concurrents auxquels se réfèrent les normalisateurs comptables, ainsi que les facteurs qui influencent leurs décisions collectives. Plus spécifiquement, il s’intéresse à l’ordre négocié (Strauss et al., 1963) qui prend forme sur la base de ces systèmes. Enfin, le troisième article étudie le processus par lequel les normalisateurs comptables convainquent les parties prenantes (et eux-mêmes) de la légitimité de leurs décisions par le biais des « économies de la grandeur » (Boltanski et Thévenot, 1991) et des mécanismes rhétoriques. Cette thèse contribue à développer par une étude multi-niveaux, nos connaissances sur les activités de convergence transnationale, en particulier celles qui visent à produire un ensemble commun de normes comptables, et comment ces normes évoluent en tenant compte du contexte, des acteurs et des institutions.

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Mots-clés : convergence de GAAP-IFRS, normalisation de la comptabilité, communautés transnationales, systèmes de sens, délibération, justification, processus institutionnels.

Nathalie Bénet, « Mesure de la performance, système d’incitation et assignation des droits décisionnels : une analyse de la performance sous le prisme du design organisationnel. Le cas du secteur hôtelier en région PACA ». Soutenue le 11 décembre 2014 à l’Université de Nice Sophia Antipolis – IAE de Nice Direction : Aude Deville et Marc Filser

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La littérature en marketing souligne l’importance du personnel en contact avec la clientèle dans le secteur des services. Nous développons une recherche ancrée en contrôle de gestion qui intègre ce résultat en analysant le lien entre (1) le contrôle de la performance opérationnelle et (2) la performance organisationnelle dans le cadre de l’hôtellerie. Nous considérons plus précisément les relations entre l’assignation des droits décisionnels, le système de mesure de la performance, et le système d’incitation dédiés au personnel en contact avec la clientèle ; et leur influence sur la performance de l’organisation. Ces relations sont étudiées à la lumière du critère stratégique d’orientation marché, traduit à partir d’une étude qualitative, par le concept de proposition de valeur hôtelière. Afin de tester notre modèle fondé sur la théorie de l’agence et sur la base d’une étude menée auprès des hôteliers en PACA, nous utilisons une méthodologie quantitative, l’approche PLS. Les résultats conduisent, d’une part, à valider les liens de complémentarité entre les trois composantes du design organisationnel ; et d’autre part, à rejeter les hypothèses liées à l’existence de relations entre (1) le design organisationnel et la performance organisationnelle, et (2) la proposition de valeur et le design organisationnel. D’un point de vue global, ces résultats sont cohérents avec littérature, et montrent la nécessité de considérer l’assignation des droits de décision lors de l’étude des systèmes de contrôle de gestion. Ils offrent un éclairage sur le secteur des services en montrant l’importance de la mesure non financière de performance dans les pratiques d’incitation aux niveaux inférieurs de la hiérarchie.

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Mots-clés : systèmes de contrôle de gestion, mesures non financières de performance, systèmes d’incitation, design organisationnel, théorie de l’agence, relation client, secteur hôtelier.

R. Carè, « La soutenabilité de la dépense publique. Le cas des plans de restructuration de la Santé en Italie » (thèse en italien). Soutenue le 22 mars 2014 au Conservatoire National des Arts et Métiers – LIRSA et Università delli Studi di Magna Grecia du Catanzaro Direction : Patrick Boisselier et Annarita Trotta

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Fondée sur une analyse des normes comptables et plus particulièrement celles de l’IPSAS, la thèse de démontrer l’impact de l’introduction de ces normes dans le système de comptabilité public italien et notamment dans le secteur de la santé.

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Mots-clés : soutenabilité, dépenses publiques, secteur de la Santé, budgets, indicateurs de performance.

Mohamed Ali Dakkam, « Essai sur les fonctions et les usages de la comptabilité dans les entreprises de réseau : Le cas de la comptabilité ferroviaire des origines à 1937. ». Soutenue le 17 novembre 2014 à l’Université d’Orléans Direction : Marc Nikitin

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Dans l’immense catalogue des travaux consacrés à l’étude des chemins de fer, cette thèse prétend à une certaine originalité en abordant la question des fonctions et des usages de la comptabilité ferroviaire. Cette question s’inscrit dans un cadre plus global d’étude des pratiques comptables des entreprises de réseau. Appliquée aux compagnies de chemin de fer des origines à 1937, notre étude a pour ambition d’identifier les facteurs de contingence et d’évolution de la comptabilité ferroviaire. À ce dessein, nous avons mobilisé les travaux de Flichy pour dépasser le déterminisme des principaux paradigmes en histoire de la comptabilité. Les résultats de cette étude montrent que les fonctions explicites de la comptabilité ne correspondent pas souvent à ses usages sociaux. Des facteurs de contingence sont identifiés pour expliquer la divergence des usages de la comptabilité par les différents acteurs du secteur ferroviaire. Cette étude a permis également d’identifier trois régimes majeurs dans l’évolution des savoirs théoriques et pratiques en matière de comptabilité ferroviaire. Le premier régime de la pratique (1817-1842) est caractérisé par la diversité des pratiques comptables et l’inexistence d’un savoir théorique structuré. Le deuxième régime de la technique (1842-1883) est caractérisé par des phénomènes de mimétismes et de recherche de la meilleure méthode comptable. Enfin, le troisième régime de la technologie (1883-1937) se caractérise par une rigueur méthodologique et scientifique, notamment à travers l’introduction de la formation et l’enseignement, dans l’élaboration des règles comptables.

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Mots-clés : comptabilité, entreprises de réseau, compagnies de chemin de fer, SNCF.

Julie Démaret, « Le processus de construction des contrôleurs de gestion ». Soutenue le 26 mai 2014 à l’Université François Rabelais de Toulon Direction : Jérôme Méric

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Dans un contexte défavorable à l’exercice de sa profession, le contrôleur de gestion a une représentation ambiguë dans l’organisation. Cette thèse examine comment se construit et évolue sa légitimité individuelle en situation dans l’organisation. Après avoir effectué une revue de littérature sur le processus de construction de légitimité individuelle, puis sur le contrôleur de gestion et sa représentation collective professionnelle, nous proposons un cadre conceptuel pour permettre l’étude de sa construction de légitimité. Ce cadre se fonde sur la prise en compte de mécanismes de jugement individuel en légitimité. Il en résulte une multiplicité des sources de légitimité et des référentiels (natures de légitimité) à l’aune desquels la légitimité du contrôleur s’apprécie. Nous avons choisi d’opérationnaliser l’étude de sa construction de légitimité en étudiant les natures de légitimité auxquelles il peut prétendre, et les sources de légitimité qu’il peut mobiliser. En visant des référentiels de légitimité et en mobilisant les sources à sa portée, le contrôleur de gestion décline des stratégies de légitimation. Ces stratégies se confrontent à une évaluation en légitimité des interlocuteurs du contrôleur qui le jugent positivement ou négativement sur des natures de légitimité.

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Pour comprendre ces interactions entre le contrôleur et ses évaluateurs, nous avons réalisé des études de cas multiples sur trois terrains distincts sur une période de vingt et un mois. Dans cette étude processuelle longitudinale, les données ont été recueillies à travers 71 récits de pratiques, ainsi que des observations passives. Les personnes interrogées sont des contrôleurs de gestion ainsi que leurs interlocuteurs fonctionnels et opérationnels. Certains contrôleurs ont été rencontrés dans la phase intensive, puis dans une phase de confirmation quelques mois après.

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Cette étude a permis de dégager des trajectoires individuelles de légitimité des contrôleurs de gestion. Une diversité dans ces trajectoires a été mise en évidence, ce qui va à l’encontre des stéréotypes usuels en vigueur sur la profession de contrôleur. L’analyse transversale des cas révèle les mécanismes collectifs qui peuvent orienter ces trajectoires. Elle détaille les mécanismes d’évaluation qui conduisent ces trajectoires à être fructueuses, mais aussi infructueuses. Elle révèle également « l’attraction » que les pressions institutionnelles exercent sur ces trajectoires individuelles de construction de légitimité.

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Mots-clés : légitimité, contrôleur de gestion, processus de construction, trajectoires de légitimité, natures de légitimité, sources de légitimité, stratégies de légitimation.

Claire Garnier, « Qui sont les associés d’audit des cabinets Big 4 ? Une lecture interactionniste des carrières des auditeurs dans les cabinets Big 4 en France. ». Soutenue le 9 décembre 2014, HEC Paris Direction : Carlos Ramirez

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Cette thèse entend contribuer à l’étude des carrières des associés des firmes professionnelles en s’intéressant en particulier au processus de construction de l’identité d’associé. En nous appuyant sur le concept interactionniste de carrière nous analysons le « devenir associé » dans le contexte des grands cabinets d’audit internationaux (les Big 4). Ce devenir est un processus qui débute quasiment dès le recrutement et qui relève de mécanismes informels et tacites et de manœuvres politiques. Nous caractérisons ces mécanismes par la notion « d’écurie » qui permet à la fois de comprendre le fonctionnement des procédures de cooptation dans sa dimension non officielle, mais également la hiérarchisation de la partnership et le déroulement des carrières en son sein, une fois le stade de l’association passé. La conclusion à laquelle nous parvenons est que l’auditeur devient associé bien avant sa cooptation, en se reconnaissant lui-même comme un professionnel. Ce turning point n’est cependant que le premier sur le chemin qui mène à la partnership car c’est seulement au moment où il rejoint cette dernière que l’auditeur devient l’associé qu’il était, en se faisant reconnaître comme tel par ses pairs, achevant ainsi sa conversion identitaire d’auditeur en associé. Par notre travail, nous nous inscrivons dans la lignée des études en sociologie des professions et en théorie des organisations qui ont exploré le champ de la socialisation des professionnels de l’audit et de la construction de leur identité ainsi que le fonctionnement des grands cabinets internationaux.

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Mots-clés : sociologie de l’audit, construction identitaire et socialisation des auditeurs, carrière des associés, Firmes de Services Professionnels (PSF), interactionnisme symbolique.

Delphine Gibassier, « Le développement du contrôle de gestion environnemental : institutionnalisation, adoption et pratiques ». Soutenue le 9 janvier 2014 à HEC Paris Direction : Hélène Löning

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Cette thèse explore la notion d’innovation en contrôle de gestion environnemental et vise à explorer la façon dont elles sont créées, si elles sont adoptées ou non dans les entreprises et les conséquences de l’adoption, et enfin comment elles sont pratiquées. L’innovation à l’étude est le contrôle de gestion environnemental, et plus particulièrement les outils nommés « écobilan » (et plus tard analyse de cycle de vie) et « comptabilité carbone ». L’objectif de la thèse est d’expliquer comment les innovations en contrôle de gestion environnemental sont créées dans le contexte français, si elles sont adoptées ou non dans les organisations, et les conséquences de cette adoption, et enfin comment les pratiques internes des entreprises sont impactées par les innovations en contrôle de gestion environnemental. Les méthodes de recherche combinent l’observation participante sur deux ans (2010-2012) dans une étude de cas unique, les entretiens semi-directifs et des données secondaires.

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La thèse est composée de trois articles qui explorent ensemble les différentes facettes de l’innovation en contrôle de gestion. Le premier article aborde la question de comment les innovations sont créées et leur processus d’institutionnalisation. L’accent est mis sur les acteurs et leurs stratégies, le qui et le comment du processus d’institutionnalisation. L’article montre que, dans le contexte français, les élites ont été les principaux acteurs dans le processus d’institutionnalisation de l’outil « écobilan ». Il contribue à la théorie institutionnelle en définissant le travail institutionnel utilisé par les élites pour se maintenir au pouvoir, malgré la menace exercée par un nouveau phénomène, les préoccupations environnementales ici, sur leur position dominante. Il contribue également à la littérature sur les généalogies des innovations en contrôle de gestion, en mettant non seulement l’accent sur le contexte culturel, géographique et historique du processus d’innovation, mais en introduisant une nouvelle perspective sur les stratégies d’acteurs. En expliquant le rôle particulier de certains agents dans la fabrication d’un outil de contrôle de gestion environnemental, cet article favorise notre compréhension de la façon dont les questions environnementales sont mises en forme et acceptées dans le contexte français. Par ailleurs, en découvrant les stratégies déployées pour créer l’outil, l’article donne un aperçu sur la façon dont les outils de contrôle de gestion environnemental jouent un rôle crucial dans les relations de pouvoir, ce qui rend la performance environnementale visible pour certains, mais invisible aux autres. Le deuxième article permet de mieux comprendre le moment particulier, dans le processus d’institutionnalisation, qui relie l’innovation créée, avec les utilisateurs potentiels, c’est-à-dire le moment de l’adoption. Grâce à une étude de cas approfondie d’une organisation, le deuxième article révèle le processus de non-adoption d’une méthodologie de comptabilité carbone. L’article contribue à la théorie institutionnelle en affirmant le rôle joué par la légitimité interne dans la décision de non-adoption, et comment il a été recombiné avec la légitimité externe pour renforcer la légitimité organisationnelle. Il contribue à la littérature sur les innovations en contrôle de gestion en introduisant le rôle crucial de la légitimité interne dans le processus d’adoption des innovations, et aussi en affirmant que la légitimité interne pourrait également être le fondement de la légitimité organisationnelle et donc un facteur de succès dans le processus d’adoption des innovations. Le troisième article analyse les pratiques entourant une innovation en contrôle de gestion dans une multinationale. Grâce à l’analyse des pratiques aux niveaux local et central, cet article permet de mieux appréhender comment les pratiques comptables contribuent à l’émergence d’une stratégie. En outre, l’article apporte une contribution à la littérature en montrant comment la stratégie peut émerger à la fois aux niveaux local et central en même temps, ce qui montre que la fabrication de la stratégie peut être un processus de co-émergence, en particulier au stade de l’introduction d’une innovation.

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Mots-clés : innovation en contrôle de gestion, contrôle de gestion environnemental, France, élites, travail institutionnel, légitimité interne, légitimité organisationnelle, théorie institutionnelle, pratiques épistémiques, émergence d’une stratégie, comptabilité carbone, théorie de la pratique.

Bénédicte Grall, « Le rôle de la technologie dans la construction des représentations et des pratiques de la relation client : le cas des progiciels CRM ». Soutenue le 10 novembre 2014 à HEC Paris Direction : Eve Chiapello

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Alors que les outils de gestion envahissent les organisations, nous en savons encore très peu sur la manière dont ils agissent sur les habitudes de penser, sur les façons de faire et sur les comportements. Cette thèse s’intéresse à des outils de gestion particuliers qui ont connu un grand succès auprès des praticiens à partir du début des années 2000 : les progiciels CRM (Customer Relationship Management). Nous examinons leur rôle dans la construction des représentations et des pratiques de la relation client en les étudiant à deux niveaux : celui de l’espace professionnel des Directeurs commerciaux et celui d’une organisation. Tout d’abord, à partir de l’analyse, entre 1990 et 2009, d’une revue professionnelle destinée aux Directeurs commerciaux, nous interprétons l’engouement qu’ils ont suscité comme une manifestation de leur institutionnalisation au sein de l’espace professionnel des dirigeants commerciaux français. Puis, nous montrons que cette institutionnalisation s’est accompagnée d’un déplacement des représentations relatives à ce qui est considéré comme une « bonne » gestion de la relation client et qu’elle a participé à la transformation de la figure associée au client, au cours de laquelle la figure dominante du « client roi » a laissé place à celle du « client rentable ». Parallèlement, nous avons mené une étude de cas en profondeur sur dix ans, rendant compte de la mise en œuvre et de l’utilisation d’un progiciel CRM particulier. Nous montrons que la mise en œuvre d’un progiciel CRM requiert un processus de traduction continu. Puis, nous mettons en évidence plusieurs transformations des pratiques dont certaines n’étaient pas attendues. Les transformations touchent la connaissance client et son partage, ainsi que les modes de contrôle à l’œuvre dans l’organisation. Au-delà des transformations des pratiques en matière de contrôle hiérarchique, le progiciel CRM a notamment favorisé la mise en place de deux nouveaux modes de contrôle : un contrôle latéral (entre pairs) et un contrôle transversal (entre fonctions). Notre thèse s’inscrit ainsi dans la lignée de travaux de chercheurs comme Baxter et Chua (2003) ou encore Brivot et Gendron (2011) qui suggèrent que pour mieux comprendre les mécanismes de contrôle au sein d’une organisation, il peut être particulièrement pertinent, notamment en raison de l’accroissement de visibilité qu’elles offrent, de s’intéresser à toutes les technologies de l’information même si elles ne sont pas dédiées spécifiquement au contrôle. Plus généralement, notre recherche s’inscrit dans la lignée des travaux qui considèrent que les outils de gestion, et plus globalement les artefacts, méritent qu’on leur accorde une attention plus grande. Nous illustrons plus largement dans ce travail l’intérêt d’aborder les processus organisationnels en prenant au sérieux les objets techniques indissociables de l’action. En les prenant comme point d’entrée, il est possible de documenter des phénomènes jusqu’alors peu explorés.

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Mots-clés : progiciels CRM (Customer Relationship Management), technologie, outils de gestion, représentations, pratiques, logiques institutionnelles, modes de contrôle, ANT (Actor Network Theory), théories néo-institutionnalistes.

Soumir Khemir, « Perception, utilité et influence de l’information environnementale, sociale et de gouvernance sur la prise de décision d’investissement ». Soutenue le 7 juillet 2014 à l’Université de Toulouse 1 Capitole Direction : Simon Alcouffe et Chedli Baccouche

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En plus de l’information financière, les entreprises communiquent de l’information Environnementale, Sociale et de Gouvernance (ESG). Cette information est censée répondre aux besoins informationnels de l’ensemble des parties prenantes de l’entreprise, spécifiquement les investisseurs. La présente thèse vise à analyser la perception, l’utilité et l’influence de l’information ESG sur la prise de décision d’investissement des professionnels financiers. Pour cela, la théorie de l’utilité décisionnelle de l’information est mobilisée. L’investigation empirique est composée de deux étapes : la première consiste en une étude exploratoire à la fois qualitative (fondée sur des « focus groups » ainsi que sur des entretiens semi-directifs) et quantitative (fondée sur l’administration d’un questionnaire en ligne). Elle révèle un intérêt des professionnels financiers pour 11 indicateurs afférents à l’information ESG issus des lignes G3.1 de la Global Reporting Initiative. La seconde étape consiste en une expérimentation avec comme objectif de vérifier l’effet des indicateurs issus de la phase exploratoire sur la prise de décision d’investissement d’un échantillon de 245 sujets, composé pour moitié de professionnels financiers expérimentés. Les résultats de cette expérimentation montrent que l’information ESG prise globalement, le niveau d’expérience de l’individu ainsi que l’horizon d’investissement influencent la prise de décision d’investissement des professionnels financiers. En outre, l’information Sociale et celle relative à la Gouvernance d’entreprise ont plus d’influence sur la prise de décision d’investissement que l’information environnementale.

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Mots-clés : information, RSE, environnement, gouvernance, investissement, décision, expérimentation.

Nathalie Lallemand-Stempak, « Capitalisme, mutualisme et démocratie dans le secteur de l’assurance : Rôles d’un dispositif d’élaboration stratégique dans la maintenance d’une organisation hybride. ». Soutenue le 23 septembre 2013 à HEC Paris Direction : Eve Chiapello

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Nous en savons encore peu sur la manière dont les organisations gèrent la complexité de l’environnement dans lequel elles évoluent, et en particulier sur les moyens qu’elles mettent en œuvre pour rester « elles-mêmes » tout en répondant aux pressions, parfois contradictoires, qui s’exercent sur elles. Cette question apparaît particulièrement prégnante pour les organisations qui se revendiquent d’un modèle alternatif au modèle dominant issu du système capitaliste, et qui présentent un caractère hybride, c’est-à-dire qui poursuivent une mission sociale en exerçant une activité commerciale. Dans cette thèse, nous nous intéressons au cas d’une mutuelle d’assurance française, la Ma, et du dispositif de planification stratégique qu’elle a mis en place entre 2007 et 2009. Nous appuyant sur une étude qualitative aux niveaux macro, meso et micro et sur une approche « par l’outil », nos résultats nous permettent de mettre en évidence les dynamiques divergentes et les tensions qui traversent la Ma et qu’elle doit parvenir à concilier, à intégrer, si elle ne veut pas disparaître ou perdre de vue sa mission sociale. Nous montrons que cette conciliation repose à la fois sur la forme complexe du dispositif qu’elle met en œuvre, dont la principale caractéristique est de revendiquer un caractère participatif et démocratique ; et sur le travail des acteurs à l’intérieur de l’organisation, qui démontrent une capacité à se saisir des enjeux stratégiques qui se posent à la Ma et à s’impliquer dans les réponses à y apporter. Cette recherche entend contribuer à la littérature institutionnelle relative à la gestion de la complexité au niveau organisationnel et à la « maintenance » des organisations hybrides en particulier. Elle s’adresse également à la littérature sur la pratique de la stratégie, en se saisissant de la question du rôle de la planification stratégique dans l’« intégration » des tensions organisationnelles. Enfin, elle prétend éclairer sous un angle rarement employé et pourtant riche, celui de l’outil, la question de la démocratie et de la participation dans les organisations.

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Mots-clés : mutualisme, organisation hybride, maintenance, logique institutionnelle, dispositif, démocratie, planification stratégique.

Lætitia Legalais, « La construction de l’identité professionnelle des contrôleurs de gestion. Les trajectoires professionnelles et leur influence sur la financiarisation des organisations : le cas Saint-Gobain. ». Soutenue le 4 décembre 2014 à l’Université Paris Dauphine Direction : Nicolas Berland

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Cette thèse a pour objectif de contribuer à la compréhension de la construction de l’identité professionnelle des contrôleurs de gestion à travers l’étude des trajectoires professionnelles qu’ils empruntent. Ceci permet de dépasser le caractère jugé trop statique des représentations qui sont données du métier (Caron et al., 2008) et de discuter du processus de financiarisation des décisions opérationnelles dans les organisations. Un cadre d’analyse s’inspirant des travaux sociologiques français de Dubar (2010) et complétés par les travaux identitaires menés en théorie des organisations (Sveningsson et Alvesson, 2003) a été proposé. Les résultats de cette thèse sont présentés sous la forme d’une étude de cas unique (Yin, 2009) chez Saint-Gobain et les données ont été collectées à l’aide d’entretiens, d’observations participantes et non participantes, ainsi que de sources secondaires.

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Les apports de cette thèse s’organisent autour de trois types de contribution. Dans un premier temps, la thèse permet de contribuer à la littérature théorique en contrôle de gestion. Il est montré les contrôleurs de gestion ne sont pas des business partners dès leur entrée en fonction, ils le deviennent, dans une organisation où la fonction contrôle de gestion est pourtant considérée comme étant partenaire. Le passage par des postes de contrôle de gestion opérationnels est alors un rite d’institution au sens de Bourdieu (1982) ainsi qu’un dispositif de régulation identitaire (Alvesson et Willmott, 2002) qui signifient aux individus qu’ils sont désormais des contrôleurs de gestion et qui les légitiment dans leurs prétentions de carrière. Il a également été mis en évidence la disparition du titre de directeur administratif et financier à de nombreux niveaux de l’organisation étudiée met les contrôleurs de gestion face à un dilemme identitaire puisqu’ils considèrent que l’accès à cette identité visée est bloqué. Les contrôleurs de gestion peuvent alors privilégier une « identité d’entreprise » d’une part : leur identification anticipée au titre de directeur administratif et financier est plus faible que leur identification à l’organisation. D’autre part, il existe des contrôleurs de gestion qui privilégient une « identité de métier » : c’est l’identification au titre professionnel et à l’identité de financier qui prime. Ils choisissent alors la mobilité externe pour obtenir la reconnaissance de leur identité de métier dans d’autres organisations.

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Dans un second temps, une contribution managériale a pu être mise en évidence. Les relations entre les contrôleurs de gestion et les opérationnels peuvent parfois s’avérer conflictuelles. La confrontation des expériences narrées par les contrôleurs de gestion interrogés permet de faire la proposition suivante : faire passer les contrôleurs de gestion par des postes de contrôle de gestion opérationnels dès le début de leur carrière. Cela limite les stéréotypes dont ils sont porteurs aux yeux des managers et facilite leur intégration auprès de ces derniers.

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Enfin cette thèse contribue à la littérature sur la financiarisation. Ce travail, en étudiant les trajectoires professionnelles des contrôleurs de gestion, montre que la financiarisation des organisations n’est pas l’unique fait du travail quotidien des contrôleurs de gestion pour susciter l’adhésion des opérationnels à leurs interventions (Ahrens et Chapman, 2000). Elle est aussi la résultante des choix d’orientation de carrière d’anciens contrôleurs de gestion vers des postes opérationnels, plus précisément vers des postes de direction générale aux niveaux intermédiaires des organisations. Fondant leur accès à ces postes sur leur identité héritée de financier dans une organisation pour laquelle la fonction contrôle de gestion est partenaire, les anciens contrôleurs de gestion participent de façon implicite à la financiarisation des décisions. Ils légitiment, en tant qu’opérationnels, les interventions des contrôleurs de gestion en activité d’une part ; d’autre part, ils considèrent l’aspect financier dans les prises de décision sans contrainte, puisqu’ils y sont sensibilisés depuis le début de leur carrière, ce qui les différencient à leurs yeux des « purs » opérationnels.

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Mots-clés : contrôleur de gestion, identité professionnelles, financiarisation, carrière.

Ouriemmi Oussama, « Formes de problématisation de l’uniformisation des comptabilités (1879-1947). La naissance de la normalisation comptable française ». Soutenue le 1er décembre 2014 Direction : Yannick Lemarchand

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L’hétérogénéité des pratiques comptables, dans le temps (au sein d’une même entreprise) et dans l’espace (entre plusieurs entreprises), a toujours suscité des difficultés. Historiquement, les réponses apportées à ces dernières par les praticiens, théoriciens et utilisateurs de la comptabilité n’ont pas toujours été les mêmes. La présente thèse s’interroge sur la manière dont l’uniformisation des comptabilités a été problématisée entre la seconde moitié du XIXe siècle et la première moitié du XXe siècle. Elle met à l’étude les différents éléments qui caractérisent cette problématisation et ses formes historiquement singulières. Chaque forme se caractérise par un objet, un objectif et une modalité d’uniformisation mais également par des acteurs qui la prennent en charge comme question à réfléchir. Ainsi, quatre formes sont mises en lumière dans ce travail : une forme scientiste (1879-1889), une forme protectio-juridique (1902-1935), une forme rationalisante (1936-1939) et une forme étatico-économique (1941-1947). Si chacune peut être caractérisée par une période où elle apparaît dominante, ces formes se superposent davantage qu’elles ne se succèdent, constituant des strates décalées plus que des périodes successives.

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Mots-clés : comptabilité, uniformisation, problématisation, normalisation.

Boris Walbaum, « L’analyse du risque politique dans les décisions stratégiques. Le cas des réformes publiques en France ». Soutenue le 11 mars 2014 au Conservatoire National des Arts et Métiers – LIRSA Direction : Stéphanie Chatelain-Ponroy

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La conduite de réformes présente un risque élevé pour les décideurs publics. Près d’un quart des projets de réformes de politiques publiques initiés par les gouvernements français ces quinze dernières années n’ont pas été adoptés ou l’ont été dans des formes très éloignées des objectifs initialement affichés. L’existence d’un risque politique lié à la conduite des réformes est d’ailleurs un fait largement reconnu par les décideurs publics, en France comme à l’étranger (Althaus, 2009). Les praticiens l’analysent comme le risque qu’une réforme ne soit pas adoptée fait peser sur la politique publique visée (policy risk) et la réputation des responsables politiques qui la portent (political risk). Ces échecs sont souvent lourds de conséquences : chutes de ministres, perte de leadership du gouvernement, révision de l’agenda gouvernemental, évolutions dans l’équilibre politique du pays, mais également conséquences économiques, sociales et financières.

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Cette recherche vise à mieux comprendre pourquoi certaines réformes échouent et d’autres réussissent à être adoptées. Il s’agit d’explorer le déroulement des processus de réforme pour identifier dans quelle mesure les risques qui s’y manifestent peuvent être anticipés. Plus précisément, peut-on construire et opérationnaliser un concept de risque politique qui permette de décrypter ex ante les facteurs qui influeront sur le cheminement d’un projet de réforme gouvernemental ? Peut-on appliquer des méthodologies de risk management pour éclairer l’élaboration d’une stratégie de réforme ?

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Cette recherche suit une approche abductive.

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Une première phase vise à construire et opérationnaliser le concept de risque politique. Cette phase s’est appuyée sur l’analyse comparative de trois matériaux. Une revue de la littérature portant sur les modèles de prise de décision, la réforme relevant de la décision stratégique appliquée aux politiques publiques. Cette revue de littérature a été complétée par quatorze entretiens exploratoires semi-directifs avec des décideurs publics ayant piloté un projet de réforme en France au cours des quinze dernières années (directeurs de cabinet et conseillers de ministres, de Premiers ministres et de présidents de la République). Enfin, un matériau empirique a été constitué parallèlement au travers de 42 études de cas de réformes menées en France, ces quinze dernières années.

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Cette phase a débouché sur la définition du risque politique comme la combinaison de 6 facteurs de risque (les caractéristiques intrinsèques de la réforme, l’opinion publique, les parties prenantes, l’environnement politique et le contexte socio-économique), d’événements perturbateurs qui surviennent au cours de la réforme (polémiques médiatiques, perturbations liées aux parties prenantes, perturbations du processus parlementaire) et d’un impact estimé au travers du degré d’adoption de la réforme telle qu’annoncée. Le risque politique est opérationnalisé au travers d’une grille de scores des facteurs du risque politique articulant les 6 facteurs du risque cités plus haut.

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La seconde phase a consisté à tester la pertinence de cette grille des facteurs de risque en analysant les relations, pour les 42 études de cas constituées, entre facteurs de risque, événements perturbateurs et degré d’adoption de la réforme. Cette phase de test a permis de montrer qu’il existe des relations stables entre les facteurs de risque estimés ex ante, les événements perturbateurs constatés et le degré d’adoption de la réforme in fine.

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En outre, il ressort des résultats de cette phase de test que ces relations sont d’autant plus stables que les scores sont agrégés par composante du risque politique (i. e. facteurs de risque, événements perturbateurs et degré d’adoption). Ces résultats suggèrent que les facteurs de risque, comme les événements perturbateurs, forment un système et ne peuvent être appréhendés indépendamment les uns des autres.

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Enfin, les relations entre les facteurs de risque et les événements perturbateurs apparaissent plus nettement que les relations entre les événements perturbateurs et le degré d’adoption de la réforme. Si les facteurs de risque permettent d’anticiper les événements perturbateurs lors du déroulement d’une réforme, le degré d’adoption des réformes doit intégrer d’autres facteurs explicatifs. La principale explication rivale relève de ce que l’on appelle communément la volonté politique.

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Au total, cette phase contribue à renforcer nettement la capacité prédictive de la grille des facteurs du risque politique. Elle appelle des travaux complémentaires pour mieux comprendre et intégrer le concept de volonté politique. Ces recherches futures pourront, notamment, s’inspirer des travaux menés sur le responsable politique comme entrepreneur dans une approche qui combine capital et risque politiques.

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Mots-clés : décision stratégique, réforme, risque politique, grille de scores, modèles de prise de décision, parties prenantes, processus de décision, politique publique, décision politique, stratégie politique, modèle de décision, risk management, gestion des risques.

Plan de l'article

  1. Ils ont soutenu une HDR
    1. Aurélien Bargain, « Les trajectoires de la comptabilité analytique dans les communes françaises : les cas d’Angers et de La Roche-sur-Yon ». Soutenue le 25 juin 2014 à l’Université de Nantes LEMNA Direction : Yannick Lemarchand
    2. Lisa Karasiewicz Baudot, « Étude du processus de convergence entre le plan comptable américain et les normes IFRS : institutions and institutionnalisation au sein de changement global en comptabilité ». Soutenue le 25 juin 2014 à l’ESSEC Business School Direction : Marie-Laure Djelic et Chrystelle Richard
    3. Nathalie Bénet, « Mesure de la performance, système d’incitation et assignation des droits décisionnels : une analyse de la performance sous le prisme du design organisationnel. Le cas du secteur hôtelier en région PACA ». Soutenue le 11 décembre 2014 à l’Université de Nice Sophia Antipolis – IAE de Nice Direction : Aude Deville et Marc Filser
    4. R. Carè, « La soutenabilité de la dépense publique. Le cas des plans de restructuration de la Santé en Italie » (thèse en italien). Soutenue le 22 mars 2014 au Conservatoire National des Arts et Métiers – LIRSA et Università delli Studi di Magna Grecia du Catanzaro Direction : Patrick Boisselier et Annarita Trotta
    5. Mohamed Ali Dakkam, « Essai sur les fonctions et les usages de la comptabilité dans les entreprises de réseau : Le cas de la comptabilité ferroviaire des origines à 1937. ». Soutenue le 17 novembre 2014 à l’Université d’Orléans Direction : Marc Nikitin
    6. Julie Démaret, « Le processus de construction des contrôleurs de gestion ». Soutenue le 26 mai 2014 à l’Université François Rabelais de Toulon Direction : Jérôme Méric
    7. Claire Garnier, « Qui sont les associés d’audit des cabinets Big 4 ? Une lecture interactionniste des carrières des auditeurs dans les cabinets Big 4 en France. ». Soutenue le 9 décembre 2014, HEC Paris Direction : Carlos Ramirez
    8. Delphine Gibassier, « Le développement du contrôle de gestion environnemental : institutionnalisation, adoption et pratiques ». Soutenue le 9 janvier 2014 à HEC Paris Direction : Hélène Löning
    9. Bénédicte Grall, « Le rôle de la technologie dans la construction des représentations et des pratiques de la relation client : le cas des progiciels CRM ». Soutenue le 10 novembre 2014 à HEC Paris Direction : Eve Chiapello
    10. Soumir Khemir, « Perception, utilité et influence de l’information environnementale, sociale et de gouvernance sur la prise de décision d’investissement ». Soutenue le 7 juillet 2014 à l’Université de Toulouse 1 Capitole Direction : Simon Alcouffe et Chedli Baccouche
    11. Nathalie Lallemand-Stempak, « Capitalisme, mutualisme et démocratie dans le secteur de l’assurance : Rôles d’un dispositif d’élaboration stratégique dans la maintenance d’une organisation hybride. ». Soutenue le 23 septembre 2013 à HEC Paris Direction : Eve Chiapello
    12. Lætitia Legalais, « La construction de l’identité professionnelle des contrôleurs de gestion. Les trajectoires professionnelles et leur influence sur la financiarisation des organisations : le cas Saint-Gobain. ». Soutenue le 4 décembre 2014 à l’Université Paris Dauphine Direction : Nicolas Berland
    13. Ouriemmi Oussama, « Formes de problématisation de l’uniformisation des comptabilités (1879-1947). La naissance de la normalisation comptable française ». Soutenue le 1er décembre 2014 Direction : Yannick Lemarchand
    14. Boris Walbaum, « L’analyse du risque politique dans les décisions stratégiques. Le cas des réformes publiques en France ». Soutenue le 11 mars 2014 au Conservatoire National des Arts et Métiers – LIRSA Direction : Stéphanie Chatelain-Ponroy

Pour citer cet article

Réalisée par Le Theule Marie-Astrid, « La revue des thèses », Comptabilité - Contrôle - Audit, 1/2015 (Tome 21), p. 145-155.

URL : http://www.cairn.info/revue-comptabilite-controle-audit-2015-1-page-145.htm
DOI : 10.3917/cca.204.0145


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