Cryptes et fantômes dans l’institution
L’exemple de la prise en charge des toxicomanes
Pascal Hachet
De nombreux psychanalystes ont présenté des
observations de patients porteurs de crypte ou
de fantôme, mais l’impact institutionnel de
ces prises en charge a été très peu exploré.
S’appuyant sur son expérience clinique dans
un centre de soins spécialisés aux toxicomanes,
l’auteur explique que les institutions recèlent parfois elles aussi des « squelettes
dans le placard » et montre que la pluridisciplinarité
et le travail en réseau facilitent l’assimilation
des ratés majeurs de l’introjection
qui affligent les patients, leurs thérapeutes
(par résonance contre-transférentielle) et les
autres acteurs institutionnels.
Though a lot of psychoanalysts have supplied
clinical studies about cases of “crypt” and
“psychic ghost”, the institutional effects of that
kind of treatment have not been investigated
enough. On the basis of a clinical practice in a
drug addicts care unit, the author shows how, in
one hand, establishments could also hidde
some “skeletons in the closet” and, in another
hand, the team and the net work can facilitate
the psychic elaboration of the major fails of
introjection process which afflict patients, their
therapists (related to counter-transference) and
the other institutional agents.
• L’institution, un domaine très peu exploré par les investigateurs
des pathologies du secret psychique
• La prise en charge des toxicomanes, observatoire privilégié
des manifestations institutionnelles de crypte et de fantôme
• La pluridisciplinarité facilite l’introjection
• Le travail en réseau constitue une autre aide pour l’introjection
• BIBLIOGRAPHIE