2004
Les dossiers du CAD
Présentation
Préface du Secrétaire général
Cette édition 2003 du Rapport sur la coopération pour le développement est la première à être
diffusée sous la responsabilité de Richard Manning, le nouveau Président du Comité d’aide au
développement (CAD), dont je salue ici la nomination à ce poste important, M. Manning possédant
toutes les qualifications requises pour assurer la conduite du CAD en cette période charnière.
La contribution que l’OCDE s’applique à apporter au développement passe par divers canaux,
dont le moindre n’est pas l’hébergement du CAD, instance au sein de laquelle les donneurs
bilatéraux, à l’origine de près de 60 milliards USD d’aide publique au développement (APD) en 2002,
coordonnent leurs stratégies en vue d’aider les pays en développement à s’acheminer vers la
croissance économique et la réduction de la pauvreté. Le fait est que le processus de développement
de nombre de ces pays restera tributaire des apports d’APD dans l’avenir prévisible.
Cela dit, la croissance et le développement ne sauraient être durables, nous le savons, que s’ils
s’appuient sur les échanges et l’investissement. Or dans ce domaine, l’OCDE et ses pays membres
possèdent une masse de connaissances et de compétences à partager. Les divers comités sectoriels de
l’OCDE sont en outre de plus en plus disposés à tenir compte, dans leur analyse des questions
techniques qu’ils ont à traiter, des problèmes spécifiques auxquels sont confrontés les pays en
développement. La récente Initiative de l’OCDE pour un investissement au service du développement
atteste de ce nouvel état d’esprit. Outre ceux concernant les échanges et l’investissement, les travaux
menés à l’OCDE dans tout un éventail d’autres domaines, notamment les technologies de
l’information et des communications, les biotechnologies, l’agriculture ou l’environnement pour ne
citer que ceux-là, peuvent être mis à profit pour favoriser le développement. Le CAD est
particulièrement bien placé pour répertorier les ressources de l’OCDE de ce point de vue et les
mobiliser au service du développement. Il peut compter sur les dirigeants de l’Organisation pour le
soutenir dans cette entreprise essentielle, qui relève du défi permanent.
Il est encourageant de constater que, de plus en plus, les travaux du CAD et d’autres comités
importants de l’OCDE sont centrés sur les synergies potentielles entre les divers vecteurs de
croissance économique, pour le plus grand profit des pays en développement.
Donald J. Johnston
Secrétaire général
Depuis plus de quarante ans, le Rapport sur la coopération pour le développement publié par
l’OCDE rend compte, sous la houlette du Président en exercice du Comité d’aide au développement,
des progrès du développement, et en particulier de la contribution qu’y ont apportée les financements
publics mis par les donneurs au service du développement, lesquels ont en l’espèce un rôle moteur à
jouer. Si l’analyse est centrée sur les efforts des donneurs, elle ne s’en appuie pas moins sur des
éléments d’information très divers.
Ainsi qu’il est souligné dans la présente édition du Rapport, les efforts des pays partenaires eux-mêmes restent le principal vecteur de progrès, de même que l’environnement international dans
lequel ces pays doivent inscrire leur action. La réflexion du Comité d’aide au développement, et de
l’OCDE d’une manière générale, s’articule avant tout autour de l’idée que l’aide publique n’est
qu’une des composantes des financements extérieurs susceptibles d’alimenter le développement, et
qui plus est pas la principale d’entre elles dans de nombreux pays. Le Comité n’en prend pas moins
au sérieux la nécessité de rendre des comptes sur les presque 60 milliards USD alloués aujourd’hui
chaque année à l’aide publique au développement, ainsi que d’en améliorer l’efficacité et l’impact
surtout étant donné le chemin qui reste à parcourir pour que les pays en développement approchent
des objectifs fixés par les dirigeants mondiaux au Sommet du Millénaire. Le présent rapport
s’applique à donner une image aussi transparente que possible de la forme que commencent à
prendre les efforts déployés à l’échelon international à cet effet. Il se veut aussi un instrument destiné
à porter à l’attention du grand public l’ensemble des travaux du Comité d’aide au développement,
lequel demeure la principale instance où les donneurs bilatéraux débattent ensemble, et de plus en
plus en partenariat avec les donneurs multilatéraux, d’innombrables questions de fond.
En tant que nouveau Président du Comité, je souhaite, d’une part, saluer la contribution que
mes nombreux prédécesseurs, dont le dernier en date, Jean-Claude Faure, ont apportée à
l’émergence, parmi les donneurs, de la façon de voir que reflète, si imparfaitement soit-il, le présent
Rapport et, d’autre part, adresser mes chaleureux remerciements à Michael Roeskau et aux
nombreux membres du Secrétariat qui ont fourni la matière première de ce Rapport, et en particulier
à Kerry Burns qui en a assuré la compilation dans un délai extrêmement court.
Richard Manning
Président du CAD
Les principaux auteurs et collaborateurs qui ont contribué à cette édition du Rapport
sont : Yasmin Ahmad, Safiye Akalin, Stephanie Baile, Hilary Balbuena, Julia Benn,
Eric Bensel, Virginia Braunstein, Kerry Burns, Richard Carey, Sean Conlin, Sara
Dahlsten, Jean-Louis Grolleau, Brian Hammond, James Hradsky, Paul Isenman,
Michael Laird, Frans Lammersen, Hans Lundgren, Richard Manning, Hunter McGill,
Carola Miras, Simon Mizrahi, Diana Morales, Aimée Nichols, Marjolaine Nicod,
John Noonan, Madeleine Paris, Rudolphe Petras, Sandra Philippe, Michael Roeskau,
Simon Scott, Elisabeth Thioléron, Ann Zimmerman.