Revue d'histoire littéraire de la France
P.U.F.

I.S.B.N.9782130560715
256 pages

p. 541 à 557
doi: 10.3917/rhlf.073.0541

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Vol. 107 2007/3

La tête de Bruscambille et les métaphores mentales au début du XVIIe siècle

Hugh Roberts
Cet article propose une analyse du « Prologue de la teste » (1610) de Bruscambille, en le situant dans un contexte à la fois scientifique et culturel. Il montre comment le farceur joue les absurdités qui s’ensuivent des contrastes lexicaux, imaginaires et scientifiques entre son discours comique et un ouvrage de médecine, les Tables anatomiques (1586) de Jacques Guillemeau. Bruscambille essaie de donner une représentation physique de l’invisible, dans une tentative de réification de l’esprit. L’échec de cet essai correspond non seulement aux doutes exprimés dans les ouvrages d’anatomie mais aussi aux métaphores mentales bizarres qui se multiplient dans des textes contemporains comiques contemporains.
• « J’AY QUELQUE CHOSE EN MA TESTE QUE VOUS NE SÇAVEZ PAS » : LE MYSTÈRE DE LA TÊTE
• « J’Y TROUVAY DES OS EN NOMBRE DE HUICT » : L’ANATOMIE DE LA TÊTE SELON BRUSCAMBILLE
• LE « PROLOGUE DE LA TESTE » DANS L’HISTOIRE DE L’ANATOMIE
• « VOILA TOUT CE QUE JE TROUVAY DANS MA TESTE » : L’ÉCHEC DE LA RÉIFICATION
• LE « PROLOGUE DE LA TESTE » ET LES MÉTAPHORES MENTALES


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