Autour de Dyn : le dialogue entre Péret et Paalen
Richard Spiteri
Pendant son séjour au Mexique (1941-1948), Benjamin Péret continue à écrire des
poèmes tout en redécouvrant en lui-même une veine intellectuelle. L’intensité de ses écrits
s’explique en partie par le drame que vit son ami, le peintre Wolfgang Paalen, qui prend la
décision de rompre avec le surréalisme. Le lancement de Dyn par Paalen contraint Péret à
prendre position vis-à-vis des idées politiques et artistiques exprimées dans la revue.
Désaccord, mais aussi affinités. Le poète et le peintre entament un dialogue cryptique qui
incarne les dilemmes auxquels le surréalisme doit faire face durant la diaspora.