2001
Revue d'Histoire Littéraire de la France
L’idée de théâtre (XVIe -XVIIIe siècle)
Louis Van delft
[*]
Au cours des XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles paraissent, dans l’Europe entière, en latin, allemand, français, anglais, italien, espagnol... des centaines d’ouvrages intitulés Theatrum,
Theater, Théâtre, Theatre, Theatro, Teatro... Que dénote une production à ce point massive ?
Quelles furent au juste les connotations du terme théâtre ? L’enquête révèle que les modernes
que nous sommes n’ont plus qu’une connaissance appauvrie et du corpus et du mot, pourtant
lestés d’histoire culturelle. La notion de « comédie humaine », telle que la conçoit Balzac,
rétrécit notre champ de vision, occulte notre perception d’un plus lointain passé. Aux siècles
en question s’impose avec bien plus de vigueur encore, et sur une bien plus vaste échelle,
l’idée de conspectus, de vue en surplomb, de passage en revue, aussi étendue que possible, de
tout savoir. le rapport entre cet encyclopédisme et le sens de la vue, notamment avec l’oculus
imaginationis des arts de mémoire, demeure ombilical : c’est ce qu’attestent, en particulier,
les notions de « livre-théâtre » et de « lecteur-spectateur ». Plus généralement, mais toujours
dans l’esprit du petit traité de Giulio Camillo, c’est l’« Idée » même de théâtre, véritable
creuset, qui informe toute la culture du temps. En annexe à l’étude, qui ne peut guère que
défricher une terre devenue comme inconnue, est procurée une Bibliographie (inévitablement
incomplète) de 168 titres. Elle permet de prendre la mesure de la saisissante vitalité de
l’«Idée » autrefois, et du même coup de l’amnésie qui gagne et s’appesantit sur l’étude
du passé.
Tout amateur de l’histoire littéraire l’a observé : c’est un titre courant,
à l’âge classique, que celui de
Théâtre. Deux enquêtes récentes réservent
pourtant une surprise de taille
[1]. Entre le début du XVI
e siècle et la fin du
XVIII
e, ce ne sont pas quelques dizaines, mais probablement des centaines
d’ouvrages intitulés
Theatrum, Theater, Theatre, Théâtre, Teatro… qui
paraissent en Europe (voir la Bibliographie, à la fin de cette étude). A quoi
est dû ce phénomène et que désigne au juste, à l’époque, le terme
[2] ? On le
sait de reste : là où la culture s’épanouit, surtout dans les diverses sociétés
de cour, l’homme vit sous le regard d’autrui, les arts de la scène triomphent. Ce temps est aussi celui de la lunette astronomique, du microscope,
de la découverte de « terres inconnues » de tous ordres, continents de l’œkoumène comme du « petit monde », et encore des textes et de la pensée
antiques. Le monde se déploie dans une diversité éblouissante. Tout savoir
est fondamentalement revu, exponentiellement accru. En bref, c’est un
âge d’or dans l’histoire de la curiosité et dans celle du regard.
Laissons de côté ici les Théâtres que l’on peut qualifier de « spirituels », qu’il s’agisse de ceux de la famille de l’
Universae naturae theatrum [...] (1596) de Jean Bodin, qui cherchent, par la contemplation des
« causes efficientes et finales de toutes choses », à attester la toute-puissance du Créateur ; de ceux de la famille du
Théâtre du monde [...] de
Pierre Boaistuau (1558), où l’accent n’est en aucune façon sur les scènes
et les types de la « comédie humaine », mais tout au contraire sur la
miseria de la condition humaine depuis la Chute ; ou encore de ceux de la
famille du
Gran teatro del mundo de Calderón (vers 1633),
auto sacramental en quelque sorte paradigmatique de toute une production d’écrits
« moralistes ». D’une part, en effet, notre inventaire révèle que les
Théâtres de ce type sont en nombre plus restreint qu’on ne le pense communément. D’autre part, et surtout, ils ont déjà fait l’objet d’enquêtes
approfondies
[3].
Contrairement à tout ce que nous induit et prépare à trouver notre
propre « horizon d’attente », dans leur immense majorité les
Théâtres
anciens ont pour fonction de dresser l’inventaire de toute connaissance,
d’offrir — au regard, précisément —, de manière panoramique, ce que la
somme de Theodor Zwinger nomme le « théâtre de la vie humaine »
[4]. Le
titre de cet ouvrage si peu connu de nos jours, mais qui marqua en profondeur l’histoire des idées, ne répond en rien à notre attente de
modernes, provoque notre étonnement : comment pourrait-il s’agir d’autre
chose que de la « comédie humaine » envisagée à la façon des moralistes
du temps ? Or, le
Théâtre de Zwinger est en tout différent de tout ce que
notre culture actuelle, au vu d’un tel titre
[5], nous conduit à penser. Il fait
parcourir au lecteur le cercle entier du savoir de l’époque. Il se veut aussi
plus que tout, par sa collecte d’exemples et de lieux communs, un « trésor » rhétorique, inépuisable source de l’
inventio
[6]. Sa visée est totalisante.
Son ambition n’est rien de moins que cosmique. Dans son principe, dans
sa mise en œuvre, il est d’ordre tout encyclopédique.
Pour nous en tenir aux linéaments des thèses qu’il faudrait consacrer
au sujet, le lecteur moderne s’attend à ce que les
Théâtres développent de
façon privilégiée le thème du
theatrum mundi, si prégnant dans la culture
classique sous pratiquement toutes ses formes. Mais un réel risque d’anachronisme s’attache au vocable
théâtre. Dans l’emploi de la tournure
théâtre du monde, les modernes que nous sommes sont, à leur insu, très
marqués par la conception balzacienne d’une « comédie humaine ». Il est
vrai que celle-ci a d’antiques lettres de noblesse, entre tant d’autres chez
Plaute, chez Lucien. Mais à l’âge classique, même chez les moralistes, la
description de la condition et de la nature humaines n’est à tout prendre
que très rarement celle d’un pur « naturaliste » de la société et des
« caractères ». Deux lectures du monde demeurent en constante concurrence, la théocentrique et l’anthropocentrique. Il y paraît bien lorsqu’on
regarde d’un peu près le
Théâtre de Gomberville et l’histoire du titre chez
cet auteur
[7]. Le temps n’est pas venu — ou revenu — d’une peinture des
mœurs qui ne doive rien à la doctrine chrétienne : chez Montaigne et La
Fontaine eux-mêmes, les deux lectures du monde connaissent d’innombrables et constantes interférences.
Le piège est donc bien réel, pour nous modernes, de l’anachronisme
dans l’idée que nous nous forgeons de la culture d’autrefois. Dans notre
« lecture » du passé, notre champ visuel s’est rétréci. Alors que les
Théâtres, à l’époque, s’ouvraient sur le tout de l’univers, ils ne se soutiennent plus, pour la plupart des lecteurs d’aujourd’hui, que d’une partie
du richissime sens qui fut le leur. On mesure l’enjeu : le risque est bel et
bien d’une déperdition et même de quelque chose de pis : d’une authentique amnésie culturelle. Les Théâtres sont en passe de devenir une cathédrale engloutie.
Examinons donc d’un peu plus près la si massive production des
Théâtres à l’âge classique.
Effet de la prolifération, depuis quelques décennies, des études sur les
arts de mémoire et de l’extension immodérée conférée à la
memoria de
l’ancienne rhétorique : lors même que nous sommes bien conscients que
le rapport demeure vital, entre l’âge classique et le tout de l’histoire des
idées qui l’a précédé, nous inclinons à penser que les innombrables
Théâtres — pour notre part, nous en avons répertorié 167 entre 1500 et
1789, et encore notre Bibliographie ne saurait-elle prétendre à l’exhaustivité — ont partie liée avec l’« Idée de Théâtre » à la manière de Giulio
Camillo ou de Robert Fludd
[8]. L’existence de cette relation résiste mal à
l’examen. Soit la quarantaine de titres que, pour ne pas alourdir l’exposé,
nous faisons précéder d’un astérisque dans la Bibliographie. De tels
Théâtres exhibent, étalent, exposent, passent en revue, inventorient,
détaillent, cataloguent. Ils ne cherchent pas, comme l’
ars memoriae, à
engrammer dans la mémoire. Très généralement, ils ne poursuivent pas
d’autre but que de dénombrer, indexer, ordonner et donner à connaître
[9].
Ces « livres-théâtres » sont bien différents du théâtre mental, mnémotechnique, dans lequel le statut du « théâtre » est, fondamentalement, celui
de l’image, de l’
imago agens. Ils déploient, développent, n’ambitionnent
rien tant que la monstration, quand bien même eux aussi se proposent de
restituer la profusion du réel sous la forme la plus compacte et la plus
commode. Ils l’ont progressivement emporté sur le théâtre mental, dont la
fonction première était de procurer un
locus où accrocher de la façon la
plus productive des
res en grand nombre
[10].
Furetière ne manque pas de signaler (en 1690) que
Théâtre « a servi
aussi de titre à plusieurs livres ». Après avoir procuré comme exemples
« le
Théâtre d’honneur et de chevalerie de Vulson de la Colombière »
[11] et
« le
Théâtre d’Agriculture »
[12], il mentionne celui de Lycostène, « amplifié
par Zwinger », en précisant qu’il compte « XXX volumes » et qu’il s’agit
d’« un grand recueil de lieux communs ». Disposant du recul du temps,
l’
Oxford English Dictionary (2
e éd., 1989) note pertinemment que
Théâtre, en tant que titre, est toujours un
conspectus. S’agissant de la spécificité qui nous intéresse, de la différence de tant de nos
Théâtres d’avec
les théâtres de mémoire, notons que le « point de vue » y est en surplomb.
Tout comme dans les théâtres ou amphithéâtres à l’antique, du haut des
gradins, le regard, procédant circulairement, est à même d’embrasser la
totalité de l’espace s’offrant dans son champ. Tout au rebours, dans les
arts de mémoire qui prennent pour support « topique » la structure,
l’image d’un théâtre, le spectateur est convié à se placer, par l’
oculus imaginationis, sur la scène, le plateau même, et à rappeler tout cela qu’a
stocké, mis en dépôt, en mémoire, à seule fin de restitution « à la
demande », cette image qui est en fait une grille. Pour parler le langage de
nos « arts du spectacle », disons qu’il y a bien
travelling dans l’un et
l’autre cas. Mais le regard du spectateur des « livres-théâtres » ou
Théâtres encyclopédiques s’adonne à la seule promenade, dans un libre parcours apparenté à celui que commande tout ouvrage discontinu, cependant
que le spectateur des théâtres de mémoire, en un parcours méthodiquement programmé, est tout entier occupé à faire revenir, émerger, réactualiser un « trésor » confié à une image rigoureusement codifiée.
Aussi bien, la visualisation, déjà si marquée dans l’étymologie même
du terme
théâtre (<
theaomai, regarder) demeure primordiale. Beaucoup
de titres s’expliquent très directement par ce rapport proprement organique. C’est la raison pour laquelle maints de ces
Théâtres sont des atlas
ou des cartes, termes qui se substitueront peu à peu à celui de
Géographies
[13]. Tout esprit curieux de l’Europe d’autrefois a eu l’occasion d’avoir
un aperçu du
Theatrum orbis terrarum
[14] d’Abraham Ortelius (Anvers,
1570) ou du
Theatrum orbis terrarum [...]
[15] (Amsterdam, 1635) de
Willem Janszoon Blaeu. Ce sont les véritables ouvrages fondateurs, à
l’origine de l’extraordinaire fortune d’un sous-genre dont il serait fastidieux de donner la liste exhaustive. Voici pour donner tout de même une
idée de leur diversité et des directions si différentes dans lesquelles la
curiosité s’oriente : Georg Braun,
et al.,
Théâtre des cités du monde,
Bruxelles, 1574; Christiaan van Adrichem,
Theatrum Terrae Sanctae et
biblicarum historiarum [...], Cologne, 1590; Maurice Bouguereau,
Le
Théâtre Françoys, Tours, 1594; Petrus Bertellius,
Theatrum urbium
Italicarum, Venise, 1599; John Speed,
The Theatre of the Empire of Great
Britaine presenting an exact Geography of the Kingdomes of England,
Scotland, Ireland, and the Isles adioyning. With the Shires, Hundreds
Cities and Shiretownes within ye Kingdome of England [...], Londres,
1614; Petrus Bertius,
Theatrum geographiae veteris [...], Leyde, 1618;
Frederik de Wit,
Theatrum praecipuorum totius Europae urbium,
Amsterdam, 1695;
Teatro Mexicano, Mexico, 1698. Le XVIII
e siècle voit
se développer la faveur pour une variété jusque-là assez rare, celle des
cartes des « théâtres de guerre » : Peter Schenk,
Theatrum bellicum, incipiens a Carolo II. Hispaniarum rege ad Carolum III. [...], Amsterdam,
1707; Cyriak Blödner,
Theatrum belli Rhenani, 1702-1713, s.l., 1713;
I. D. Rhode,
Theatrum belli in America septentrionali, s.l., 1755.
En ce qui concerne le « point de perspective » ou point de vue que le
lecteur-spectateur de ces Théâtres cartographiques est convié à adopter, ce
n’est aucunement le règne de l’uniformité. Ici, on lui propose une perspective cavalière, là on l’invite à un parcours au gré des pages qu’il
tourne, dynamique qui n’est pas sans rappeler celle de certains atlas anatomiques comme ceux de Johann Remmelin (Catoptrum microcosmicum,
Augsburg [?], 1613), à cette différence capitale près que, par le moyen
d’« images animées », l’anatomiste fait pénétrer peu à peu dans le détail
des « parties du corps humain » par autant de vignettes-fenêtres s’ouvrant
sur les détails de la figure exposée sur une page. A cette descente dans la
« fabrique » du corps et à cette verticalité, le trajet que propose le géographe s’oppose par sa progression linéaire, horizontale, à travers le
volume, au fur et à mesure que le lecteur-spectateur le feuillette. Bien
entendu, ce rapport instauré entre le lecteur-spectateur et le Théâtre
« joué » sous ses yeux est susceptible de bien des variations, de toute une
combinatoire, qu’il ne serait pas sans intérêt d’étudier plus en détail,
comme autant d’aspects peu connus de la captatio benevolentiae.
Une autre catégorie de
Théâtres est constituée par nombre de recueils
d’emblèmes :
Le Théâtre des bons engins [...]
[16] de G. de la Perrière, le
Teatro d’Imprese
[17] de G. Ferro, le
Theatrum stultorum joco-serium [...]
[18]
de J. de Leenheer, le
Théâtre moral de la vie humaine [...] de Gomberville, déjà évoqué. A l’évidence, toutes les ressources de la visualisation y
sont exploitées. Mieux : dans plus d’un recueil, une progression de nature
dramatique est plus ou moins habilement ménagée. Tout est mis en œuvre
pour créer une illusion d’optique, par laquelle le livre se constitue, de
page en page et d’emblème en emblème, en authentique spectacle dramatique. C’est le cas, par exemple, du
Theatrum amoris divini et humani
[...]
[19], où l’on remarquera que dans la monstration des deux itinéraires
amoureux, l’encyclopédisme lui-même est aussi à l’œuvre. Il s’agit, en
effet, de faire l’inventaire de toutes les étapes, de toutes les situations ou
cas dans lesquelles le cœur peut se trouver, qu’il soit travaillé d’amour
humain ou d’amour divin. Comme dans les « revues » ou
conspectus
encyclopédiques à proprement parler, l’auteur se propose de faire le tour
entier de son sujet. Quelque limitée que soit le sujet d’un
Théâtre, on
retrouve toujours la propension à épuiser la matière, à la « digérer » dans
son intégralité. En son principe, l’entreprise est toujours bien de procurer
un condensé qui soit, pour le lecteur, aisément assimilable, comestible.
Aussi bien, le parallèle entre l’art d’écrire ou de lire et la physiologie du
goût a été établi dès la rhétorique antique
[20].
En maintes façons diverses encore, bien d’autres titres soulignent d’entrée de jeu leur consubstantielle relation, leur « sympathie » avec le sens de
la vue. L’édition de 1575 du
Theatrum diabolorum [...]
[21] porte notamment
la tournure « ... zu sehen [à voir]… » ; G. P. Galucci se propose de « porter commodément sous les yeux des lecteurs »
(sub oculos legentium facile
ponuntur)
[22]; G. Botero affirme de son côté favoriser la pénétration
(perspicuitatis) du regard du lecteur
[23]; H. Henninges se contente de montrer
(ostentans)
[24]; le
Theatrum amoris [...] expose comme en autant de scènes
(scenis)
[25], tout comme le
Theatrum funebre [...] d’O. Aicher
(exhibens per
varias scenas)
[26]; si, après cela, les
exhibentur, les
proferuntur
[27] n’offrent
plus vraiment de quoi nous surprendre, le « lecteur spectateur »
(lectori
spectatori)
[28] de K. Stengel nous paraît de tous points répondre et correspondre à ce que nous avons appelé des « livres-théâtres ».
Dans l’usage actuel, Théâtre ne se rencontre plus guère en tant que
titre, sinon pour désigner la production de tel ou tel auteur dramatique.
Dans la langue courante, le terme s’est comme spécialisé : il renvoie toujours plus ou moins directement à la représentation scénique, au spectacle
théâtral mêmes : il a étroitement lié partie avec l’art dramatique. Cette
connotation était déjà reçue à l’âge classique. Il n’y a donc pas eu glissement de sens. Il n’y pas eu davantage d’appauvrissement. Il se trouve que
la langue a évolué de telle sorte qu’elle n’appelle plus Théâtres ni les
encyclopédies, ni les cartes, ni les atlas, ni la description de l’« universelle nature », ni celle de la « vie humaine » au sein de la Création tout
entière ou sous le regard de Dieu ou mesurée à l’aune de la miseria et de
la dignitas. Quant aux emblèmes, la question ne se pose pas, comme on
voit mal ce qui en tient lieu dans la culture moderne.
Théâtre s’est donc seulement replié sur l’une de ses connotations. Dira-t-on pour autant que ce resserrement lexical ne tire pas à conséquence ? On
peut le soutenir, aussi longtemps qu’on ne s’occupe pas du passé, de l’histoire de la culture, de celle des idées. En revanche, dès qu’on entend aborder l’âge classique en historien, et surtout en historien de la littérature
attentif aux autres disciplines comme aux lettres, il importe de restituer à
Théâtre la plénitude de son sens ancien. Notamment entre Renaissance et
Révolution, le terme possède une densité peu commune. Il cristallise une
série d’attitudes qui relèvent de l’épistémologie non moins que de l’optique, de la spiritualité non moins que de l’art dramatique. Il constitue un
véritable creuset de civilisation. Perdre de vue son essentielle polysémie,
son pesant culturel d’antan, oublier qu’il figura au centre d’une infiniment
subtile et complexe constellation, en bref, donner dans cette amnésie qui
subrepticement progresse, c’est aller au-devant du contresens, dans tout
essai d’interprétation de ce que déjà nous déformons grandement en le
nommant « à la fois et en bloc » (dirait Montaigne) l’âge classique.
·
Avant le XVIe siècle, on ne trouve guère de ces ouvrages. L’une des rares exceptions est le Theatrum sanitatis (également connu sous le titre Liber magistri
Ububchasym de Baldach; fac-similé Barcelone, 1998], manuscrit illustré faisant
partie de l’ensemble de manuscrits connus sous le nom de Tacuinum sanitatis, versions abrégées d’un archétype arabe non illustré, le Taqwim al-sihhah d’Ibn Butl¯an
Ë™( XIe siècle).
·
La bibliographie compte 167 titres. Sur bien des points, grâce aux catalogues
informatisés, elle corrige des erreurs (d’attribution, de datation, etc.). Cependant,
malgré nos efforts, elle ne saurait en aucune façon être considérée comme exhaustive. Nous n’avons bien entendu pas compté à part les innombrables cartes intitulées Theatrum. Mais indépendamment de ce fait, le titre a connu une telle fortune
dans l’Europe tout entière qu’il est certain que plus d’un Théâtre a échappé à notre
attention. Notre conviction est que si l’on voulait être absolument complet
— objectif qui paraît en l’occurrence chimérique — c’est par centaines que se
compteraient ce type d’ouvrages.
·
Il ne s’agit pas ici d’une Bibliographie établie selon toutes les règles de l’art;
elle n’est pas l’œuvre d’un bibliographe professionnel. Comme il ressort de l’étude
qui précède, le but poursuivi était avant tout de dégager d’un corpus aussi complet
que possible les divers niveaux de signification du terme, et de cerner ce qu’à la
suite de Giulio Camillo nous avons désigné d’« Idée de théâtre ».
L’orthographe a généralement été modernisée. On a mis uniformément des
minuscules là où on les trouverait aujourd’hui. Il n’a pas été tenu compte des
ouvrages intitulés Amphitheatrum, Amphithéâtre... (Juste Lipse, De amphitheatro
liber [...], 1584 ; Heinrich Khunrath, Amphitheatrum sapientiae aeternae; Jean-
Pierre Camus, L’Amphithéâtre sanglant, 1630)… ; ni de ceux portant le titre
Proscenium (Mateo Alemán, Vitae humanae proscenium [...], 1623, traduction du
Guzman d’Alfarache; Proscenium vitae humanae, sive Emblematum secularium,
1627…). Encore que ces écrits soient étroitement apparentés aux Théâtres, ils soulèvent des questions spécifiques : en les prenant en compte, notre enquête eût été
moins exactement centrée.
·
Les astérisques précédant une quarantaine de titres indiquent les Théâtres de
nature essentiellement encyclopédique. Sans compter que nous n’avons pas pu
personnelle est inévitablement intervenue dans la qualification d’« encyclopédique ». Comme pour l’ensemble du document, une marge d’erreur doit être prise
en considération.
·
— 1539 : La Perrière, Guillaume de, Le Théâtre des bons engins, auquel sont
contenus cent emblèmes moraux, Paris.
·
— 1550 : Camillo, Giulio, L’Idea del theatro, Florence. (Posthume.)
·
— 1558 : Boaistuau, Pierre, Le Théâtre du monde où il est faict un ample discours
des misères humaines [...], Paris.
·
— 1563 : Theatrum musicum in quo selectissima optimorum quorumlibet autorum
ac excellentissimorum artificium cum veterum tum etiam novorum carmina
summa diligentia ac industria expressa oculis proponuntur [...], Louvain.
(Compositions musicales pour un ou deux luths.)
·
— *1565 : Zwinger, Theodor, Theatrum vitae humanae, omnium fere eorum, quae
in hominem cadere possunt, bonorum atque malorum exempla historica [...] in
XIX libros digesta [...] a Conrado Lycosthene [...] jampridem inchoatum : nunc
vero Theodori Zwingeri [...] opera in eo usque deductum ut [...] majorem in
modum utile et jucundum sit futurum [...], Bâle.
·
— 1569 : Theatrum diabolorum, das ist ein sehr nützliches verstenndiges Buch,
darausz ein jeder Christ, sonderlich und fleissig zu lernen, wie dasz wir in dieser Welt, nicht mit Keysern, Königen [...] oder andern Potentaten, sondern mit
dem aller mechtigsten Fürsten dieser Welt, dem Teuffel zu kempffen und zustreiten [...], Francfort/Main.
·
— 1570 : Ortelius, Abraham, Theatrum orbis terrarum, Anvers. (Nombreuses rééd.
En 1588 : Épitomé du théâtre du monde d’Abraham Ortelius auquel se représente, tant par figures que caractères, la vraie situation, nature et propriété de
la terre universelle, Anvers.)
·
— *1572 :Aloftano, F. Arnoldo Mermannio, Theatrum conversionis gentium totius
orbis sive Chronologia de vocatione omnium populorum [...], Anvers.
·
— 1572 : Hondorff, Andreas, Theatrum historicum illustrium exemplorum [...] ex
antiquissimis simul ac novissimis sacrarum et prophanarum historiarum monumentis constructum, & in decem classes secundum Mosaicae legis praecepta
distinctum [...], Francfort/Main.
·
— 1574 : Braun, Georg et al., Théâtre des cités du monde, Bruxelles, 6 vol. (Les
vol. III et IV ne portent pas de date ; le vol. VI paraît avoir été publié en 1618 à
Cologne.) (v. infra, années 1597,1606.)
·
— 1577 : Vredeman de Vries, Hans, Theatrum vitae humanae, Anvers.
·
— 1578 : Besson, Jacques, Théâtre des instruments mathématiques & mécaniques
[...] avec l’interprétation des figures [...] par François Beroald, Lyon. (Paru la
même année en latin : Theatrum instrumentorum et machinarum [...], Lyon.)
·
— 1580 : Lasso, Orlando di, et al., Theatrum musicum Orlandi de Lassus aliorumque
praestantissimorum musicorum selectissimas cantiones sacras, quatuor, quinque
& plurium vocum repraesentans, Liber primus; Liber secundus [minimes variations dans le titre], Genève. (Musique sacrée de compositeurs divers.)
·
— 1582 : Donaverus [Donauer], Hieronymus, Theatrum naturae triumphantis. Ob
gloriosissimam resurrectionem Domini Salutatoris ac redemptoris nostri Iesu
Christi [...], Wittenberg.
·
— 1583 : Garzoni, Tommaso, Il Theatro de’vari e diversi cervelli mondani, Venise.
·
— 1585 : Gallaeus, Philippus et Favolius, Hugo, Theatri orbis terrarum enchiridion, minoribus tabulis per Philippum Gallaeum exaratum et carmine heroico,
ex variis geographis & poetis collecto [...], Anvers. (Cartes.)
·
— *1586 :Amman, Jost, Gynaeceum, sive Theatrum mulierum [...], Francfort/Main.
·
— 1586 : Lutz, Reinhard, et al., Theatrum de veneficis, das ist, Von Teuffelsgespenst Zauberern und Giftbereitern Schwarzkunstlern [...], Francfort/Main.
·
— 1587 : Verstegan, Richard, Theatrum crudelitatum haereticorum nostri temporis, Anvers.
·
— 1588 : Galucci, Giovanni Paolo, Theatrum mundi, et temporis in quo non solum
precipuae horum partes describuntur, sed accommodatissimis figuris sub oculos
legentium facile ponuntur [...], Venise.
·
— 1588 : Ortelius, Abraham, Epitome du Théâtre du Monde, Anvers.
·
— 1594 : Bouguereau, Maurice, Le Théâtre Françoys, Tours. (Cartes.)
·
— 1595 : Saur, Abraham, Theatrum urbium, Francfort/Main. (Cartes.)
·
— 1596 : Bodin, Jean, Universae naturae theatrum, in quo rerum omnium effectrices causae et fines contemplantur, et continuae series quinque libris discutiuntur, Lyon. (Trad. par François de Fougerolles sous le titre : Le Théâtre de la
nature universelle de Iean Bodin, auquel on peut contempler les causes efficientes et finales de toutes choses [...], Lyon, 1597.)
·
— 1596 : Botero, Giovanni, Theatrum principum orbis universi. In quo omnes,
quotquot sunt in orbe terrarum principes, opibus et viribus conspicui repraesentantur, cum uniuscuiusque regali censu, potentia, regendi forma & principibus ipsis finitimis. Quod theatrum, perspicuitatis gratia, divisum est in quatuor
partes [...], Cologne. (Trad. de la IIe Partie des Relatione universale [...] de
Botero, Rome, 1591.) (La même année, trad. allemande abrégée de la IIe Partie
des Relatione universale [...], sous le titre : Theatrum, oder Schwspiegel, das
ist, Beschreibung aller Keyserthumb und Königreich [...], Cologne.)
·
— 1596 : Mucius, Achille, Theatrum [...] quo ornatissima quadam quasi scena
plurima [...] domorum rerum, virorumque illustrium Bergomatum monimenta
poetice referuntur [...], Bergame.
·
— 1596 : Jean Jacques Boissard, Theatrum vitae humanae [...] a Theodoro Bryio
artificiosissimis historiis illustratum, Metz.
·
— 1597 : Braun, Georg, et al., Theatrum quartum urbium, Cologne. (Autres titres :
Civitates orbis terrarum; Urbium praecipuarum totius mundi.) (Cartes.) (v.
supra, année 1574, et infra, 1606.)
·
— 1598 : Henninges, Hieronymus, Theatrum genealogicum ostentans omnes
omnium aetatum familias : monarcharum, regum, ducum, marchionum, principum, comitum, atque illustrium heroum & heroinarum : item philosophorum,
oratorum, historicorum, quotquot a condito mundo usque ad haec nostra tempora vixerunt, quorumque memoria literis consecrata habetur [...], Magdeburg.
·
— 1599 : Allot, Robert, Wits Theater of the little World, Londres.
·
— 1599 : Bertellius, Petrus, Theatrum urbium Italicarum, Venise. (Cartes.)
·
— 1599 : Thorie, John (?), The Theatre of the Earth, Londres. (Cartes.)
·
— 1600 : Serres, Olivier de, Le Théâtre d’agriculture et ménage des champs [...]
dans lequel est représenté tout ce qui est requis et nécessaire pour bien dresser,
gouverner, enrichir et embellir la maison rustique, Paris.
·
— *1600 : Ravisius Textor, Joannes, Theatrum poeticum atque historicum sive Officina [...] post Conr. Lycosthenis vigilias ad meliorem ordinem redacta [...], Bâle.
·
— 1602 : Theatrum chemicum [...], Ursel [Oberursel]. (Rééd. notamment en 1659-1661.)
·
— 1606 : Braun, Georg, Theatrum urbibus orbis terrarum, Lib. IV, Cologne.
(Cartes.) (v. supra, années 1574,1597.)
·
— 1606 : Cigogna, Strozzi, Magiae omnifariae, vel potius universae naturae theatrum,
in quo [...] universa Spirituum & incantationum natura [...] explicatur, Cologne.
·
— 1606 : Pirckheimer, Willibald [1470-1530], Theatrum virtutis et honoris oder
Tugendbüchlein auss etlichen fuertrefflichen Griechischen und Lateinischen
Scribenten ins Teutsch gebracht [...], Nürnberg. (L’ouvrage a été publié « durch
einen vornemmen geláhrten Mann », par un homme notable et savant.)
·
— 1608 : Sadeler, Giles, Theatrum morum. Artliche Gespräch der Thier mit wahren Historien den Menschen zur Lehr. Aegidius Sadeler excud., Prague.
(Reprint, Prague, 1934.)
·
— 1611 : Colutius, Philander, Physica seu naturae theatrum in typum totius philosophiae naturalis, Speyer [Spier]. (Feuille volante illustrée. Extraits de la
Physique d’Aristote traduits en latin par Colutius.)
·
— 1613 : Lorhard, Jacob, Theatrum philosophicum, Bâle.
·
— 1612 : Breul, Jacques du, Le Théâtre des antiquites de Paris, où est traité de la
fondation des églises & chapelles de la cité, université, ville, & diocèse de Paris
[...] et autres choses remarquables, Paris. (« Supplément » des Antiquités et
choses plus remarquables de Paris de Pierre Bonfons et al., Paris, 1608.)
·
— *1612-1614 : Zeising, Heinrich, Theatri machinarum Erster-Fünffter Theil [...],
Leipzig.
·
— 1614 : Longinus, Caesar, Trinum magicum sive Secretorum magicorum opus,
continens [ ...] I. de magia naturali [...], II. Theatrum naturae [...], III. Oracula
Zoroastris [...], Francfort/Main.
·
— 1614 : Speed, John, The Theatre of the Empire of Great Britaine presenting an
exact Geography of the Kingdomes of England, Scotland, Ireland, and the Isles
adioyning. With the Shires, Hundreds Cities and Shiretownes within ye
Kingdome of England [...], Londres. (Republié en 1616 sous le titre English
County Maps [...]. (Cartes.)
·
— 1614 : Tympius, Matthias [Tympe, Matthäus], Theatrum historicum continens
vindictas divinas, et praemia Christianarum virtutum, ex gravissimis graecis,
latinis, sacris ac profanis historicis, per locos communes iuxta alphabeti seriem
dispositum, Cologne.
·
— *1614-1620 : Praetorius, Michael, Theatrum instrumentorum [...], Wolfenbüttel. (Autres titres : Syntagma musicum [...], Syntagmatis musici.)
·
— 1615-1616 : Crusius, David, Theatrum morborum hermetico-hippocraticum
[...], Erfurt.
·
— 1618 : Theatrum honoris in quo nostri Apelles, saeculi ; seu, Pictorum [...]
verae et ad vivum expressae imagines in aes incisae exhibentur, Amsterdam.
·
— 1618 : Bertius, Petrus, Theatrum geographiae veteris [...], Leyde, 2 vol. (Cartes.)
·
— *1618 : Colle, Giovanni [Ioannis], De idea et theatro imitatricium et imitabilium ad omnes intellectus, facultates, scientias et artes, Pesaro.
·
— 1618 : Helwig, Christoph, Theatrum historicum sive Chronologiae systema
novum, aequalib. centuarium & decadum intervallis [...] de novo ex autographo
authoris recognitum [...], Giessen. (Nombreuses rééditions.)
·
— 1618 : Pereyra, Benito [Pererius, Benedictus], Theatrum rerum creatarum, quibus humana mens in Dei laudem venerationem excitatur [...], Trèves.
·
— 1619 : Le Théâtre de la fortune, sur lequel sont étalés ses trompeurs changements, s.l.
·
— 1620 :Alsted, Johann Heinrich, Theatrum scholasticum in qua consiliarius philosophicus [...], Herborn.
·
— 1620 : Copinger, John, The Theatre of Catholique and Protestant Religion, s.l.
·
— *1620 : Cressolles, Louis de, Theatrum veterum rhetorum, oratorum, declamatorum quos in Graecia nominabant sophistas [...], Paris.
·
— 1620 : Vitoria, Balthasar de, Ia [Primera] parte. Theatro de los dioses de la
gentilidad, Salamanque.
·
— 1621 : Bauhin, Caspar, Theatrum anatomicum, Francfort/Main (?). (Paru en
1620 sous le titre : Vivae imagines partium corporis humani [...] ex theatro
Anatomico Caspari Bauhini [...], s.l.
·
— *1622 : König, Reinhard, Theatrum politicum tripartitum in utramque partem,
collatis veterum & recentiorum politicorum sententiis, discussum. Adornatum
ex jure Divino, canonico, cicili, feudali [...], Jena [Iéna]. (Droit ; politique ;
gouvernement.)
·
— 1622 : Rabel, Daniel [attribution erronée à Pietro Castelli], Theatrum Florae, in
quo ex toto orbe selecti mirabiles, venustiores ac praecipui flores, tanquam ab
ipsius deae sinu, proferuntur, Paris.
·
— 1623 : Ferro, Giovanni, Teatro d’imprese, Venise. (Emblèmes.)
·
— 1625 : Le Théâtre de la fortune des beaux esprits de ce temps [...], s.l.
·
— 1625 (circa) : Theodor Rindfleisch, Theatrum vitae et mortis, manuscrit
conservé à la bibliothèque universitaire de Wroclaw (Pologne). (Voir
P. Oszczanowski et J. Gromadzki, Theatrum vitae et mortis [...], catalogue d’exposition, Wroclaw, Museum Historyczne, 1995, p. 86-88.)
·
— 1626 : Theatrum amoris divini et humani, emblematis tanquam scenis expressi,
Anvers. (Autre titre : Amoris divini et humani antipathia sive Effectus varii, e
variis Sacrae Scripturae locis deprompti emblematis suis expressi SS. PP.
authoritatibus, nec non Gallicis, Hispanicis et Flandricis versibus illustrati
[...].) (Emblèmes.)
·
— *1627 : Peregrinus, Constantius, Theatrum principum sanctorum veteris et novi
testamenti [...], Bruxelles.
·
— 1628 : Lambertini, Jean-Baptiste, Theatrum regium sive Regum Hispaniae series
et compendiosa narratio varias illius regni historias complectens, Bruxelles.
·
— 1629 : Colding, Jon Jensen, Daniae descriptio, insularum, ac partium praecipuarum plagae Arcticae Theatrum repraesentans, Leiden. (1re éd. en 1594 ?)
(Paru dans l’ouvrage publié par Stephen Hansen Stephanius, De regno Daniae
et Norwegiae, insulisq[ue] adjacentibus [...], Leiden, 1629.)
·
— 163-? : Hondius, Hendrik, Theatrum Italiae […], Amsterdam. (Cartes.)
·
— 1631 : Beard, Thomas, The Theatre of God’s judgements [...], Londres.
·
— *1631 : Beyerlinck, Laurens, Magnum theatrum vitæ humanæ, hoc est rerum
divinarum et humanarum syntagma, catholicum, philosophicum, historicum,
dogmaticum, Cologne, 7 vol.
·
— 1631 : Jansson, Jan, Theatrum universae Galliae [...], Amsterdam.
·
— 1632 : Weston, Edward, Theatrum vitae civilis ac sacrae [...], Anvers.
·
— 1632 : Boxhorn, Marcus Zuerius, Theatrum sive Hollandiae comitatus et
urbium nova descriptio [...], Amsterdam. (Cartes.)
·
— 1633 (circa) : Calderón de La Barca, Pedro, El gran teatro del mundo. (1re représentation entre 1633 et 1636; 1re édition : Madrid, 1655 [?].) (Auto sacramental.)
·
— *1633 : Neuhusius, Edo, Theatrum ingenii humani, sive, De cognoscenda hominum indole & secretis animi moribus, Amsterdam.
·
— 1634 : Rosset, François de, Theatrum tragicum, das ist, Newe Wahrhafftige [...]
Geschichten [...], Tübingen. (Trad. et remaniement par Martin Zeiller des
Histoires tragiques de nostre temps de Rosset, 1616,1619…).
·
— 1635 : Blaeu, Willem Janszoon, Theatrum orbis terrarum, sive Atlas novus in
quo tabulae et descriptiones omnium regionum [...], Amsterdam. Publié la
même année en français : Le Théâtre du monde ou Nouvel atlas. Contenant les
chartes et descriptions de tous les pays de la terre, Amsterdam. Pars altera en
1655. (De nombreuses cartes des Blaeu seront intitulées Theatrum, tel le
fameux « Theatrum Saubaudiae », 1682.)
·
— 1636 : Boldoni, Ottavio, Theatrum temporaneum aeternitati Caesaris Montii
S.R.E. Cardinalis [...] sacrum, Milan.
·
— 1637 : Della Ratta, Camillo, Theatrum feudale [...], Naples. (Droit féodal.)
·
— *1638 : Ghilini, Girolamo, Teatro d’huomini letterati, Venise.
·
— 1639 : Hondius, Hendrik, Nouveau Théâtre du Monde ou Nouvel atlas comprenant
les tables et descriptions de toutes les régions de la terre, Amsterdam. (Cartes.)
·
— *1640 : Parkinson, John, Theatrum botanicum, The Theatre of plants, or an herbal of a large extent [...], Londres.
·
— 1643 : Grenaille, Louis de, Le Théâtre de l'univers ou l'Abrégé du monde [...],
Paris. (Géographie.)
·
— 1643-1652 :Abelin, Johann Philipp, et al., Theatrum europaeum, oder ausführliche und wahrhafte Beschreibung aller und jederdenkwürdigen Geschichten
[...], Francfort/Main. (Suite des Historische Chronica [...] de Johann Ludwig
Gottfried, Francfort/Main, 1630-1632.)
·
— 1644 : Le Théâtre des animaux auquel sous diverses fables et histoires, est
représenté la plupart des actions humaines, Paris.
·
— 1644 : Deusing, Anton, Naturae theatrum universale [...] in quo plurima passim
obscuriora loca Aristotelis in physica acroasi enodantur, & evidenti veritate
astruuntur [...], Harderwyk [ Pays-Bas].
·
— 1648 : Matthiae, Christian, Theatrum historicum theoretico-practicum in quo
quatuor monarchiae [...] describuntur, Amsterdam.
·
— *1648 : Vulson, Marc de, Le vrai théâtre d’honneur et de chevalerie, ou le
Miroir de la noblesse contenant les combats ou Jeux sacrés des Grecs & des
Romains [...] Avec le formulaire d’un tournoi tel qu’on le pourrait faire a présent avec les armes dont les gentilshommes se servent à la guerre, Paris.
·
— 1649 : (Attribution douteuse à Pierre Du Moulin), Tragicum theatrum actorum,
& casuum tragicorum Londini publice celebratorum [...], Amsterdam. (Sur
l’exécution de Charles Ier.)
·
— 1649 : Rospigliosi, Iulio, Teatro evangelico de sermones, Alcalá.
·
— 1650 (circa) : Eeckhout, Albert van der, Theatrum rerum naturalium Brasiliae,
t. IV de ses Icones du Brésil, non publiées de son vivant. (Voir Brasil-Holandês
/ Dutch-Brazil, Rio de Janeiro, 1995,5 vol.)
·
— *1650 : Cacace, Giovanni Battista, Theatrum omnium scientiarum sive Apparatus quo exceptus fuit exc. mus princeps D. Innicus de Guevara et Tassis, Naples.
·
— 1652 : Zwinger, Theodor (1597-1654), Theatrum sapientiae coelestis ex Joh.
Calvini Institutione christianae religionis, analysi continua [...] represaentatum, Bâle.
·
— 1653 : Moeller, Andreas, Theatrum Freibergense Chronicum. Beschreibung der
alten loeblichen Berghauptstadt Freyberg in Meissen [...], Freiberg.
·
— *1654 : Bennet, Christopher, Theatri tabidorum vestibulum [...], Londres.
(Republié en 1720,1755… sous le titre Theatrum tabidorum, sive Phtiseos,
atrophiae, et hecticae xenodochium [...]).
·
— 1654 : Piedad, Francisco de la, Teatro jesuitico, apologetico discurso, Coimbra.
·
— 1655 : Marlianus, Ambrosius [Marliani, Ambrogio], Theatrum politicum, in quo
agendum sit a principe, & quid cavendum, accurate praescribitur, Dantzig.
(Préceptes politiques.)
·
— 1657 : Dieussart, Karl Philipp, Theatrum architecturae civilis [...], Bamberg (?).
·
— 1657 : Purchas, Samuel, A Theatre of Politicall Flying-Insects. Wherein especially the Nature, the Worth, the Work, the Wonder, and the Manner of rightordering of the Bee, is discovered and described [...], Londres.
·
— 1658 : Myrepsus, Nicolaus, Theatrum medico-practicum [...], Nürenberg.
(Texte du XIIIe siècle, publié sous forme abrégée en 1541 par Nicolaus Rheginus
sous le titre Liber de compositione medicamentorum; reprise de la trad. de
1549 par Leonard Fuchs sous le titre Medicamentorum opus.)
·
— 1658 : Stengel, Karl, Theatrum D. N. Iesu Christi atrociorum cruciatuum.
C. lectori spectatori propositum, s.l. (Emblèmes.)
·
— 1658 : Stratemannus, Wilhelmus, Theatrum metaphysicum [...] in inclyta
Salana concinnatum, Arnstad.
·
— *1660 : Teniers, David (1610-1690), Le Théâtre des peintures de David Teniers
[...] auquel sont représentés les dessins tracés de sa main, et gravés en cuivre
par ses soins, sur les originaux italiens, que le Sé[rénissime] Archiduc a assemblé en son cabinet de la cour de Bruxelles [...], Bruxelles. (Paru la même année
en latin, espagnol et néérlandais.)
·
— 1661 : Böckler, Georg Andreas, Theatrum machinarum novum, Nürenberg.
·
— 1661 : Le Moyne, Pierre, Le Théâtre du sage [...], Paris.
·
— 1662 : Baker, Richard, Theatrum redivivum or TheTheatre vindicated [...] In
Answer to Mr. Pryn’s Histriomastix . Wherein his groundless Assertions against
Stageplays are discovered, his miss-taken Allegations of the Fathers manifested,
as also what he calls his Reasons, to be nothing but his Passions [...], Londres.
(Republié en 1670 sous le titre : Theatrum triumphans [...], Londres.) (Querelle
de la moralite du théâtre.)
·
— *1662 : Hottinger, Johannes Henricus, Archaiologia orientalis, exhibens I.
Compendium theatri orientalis, de Arabum, Persarum, Turcarum [...] II.
Topographiam ecclesiasticam orientalem [...], Heidelberg, 2 vol.
·
— 1663 : Endter, Johannes Andreas, Theatrum pacis, hoc est Tractatuum atque instrumentorum praecipuorum, ab anno inde MDCXVII. ad MDCLX. usque, in Europa
initorum et conclusorium collectio [...] Friedens-Schauplatz, das ist, Alle die fürnemste Friedens-Instrumenta und Tractaten [...], Nürenberg. (Traités de paix.)
·
— 1665 : Rew, Jo. Elias, Theatrum aristotelicum pandens doctrinam librorum
Nichomachiorum a Christoforo Preibisio [...] antehac apertum, nunc vero recognitum [...], Altdorf.
·
— *1666 : Fontana, Vincenzo Maria, Sacrum theatrum dominicanum, Rome.
·
— 1668 : Maury, Jean, Theatrum universae vanitatis, seu Excursus morales in
Ecclesiasten Salomonis [...], Paris.
·
— *1668-1678 : Theatrum nobilitatis Europeae [...], Francfort/Main.
·
— 1669 : Capricornus [Bockshorn], Samuel Friedrich [1628-1665], Theatrum
musicum, quod per duodecim scenas seu sacras cantiones aperuit, Würzburg.
(Cantates pour trois voix et instruments.) (Posthume ; l’œuvre avait très vraisemblablement déjà circulé sous forme manuscrite.)
·
— 1669 : Leenheer, Jan [Joannes] de, Theatrum stultorum joco-serium, sive
Mundus fatuus emblematice expressus [...], Toneel der sotten, afbeeldende door
kluchtighe, maer ghestichtighe sinnespreucken, de sotheydt van de weirelt [...],
Bruxelles. (Emblèmes.)
·
— *1669-1678 : De Luca, Giovanni Battista, Theatrum veritatis, et iustitiae, sive
decisivi discursus ad veritatem editi in forensibus controversiis canonicis &
civilibus [...], Rome, 16 vol. (Droit civil ; droit canon.)
·
— *1672 : Grueber, Carl, Theatrum naturae ex octo libris physicis generaliter
explicatum, praeside P. Carolo Grueber, publicae disputationi expositum a
Joanne Georgio Lautter et Joanne Richardo Mayr, Salzburg.
·
— 1672 : Veen, Otto van, Le Théâtre moral de la vie humaine représentée en plus
de cent tableaux divers, tirés du poète Horace par le sieur Otho Venius et expliqués en autant de discours moraux par le sieur de Gomberville. Avec la table
du philosophe Cébès, Bruxelles. (La même année, chez le même éditeur
[François Foppens], édition espagnole : Theatro moral de la vida humana, en
cien emblemas. Con el Enchiridion de Epicteto, &c. y la Tabla de Cebes, philosofo platonico.) (L'ouvrage de Gomberville parut d'abord sous le titre La
Doctrine des mœurs tirée de la philosophie des stoïques, représentée en cent
tableaux et expliquée en cent discours pour l'instruction de la jeunesse [Paris,
1646]. Plus tard, quelque peu remanié, il porta un autre titre encore : La
Doctrine des mœurs, où sont représentés [sic] en cent tableaux la différence des
passions, qui enseignent la manière de parvenir à la sagesse universelle [Paris,
1681].)
·
— 1673 : Aicher, Otto, Theatrum funebre : exhibens per varias scenas epitaphia,
nova, antiqua, seria, jocosa, aevo, ordine, dignitate, genere, sexu, fortuna, ingenio, adeo & stylo perquam varia [...], Salzburg, 2 vol. (Vol. II, 1675.)
·
— *1675 : Phillips, Edward, Theatrum poetarum, Londres.
·
— 1675 : Fiorentini, Girolamo, Theatri contra theatrum censura, Lyon. (Autre
titre : Comoedio-crisis, sive Theatri contra theatrum censura. Coelestium, terrestrium & infernorum linguis, continatis ab orbe condito saeculis, firmata.)
·
— *1675 : Sterbeeck, Franciscus van [Sterbeeck, Francis van], Theatrum fungorum oft toneel des campernoelien, Anvers.
·
— 1680 : Brunner, Andreas, Theatrum virtutis et gloriae Boicae. Serenissimi et
potentissimi principis Maximiliani Emmanuelis [...] electoris et archidapfori,
cum felicissimis auspiciis provinciarum suarum regimen recens adiret. Honori
erectum & dedicatum a Societate Jesu per Bavariam, Munich.
·
— 1680 : Dolaeus, Johann, Theatrum theriacae coelestis Hoffstadianae, Hanovre.
·
— *1681 : Theatrum sympateticum, ofte wondertoneel des natuurs veborgentheden. [...], Amsterdam. (Ecrits ou extraits d’écrits sur la sympathie, l’antipathie
et les poudres de sympathie de Sylvester Rattray, Kenelm Digby, Athanasius
Kircher, Nicolas Papin.)
·
— 1682 (circa) : Bances Candamo, F. A. de, Theatro de los theatros de los pasados y presentes siglos, s.l. (« A la mort du grand dramaturge [Calderón], [...]
l’ouvrage circula sous le manteau ; mais il ne fut pas imprimé » (Charles
Vincent Aubrun, La Comédie espagnole (1600-1680), Paris, 1966, p. 17.)
·
— *1682 : Valvasor, Johann Weichard, Theatrum mortis humanae tripartitum [...],
das ist Schaubühne des menschlichen Todts [...], Laybach/Salzburg.
·
— 1683 : Théâtre des empereurs romains ou le recueil de leurs caractères tirés de
l’histoire, Aix [-en-Provence]. (Histoire.)
·
— 1683 : Megerlinus, Petrus, Theatrum divini regiminis a mundo condito usque ad
nostrum seculum, delineatum in tabula mathematico-historicae [...], Bâle.
·
— 1685 : Theatrum novellarum mundi oder Schau-platz der Welt neuen sonderbahren traurig- und fröhlichen Begebenheiten, mit beygefügter eigendtlicher
Beschreibung der Tartari und des grossen Dnieper-Fluss, Augsburg.
·
— 1687 : Suicerus, Jo. Henricus [Schweitzer, Johann Heinrich], Compendium physicae Aristotelico-Cartesianae, in usum tironum methodo erotematica adornatum,
cui praefigitur breve et succintum philosophiae theoreticae theatrum, Londres.
·
— *1688 : Freher, Paulus, […] Theatrum virorum eruditione clarorum [...],
Nürenberg.
·
— 1690 : Zeidler, Johann Gottfried, Theatri eruditorum pictura, Wittenberg.
·
— 1692 : Bordelon, Laurent, Théâtre philosophique sur lequel on représente par
des dialogues dans les Champs Elisées les philosophes anciens [...] et
modernes et où l’on rapporte ensuite leurs opinions, Paris.
·
— *1693 : Döpler, Jacob, Theatrum poenarum, suppliciorum et executionum criminalium oder Schauplatz, derer Leibes und Lebensstrassen [...], Sondershausen. (Droit ; peine capitale.)
·
— 1693 : Slezer, John, Theatrum Scotiae [...], Londres. (Cartes.)
·
— 1695 : Wit, Frederik de, Theatrum praecipuorum totius Europae urbium,
Amsterdam. (Cartes.)
·
— *1696 : Fernander, Olaus Laurentius, Theatrum tragicum ebriosorum, Stockholm.
·
— 1696 : Zwinger, Theodor, Theatrum botanicum, das ist, Neu vollkommenes
Kräuter-Buch [...], Bâle.
·
— *1697 : Theatrum der vornehmsten Kirchen, Clöster, Pallaest und Gebeude in
[...] München, Augsburg.
·
— 1697 : Ploekner, Wolfgang, Theatrum virtutis et honoris, Augustis magnorum
Caesarum filiis ab augustissimis parentibus ad imperium destinatis exstructum
[...], Vienne (Autriche). (L’ouvrage semble avoir pour premier auteur Willibald
Pirckheimer, 1470-1530.)
·
— 1698 : Teatro Mexicano, Mexico.
·
— 1698 (circa) : Wit, Frederik de, Theatrum ichnographicum omnium urbium et
praecipuorum oppidorum Belgicarum XVII provinciarum delineatarum [...],
Amsterdam. (Cartes.)
·
— *1699 : Cartari, Vincenzo, Theatrum ethnico idololatricum politico-historicum,
ethnicorum idololatrias, simulacra, templa, sacrificia & Deos, illorum origines,
ritus, & caeremonias, quae in perficiendis sacris, fuerunt observata, quidque
illis indicare voluerint, representans [...], Moguntiae [Mayence]. (Réédition,
augmentée par Paul Hachemberg, de Le imagini con la spositione de i dei de gli
antichi de Vincenzo Cartari, Venise, 1556, maintes fois republié.)
·
— 1699 : Sorrentino, Matteo, Theatrum et examen omnium decisionum regni
Neapolitani, Naples.
·
— 1704 : Lidl, Johann Georg, Theatrum belli Bavarici, das ist, Schau-Pünne dess
im harnisch stehenden Bayrlands [...], Munich (?). (Drame allégorique.)
·
— 1704 : Monteith, R., A Theater of Mortality, or The illustrious Inscriptions [...]
upon the several Monuments [...] within the Grey-Friars Church-Yard [...] of
Edinburgh, Edimbourg.
·
— *1705 : Zweyburg, Ehrenhart, Theatrum praecedentiae. Wie nemlich die Considerablen Potenzen und Grandes in der Welt [...] nach Qualität Ihres Standes,
Namens Dignität [...] in de Praecedenz [...] streitig seynd und competiren,
Berlin. (Etiquette.)
·
— 1707 : Schenk, Peter, Theatrum bellicum, incipiens a Carolo II. Hispaniarum
rege ad Carolum III. [...], Amsterdam. (Cartes.)
·
— *1708 : Placcius, Vincent, Theatrum anonymorum et pseudonymorum [...],
Hambourg.
·
— *1709 : C. H. S. C., O. : Theatrum servitutum, oder Schauplatz der Dienstbarkeiten, Nürnberg.
·
— 1710 (circa) : Schmidt, Johann Andreas, Theatrum naturae et artis singulis
semestribus novis machinis & experimentis augendum, Helmstad.
·
— 1710 : Zwinger, Theodor [1658-1724], Theatrum praxeos medicae, Bâle.
·
— 1713 : Blödner, Cyriak, Theatrum belli Rhenani, 1702-1713. (Cartes manuscrites. Edition fac-similé, Lüneburg, 1991.)
·
— *1716 : Arpe, Peter Friedrich, Theatrum fati, sive notitia scriptorum de providentia, fortuna, et fato, Rotterdam.
·
— 1717 : Lang, Franz, Theatrum solitudinis asceticae sive Doctrinae morales per
considerationes melodicas ad normam sacrorum exercitiorum S. P. Ignatii compositae [...], Munich.
·
— 1717 : Lang, Franz, Theatrum doloris et amoris sive Considerationes mysteriorum Christi patientis [...], Munich.
·
— 1721 : Neistyfter, Leopold, Theatrum passionum animae apertum in Caesareoarchiducali universitate Oenipontana, Oeniponti [Innsbruck].
·
— *1724-1788 : Leupold, Jacob, Theatrum machinarum [...], (comprenant notamment : Theatrum arithmetico-geometricum [...], Theatrum machinarum molarium [...], Theatrum pontificale [...]), Leipzig, 15 vol.
·
— 1733 : Porée, Charles, Theatrum, sit ne, vel esse possit schola informandis
moribus idonea, Paris. (Traduit en français la même année par Pierre Brumoy
sous le titre Discours sur les spectacles, et publié, toujours en 1733, par le
même éditeur parisien, J.-B. Coignard. Le titre De theatro, sous lequel le discours du P. Porée a récemment été réédité, ne figure, à notre connaissance, dans
aucun catalogue. La traduction anglaise, Londres, 1734, porte le titre : An
Oration, in which an Inquiry is made whether the Stage is, or can be made a
School for forming the Mind to Virtue. And proving the Superiority of theatric
Instruction over those of History and moral Philosophy [...]).
·
— 1734 : Croiset, Thomas, Le Théâtre des vertus morales et héroïques, ou bien La
philosophie morale, Würzburg. (Adapté de : La filosofia morale d’Emmanuele
Tesauro, Turin, 1670.)
·
— 1735-1737 : Horst, Tieleman van der, Theatrum machinarum universale [...],
Amsterdam, 4 vol.
·
— 1754 : Neumayr, Franz, Theatrum politicum, sive Tragoediae ad commendationem virtutis et vitiorum detestationem : olim ludis autumnalibus nunc typo
datae, Augsburg et Ingolstad.
·
— 1755 : Rhode, I. D., Theatrum belli in America septentrionali, s.l.
·
— *1756 : Jonstonus, Joannes, Theatrum universale omnium animalium insectorum tabulis viginti octo [...] ornatum [...], Heilbronn. (Publication, sous ce nouveau titre, de l’Historiae naturalis de insectis libri III, De serpentibus et draconib[us] libri II, de Joannes Jonstonus [1603-1675], 1653, Francfort/Main.)
·
— 1759 : Weitenauer, Ignaz, Theatrum parthenium, seu Dramata Mariana [...],
Augsburg et Friburg-en-Brisgau.
·
— 1782 : Kirchrath, Reiner, Theatrum musicae choralis, das ist, Kurze und gründlich
erklärte Verfassung der Aretinischer und Gregorianischer Singkunst, Cologne.
·
— 1782-1783 : Billardon de Sauvigny, Louis-Edme, Les Après soupés de la société,
petit théâtre liryque [sic] et moral [...], Sybaris et Paris, 20 cahiers en 5 vol.
[*]
Université Paris X-Nanterre.
[1]
Voir Ann Blair,
The Theater of Nature. Jean Bodin and Renaissance Science, Princeton,
Princeton U. P., 1997, chap. 6, « The Reception of the
Theatrum » ; la seconde enquête est celle
dont le présent article expose les grandes lignes. Je remercie les « Friends of the Library » de
l’Université Princeton de la bourse accordée pour effectuer cette recherche.
[2]
Par commodité, on se limitera ici au français
Théâtre, mais il parlera pour les différentes
langues, tout comme « classique » se rapportera ici à l’époque, qualifiée différemment, suivant
les diverses histoires littéraires nationales.
[3]
Voir notre article « Le concept de théâtre dans la culture classique »,
RZFL, XXV, 2001,
p. 353-360, sur plusieurs points complémentaire de la présente étude.
[4]
Theodor Zwinger,
Theatrum vitae humanae, omnium fere eorum, quae in hominem cadere
possunt, bonorum atque malorum exempla historica [...] in XIX libros digesta [...] a Conrado
Lycosthene [...] jampridem inchoatum : nunc vero Theodori Zwingeri [...] opera in eo usque
deductum ut [...] majorem in modum utile et jucundum sit futurum [...], Bâle, 1565.
[5]
Voir le titre de l’ouvrage de Laurens Beyerlinck :
Magnum theatrum vitae humanae, hoc est
rerum divinarum et humanarum syntagma, catholicum, philosophicum, historicum, dogmaticum,
Cologne, 1631,7 vol. L’ouvrage de Hans Vredeman de Vries,
Theatrum vitae humanae, Anvers,
1577, relève de la tradition de la
miseria, à l’instant évoquée.
[6]
Voir Walter J. Ong, « Commonplace Rhapsody : Ravisius Textor, Zwinger and Shakespeare », dans R. R. Bolgar (ed.),
Classical Influences on European Culture,
A.D. 1500-1700,
Cambridge, N.Y., Melbourne, 1976, p. 91-126.
[7]
Otto van Veen,
Le Théâtre moral de la vie humaine représentée en plus de cent tableaux
divers, tirés du poète Horace par le sieur Otho Venius et expliqués en autant de discours moraux
par le sieur de Gomberville. Avec la table du philosophe Cébès, Bruxelles, 1672.
[8]
Giulio Camillo,
L’Idea del theatro, éd. Lina Bolzoni, Palerme, 1991 ; Robert Fludd, « Ars
memoriae » [titre consacré par l’usage critique], dans
Utriusque cosmi [...] historia, Oppenheim,
1619, t. II, section II, « Technica microcosmi historia » (voir Frances A. Yates,
The Art of
Memory, Chicago et Londres, 1966, chap. 15 et 16 [trad. franç., Paris, 1975]).
[9]
Ainsi s’explique, sans doute, que plus d’un ouvrage se veuille un
compendium : Johannes
Henricus Hottinger,
Archaiologia orientalis, exhibens I. Compendium theatri orientalis, de
Arabum, Persarum, Turcarum [...] II. Topographiam ecclesiasticam orientalem [...], Heidelberg,
1662,2 vol.;
Jo. Henricus Suicerus [Johann Heinrich Schweitzer], Compendium physicae
Aristotelico-Cartesianae, in usum tironum methodo erotematica adornatum, cui praefigitur breve
et succintum philosophiae theoreticae theatrum, 1687, Londres.
[10]
Sur le fonctionnement des théâtres de mémoire, et notamment le « point de vue » adopté
par le spectateur évoqué dans le paragraphe suivant, voir Frances A. Yates,
The Art of Memory,
op. cit.
[11]
Marc de Vulson,
Le vrai théâtre d’honneur et de chevalerie, ou le Miroir de la noblesse
contenant les combats ou Jeux sacrés des Grecs & des Romains [...] Avec le formulaire d’un
tournoi tel qu’on le pourrait faire a présent avec les armes dont les gentilshommes se servent à
la guerre, Paris, 1648.
[12]
Olivier de Serres,
Le Théâtre d’agriculture et ménage des champs [...] dans lequel est
représenté tout ce qui est requis et nécessaire pour bien dresser, gouverner, enrichir et embellir
la maison rustique, Paris, 1600.
[13]
Voir François de Dainville,
Le Langage des géographes [...], 1500-1800, Paris, 1964,
p. 82.
[14]
Nombreuses rééd. En 1588 :
Epitomé du théâtre du monde d’Abraham Ortelius auquel se
représente, tant par figures que caractères, la vraie situation, nature et propriété de la terre universelle, Anvers.
[15]
Theatrum orbis terrarum, sive Atlas novus in quo tabulae et descriptiones omnium regionum [...]. Publié la même année en français :
Le Théâtre du monde ou Nouvel atlas. Contenant
les chartes et descriptions de tous les pays de la terre, Amsterdam.
[16]
Guillaume de La Perrière,
Le Théâtre des bons engins, auquel sont contenus cent
emblèmes moraux, Paris, 1539.
[17]
Giovanni Ferro,
Teatro d'Imprese, Venise, 1623.
[18]
Jan [Joannes] de Leenheer,
Theatrum stultorum joco-serium, sive Mundus fatuus emblematice expressus [...], Toneel der sotten, afbeeldende door kluchtighe, maer ghestichtighe sinnespreucken, de sotheydt van de weirelt [...], Bruxelles, 1669.
[19]
Theatrum amoris divini et humani, emblematis tanquam scenis expressi, Anvers (autre
titre :
Amoris divini et humani antipathia sive Effectus varii, e variis Sacrae Scripturae locis
deprompti emblematis suis expressi SS. PP. authoritatibus, nec non Gallicis, Hispanicis et
Flandricis versibus illustrati [...]), 1626.
[20]
La même ambition demeure perceptible aujourd’hui dans un projet comme celui du
Reader’s Digest.
[21]
Theatrum diabolorum, das ist ein sehr nützliches verstenndiges Buch, darausz ein jeder
Christ, sonderlich und fleissig zu lernen, wie dasz wir in dieser Welt, nicht mit Keysern, Königen
[...] oder andern Potentaten, sondern mit dem aller mechtigsten Fürsten dieser Welt, dem Teuffel
zu kempffen und zustreiten [...], Francfort/Main, 1569.
[22]
Giovanni Paolo Galucci,
Theatrum mundi, et temporis in quo non solum precipuae horum
partes describuntur, sed accommodatissimis figuris sub oculos legentium facile ponuntur [...],
Venise, 1588.
[23]
Giovanni Botero,
Theatrum principum orbis universi. In quo omnes, quotquot sunt in orbe
terrarum principes, opibus et viribus conspicui repraesentantur, cum uniuscuiusque regali censu,
potentia, regendi forma & principibus ipsis finitimis. Quod theatrum, perspicuitatis gratia, divisum est in quatuor partes [...], Cologne, 1596. La page de titre porte notamment la tournure
« [...]
ob oculos ponente [...] » .
[24]
Hieronymus Henninges,
Theatrum genealogicum ostentans omnes omnium aetatum familias : monarcharum, regum, ducum, marchionum, principum, comitum, atque illustrium heroum
& heroinarum : item philosophorum, oratorum, historicorum, quotquot a condito mundo usque
ad haec nostra tempora vixerunt, quorumque memoria literis consecrata habetur [...],
Magdeburg, 1598.
[25]
Theatrum amoris divini et humani, emblematis tanquam scenis expressi, Anvers, 1626.
[26]
Otto Aicher,
Theatrum funebre : exhibens per varias scenas epitaphia, nova, antiqua,
seria, jocosa, aevo, ordine, dignitate, genere, sexu, fortuna, ingenio, adeo & stylo perquam varia
[...], Salzburg, 1673-1675,2 vol.
[27]
Theatrum honoris in quo nostri Apelles, saeculi ; seu, Pictorum [...] verae et ad vivum
expressae imagines in aes incisae exhibentur, Amsterdam, 1618 ; Daniel Rabel,
Theatrum
Florae, in quo ex toto orbe selecti mirabiles, venustiores ac praecipui flores, tanquam ab ipsius
deae sinu, proferuntur, Paris, 1622.
[28]
Karl Stengel,
Theatrum D. N. Iesu Christi atrociorum cruciatuum. C. lectori spectatori
propositum, s.l., 1658.