Revue de métaphysique et de morale
P.U.F.

I.S.B.N.9782130526995
160 pages

p. 61 à 75
doi: 10.3917/rmm.022.0061

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n° 34 2002/2

Le « symbolisme sympathique » dans l’esthétique de Victor Basch

Mildred Galland-szymkowiak
Connaissant bien le rôle essentiel pris par le symbolisme, comme présence objective de l’Idée, dans les métaphysiques de l’art postkantiennes (Schelling, Hegel), V. Basch en fait cependant la clef de sa propre esthétique sentimentaliste, subjectiviste et anti-métaphysique. Le déplacement de sens du symbolisme, qui s’effectue chez Basch principalement à partir de son étude de Kant, de Fr. Th. Vischer et de la psychologie physiologique allemande (G. Th. Fechner, W. Wundt), est analysé dans l’article comme le passage d’une incarnation qui est présentation de l’Idée dans le phénomène, à une prise de chair de mes propres sentiments et émotions à même l’objet de l’expérience esthétique. Obwohl mit der wesentlichen Rolle des Symbolismus als objektiver Gegenwart der Idee vertraut, wie sie in den nachkantischen Metaphysiken der Kunst aufgefaßt wird (etwa bei Schelling und Hegel), verwendet V. Basch ebendiesen Begriff als Stützpunkt seiner eigenen, auf dem Gefühl basierenden, subjektivistischen und antimetaphysischen Ästhetik. Dargestellt wird in dem vorliegenden Aufsatz die von Basch eingeschlagene Umdeutung des Symbolismus-Begriffs, für die er sich hauptsächlich auf Kant, Fr. Th. Vischer und auf die deutsche physiologische Psychologie (G. Th. Fechner, W. Wundt) stützt ; Basch versteht den Symbolismus nicht mehr als eine durch die als Darstellung der Idee in der Erscheinung sich vollziehende Versinnlichung, sondern als eine Verkörperung, bei der die Gefühle und Gemütsbewegungen des Subjekts am Objekt der ästhetischen Erfahrung zu einer körperlichen Konsistenz finden.


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