Texte, contexte et intention illocutoire de l’auteur.
Les enjeux du programme méthodologique de Quentin Skinner
Claude Gautier
Comment la critique de Q. Skinner adressée aux historiens essentialistes
et contextualistes de la pensée politique lui permet-elle de justifier, à partir d’une certaine
lecture de J. L. Austin, le recours à ce qu’il appelle l’« intention illocutoire » de l’auteur.
La mise au jour d’une telle intention devant permettre de décrire positivement l’ensemble
des relations existant entre un texte et son contexte. De quel contexte s’agit-il ? Le critère
de l’intention permet-il, valablement, de se substituer au critère de la convention chez
Austin ?
A few aspects of the skinnerian criticism of the classical approaches
in history of political ideas, essentialism vs contextualism, shows us the ways by which
the author of The Foundation of Modern Political Thought (1978) justifies many uses
of the writer’s illocutionary intentions. To interpret correctly the different meanings of
a text, we need to be able to characterize such intentions. In so doing, Q. Skinner
proposes us an orientated lecture of the austinian theory of illocutionary acts and, finally,
gives a specific conception of what he calls a « context ». A new kind of context to
understand the actual relationships between text and its context. Does such a « context »
overcome the classical difficulties encountered by the essentialist and contextualist
ways ?
• ESSENTIALISME ET CONTEXTUALISME
L’IMPOSSIBLE DESCRIPTION DES « LIAISONS »
ENTRE TEXTE ET CONTEXTE
• INTENTIONS
LE CONTEXTE DES CONVENTIONS ARGUMENTATIVES
• INTERPRÉTATION ET EXPLICATION
LES LIMITES DU « CONTEXTE »