Revue d'histoire littéraire de la France
P.U.F.

I.S.B.N.9782130555469
256 pages

p. 771 à 790
doi: 10.3917/rhlf.064.0771

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Vol. 106 2006/4

Connivence et littérature : une méthode d’analyse textuelle pour lire entre les mots

Isabelle Garnier-mathez
D’après la sociolinguistique, un ensemble d’énonciateurs individuels peut représenter par le langage une communauté idéologique — le terme d’idéolecte est alors parfois utilisé. Sous réserve d’une légère transposition méthodologique, ce concept peut utilement s’appliquer au champ littéraire. L’analyse linguistique d’un corpus de textes évangéliques du XVIe siècle (Marguerite de Navarre, Marot, Lefèvre d'Etaples, Berquin, Farel, Rabelais, traducteurs anonymes...) permet de « lire entre les mots » en mettant en évidence les effets de connivence linguistique qui les relient. L’article propose une théorisation et un élargissement de cette démarche, afin de mettre en valeur une méthode applicable à d’autres corpus, quelle que soit la période dans laquelle ils s’inscrivent, notamment s’il y a présomption de l’émergence d’une pensée commune dans un contexte résistant à l’innovation, à un moment charnière de l’histoire événementielle ou littéraire.
• UN CADRE MÉTHODOLOGIQUE PLURIDISCIPLINAIRE
• LA CONNIVENCE LINGUISTIQUE, UN ART DE L’ÉCRITURE CONCERTÉE
• LIRE ENTRE LES MOTS : L’EXEMPLE DES TEXTES ÉVANGÉLIQUES
• VARIÉTÉ DES MANIFESTATIONS DE LA LANGUE DU VILLAGE
• CONNIVENCE ET TOLÉRANCES : LE SENS DES REPENTIRS
• AUTRES VILLAGES, AUTRES CONNIVENCES


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