Formes « a priori » et formes de connaissance
Michel Le du
L’assouplissement de la frontière entre ce qui est a priori et ce qui est
empirique est au cœur de nombre de développements en théorie de la connaissance.
Toutefois, cet assouplissement peut être entendu en des sens assez différents, voire
opposés. Le présent article s’emploie à distinguer ces différents sens et à les mettre en
relation avec des conceptions différentes de l’a priori. Il procède ensuite à une évaluation
de la notion wittgensteinienne de « forme de représentation » et de ses implications, et
cherche ce faisant à montrer que les changements dans les formes de connaissance ne
peuvent être réduits à des changements grammaticaux (au sens que donne Wittgenstein
à ce mot) ou sémantiques. Il se conclut par une réflexion sur les conditions auxquelles
une historicisation des formes de connaissance est possible sans concession au relativisme cognitif.
The a priori / empirical borderline has weakened in many recent theories
of knowledge. This weakening can be taken in various (and even opposite) senses. This
paper tries to draw clear distinctions between thoses senses, to connect them with
different conceptions of a priori and then proceed to an analysis of the wittgensteinian
notion of « form of representation » and its implications, trying to show that changes in
the forms of knowledge cannot be reduced to grammatical (in the wittgensteinian sense
of the word) or semantical changes. The end of the paper is a reflexion on the conditions
that an historic point of view on the form of knowledge has to fullfill in order not to
compromise itself with cognitive relativism.
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• III
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• V
• BIBLIOGRAPHIE