Courrier hebdomadaire du CRISP
CRISP

I.S.B.N.sans
72 pages

p. 5 à 72
doi: en cours

Veille sur la revue
Veille sur l'auteur
Vous consultez

n° 1933-1934 2006/28-29

L’adhésion de la Turquie à l’Union européenne : enjeux et état du débat

Chantal Kafyeke
Les négociations avec la Turquie en vue d’une adhésion en 2015 ont été ralenties après le refus de la Turquie d’appliquer pleinement le protocole d’Ankara de juillet 2005 par lequel elle étendait son union douanière avec l’Union européenne aux dix nouveaux membres de l’Union, y compris Chypre. Le Conseil européen des 14 et 15 décembre 2006 a en effet décidé de suspendre les discussions sur 8 des 35 chapitres de négociation.
C’est en octobre 2005, au terme d’un long et difficile processus, que le Conseil de l’Union européenne avait décidé d’ouvrir des négociations avec la Turquie en vue de son adhésion à l’Union. La Turquie jouissait du statut officiel de pays candidat depuis le Conseil européen d’Helsinki en décembre 1999. Mais les premières démarches en vue de l’adhésion avaient été faites dès 1959. Aucun autre pays n’aura attendu si longtemps pour obtenir le statut de pays candidat ; aucun autre pays n’aura suscité de débat aussi intense chez des dirigeants européens comme au sein de leurs opinions publiques.
Chantal Kafyeke rappelle les différentes étapes de la candidature turque et présente les principaux arguments du débat et les acteurs qui les défendent. Les raisons économiques, politiques ou stratégiques de souhaiter ou de refuser l’adhésion de la Turquie à l’Union européenne sont analysées. Elle expose l’importance de certains acteurs clés, tels que l’axe franco-allemand ou les États-Unis. Elle explique le rôle de catalyseur joué par la question chypriote. Enfin, dans une dernière partie, l’auteur s’interroge sur l’importance des facteurs religieux et culturels et des perceptions réciproques en cette matière.
• INTRODUCTION
• 1. HISTORIQUE DES RELATIONS ENTRE L’UNION EUROPÉENNE ET LA TURQUIE
• 2. LES ARGUMENTS EN FAVEUR DE L’ADHÉSION
— 2.1. LES RAISONS ÉCONOMIQUES
— 2.2. LES RAISONS STRATÉGIQUES
— 2.3. L’IMPOSSIBILITÉ DE REFUSER
• 3. LES ARGUMENTS CONTRE L’ADHÉSION
— 3.1. LES RAISONS ÉCONOMIQUES
— 3.2. LES RAISONS DÉMOGRAPHIQUES
— 3.3. L’IMPACT SUR LE FONCTIONNEMENT DES INSTITUTIONS EUROPÉENNES
— 3.4. LES RAISONS POLITIQUES ET DÉMOCRATIQUES
— 3.5. LES RAISONS RELIGIEUSES ET CULTURELLES
• 4. LES POSITIONS DE CERTAINS ACTEURS
— 4.1. LA POSITION FAVORABLE DE L’AXE FORMÉ PAR LA FRANCE, L’ALLEMAGNE ET LE ROYAUME-UNI
— 4.2. CHYPRE ET LA POSITION DE LA GRÈCE
— 4.3. LE RÔLE DES ÉTATS-UNIS
— 4.4. LA POSITION DE LA RUSSIE
— 4.5. LES DROITES EXTRÊMES
• 5. CULTURE ET RELIGION : LA QUESTION-CLÉ ?
— 5.1. UNE CULTURE EUROPÉENNE COMMUNE ?
— 5.2. L’OPINION PUBLIQUE EUROPÉENNE
— 5.3. LA PEUR DE L’ISLAM
— 5.4. LE REFUS DE LA CONSTITUTION EUROPÉENNE
— 5.5. LA QUESTION DES RACINES CHRÉTIENNES DE L’EUROPE
• CONCLUSION


© Cairn 2007 Vie privée | Conditions d’utilisation | Conditions générales de vente
À propos | Éditeurs | Bibliothèques | Aide à la navigation | Plan du site | Raccourcis