Associations : l’amalgame
Paul Fustier
Nous avons différencié deux formes théoriques d’institution, parfois confondues bien
qu’incompatibles. La petite association est
composée de bénévoles ou de néo-profession-nels adoptant une posture militante, créant
une organisation « chaude » favorisant la
proximité relationnelle marquée par la socialité primaire et le primat de la spontanéité et
du partage de vie.
Le modèle antagonique de la grosse
association est formé de professionnels salariés, agissant, dans un cadre de travail préétabli et strict, à partir d’une compétence
appuyée sur des savoirs théoriques. Le lien
technique opère à partir de la socialité secondaire ; l’association est alors un organisme
proche de l’entreprise, se devant de développer un pouvoir économique, politique et
social important.
We have sorted out two types of institutions,
which are usually muddled up although they
are actually uncongenial to each other.
The smaller associations are made up of
voluntary or non-professional members,
ready to fight for their ideas, organised into a
warm set-up, favouring closer relations and
based upon primary social capacities. They
give preference to spontaneous impulses, shared up ways of life and a more active participation.
The larger associations constitute an antagonistic model. Their members are professional
wage-earners operating inside a preestablished framework and resorting to theorygrounded skills. In their case, the technical
links are generated by secondary social capacities and these associations are wont to develop into a type of organisation akin to
industrial or business firms raising important
expectations in the economic, social or political fields.
• L’« assoce » et le « mammouth »
• Les oppositions entre les deux modèles
— Socialité primaire, socialité secondaire
— Objet interne, objet externe
— Le lien avec les usagers
• Conclusion
• Bibliographie