Revue d’histoire moderne et contemporaine
Belin

I.S.B.N.2701131081
288 pages

p. 54 à 68
doi: en cours

Veille sur la revue
Veille sur l'auteur
Vous consultez

Les pratiques de l'art : auteurs, institutions, publics

no49-3 2002/3

Arts libéraux et arts libres à Paris au XVIIIe siècle : peintres et sculpteurs entre corporation et Académie royale

Charlotte Guichard
Charlotte GUICHARD Peintres et sculpteurs à Paris au XVIIIesiècle, entre corporation et Académie royale En décalage – voire en contradiction – avec l’académisation des arts du dessin et l’inflation des discours théoriques sur la «libéralité» de la peinture et de la sculpture, l’organisation juridique de l’espace artistique parisien au XVIIIesiècle reste marqué par la permanence de l’incorporation de la peinture et de la sculpture au sein d’une communauté de métier. C’est dans cette inadéquation entre les deux registres, juridique et intellectuel, de définition de ces arts, que se jouent les négociations et les redéfinitions institutionnelles entre l’Académie, qui réclame le monopole sur leur exercice libéral et libre, et la corporation des maîtres peintres et sculpteurs, qui impose un cadre professionnel strict mais qui affiche aussi des valeurs artistiques et libérales à l’occasion de certains conflits. Seuls, l’édit de confirmation des corporations du 23 août 1776 et la déclaration royale de 1777, mettent fin à ce décalage en définissant un cadre juridique libre et non-incorporé pour la partie dite libérale de la peinture et de la sculpture et contribuent donc à établir un consensus sur leur valeur artistique. In contradiction with the academization of the visual arts and with the growth of theoretical discours on the «liberality» of painting and sculpture, the legal organization of the parisian artistic space is still characterized in the eighteenth century by the permanence of the incorporation of these arts within a guild. In this conflict between two different spheres, the intellectual and the legal, the institutional negociations and redefinitions take place between the Academy and the guild. The royal Academy tries to impose a monopoly on liberal practice of painting and sculpture, whereas the discourse of the guild of painters and sculptors shows that artistic values have spread in the world of the guild.The birth of new legislation on the liberal practice of painting and sculpture, and the emergence of a consensus on the artistic value of painting and sculpture do not take place before the «édit de confirmation» of August 1776 and the «déclaration royale» of 1777.
PRIVILÈGES JURIDIQUES ET RERÉSENTATIONS DE L’ART
LA REQUALIFICATION SOCIOPROFESSIONNELLE DES PEINTRES ET DES SCULPTEURS
NÉGOCIATIONS AUTOUR DU MONOPOLE ACADÉMIQUE


© Cairn 2007 Vie privée | Conditions d’utilisation | Conditions générales de vente
À propos | Éditeurs | Bibliothèques | Aide à la navigation | Plan du site | Raccourcis