Revue de métaphysique et de morale
P.U.F.

I.S.B.N.9782130548140
160 pages

p. 580 à 600
doi: 10.3917/rmm.044.0580

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n° 44 2004/4

L’aphasie de Kant ?

(... et si l’être de la loi morale n’était que littérature...)

Michèle Cohen-halimi
La définition kantienne du Gewissen associe deux schèmes interprétatifs anciens, celui de la voix et celui du tribunal, pour produire une invention dont le présent article essaie de mesurer la portée en même temps qu’il fait de cette réélaboration critique un vecteur de lecture des interprétations contemporaines. De manière presque inaperçue, c’est-à-dire sous l’apparence d’un héritage passivement transmis, Kant nous lègue un des problèmes les plus difficiles pour la philosophie pratique, celui de conférer du sens à la conscience morale. The kantian definition of Gewissen establishes a link between two lines of interpretation, one which draws on the simile of voice and the other on the metaphor of court. Through discussions of contemporary commentators, this article shows that the kantian definition deeply transforms the notion of Gewissen. In very discrete manner, in the guise of inheritance, Kant bequeathes us one of the most difficult problem of moral philosophy that is how to give meaning to moral consciousness.


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