Mémoire, flexibilité et risque professionnel
Adeline Raymond
Jorge Muñoz
Hélène Blanc
Cet article porte sur le rôle de la mémoire
organisationnelle dans la production de
risques professionnels et d’accidents du travail. La modélisation du concept de mémoire
organisationnelle de Walsh et Ugson ( 1991)
pose la nécessité pour le salarié de posséder
un contexte de travail stable fait de croyances
et savoirs partagés à travers ses liens sociaux
pour se construire lui-même. Or L’exigence
de compétitivité économique actuelle pousse
les organisations à recourir à la flexibilité
sous diverses formes ayant pour résultat, entre
autres, d’accroître la précarité du travail. Elles
ne permettent pas à leurs membres, touchés
par ses modifications environnementales et
structurelles, d’intégrer cette mémoire organisationnelle entraînant ainsi une augmentation
du risque professionnel et des accidents du
travail pour cette catégorie d’individus.
This article focuses on the role of organizational memory in bringing about professional
risks and industrial accidents. The modelling
of the concept of organizational memory by
Walsh and Ugson ( 1991) sets out the necessity for the employee to have a steady working context made up of beliefs and
knowledge shared through his social links in
order to create his own personality. And yet
the demand for current economic competitiveness is an incentive for organisations to
resort to flexibility in various forms resulting
(among other things) in the increase in the
lack of job security. They do not enable their
members, affected by its environmental and
structural changes, to integrate that organizational memory, which thus brings about an
increase in professional risks and industrial
accidents for that category of individuals.
• De la notion de mémoire à celle de mémoire organisationnelle
• Une flexibilité du travail accrue
• Le risque professionnel et les accidents de travail
• Des facteurs de risques professionnels supplémentaires
• En guise de conclusion
• Bibliographie