2002
Revue d'Histoire Littéraire de la France
Autour de Dyn : le dialogue entre Péret et Paalen
Richard Spiteri
[*]
Pendant son séjour au Mexique (1941-1948), Benjamin Péret continue à écrire des
poèmes tout en redécouvrant en lui-même une veine intellectuelle. L’intensité de ses écrits
s’explique en partie par le drame que vit son ami, le peintre Wolfgang Paalen, qui prend la
décision de rompre avec le surréalisme. Le lancement de Dyn par Paalen contraint Péret à
prendre position vis-à-vis des idées politiques et artistiques exprimées dans la revue.
Désaccord, mais aussi affinités. Le poète et le peintre entament un dialogue cryptique qui
incarne les dilemmes auxquels le surréalisme doit faire face durant la diaspora.
À la fin des années trente, Wolfgang Paalen et Benjamin Péret collaborèrent ensemble à au moins deux activités surréalistes. En septembre
1937, à l’occasion de la représentation d’
Ubu enchaîné d’Alfred Jarry par
la Compagnie du Diable Écarlate, une brochure fut éditée qui portait le
même titre que la pièce. Parmi les textes et illustrations que contient cette
brochure figurent un dessin de Paalen et le poème « Ubu roi » de Péret.
De plus, en Angleterre, toujours en 1937,
Cambridge University Arts
Society organisa, à
Gordon Fraser’s Gallery de Londres, une exposition à
laquelle participa le peintre autrichien. Le catalogue de cette exposition
s’ouvre par une préface du poète français
[1].
En mai 1939, Paalen, sa femme Alice ainsi que leur amie, la photographe Eva Sulzer, commencent un long voyage à travers l’Amérique du
Nord qui comportera trois étapes importantes : New York, la Colombie
Britannique et Mexico. La déclaration de guerre de la France au III
e Reich
— événement dont les trois voyageurs prennent connaissance lorsqu’ils
passent par San Francisco — signifiera pour Paalen l’impossibilité de
retourner en Europe, d’autant que les nazis ont inclus son nom dans leur
liste de peintres « dégénérés »
[2]. Aussitôt le couple et leur amie prennent la
décision de s’installer carrément à Mexico.À San Angel, banlieue élégante de la capitale mexicaine, Wolfgang et Alice louent une petite maison où désormais ils vont habiter.
En 1941, ce sera le tour de Péret et de sa compagne Remedios de chercher à gagner Mexico. Fin octobre de cette année-là, muni de visas et de
l’argent nécessaire que
l’Emergency Rescue Committee leur a procuré, le
couple se rend à Casablanca d’où il se sera embarqué sur le
Serpa Pinto à
destination de Veracruz. Au Maroc, Péret réfléchit à un autre problème
qu’il lui faudrait résoudre éventuellement. Comment une fois arrivé à
Veracruz pourrait-il joindre Mexico ? Les autorités mexicaines n’iraient-elles pas l’empêcher de poursuivre sa route, lui, qui en réalité n’a pas de
profession ? Dans une lettre à André Breton du 7 novembre 1941, Paalen
se désole de ne pas pouvoir exécuter à Mexico des démarches qui faciliteraient l’accès de Péret à la capitale
[3]. Par contre Paalen se montre disposé
à offrir à Péret une aide pécuniaire. Il demande à Breton d’inviter Peggy
Guggenheim à acheter un de ses tableaux mis sous clé à New York, de
préférence
Combat des princes saturniens II. L’argent comptant tiré de
cette vente serait versé au poète en difficulté. Consulté à propos des éventuelles restrictions de mouvement que Péret aurait à subir dès son débarquement à Veracruz, Victor Serge, qui s’est réfugié à Mexico depuis
quelques mois, garde la tête froide. Selon lui le pire qui puisse arriver à
Péret, ce serait de devoir rester quelques semaines dans le port. Au mieux,
on le laisserait continuer sa route. Cette deuxième hypothèse l’emportera.
Le 21 décembre, Benjamin et Remedios arrivent par le train à Mexico.
Entre-temps a éclaté au grand jour la crise que Paalen traversait dans
ses rapports avec le surréalisme. Dans la même lettre où il se dit disposé à
vendre
Combat des princes saturniens II afin de secourir Péret, le peintre
annonce à Breton son refus de collaborer à
VVV, la revue que le chef des
surréalistes médite de lancer à New York
[4]. En fait, Paalen s’apprête à lancer sa propre revue,
Dyn, qui sera financée et par Eva Sulzer, héritière
d’une grande fortune, et par Octavio Barreda, éditeur et beau-frère de
Lupe Marin, la deuxième femme de Diego Rivera
[5]. Breton interrompt
immédiatement sa correspondance avec le peintre. Mais Péret pouvait-il
ignorer complètement cette revue publiée dans la métropole que lui-même
habitait ?
Le premier écrit de Péret où se manifeste un rapport intertextuel avec
les propres contributions de Paalen à
Dyn est
Dernier malheur dernière
chance, poème composé entre le 26 octobre et le 6 novembre 1942. Entretemps trois numéros de
Dyn étaient déjà parus. Arborant des illustrations
de Paalen de la période surréaliste et du sculpteur Henry Moore, enrichie
de textes d’Henry Miller, la revue suscite l’admiration — et un peu de
jalousie — d’autant que la librairie new-yorkaise Gotham en assure la distribution également. Paalen avait rédigé un récit de l’excursion qu’il avait
faite dans la Colombie Britannique et l’Alaska durant l’été 1939 et dont le
but avait été la découverte des mâts totémiques des Haïdas, Tlingits et
autres tribus indiennes. Divisé en quatre parties, ce récit intitulé
Paysage
totémique est publié dans les trois premières livraisons de
Dyn. La quatrième partie sera insérée dans le n° 6 de la revue. La confrontation de
Paysage totémique avec
Dernier malheur dernière chance révèle que
Péret emprunte à Paalen quatre symboles ainsi qu’un participe présent
éloquent. En effet : « pont » (3 occurrences), « passage à niveau » (
Dyn
n° 1, p. 50), « turbines », « débarcadère » et « tonitruant » (
Dyn n° 3,
p.28) se retrouvent dans
Dernier malheur dernière chance
[6]. De plus
« spirales des galaxies » (
Dyn n° 2, p.46) produit dans le poème la
variante « nébuleuse spirale », le symbole « châteaux » (
Dyn n° 3, p. 28)
— qui ressortit plutôt à l’imaginaire collectif du surréalisme — est commun aux deux textes et «
tourbillons de poussières atomales » (
Dyn n° 2,
p.46) réapparaît sous sa forme verbale : « […] qui tourbillonnent »
[7].
Inversement, toujours dans
Paysage totémique, Paalen se plaît à évoquer
la possibilité d’une locomotive qui disparaît « corps et biens » dans la
forêt (
Dyn n° 2, p. 46), rêverie qui constitue le fil conducteur d’un texte en
prose de Péret, « La Nature dévore le progrès et le dépasse »
[8].
La cause de la rupture des rapports entre Paalen et Breton est la dialectique hégélienne que le premier rejette catégoriquement. L’auteur des
Prolégomènes à un troisième manifeste du surréalisme ou non, en
conseillant à ses lecteurs la pratique du scepticisme à l’égard de tout système de pensée, montre de l’inclination à composer avec l’éditeur de
Dyn,
mais celui-ci s’acharne à éreinter l’hégélianisme
[9]. Amy Winter donne sur
les parents de Paalen des renseignements importants. Le père était un Juif
de Moravie. Au début de 1942, toute trace des parents de Paalen ainsi que
d’un frère cadet se perd, alors qu’ils habitaient Berlin
[10]. Nous inférons que
l’aversion que le peintre réfugié à Mexico a pour la philosophie idéaliste
allemande est viscérale. En outre Paalen s’élève contre l’enfant de la dialectique hégélienne, c’est-à-dire le matérialisme dialectique, considéré
comme la doctrine qui, à la fin des années trente, a entraîné des résultats
néfastes tels que les procès de Moscou et le pacte Ribbentrop-Molotov qui
enleva tout espoir au monde civilisé.
Peu après la parution de
Dyn n° 1, Péret, en croisant Paalen, lui
exprime son opposition à certaines idées véhiculées par sa revue. Après cet
incident, le peintre boude le poète pendant des semaines entières
[11]. Mais
durant ce long silence on se demande à quel point les deux pouvaient
s’ignorer complètement. C’est qu’à Tlatilco, dans la banlieue de Mexico,
les manœuvres d’une briqueterie découvrirent un cimetière de l’époque
pré-colombienne d’où ils déterraient une quantité de pots en céramique et
de statuettes. Paalen, grand collectionneur, acceptait d’acheter des objets
brisés qu’il faisait restaurer par Remedios, la compagne de Péret
[12].
Dans ses articles de
Dyn, Paalen analyse la situation de l’art dans le
monde moderne. La pensée scientifique de Galilée et de Newton a imposé
une interprétation mécaniste de l’univers qui privilégie les formules quantitatives. Forcément, pendant cette période, le capitalisme, le régime économique qui prend un grand essor, exprime tout en chiffres
[13]. L’art de
cette civilisation ne peut être considéré que comme un « luxe » recevant
parfois des maîtres une approbation « officielle ». Tout en rendant hommage à Karl Marx en tant que théoricien et chef politique, Paalen
reproche au matérialisme dialectique du XIX
e siècle de partager, à l’égard
des beaux-arts, les préjugés caractéristiques du système capitaliste. Selon
Engels, par exemple, l’art n’est qu’une « superstructure », car d’abord
l’homme songerait à se nourrir, à se vêtir et à chercher un logement.
Somme toute, dans la société bourgeoise, l’art finit par « renoncer à sa
place dans la vie quotidienne »
[14].
Une remarque. Non seulement la pensée de Paalen ne contredit pas le
credo de Péret, mais encore elle fournit un matériau que le poète va élaborer dans ses écrits de la période mexicaine. Attirons l’attention sur deux
termes employés par Paalen et qui vont réapparaître dans l’introduction à
l’
Anthologie des mythes, légendes et contes populaires d’Amérique, notablement dans le dernier paragraphe de ce texte que Péret rédige en
novembre 1942. En venant à la poésie, Paalen dit qu’à Baudelaire — ainsi
qu’aux poètes de sa génération — on accole l’épithète de
maudits. Ensuite
il déclare que l’artiste moderne est obligé de créer du nouveau. Cette
condition, qui met en jeu sa vie même, fait de lui un
révolutionnaire
[15].
Quant à Péret, il assemble les deux termes dans la séquence : « [Le poète]
ne peut être aujourd’hui que le
maudit. Cette malédiction que lui lance la
société actuelle indique déjà sa position
révolutionnaire »
[16].
Paalen est un fin connaisseur des arts de l’homme primitif. Ce qui est
étonnant dans l’art « sauvage », c’est que tout en respectant des traditions
dans la représentation, il fait preuve d’une grande liberté. La raison en est
l’homogénéité de la société primitive qui évite à cet art des formes
d’expression soit réactionnaires ou révolutionnaires
[17]. Paalen, qui traque
le secret de cet art, raconte avec brio la révélation qu’il avait eue dans la
grotte d’Altamira. Au cours de sa deuxième visite dans ce haut lieu de la
peinture rupestre, une panne d’électricité avait forcé le guide à utiliser une
lampe. Cet éclairage ancestral changea radicalement l’atmosphère à l’intérieur des cavernes. En fixant le regard sur une paroi, le peintre autrichien
refit l’expérience de Léonard de Vinci devant son mur paranoïaque~critique et comprit la profonde raison d’être des images de bisons, mammouths et autres animaux préhistoriques
[18].
Un des livres que Paalen gardait à portée de main en écrivant ses
articles était sûrement
Totem et tabou de son compatriote Freud. Néanmoins dans « Totemic art », le peintre fait au psychanalyste deux reproches. Freud a conçu une théorie animiste qui, reflétant un certain dualisme
de la philosophie occidentale, est complètement étrangère aux structures de
pensée de l’homme primitif. Ensuite le mythe de la bande fraternelle qui
tue le père tyrannique qu’évoque le psychanalyste est taxé de superficialité,
ce qui infirme l’interprétation du système totémique qui en découle
[19].
Quant à Péret, lui, il se prononce surtout sur une forme d’expression
des peuples primitifs, c’est-à-dire leurs contes et légendes dont il commençait à compiler une anthologie. Contrairement à l’éditeur de
Dyn, le
poète continue à embrasser l’enseignement de Freud, voire, en s’appuyant
sur des jalons importants de la réflexion du psychanalyste viennois —
analogie de la vie psychique de l’enfant avec celle de l’homme primitif,
mythe du père assassiné — il conclut que les peuples dits sauvages
seraient doués d’un talent poétique extraordinaire. Ajoutons à cela l’exaltation que, pendant l’été 1942, Péret ressent à la lecture du
Popol Vuh,
récit exotique relatant l’histoire des Mayas Quichés
[20].
D’après l’auteur de l’
Anthologie des mythes, légendes et contes populaires d’Amérique, l’aptitude à créer le merveilleux poétique est immanente à l’homme dans le temps et dans l’espace. De même que Paalen
raconte une expérience hallucinante — sa visite de la grotte d’Altamira —
pour porter témoignage du génie artistique des peuples primitifs, Péret
sent le besoin de dévoiler son triste séjour dans la prison de Rennes en
mai/juin 1940 où le merveilleux fit irruption de façon inopinée
[21].
Se penchant sur les légendes des Indiens d’Amérique qu’il édite, le
poète surréaliste dit qu’elles sont « le fruit de la collaboration active et de
la réceptivité de peuples entiers »
[22]. Cette observation rime avec les doctrines collectivistes desquelles il était partisan. L’aphorisme de Lautréamont : « la poésie doit être faite par tous, non par un » est cité afin de
réitérer un appel lancé en faveur de la créativité en commun. Ici Péret se
démarque de Paalen qui, dans sa constatation de mouvements artistiques
— lors de l’apparition de la perspective en peinture et de la naissance
du cubisme, etc. — souligne l’importance du rôle joué par des pionniers isolés
[23].
La dernière livraison de
Dyn, qui est la sixième, paraît en novembre
1944. Ce n° 6 de la série contient « Pendant l’éclipse » qui est une conversation datant d’avril de cette année-là entre Paalen et Carter Stone — nom
d’emprunt de Paalen lui-même
[24]. Entre-temps, à New York, Breton avait
fait publier l’introduction à l’
Anthologie des Mythes, légendes et contes
populaires d’Amérique sous le titre de
la Parole est à Péret. Or Paalen
ajoute à « Pendant l’éclipse » le sous-titre : « La Parole est aux peintres ».
À bon entendeur salut !
Dans « Pendant l’éclipse », Paalen anticipe sur
Le Déshonneur des
poètes de Péret, pamphlet qui fustige les poètes de la Résistance. En réalité l’auteur de l’introduction à l’
Anthologie des Mythes, légendes et
contes populaires d’Amérique avait déjà lancé une première invective. Là
il avait dit : « […] du côté révolutionnaire on n’a que trop tendance à la
confondre [la poésie] avec la publicité »
[25]. Bien que la critique de Paalen
consiste en une démonstration de ses théories esthétiques, les injures ne
tardent pas à se faire entendre :
Les œuvres dans lesquelles la guerre sera le plus profondément vaincue, ne
contiendront pas d’allusion à cette guerre, pas plus que les œuvres vraiment révolutionnaires ne contiennent de drapeaux rouges. […] À notre époque il faut être un
hypocrite opportuniste ou simplement imbécile pour la glamoriser [sic] artistiquement, pour proclamer un « art pour la guerre » ! [26]
Amy Winter nous assure que, durant les années quarante,
Dyn était disponible à Paris notablement à la Galerie Maeght
[27]. Néanmoins, jamais, au
lendemain de la Libération, le n° 6 de cette revue ne suscita de scandale.
Il existe une autre occasion où la confrontation d’un texte de Paalen
avec un autre de péret s’avère fructueuse. En 1945, enfin, le poète trouve
l’argent nécessaire pour se rendre dans la région du Yucatán. Jehan
Mayoux illustre son article « Benjamin Péret, la fourchette coupante
(suite) » de photos dont une fut prise au cours de la visite que le poète fit
dans la terre des Mayas. La photo montre Péret attablé avec deux autres
messieurs sous une toiture de bambou
[28]. La légende dit : « À Uxmal,
Mexique, 1945 ». Uxmal, bien sûr, est le site d’un temple célèbre de la
civilisation maya. Un an plus tard, Péret envoie à Paris, à son éditeur Alain
Gheerbrant, un texte relatant son voyage dans le Yucatán
[29]. Mais ce projet
d’édition, qui devait s’intituler
Chichén Itzá, ne verra jamais le jour
[30]. Le
poète finira sans doute par intégrer ce texte dans l’introduction au
Livre de
Chilám Balám de Chumayel (1955)
[31]. Quoique les deux auteurs traitent de
façon différente un sujet semblable, la visite de Chichén Itzá serait à mettre
en rapport avec
Paysage totémique. Limitons-nous à une seule remarque
sur la section finale des deux textes. Pour une fois, Paalen adopte une idée
de Freud qui, lui, rapproche les vies psychiques de l’enfant et de l’homme
primitif
[32]. Le peintre se remémore ce matin brumeux où, enfant, il sentit
peser sur lui les « prunelles glaciales »
[33] d’un vautour. Se produit ensuite la
« rencontre totémique » où le protagoniste du récit comprend qu’il est en
la présence d’« un homme à tête de vautour ».
De son côté, Péret, après avoir contemplé les monuments de Chichén
Itzá, conclut que l’art maya satisfait à deux conditions qui lui confèrent
une qualité magique. L’art maya ne témoigne pas de défigurations causées
par une pensée rationaliste à outrance. De plus il est le fruit de la collaboration du plus grand nombre rendue possible par l’absence presque totale
d’inégalités sociales
[34].
En 1945, Paalen fait paraître chez Wittenborn, à New York, Form and
Sense, plaquette réunissant ses articles de Dyn légèrement augmentés et
uniquement en langue anglaise. En outre le peintre-philosophe — c’est
ainsi que Paalen préfère se définir — contribue au n° 1 de la revue de
l’Institut français d’Amérique latine (Mexico) par un article intitulé « La
Crise du sujet dans la peinture moderne » où il résume ses théories
sur l’art.
Avec le passage du temps, l’opinion que Péret se fait de Paalen se
modifie. Il émet toujours des réserves à propos soit des idées socio-poli-tiques ou esthétiques de son ami. Pourtant, à Breton, il recommande l’article que Paalen insère dans la revue de l’
IFAL n° 1. Qui plus est, dès la
fin de 1944, Péret avoue que les derniers tableaux de Paalen — la période
des « Cosmogones » vient de commencer — l’éblouissent
[35].
[*]
Université de Malte.
[1]
La préface (sans titre) de Péret au catalogue de cette exposition est imprimée uniquement
en langue anglaise. Nous y remarquons notablement la phrase : « Woman who long ago deserted
the landscapes of Paalen where sleep, in a sleep made restless only by the bursting of bubbles
which mount slowly to the surface of the marshes of the mind, [?] huge vampires of spiders’
webs and corpses of flies ».
[2]
Amy Winter,
Wolfgang Paalen, « Dyn » and the American avant-garde of the 1940s, thèse
de doctorat présentée à la
City University of New York, États-Unis, 1995,949 p., ill.,
UMI dissertation services, p. 321.
[3]
Voir la lettre de Paalen à Breton du 7 novembre 1941, Bibliothèque littéraire Jacques
Doucet.
[4]
Voir la lettre de Paalen à Breton du 25 novembre 1941, BLJD.
[5]
Voir Amy Winter,
Wolfgang Paalen, « Dyn » and the American avant-garde of the 1940s,
op. cit., p. 545.
[6]
Voir B. Péret,
Œuvres complètes, éd. Losfeld, tome 2,1971, p. 153-156,160,162,169
(« pont » a 3 occurrences aussi dans le poème).
[7]
Voir
ibid., p. 166,167,175 et 177.
[8]
Voir
Minotaure, n° 10, hiver 1937, p. 20-21,
Minotaure, réimpression de la collection complète de la revue, éd. Skira, Suisse, 1981,3 vol.
[9]
Voir Breton,
Œuvres complètes, Gallimard, Bibliothèque de la Pléiade, vol. 3,1999, p. 5.
[10]
Voir Amy Winter,
Wolfgang Paalen, « Dyn » and the American avant-garde of the 1940s,
op. cit., p. 52-53 et 170.
[11]
Voir la lettre de Péret à Breton du 29 avril 1942, BLJD.
[12]
Voir Janet Kaplan,
Unexpected Journeys : the Art and Life of Remedios Varo, Virago
Press, R.-U., ill., 1988,286 p., p. 104. À propos du site archéologique, voir Miguel Covarrubias,
« Tlatilco, archaic mexican art and culture »,
Dyn, n° 4-5, décembre 1943, p. 40-46.
[13]
Voir Paalen, « Le Grand malentendu »,
Dyn, n° 3, automne 1942, p. 22B et 23A.
[14]
Id, « L’Image nouvelle »,
Dyn, n° 1, p. 37A. Voir aussi
ibid., p. 36B et « L’Évangile dialectique »,
Dyn, n° 2, juillet-août 1942, p. 61B.
[15]
Id, « L’Image nouvelle »,
Dyn, n° 1, p. 37A et 40B.
[16]
B. Péret,
Œuvres complètes, tome 6, Librairie J. Corti, 1992, p. 30.
[17]
Voir Paalen, « L’Image nouvelle »,
Dyn, n° 1, p. 40A.
[18]
Voir
id., « Surprise et inspiration »,
Dyn, n° 2, p. 36B.
[19]
Voir
id., « Totemic art »,
Dyn, n° 4-5, p. 20B, 22B, 25A et Freud,
Totem et tabou, Payot,
1992, traduction de l’allemand par S. Jankélévitch, p. 119.
[20]
Voir la lettre de Péret à Breton du 18 juillet 1942, BLJD.
[21]
B. Péret,
Œuvres complètes,
op. cit., tome 6, p. 20-24.
[22]
Ibid., tome 6, p. 27.
[23]
Voir Paalen, « L’Image nouvelle »,
Dyn, n° 1, p. 38B et « Pendant l’éclipse »,
Dyn, n° 6,
p. 56B.
[24]
Voir Amy Winter,
Wolfgang Paalen, « Dyn » and the American avant-garde of the 1940s,
op. cit., p. 517.
[25]
B. Péret,
Œuvres complètes, tome 6, p. 30.
[26]
Paalen et Carter Stone, « Pendant l’éclipse »,
Dyn, n° 6, p. 58B.
[27]
Amy Winter,
Wolfgang Paalen, « Dyn » and the American avant-garde of the 1940s,
op.
cit., p. 532.
[28]
Voir J. Mayoux, « B. Péret, la fourchette coupante (suite) »,
Le Surréalisme, même, n° 3,
automne 1957, p. 53-58,55.
[29]
Voir la lettre de Péret à Breton du 1
er septembre 1946, BJLD.
[30]
Voir A. Gheerbrant et L. Aichelbaum,
K éditeur, Le Temps qu’il fait, 1991, p. 87 où les
auteurs indiquent précisément ce projet non réalisé de publication d’une plaquette.
[31]
Voir B. Péret,
Œuvres complètes,
op. cit., tome 6, p. 170-179.
[32]
Voir Freud,
Totem et tabou,
op. cit., p. 191-199.
[33]
Paalen,
Dyn, n° 6, p. 51.
[34]
Voir B. Péret,
Œuvres complètes,
op. cit., tome 6, p. 178.
[35]
Voir les lettres de Péret à Breton du 5 novembre 1944, du 23 mars et du 30 août 1945,
BLJD.