Revue de métaphysique et de morale
P.U.F.

I.S.B.N.9782130517696
144 pages

p. 287 à 300
doi: en cours

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n° 31 2001/3

Heidegger et la romanité philosophique

Franco Volpi
Face à la conviction heideggérienne que la philosophie serait une affaire originairement et foncièrement grecque, une question inévitable se pose : qu’en est-il de la « romanité philosophique » ? L’auteur analyse dans une perspective critique l’unilatérale recontruction heideggérienne du rapport entre la romanitas et le monde grec, notamment l’idée que la romanité exprimerait une forme d’existence dérivée et décadente, qui ne serait plus à la hauteur de l’expérience grecque de l’être, occultée par la traduction latine des termes grecs fondamentaux. Il se propose donc de montrer que les Romains ont introduit d’autres concepts, inconnus des Grecs et devenus fondamentaux pour la culture européenne, tels que religio ou pietas, dont il présente un premier petit catalogue. Di fronte alla convinzione heideggeriana secondo cui la filosofia sarebbe una faccenda originariamente e fondamentalmente greca, si pone questione inevitabile : che ne è della « romanità filosofica » ? L’articolo esamina in prospettiva critica l’unilaterale ricostruzione heideggeriana del rapporto tra la romanitas e il mondo greco, specialmente l’idea che la romanità esprimerebbe una forma di esistenza derivata e decadente non più all’altezza dell’esperienza greca dell’essere, che essa occulterebbe attraverso la traduzione latina delle parole greche fondamentali. Si propone pertanto di mostrare che i Romani hanno introdotto altri concetti, sconosciuti ai Greci e diventati fondamentali per la cultura europea, come religio o pietas, di cui presenta un primo piccolo catalogo


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