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Revue d'histoire de la protection sociale

2015/1 (N° 8)


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Résumé

Français

Œuvre fondée en 1854 pour l’accueil des garçons infirmes et incurables de la ville de Lyon, la fondation Richard est destinée à l’origine à une population de pauvres dont la plupart sont en fait des tuberculeux osseux. Les contraintes de gestion d’une collectivité charitable, la philosophie religieuse et sociale de son encadrement ont toutefois visé constamment à limiter au maximum l’état de dépendance des pensionnaires, et à promouvoir, au plus, pour les adultes sortis de la maison, une intégration sociale par le travail, et pour les autres, au moins, une participation active à la vie quotidienne de l’institution.
Les deux guerres mondiales entraînent une ouverture de l’œuvre ; la disparition de la tuberculose osseuse conduit à une crise du recrutement et les prises en charge par la Sécurité sociale favorisent une aisance économique nouvelle. Les possibilités d’une réparation par la chirurgie et la kinésithérapie incitent l’œuvre à se lancer dans la rééducation fonctionnelle. Mais, en 1970, comme en 1854, elle reçoit toujours un tiers de pensionnaires lourdement handicapés, non plus « déchets sociaux » mais « irrécupérables ». Sa volonté constante de ne jamais garder indéfiniment ses pensionnaires s’est toujours heurtée aux réalités humaines du moment.

Mots-clés

  • handicapés
  • incurables
  • infirmes
  • rééducation fonctionnelle
  • tuberculose osseuse

English

Founded in 1854 to welcome/host incurable and disabled boys of the city of Lyon, the Richard Foundation was originally intended for the poor, most of whom suffered from bone tuberculosis. The constraints of managing a charitable community, the religious and social philosophy of its management constantly aimed to minimize the dependence of the residents, and to promote at most, for the adults sent out of the foundation, social integration through work, and for the others, at least, an active participation in the daily life of the institution.
The two world wars led to an opening of the work ; the disappearance of bone tuberculosis which led to a crisis in recruitment and the support given by Social Security promoted a new economic wealth. The possibilities of recovery through surgery and physical therapy incited the foundation to engage in functional rehabilitation. But in 1970, as in 1854, it still received a third of residents with severe disabilities, no more “social waste” but “irrecoverables”. Its constant desire to never keep indefinitely its residents have always struck human realities of the moment.

Keywords

  • bone tuberculosis
  • disabled/physically challenged
  • functional rehabilitation
  • incurable
  • sick

Plan de l'article

  1. Les pauvres infirmes et incurables (1854-1914)
    1. Une majorité de tuberculeux…
    2. … nourris et entraînés au travail
  2. Des pensionnaires de plus en plus diversifiés (1914-1945)
    1. L’ouverture à de nouveaux publics de garçons et à de nouvelles ressources
    2. Vers la « rééducation » des infirmes
  3. Des incurables aux handicapés rééducables (1939-1970)
    1. Le nouveau contexte médico-social
    2. Le centre de rééducation scolaire pour garçons infirmes moteurs (1961)
  4. Conclusion

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