Revue d'histoire littéraire de la France
P.U.F.

I.S.B.N.9782130526131
176 pages

p. 241 à 264
doi: 10.3917/rhlf.022.0241

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Vol. 102 2002/2

Lecture et écriture dans Le Grand Meaulnes

Sylvie Sauvage
Roman d’aventures, Le Grand Meaulnes est aussi un roman dans lequel les personnages sont hantés par leur goût pour les livres d’aventures. L’étude de la mise en abyme d’une fascination pour l’écriture et la lecture, qui fut dès l’enfance celle de l’auteur, met en lumière une dimension particulièrement complexe de son œuvre. Car le comportement des trois héros reflète la méditation d’Alain-Fournier sur les rapports entre littérature et vie, et l’évolution de sa pensée à ce sujet : de l’aspiration puérile au merveilleux (Frantz), à l’élan spirituel vers l’aventure (Meaulnes), en passant par le stade du lecteur-écrivain (Seurel).Ainsi est-on amené à constater que Meaulnes, personnage de Fournier, est aussi celui de Seurel qui nous en propose une image subjective et fausse, puisqu’il confond Augustin avec Frantz. Méconnaître leur différence, comme celle existant entre Alain-Fournier et Seurel, conduit à méjuger le roman. Avec son trio masculin, l’écrivain a incarné les tendances opposées de sa personnalité tiraillée entre désir d’évasion et désir de sédentarité.
• « LA PASSION DES ROMANESQUES AVENTURES » SELON FRANTZ DE GALAIS
• « LA PASSION DES ROMANESQUES AVENTURES » SELON MEAULNES
• « LA PASSION DES ROMANESQUES AVENTURES » SELON FRANÇOIS SEUREL


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