Revue de métaphysique et de morale
P.U.F.

I.S.B.N.9782130537830
168 pages

p. 213 à 231
doi: en cours

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n° 38 2003/2

De l’utile

Denise Souche-dagues
Dans la notion de l’utile, qui a marqué la pensée du XVIIIe siècle, Hegel a vu un aboutissement de l’Aufklärung. – Laissant de côté toute référence à l’« utilitarisme », on tente ici de ressaisir l’émergence de l’utile dans la Phénoménologie de l’Esprit, principalement dans le Combat des Lumières contre la foi; on montre que la pensée de l’utile fonctionne, dans l’avancée vers le Concept (comme unité de l’en-soi et du pour-soi), à la fois comme une impasse et comme une sorte d’image pour la réconciliation ultime de l’en-soi et du pour-soi. Pour que l’Esprit brise l’opposition du singulier et de l’universel, il faut en effet que la conscience s’arrache du domaine des étants (où le pour-soi s’oppose au pour-l’autre), et qu’elle se réalise dans sa vérité de conscience de soi, comme Savoir. Das Nützliche stellt in der Geschichte eine Versöhnung der Erde und des Himmels dar, welche aber nur von dem Dasein des Begriffs abhängt. Sein Ort ist der eines natürlichen Bewusstseins. Seine Wahrheit wird daher durch das Ganze der Gestalten des Bewusstseins realisiert, d.i. durch die Erfahrung des Geistes als der Einheit des An-sich und des Für-sichseins ; diese Einheit ist das absolute Wissen selbst.


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