Critique internationale 2009/1
Critique internationale
2009/1 (n° 42)
204 pages
Editeur
Numéros antérieurs disponibles sur www.persee.fr

I.S.B.N. 9782724631562
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Gestion communale et clientélisme moral au Maroc : les politiques du Parti de la justice et du développement
par Myriam Catusse et Lamia Zaki
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Vous consultezGestion communale et clientélisme moral au Maroc : les politiques du Parti de la justice et du développement

AuteursMyriam Catusse du même auteur

chargée de recherche au CNRS. Elle dirige à l’Institut français du Proche-Orient (Beyrouth) un programme de recherche intitulé « Le développement : fabrique de l’action publique dans le Monde arabe ». Elle a publié Le temps des entrepreneurs ? Politique et transformation du capitalisme au Maroc (Paris, Maisonneuve et Larose, 2008) et a co-dirigé avec Mounia Bennani-Chraïbi et Jean-Claude Santucci, Scènes et coulisses de l’élection au Maroc. Les législatives 2002 (Paris, Karthala, 2004). mcatusse@hotmail.com

Lamia Zaki du même auteur

Lamia Zaki est chargée de recherche à l'Institut de recherche sur le Maghreb contemporain (Tunis). Ses travaux actuels portent sur les acteurs et les instruments de l'action urbaine au Maghreb. Elle a publié, entre autres : « L'action publique au bidonville : l'État entre gestion par le manque, “éradication” des kariens et accompagnement social des habitants », L'Année du Maghreb. Édition 2005-2006 (2007, p. 303-320) ; « Le clientélisme, vecteur de politisation en régime autoritaire ? », dans Michel Camau, Vincent Geisser, Gilles Massardier (dir.), Autoritarismes démocratiques et démocraties autoritaires au XXIe siècle : convergences Nord-Sud (Paris, La Découverte, 2008, p. 157-180). Adresse électronique : lamia.zaki@gmail.com

Résumé

Lors des élections locales de 2003, le Parti de la justice et du développement (PJD), principal parti « islamiste » marocain, a opéré une percée remarquable dans les villes. Ses élus, qui pour la plupart faisaient leurs premiers pas dans la carrière, se sont exercés aux règles du jeu politique dans un contexte de décentralisation qui réorganisait les échelles du gouvernement local et transférait des compétences au profit des autorités déconcentrées et des présidents de commune. Partis à l'assaut des villes au nom de valeurs morales et religieuses, les élus PJD ont vite adopté une approche pragmatique de leurs fonctions, se présentant désormais avant tout comme des gestionnaires efficaces du local. En phase avec les injonctions néolibérales, ils ont mis en avant leurs formations et leurs spécialisations respectives. La référence religieuse s'est estompée, se déclinant en fonction des publics, autour de mots d'ordre consensuels, comme la proximité, la probité ou la moralité. Affichant un clientélisme moral, les élus PJD ont adopté une idéologie de l’action pour résoudre les problèmes quotidiens des électeurs. Se présentant comme des techniciens du local, ils ont également repris à leur compte les caractéristiques de l'homme de bien comme celles de l'homme d'appareil, véritable cheville ouvrière du parti à l'échelle locale.


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PLAN DE L'ARTICLE

  • Un discours managérial
  • L’euphémisation du rapport à l’islam
  • Gérer les problèmes au quotidien : l’affichage d’un clientélisme moral
  • Entre dissidence et loyauté : se plier aux règles du jeu partisan local
  • Des professionnels du gouvernement urbain ?
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