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Comptabilité - Contrôle - Audit

2016/2 (Tome 22)


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Résumé

Français

Cet article a pour but principal de tester, de manière inédite, l’approche « antenarrative » développée par Boje (2001, 2011a) en l’appliquant à un cas de communication financière. L’analyse longitudinale de l’acquisition d’UraMin par Areva en 2007 est conduite de son récit prospectif initial (l’antenarration) à ses conséquences et impacts sur la communication des divers acteurs. Différentes phases dans la communication du groupe acquéreur sont mises en évidence : une phase initiale de conquête, suivie d’une phase de doute puis de remise en question. Nous montrons, en juxtaposant l’antenarration et les théories de la légitimation, comment les logiques de légitimation sont influencées par de multiples acteurs dès lors que l’« affaire » est portée sur la place publique. Les potentiels et les limites de l’ante-narration sont identifiés. De par les spécificités des activités extractives, un tel cas doit inspirer de nombreux acteurs : auditeurs, experts géologues, normalisateurs, analystes.

Mots-clés

  • communication financière
  • uranium
  • acquisition
  • dépréciations
  • ante-narration

English

Antenarrative and financial communication: lessons from the Areva/UraMin operationThe main aim of this article is to check the potential of the antenarrative approach designed by Boje (2001, 2011a) when applied in an unprecedented way, to a financial communication issue. A longitudinal study of the acquisition of UraMin by Areva in 2007 is conducted from its initial prospective story (ante-narration) to its consequences and influence on discourses of the diverse involved actors. Distinct phases in the communication of the buyer are identified : the first one evokes conquest, the second is a phase of doubt and the third one announces a serious questioning. By combining ante-narration and legitimation theories, we show how diverse actors influence the legitimating issues once the operation becomes a “public affair”. Through this case study we both pinpoint the potential and the limits of ante-narration. Moreover, due to the specificities of extractive activities, such a case shall inspire numerous actors : auditors, geologists, standard setters and financial analysts.

Keywords

  • financial communication
  • uranium
  • acquisition
  • impairment
  • ante-narrative

Plan de l'article

  1. Introduction
  2. 1 - Antenarration et légitimité
    1. 1.1 - L’antenarration
    2. 1.2 - La légitimité
    3. 1.3 - L’articulation des deux cadres
  3. 2 - Le cas de l’opération Areva/UraMin
    1. 2.1 - Le choix du cas
    2. 2.2 - Les acteurs
    3. 2.3 - L’opération et son calendrier
  4. 3 - La communication financière concernant l’opération UraMin
    1. 3.1 - Le matériau analysé et la méthodologie employée
    2. 3.2 - L’évolution du discours d’Areva
    3. 3.3 - Autres discours et récits : de l’alignement à la dispersion
      1. D’un pari narratif initialement partagé…
      2. … au temps des interrogations…
      3. … puis des remises en cause…
      4. … et des conflits
  5. 4 - Résultats et discussion
    1. 4.1 - Les trois phases communicationnelles
    2. 4.2 - L’apport analytique des cadres théoriques
      1. De la vulnérabilité d’une antenarration
      2. Le caractère multi-niveaux des processus de légitimation et leurs conflits
    3. 4.3 - Autres analyses et leçons
      1. De la nécessaire capture du risque par la gouvernance
      2. Des effets de la comptabilité
  6. Conclusions

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