Notes et documents Jean Auvray : la découverte d’un imprimé posthume de 1624 relance l’enquête sur sa vie et son œuvre
Sandra Cureau
« Jean Auvray », nom familier à tous ceux qui se sont un jour penchés sur la poésie française dite « baroque », autrement dit cette poésie variée et bigarrée du premier dix-septième,
est un référent paradoxal : ce nom masque, plus qu’il ne désigne, un de ces minores dont les
œuvres sont demeurées méconnues jusqu’à ce jour, un auteur dont on ne sait rien ou presque,
et qui fut, de surcroît, longtemps confondu avec un homonyme parisien, dramaturge proche
de du Ryer.De nombreux chercheurs ont vainement tenté, en leur temps, de dissiper ces
incertitudes mais l’appel de Louis Loviot, qui écrivait en 1917 : « Auvray mérite un biographe », n’a guère trouvé preneur. C’est pourquoi la découverte d’un imprimé, daté de 1624,
qui n’avait jamais été recensé dans les bibliographies et inventaires de libraires, un imprimé
qui, en outre, établit clairement qu’il était mort à cette date, nous permet aujourd’hui de rouvrir le dossier « Auvray » et de proposer, notamment à travers l’étude des pièces liminaires
insérées dans cette plaquette par l’imprimeur David Ferrand, de nouvelles conjectures sur sa
vie et son œuvre.
• LES PREMIERS ÉLÉMENTS D’UNE LONGUE ENQUÊTE
• LA PREMIÈRE ÉDITION DE « LA VIERGE AU PIED DE LA CROIX », 1624. SES INCIDENCES SUR LA BIOGRAPHIE ET LA BIBLIOGRAPHIE
DE L’AUTEUR
• NOUVELLES CONJECTURES SUR L’ŒUVRE D’AUVRAY