La première réception critique d’Epilogue, de Roger Martin du Gard
Hélène Baty-delalande
La première réception critique d’Épilogue
de Roger Martin du Gard
L’ultime volume des Thibault, Épilogue, récit de l’agonie d’un gazé et tableau des espoirs
wilsonniens en 1918, paraît en février 1940, dans un contexte pour le moins défavorable. Les
réactions contemporaines sont marquées par un fort investissement idéologique; les crispations patriotiques et les dénonciations d’un pacifisme jugé responsable de la nouvelle guerre
annoncent la querelle des « mauvais maîtres » d’après la défaite. Polémiquant avec un discours politique (re)constitué dans la fiction, la critique s’attache à décrypter un sens à portée
actuelle, qui expliquerait ou illustrerait la nouvelle crise, et met l’accent sur la responsabilité
politique et morale du romancier. Secondaire, l’évaluation esthétique de l’œuvre enfin achevée se réduit le plus souvent à la reconnaissance d’une identité littéraire en voie de figement,
et à la mise en doute d’une poétique de l’objectivité.
• RETARDS DE PUBLICATION ET QUERELLES DE CHAPELLE
• D’UN SCANDALE FORT DISCRET
• LES « LUNETTES 1940 »
— Questions de temporalités : histoire, mémoire, actualité
— Questions de responsabilité : l’objectivité en cause
• « SIMPLE ADIEU AUX THIBAULT »
• CORPUS : LA RECENSION CRITIQUE DE L’ÉPILOGUE
(ARTICLES CLASSÉS PAR ORDRE CHRONOLOGIQUE)
• ABRÉVIATIONS UTILISÉES POUR LES OUVRAGES DE RÉFÉRENCE