Revue de métaphysique et de morale
P.U.F.

I.S.B.N.9782130517696
144 pages

p. 301 à 319
doi: en cours

Veille sur la revue
Veille sur l'auteur
Vous consultez

n° 31 2001/3

La compréhension mutuelle des peuples (Musil, Heidegger et l’idée de « philosophie nationale »)

Marc Crépon
À quelques années d’intervalle, Heidegger et Musil s’interrogent tous deux sur ce qui fait obstacle à la compréhension mutuelle des peuples. Tandis que le premier en découvre la raison dans l’insuffisante méditation de la mission historique propre à chacun (obscurcie par les concepts de race et d’organisation), Musil dénonce dans l’idéalisation de la nation et de l’État une véritable maladie de la pensée – celle-là même qui empêche la mise au jour d’un « amorphisme humain » originel et universel. Heidegger and Musil, several years apart, both ask themselves about what puts obstacles on the way of the peoples mutual understanding. Whereas the former thinks it is grounded on an inadequate meditation on the peculiar to each people historical mission (obscured by the both race and organization concepts), Musil denounce in the nation and the state idealization a true thinking desease – the very one that prevents an original and universal « human amorphism » from being brought to light.
• I . UNE MALADIE DE LA PENSÉE
• I I . HEIDEGGER ET LA COMPRÉHENSION DES PEUPLES
• I I I . LE « NOUS À VENIR », UNE PROMESSE DE LA LANGUE
• IV. L’AMORPHISME HUMAIN


© Cairn 2007 Vie privée | Conditions d’utilisation | Conditions générales de vente
À propos | Éditeurs | Bibliothèques | Aide à la navigation | Plan du site | Raccourcis