L’enjeu de l’islamisme au cœur du processus de Barcelone
Olfa Lamloum
Dès sa création, fin 1995, le Partenariat euro-méditerranéen a placé au cœur de sa problématique " la paix et la stabilité ", celles-ci étant considérées comme tout particulièrement menacées par deux fléaux souvent associés dans les documents et déclarations : " le terrorisme " (entendre " l'islamisme ", problème essentiel pour bon nombre de gouvernements de la rive Sud, ainsi que pour celui de la Turquie à l'époque) et l'immigration clandestine (source d'inquiétude, tout aussi essentielle, pour les partenaires du Nord). Mais si, dans les premières années, les textes paraissent privilégier un traitement économique de ces problèmes, peu à peu le traitement purement sécuritaire l'a emporté sur tout le reste. Les événements du 11 septembre n'ont fait qu'accélérer cette tendance.
• L’émergence du thème
• Le traitement sécuritaire comme unique horizon
• À quoi sert le consensus anti-islamiste
• Les tensions de l’approche sécuritaire
• Après le 11 septembre : sécurité avant tout