Revue d'économie du développement
De Boeck Université

I.S.B.N.2-8041-4723-1
174 pages

p. 5 à 15
doi: 10.3917/edd.194.05

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Vol. 19 2005/4

2005 Revue d’économie du développement

Distribution et redistribution mondiales : une vue préliminaire

François Bourguignon  [*] Senior Vice-Président pour l’Economie du Développement et Economiste en chef à la Banque mondiale
Merci, Monsieur le Premier ministre et Monsieur le ministre, Mesdames et Messieurs. Je voudrais remercier la Belgique et son gouvernement pour accueillir cette Conférence de la Banque mondiale sur l’économie du développement. Il y a de nombreuses raisons pour que cette conférence se tienne ici à Bruxelles. Nous avons entendu le gouvernement belge réaffirmer son engagement en faveur du développement. Peu de pays ont atteint l’objectif de fournir 0, 6 % de leur revenu national brut pour l’aide au développement, et je pense que cela doit être bienvenu.
Une des raisons pour lesquelles cette conférence se tient à Bruxelles est le dynamisme et la réputation internationale des sciences économiques belges. Plusieurs économistes belges ont été impliqués dans la mise en place du programme de cette conférence. Je voudrais les en remercier. Et je pense que la qualité du programme reflète leur propre qualité.
Je voudrais parler de deux problèmes. Le premier est la distribution mondiale du revenu et son évolution dans le temps. Nous savons que le degré d’inégalité dans le monde est très élevé, certainement supérieur à ce qu’il est à l’intérieur de la plupart des pays. D’après certains, cette distribution se dégrade avec le temps et nombreux sont ceux qui blâment le processus de mondialisation pour cette tendance. Pour d’autres, la distribution s’améliore avec le temps et la mondialisation est responsable de cette évolution. Le premier thème que je souhaite aborder est donc : la distribution mondiale s’améliore ou s’aggrave-t-elle ? Je veux montrer que les deux points de vue sont également valides dans le sens où chacun est fondé sur une perspective différente. Il y a des évolutions favorables dans le monde, mais il y en a aussi des défavorables. Nous devons avoir conscience de cette double caractéristique de la distribution mondiale du revenu.
Le second thème est le type de redistribution qui prend place dans le monde. Il y a énormément d’inégalité. Si nous étions un seul pays, un mécanisme de la communauté pousserait probablement pour la redistribution. Quel type de redistribution prend place dans le monde ? Nous pouvons penser à quatre types de flux comme formes potentielles de redistribution : aide officielle au développement, flux commerciaux de marchandises et de services, investissement direct étranger et migration. Dans l’ensemble, cependant, il n’y a pas suffisamment de redistribution mise en place, et, dans une certaine mesure, la redistribution qui prend place peut être régressive, principalement à cause de la protection des marchés mise en place dans les pays du Nord.
 
1. La distribution mondiale
 
 
Laissez-moi débuter en traitant de la distribution internationale du revenu. Pour simplifier les choses, j’ignore l’inégalité intra-pays. Pour l’échantillon de 138 pays avec lequel je vais travailler, je suppose qu’à l’intérieur de chaque pays, tout le monde est absolument identique en termes de niveau de vie. Cette hypothèse me permet de me concentrer sur la distribution entre pays.
L’hypothèse selon laquelle tout le monde dans un pays reçoit une part égale du revenu du pays est évidemment forte. Mais des travaux antérieurs de plusieurs personnes, y compris moi-même, ont montré que la composante la plus importante de l’inégalité mondiale vient des différences entre pays. En outre, dans l’évolution de la distribution mondiale du revenu, l’évolution de la distribution entre pays compte beaucoup plus que l’évolution à l’intérieur des pays. Je sais donc que c’est une hypothèse approximative, mais c’est une première approximation très commode. Et comme vous allez le voir, plusieurs conclusions découlent très clairement de cette analyse.
Il y a deux façons de regarder la distribution internationale du revenu. L’une d’elles consiste à pondérer tous les pays par leur population, pour prendre en compte le fait qu’il y a beaucoup plus d’habitants en Chine qu’au Bénin ou au Togo. Une autre façon de voir la distribution est de considérer que tous les pays du monde ont exactement le même poids. Les deux points de vue mènent à des conclusions plutôt différentes.
La figure 1 montre l’évolution de la distribution internationale du revenu par décile de revenu entre 1980 et 2002, une période qui débute plus ou moins avec le commencement du processus de mondialisation actuelle. Le premier décile, au bas de la figure, correspond aux 10 % les plus pauvres des habitants du monde. La part du revenu gagnée est extrêmement faible, ce qui explique qu’elle soit difficilement visible sur ce diagramme. A l’autre extrême, les deux sections du haut de la figure montrent les deux vintiles (segments de 5 %) les plus élevés de la population. Les 10 % les plus riches de la population mondiale gagnent 40 % du revenu total. A l’autre bout de la distribution, cela prend 80 % de la population pour gagner la même part du revenu. Il y a donc beaucoup d’inégalité, même lorsque nous ne tenons pas compte de l’inégalité intra-pays.
Figure 1
Distribution internationale du Revenu National Brut, par décile de revenu, 1980-2002 (pondérée par la population)
IMGIMGDistribution internationale du Revenu National Bru...IMGIMF
Note : D = décile. Les chiffres sont exprimés en parité de pouvoir d’achat en dollars 1995. Les deux bandes supérieures montrent des vintiles (segments de 5%).
Si nous regardons l’évolution de la distribution du revenu mondial, nous voyons qu’il y a eu une légère augmentation de la part du revenu gagnée par les 5 % les plus riches. Les parts des déciles 2, 3, 4, 5 et 6 ont augmenté dans le temps, de manière assez substantielle, alors que les parts respectives des déciles 7 et 8 ont diminué. Sur cette base, nous pouvons dire que ce qui domine réellement l’évolution de la distribution mondiale du revenu est une redistribution de la partie moyenne supérieure de la distribution vers la partie la plus basse. L’amélioration de la distribution du revenu mondial provient du fait que les parts des déciles 2, 3, 4, 5, 6 augmentent alors que la part du décile 1 reste constante.
Nous voyons cette amélioration plus clairement dans la figure 2, qui montre le pourcentage de changement annuel du revenu national brut par habitant exprimé en parité de pouvoir d’achat réelle pour chaque décile et les deux vintiles supérieurs. La ligne en pointillé montre la moyenne mondiale. Le fait que les déciles 7 et 8 ne réussissent pas très bien correspond au fait qu’il y a eu une récession pour ces déciles entre 1980 et 2002. La plupart des pays de ces déciles sont les économies en transition, l’ancienne Union soviétique et les pays qu’elle dominait. La première étape de la transition a causé une grave chute du revenu national brut par habitant. Les déciles 2 à 6 ont crû très rapidement durant cette période. Ce qui se trouve derrière cette croissance est la performance très réussie de la Chine et de l’Inde.
Figure 2
Changement annuel moyen par habitant du Revenu National Brut, par décile de revenu, 1980-2002 (pondéré par la population)
IMGIMGChangement annuel moyen par habitant du Revenu Nat...IMGIMF
Note : les chiffres sont exprimés en parité de pouvoir d’achat en dollars 1995.
Les derniers chiffres de la Banque mondiale sur la pauvreté dans le monde estiment que le nombre absolu de personnes vivant avec moins de 1 dollar par jour a chuté au cours des deux dernières décennies. Aujourd’hui, il y a 400 millions de personnes très pauvres en moins par rapport à 1980, et cela est dû essentiellement aux changements en Chine et en Inde. Dans l’ensemble, les figures 1 et 2 véhiculent toutes deux une vue favorable de l’évolution de la distribution mondiale.
Mais nous devons être conscients que derrière ces chiffres, il y a des phénomènes qui ne sont pas faciles à comprendre. La composition des déciles mondiaux inférieurs a été radicalement modifiée. La Chine et l’Inde ont quitté les déciles inférieurs au cours des deux dernières décennies, mais elles ont été remplacées par d’autres pays (tableau 1). Initialement, le décile inférieur incluait le Burundi, le Tchad, la Guinée-Bissau, le Malawi, le Mozambique, la République du Congo et une partie de la population chinoise. A la suite d’une croissance rapide de son revenu, la Chine avait quitté le décile en 2002. La partie de la population chinoise a été remplacée par des pays qui ont peu réussi dans le temps, ce qui inclut 19 pays avec des taux de croissance par habitant annuels négatifs et d’autres pays qui ont eu une croissance positive mais plus lente que celles de la Chine ou de l’Inde. La croissance de la Chine et de l’Inde cache donc une autre partie de l’histoire, en particulier l’aggravation de la situation en Afrique.

Tableau 1
Gagnants et perdants : taux de croissance annuel des pays des plus faibles déciles de revenu, 1980 et 2002
PaysTaux de croissance annuel ( %)
1980
Burundi-0,94
Tchad1,26
Chine8,20
République du Congo-0,07
Guinée-Bissau-0,19
Malawi-0,10
Mozambique1,52
Moyenne pondérée par la population pour le décile de revenu inférieur7,86
2002
Mêmes pays qu’en 1980 excepté la Chine0,72
26 pays supplémentaires-0,85
19 pays avec une croissance négative-2,26
7 pays avec une croissance positive1,77
Moyenne pondérée par la population pour le décile de revenu inférieur-0,76
Source : calculs de l’auteur fondés sur des données issues des World Development Indicators (Banque mondiale 2004).

L’aggravation de la pauvreté dans beaucoup de pays à faible revenu apparaît très clairement lorsque nous considérons la distribution mondiale en considérant que chaque pays a le même poids (fig. 3). La courbe de croissance montre que les 30 % des pays qui se situent dans la partie inférieure ont eu de très mauvaises performances dans le temps. Les pays plus riches ont beaucoup mieux réussi. Il en résulte un élargissement des disparités de revenu.
Figure 3
Changement annuel moyen par habitant du Revenu National Brut, 1980-2002 (non pondéré par la population)
IMGIMGChangement annuel moyen par habitant du Revenu Nat...IMGIMF
Note : les chiffres sont exprimés en parité de pouvoir d’achat en dollars 1995.
Ainsi donc, lorsque nous regardons la distribution pondérée par la population, nous observons une chute des inégalités, une chute de la pauvreté et une vue très favorable. Mais derrière cette chute de l’inégalité, la situation de nombreux pays a empiré. Considérer une distribution avec des poids égaux montre très clairement que le monde devient plus inégal, dans le sens où de nombreux pays pauvres ont connu une croissance négative au cours des deux dernières décennies.
Que peut-on y faire ? Je voudrais maintenant m’intéresser au type de redistribution qui prend place dans le monde.
 
2. La redistribution mondiale
 
 
Quand nous parlons de redistribution, nous devons avoir à l’esprit le type de système d’État-providence que nous avons dans de nombreux pays tels que la Belgique, la France et l’Allemagne, où, dans l’intérêt de la solidarité, des transferts de revenu substantiels sont effectués en faveur des segments les plus pauvres de la population. Dans le monde, nous n’avons pas de transferts de solidarité de ce type, mais il existe quelque chose appelé aide officielle au développement, qui cherche à augmenter la croissance dans les pays pauvres. Et c’est ce que je considère comme le principal vecteur de redistribution mondiale.
Je considère cette redistribution de deux manières. Dans la première, je suppose que cette redistribution se fait sous la forme de transferts de revenu purs. Dans la seconde, je suppose que cette redistribution représente le transfert d’actifs des pays riches vers les pays pauvres, qui accélère la croissance et augmente les revenus futurs plutôt qu’immédiats. Je n’insisterai pas trop sur cette distinction car les deux hypothèses conduisent essentiellement à la même conclusion.
La figure 4 montre la redistribution qui prend place à travers l’aide officielle au développement. Elle montre quelque chose de très similaire aux courbes de croissance précédentes. Si nous considérons l’aide au développement comme un transfert de revenu ou si nous prenons en compte le fait qu’il s’agit d’un investissement qui peut augmenter la croissance du revenu des pays receveurs, alors la figure 4 montre le type de changement du revenu par habitant qui devrait se produire. Vous pouvez voir qu’en effet, le décile le plus pauvre bénéficie de cette redistribution. Mais leur revenu par habitant n’augmente que de 3 % par an. Le second décile en bénéficie aussi mais avec un accroissement de moins de 1 %. Les déciles du milieu sont affectés positivement de manière marginale et les deux déciles supérieurs sont affectés négativement (parce que ce sont les donneurs).
Figure 4
Effet de l’aide officielle au développement sur le revenu par habitant, par décile de revenu, 1985 et 2002 (pondéré par la population)
IMGIMGEffet de l’aide officielle au développement sur le...IMGIMF
Note : les chiffres sont exprimés en parité de pouvoir d’achat en dollars 1995.
Nous notons dans cette figure que la redistribution mondiale est extrêmement limitée. Environ 0, 15 % du revenu mondial est redistribué. Le revenu des plus pauvres n’augmente que de 3 %. Il est nécessaire d’accomplir beaucoup plus pour améliorer la distribution mondiale du revenu.
La seconde conclusion est le fait que la redistribution est bien orientée vers les pays pauvres. En comparant l’aide donnée en 2002 à celle qui était donnée en 1985, quand beaucoup d’aide était donnée pour des raisons géopolitiques, vous voyez que la fin de la Guerre Froide a amélioré le ciblage de l’aide officielle au développement.
Ce qui domine cependant est le fait que le volume de l’aide officielle au développement est limité. Si nous voulons vraiment améliorer les choses, cette aide doit augmenter et tous les donneurs doivent suivre l’exemple de la Belgique. Nous devons aussi nous assurer que cette aide est utilisée de manière productive et efficace afin d’augmenter autant que possible les taux de croissance des pays en développement.
Y a t-il plus de redistribution réalisée à travers les flux commerciaux et les autres flux internationaux ? Du fait des contraintes de temps, je m’intéresserai uniquement au commerce et à l’accès au marché. Mes remarques feront écho à ce qu’a dit Mr. Werwilghen à propos des problèmes des pays pauvres à accéder aux marchés des pays riches.
Pour étudier cette question, nous utilisons un important modèle de l’économie mondiale disponible à la Banque mondiale – le « Linkage Model » de la Banque mondiale, fondé sur la base de données GTAP. Nous utilisons le modèle pour voir ce que serait le changement de bien-être et l’équivalent revenu du changement de bien-être si nous éliminions demain toutes les protections sur le commerce de biens. Nous traitons uniquement des biens et nous nous intéressons uniquement aux gains statiques. Nous ne nous intéressons pas à l’impact possible du commerce sur la croissance, simplement parce que les estimations de l’impact du commerce sur la croissance sont trop imprécises.
La figure 5 montre l’effet sur la distribution mondiale du revenu suite à l’élimination des protections commerciales. Les effets totaux ne sont pas très importants mais le second décile en bénéficie de manière disproportionnée, son revenu par habitant augmentant de 4 %. La partie inférieure de la distribution gagne plus que la moyenne, alors que les pays les plus riches bénéficient moins que les autres déciles de la libéralisation commerciale puisque les termes de l’échange évoluent légèrement en leur défaveur.
Figure 5
Changement du revenu par habitant engendré par l’aide officielle au développement et les réformes commerciales (pondéré par la population)
IMGIMGChangement du revenu par habitant engendré par l’a...IMGIMF
Note : les chiffres sont exprimés en parité de pouvoir d’achat en dollars 1995. L’impact de l’aide est pour 2002. L’impact du commerce est fondé sur un modèle de l’économie mondiale pour 1997.
Aujourd’hui, cette courbe évolue dans la direction opposée : du fait de la protection, les déciles inférieurs perdent du revenu. Le décile inférieur perd 1 % ; le second décile perd 4 %. Superposer la figure 4 vous permet de voir les effets conjoints de l’aide et du commerce. En regardant les deux courbes, vous pouvez voir que, à l’exception du premier décile, les pays en développement sont affectés négativement par la combinaison des flux commerciaux et de l’aide. Le premier décile bénéficie de l’aide et perd un peu à cause de la protection commerciale parce que les pays les plus pauvres pourraient difficilement exploiter les installations mises en place par la libéralisation du commerce mondial. L’inverse est vrai pour les déciles supérieurs.
Voilà donc dépeinte la situation actuelle. Elle fait écho au diagnostic du ministre du Développement belge selon lequel aujourd’hui le type de redistribution mis en place dans le monde a des composants régressifs. Il n’y a pas suffisamment d’aide officielle au développement, ou l’aide donnée n’est pas suffisamment efficace, pour promouvoir la croissance. Dans le même temps, le commerce ou la protection des marchés dans les pays du Nord ont un impact régressif sur la distribution mondiale du revenu.
Il s’agit d’une représentation statique. A cause d’un manque de temps, je n’aborderai pas la description dynamique. Cette représentation est plus intéressante, mais les ordres de grandeur sont plus ou moins les mêmes, et les mêmes conclusions s’appliquent : la redistribution mise en place au niveau mondial aujourd’hui est limitée et a des éléments régressifs.
Qu’en est-il des autres flux ? Qu’en est-il de la migration ? Qu’en est-il des investissements directs étrangers ? Je n’aborderai pas ces problématiques et, en fait, nous n’avons pas encore terminé les calculs nécessaires pour compléter l’analyse. Mais nous ne nous attendons pas à ce que ces facteurs affectent fortement les résultats.
Laissez-moi conclure avec un résumé des idées que j’ai mises en avant. Premièrement, il n’y a pas eu d’évolution non équivoque de la distribution mondiale du revenu. Si nous pondérons les pays par leur population, il y a eu une évolution positive au cours des deux dernières décennies. La pauvreté absolue a décliné et, dans un certain sens, l’inégalité a par conséquent chuté. Mais si nous regardons la distribution mondiale autrement, si nous regardons l’évolution de pays spécifiques, en particulier les pays d’Afrique sub-saharienne, la situation empire. Ainsi donc, quand on dit que la distribution s’est dégradée ou s’est améliorée, gardez cette double perspective à l’esprit.
Deuxièmement, la redistribution opérée à travers l’aide officielle au développement est extrêmement limitée, et elle est annulée par les restrictions des pays riches qui limitent l’accès des pays pauvres au marché.
Troisièmement, le cadre de redistribution du revenu adopté dans l’analyse précédente ne reflète pas ce qui doit être attendu d’une redistribution mondiale. Nous ne sommes pas vraiment intéressés par une redistribution immédiate du revenu afin d’accroître la consommation immédiate ; nous sommes intéressés par un transfert du potentiel du croissance des pays riches vers les pays pauvres. L’aide officielle au développement devrait viser à améliorer ces conditions, en particulier en les aidant à atteindre les Objectifs du Millénaire pour le Développement. Les flux commerciaux, financiers et migratoires devraient aussi être organisés de manière à maximiser le potentiel de croissance des pays les plus pauvres. C’est uniquement sous ces conditions que nous pouvons espérer qu’une amélioration non équivoque de la distribution mondiale du revenu puisse prendre place dans le futur.
 
BIBLIOGRAPHIE
 
·  Bourguignon, François, Victoria Levin, et David Rosenblatt. 2004. « Declining International Inequality and Economic Divergence : Reviewing the Evidence through Different Lenses. », Économie Internationale, 100, p. 13-25.
·  Bourguignon, François, Victoria Levin, et David Rosenblatt. À paraître. « Global Redistribution : The Role of Aid, Market Access, and Remittances. »
·  Banque mondiale. 2004. World Development Indicators. Washington, DC: World Bank.
 
NOTES
 
[*]Discours inaugural prononcé à l’ouverture de la Conférence ABCDE-Europe 2004.
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