Revue de métaphysique et de morale
P.U.F.

I.S.B.N.9782130555988
144 pages

p. 41 à 54
doi: 10.3917/rmm.061.0041

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n° 49 2006/1

Les occasionnalismes en France à l’âge classique.

Le « cas » arnaldien

Delphine Kolesnik
À l’instar du « dualisme », de l’« harmonie préétablie » et du « parallélisme », l’« occasionnalisme » est souvent présenté comme une doctrine unifiée reportant toute puissance ou toute causalité en Dieu en en destituant du même coup les créatures. Cependant, des différences notables apparaissent entre les auteurs traditionnellement rangés sous cette bannière. Comment distinguer alors ceux qui se contentent d’utiliser des arguments répertoriés comme « occasionnalistes » et ceux qui manifestent une adhésion positive à cette doctrine ? Le cas d’Arnauld est à cet égard exemplaire. Car il mobilise des arguments occasionnalistes ponctuels afin de prémunir la théorie cartésienne des rapports de l’âme et du corps de ses mauvaises interprétations possibles. Peut-on alors le considérer comme partiellement occasionnaliste ou doit-on conclure à un occasionnalisme stratégique et intéressé ? Like « dualism », « preestablished harmony » and « parallelism », « occasionnalism » is often put up as a unified doctrine assigning all power or causality to God and relieving all creatures of it. Yet notable differences separate the authors who are usually regarded as occasionnalists. Then how can we distinguish the ones who only use arguments regarded as occasionnalist ones, and those who join this doctrine ? In this respect, the case of Arnauld is a pattern. Because he uses punctual occasionnalist arguments in order to caution Descartes against the malicious interpretations of the theory of mind and body’s distinction.


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